Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

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ae80
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Re: Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Message par ae80 »

KarlJohn a écrit : ven. nov. 14, 2025 7:31 pm Hi all

I'm Karl the great great great grandson of William Yelton.

I've been reading through all the information that has been posted on the forum and I would just like to say a massive thank you to everyone for your efforts in finding williams family.

I had no idea about William and his unfortunate sacrifice he made in the great war. The first thing a knew of him was through my dad who received an letter off of Patricia Davies last Friday and since then I've been in contact with multiple people who have shared a lot of information. Since then I've been in contact with Eedie Dawson who the dog tag has been sent to in the UK and we are meeting up on Monday along side two of the closest live relatives of William my grandma's sisters.

I said to Kevin the other day that me and my family were in france in a little village Seraucourt-le-Grand just south of Saint-Quentin. Where we visited a couple of the war cemeteries in the area. I've always been in to my history and the two world wars . So to think we were only 50kms away from where William is buried and we had no idea about him has shocked us.

Ones again thank you to all. And we will be checking on the forum for any more information in the future.

Thanks Karl


Je me permets de reprendre le message de Karl pour le traduire en Français

Je suis Karl, l'arrière-arrière-arrière-petit-fils de William Yelton.

J'ai lu tous les messages publiés sur le forum et je tiens à remercier chaleureusement chacun d'entre vous pour vos efforts dans la recherche de la famille de William.

Je ne connaissais rien de William et de son tragique sacrifice pendant la Première Guerre mondiale. J'ai entendu parler de lui pour la première fois par mon père, qui a reçu une lettre de Patricia Davies vendredi dernier. Depuis, j'ai été en contact avec plusieurs personnes qui m'ont fourni de nombreuses informations. J'ai également contacté Eedie Dawson, à qui la plaque d'identité a été envoyée au Royaume-Uni, et nous nous retrouvons lundi avec deux des plus proches parentes vivantes de William : les sœurs de ma grand-mère.

L'autre jour, je disais à Kevin que ma famille et moi étions en France, dans le petit village de Seraucourt-le-Grand, juste au sud de Saint-Quentin. Nous avons visité quelques cimetières militaires de la région. J'ai toujours été passionné d'histoire, et notamment des deux guerres mondiales. Le fait que nous n'étions qu'à 50 km du lieu d'inhumation de William et que nous n'ayons rien su de lui nous a profondément choqués.

Encore une fois, merci à tous. Nous consulterons le forum pour toute information complémentaire.

Merci, Karl



Hi Karl
I am glad to know that you have found the story of your ancestor and that his military identity tag is back home.

Kind regards
Eric Abadie
Dernière modification par ae80 le sam. nov. 29, 2025 8:24 am, modifié 2 fois.
Cordialement
Eric ABADIE
Ingouf
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Re: Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Message par Ingouf »

Bonjour à tous,
Hello everyone,

Des photos de la famille du soldat William Yelton, avec deux de ses petites-filles.
Je traduis la légende de la première photo envoyée par Monsieur Dawson :

De gauche à droite : Karl Smyth, arrière-arrière-petit-fils de William Yelton ; Helen Riley (née Yelton), petite-fille de William Yelton ; moi, Eddie Dawson, arrière-petit-neveu de William Yelton ; Jean Morris (née Yelton), petite-fille de William Yelton ; Kerry Morris, fille de Jean et arrière-petite-fille de William Yelton ; et Kevin Bell, autre arrière-petit-neveu de William Yelton.

Merci à tous ceux qui ont aidé à nous retrouver et à nous réunir !



Photo famille Yelton, tous droits réservés. <br />Aimablement communiquée par M. Dawson.
Photo famille Yelton, tous droits réservés.
Aimablement communiquée par M. Dawson.
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On notera qu'en Angleterre, Jean est un prénom féminin.


Légende originale de Monsieur Dawson :

Names from left to right:

- Karl Smyth, a great-great-grandson of William Yelton

- Helen Riley (née Yelton), a granddaughter of William Yelton

- me, Eddie Dawson, a great-grandnephew of William Yelton

- Jean Morris (née Yelton), a granddaughter of William Yelton

- Kerry Morris, daughter of Jean and a great-granddaughter of William Yelton

- Kevin Bell, another great-grandnephew of William Yelton.

Thanks to everyone who has helped find and bring us all together!



Deux descendants directs du soldat William Yelton, localisés au nord de l’Angleterre après la parution d'un article dans le quotidien Le Courrier Picard, par des lectrices, un effort des forumeurs du Forum Pages 14-18, de généalogistes britanniques, des réseaux sociaux anglais. <br />Photo Eddie Dawson. Tous droits réservés.
Deux descendants directs du soldat William Yelton, localisés au nord de l’Angleterre après la parution d'un article dans le quotidien Le Courrier Picard, par des lectrices, un effort des forumeurs du Forum Pages 14-18, de généalogistes britanniques, des réseaux sociaux anglais.
Photo Eddie Dawson. Tous droits réservés.
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Photographie prise au pub The Henry Bessemer (Workington), le 17 novembre 2025. Workington fut un haut lieu de l’industrie métallurgique anglaise. Le pub ("public house") est une véritable institution en Angleterre. À la question que je lui pose sur les bières consommées par les ouvriers du nord de l’Angleterre en 1914, M. Dawson répond :

"En 1914, les mineurs de charbon buvaient probablement des pintes de bitter ou de dark mild dans les pubs locaux. Il pouvait aussi y avoir de la Porter, sans doute similaire à la Guinness d’aujourd’hui et, étant donné que beaucoup de mineurs avaient émigré d’Irlande ou étaient descendants de migrants irlandais, la Porter pouvait être populaire. On ne trouvait de Lager nulle part en Grande-Bretagne, ni de vin parmi la population ouvrière."

On dispose de témoignages de soldats anglais en France, peu impressionnés par la bière locale, jugée légère et fade comparée à la bière forte et brune du nord de l’Angleterre. Certains se sont rabattus sur le "pinard", rebaptisé "plink-plonk". D’autres ont adopté des breuvages plus forts. Les soldats anglais recevaient une ration quotidienne de rhum.

Un témoignage de 1915 sur la bière française :
"Presque toutes les maisons près du camp de repos sont des estaminets où l’on vend ce qu’ils osent appeler de la "bière". Autant j’apprécie une bonne bière, autant cette chose est vraiment infecte." (En anglais, dans la lettre originale : "As much as I like a drop of good beer, this stuff is awful muck.")

Même si les goûts et les modes concernant la bière en Angleterre ont évolué depuis la Grande Guerre (Monsieur Dawson observe que les jeunes générations apprécient désormais souvent les bières étrangères — américaines, scandinaves, françaises ou allemandes — généralement en bouteille), l’historien soucieux de boire une bière authentique, proche de celle qu’aurait bue un mineur en 1914, pourra toutefois encore commander dans un pub anglais : "A pint of real ale, please."

Kind regards,
Bien cordialement,
Eric
Pièces jointes
Restitution d'une plaque d'identité militaire par le Souvenir Français Amiens Métropole aux descendants du soldat Yelton. <br />Photo : Eddie Dawson, Royaume-Uni.
Restitution d'une plaque d'identité militaire par le Souvenir Français Amiens Métropole aux descendants du soldat Yelton.
Photo : Eddie Dawson, Royaume-Uni.
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Famille Yelton. Tous droits réservés.
Famille Yelton. Tous droits réservés.
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Dernière modification par Ingouf le mar. nov. 18, 2025 8:33 pm, modifié 1 fois.
michel leclercq
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Re: Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Message par michel leclercq »

bonsoir,

merci pour la présentation de la famille de ce soldat.
la boucle est bouclée.

merci à tous pour cette enquête rondement menée.

;)

michel
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ae80
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Re: Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Message par ae80 »

Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Un article de Nicolas Totet, journaliste du Courrier Picard a été publié le 23 Novembre 2025
https://www.courrier-picard.fr/id676673 ... iam-yelton


Somme : la plaque a rejoint l’Angleterre et les descendants du soldat William Yelton
C’est la fin heureuse de l’histoire de la plaque d’identité militaire du soldat William Yelton, tombé le 11 août 1918 dans le Santerre. L’objet a été rendu à sa famille anglaise du comté de Cumbria qui promet de se rendre dans la Somme en avril 2026.

L'honnêteté intellectuelle aurait voulu que le Forum PAGES 14-18 soit cité dans la recherche effectuée pour retrouver les descendants. Mais que nenni ! Une certaine présidente du S.F. prendrait-elle plus que sa part et manquerait-elle d'un certain esprit de partage !
Cordialement
Eric ABADIE
Ingouf
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Re: Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Message par Ingouf »

Bonjour,

Photo de la veuve du soldat anglais William Yelton avec ses deux enfants, John Edward et Catherine Margaret (Katie). Vêtue entièrement de noir, elle porte un camée ou une broche que nous ne parvenons pas à identifier. La date de la photographie n’est pas connue de M. Dawson, qui nous l’a communiquée.


Madame Yelton, née Holding, et ses enfants.<br />Photo collection Eddie Dawson, Carlisle, Angleterre.
Madame Yelton, née Holding, et ses enfants.
Photo collection Eddie Dawson, Carlisle, Angleterre.
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D’après l’âge des enfants, le garçon né en 1911, la fille en 1914, on peut estimer qu’elle date d’environ 1918, peut-être peu de temps après la mort du soldat Yelton. Mais cela n'est pas établi de façon certaine.

Le jeune garçon en culottes courtes qui apparaît sur ce cliché (John Edward Yelton 1911 - 1981) est le père des deux dames qui figurent dans une publication ci-dessus en tant que "descendantes directes". Edna Holding, veuve Yelton, la jeune femme en noir sur cette photo, s’est remariée après la guerre, en 1921, avec Joseph Nicholson, avec qui elle a eu un fils. Elle est décédée en 1973, à l’âge de 79 ans.

Les veuves de soldats recevaient une pension ("war pension"), dont le montant était modeste et notoirement insuffisant. Cette somme permettait à peine de vivre. Elle était toutefois plus élevée dans les dominions, comme l’Australie ou le Canada. On m’explique que certains Britanniques se seraient ainsi engagés dans des régiments étrangers afin de bénéficier d’une solde et d’une pension nettement supérieures.

Il ne semble pas que le Royaume-Uni ait accordé aux veuves de guerre des emplois réservés dans les bureaux de tabac, comme cela se faisait en France. Elles étaient plutôt encouragées à travailler pour échapper à la misère, et la pression sociale pour qu’elles se remarient était forte. La Grande Guerre a cependant temporairement contribué à l'émancipation des femmes britanniques.

Bien cordialement.
Eric
Ingouf
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Re: Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Message par Ingouf »

Bonjour,

Article du quotidien régional News & Star, Carlisle, Angleterre, du 18 décembre 2025. Journal fondé en 1910, diffusé dans le nord de l’Angleterre, à la frontière de l’Écosse. Presse régionale populaire, considéré comme fiable et de bonne qualité. Article communiqué par M. Dawson, qui y est mentionné, et que je remercie. En voici une traduction en français :


Une plaque d’identité d’un soldat de Maryport retrouvée à Amiens, dans le nord de la France
18 décembre 2025 – par Bridget Dempsey, journaliste en chef.

LA FAMILLE d’un homme originaire du comté anglais de Cumbria, tombé sur les champs de bataille du nord de la France durant la Première Guerre mondiale, a été remise en possession de sa plaque d’identité, plus d’un siècle après sa mort.
William Yelton, de Maryport, a été tué le 11 août 1918 alors qu’il servait au sein du 32e bataillon du Machine Gun Corps. Il est enterré au cimetière militaire britannique de Bouchoir.

Cependant, une petite plaque d’identité en métal, qui aurait été perdue par le soldat durant son passage au Border Regiment, a été découverte par un homme qui creusait dans son jardin près d’Amiens, dans le nord de la France.

Eddie Dawson, arrière-petit-neveu de William et passionné d’histoire familiale, a été contacté par une Française au sujet de cette découverte – la plaque ne serait pas plus grande qu’une pièce de deux livres sterling – et s’est rapidement mobilisé pour contacter des habitants de l’ouest du comté de Cumbria, dans le but de restituer la plaque à un descendant direct de William.

En novembre, deux petites-filles de William Yelton, un arrière-arrière-petit-fils, une arrière-petite-fille et un arrière-petit-neveu ont rencontré M. Dawson au pub Wetherspoons de Workington, où ils ont évoqué leurs liens de parenté avec William ainsi que l’extraordinaire histoire qui s’est construite autour de cette plaque d’identité.
Plus tôt ce mois-ci, le Souvenir Français Amiens a envoyé la plaque d’identité à M. Dawson, accompagnée de photographies de la pierre tombale de William Yelton, ornée des fleurs qu’ils y avaient déposées à l’occasion du 11 novembre.

M. Dawson a ensuite remis la plaque à Karl Smyth, arrière-arrière-petit-fils de William, qui affirme qu’il chérira longtemps cet objet chargé de l’histoire de sa famille.
Évoquant cette restitution, M. Dawson a déclaré : "Cela a été absolument incroyable. Je pense que tout le monde a été à la fois bouche bée et très fier."

M. Dawson se rendra à Amiens en avril prochain pour assister à une commémoration organisée en l’honneur de William, que les autorités françaises compétentes ont indiqué vouloir mettre en place pour les proches.

Karl, qui vit à Dearham, a confié que cette découverte avait été "absolument fantastique", lui permettant d’établir un lien avec son arrière-arrière-grand-père, dont il connaissait jusque-là très peu l’histoire et l’engagement militaire.
"C’était incroyable. Nous ne savions presque rien de William ni de son sacrifice pendant la guerre. J’ai toujours été intéressé par ce genre de choses, mais je n’avais jamais exploré le côté de ma grand-mère", a-t-il expliqué.
"Les informations qu’Eddie et Kevin ont découvertes sont tout simplement extraordinaires. Posséder cet objet aujourd’hui est, comme je le dis, absolument incroyable et il sera précieusement conservé."

La famille tient également à adresser de sincères remerciements à Eddie Dawson, Kevin Bell, au groupe mémoriel Girvan and District Great War Project, ainsi qu’aux chercheurs français, pour leur travail remarquable pour nous localiser et aider à la restitution de la plaque d’identité.


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Transcription de cet article anglais :

Maryport soldier's identity tag found in Amiens, northern France – 18th December 2025

By Bridget Dempsey, Chief Reporter

THE FAMILY of a Cumbrian man who fell on the battlefields of northern France during World War One have been reunited with his identification tag, over a century after his death.

William Yelton, from Maryport, was killed on August 11, 1918, whilst serving in the 32nd Battalion Machine Gun Corps, and is buried in the Bouchoir New British Cemetery.

However, a small metal identity tag, which is believed to have been lost by the soldier during his time in the Border Regiment, was found by a man digging in his garden near Amiens in northern France.

Eddie Dawson, who is a great-grandnephew of William and has a keen interest in family history, was contacted by a French woman regarding the discovery of the tag – said to be no bigger than a two-pound coin – and quickly got to work reaching out to people in West Cumbria with the aim of reuniting the tag with a direct descendant of William.

In November, two granddaughters of William Yelton, a great-great grandson, a great-granddaughter and a great-grandnephew all met with Mr Dawson in Wetherspoons, Workington, where they discussed their relationships to William and the wonderful story which had unfolded around the identity tag.

Earlier this month, Souvenir Francais Amiens sent the identity tag over to Mr Dawson, and some photographs of the headstone of William Yelton showing flowers that they had placed there on Remembrance Day.

Mr Dawson then passed the identity tag over to William's great-great grandson, Karl Smyth, who says he will treasure the piece of his family history for a long time to come.

Speaking about reuniting the family with the tag, Mr Dawson said: "It's been absolutely amazing. I think everyone was absolutely gobsmacked and proud."

Mr Dawson will visit Amiens next April to see a commemoration for William, which the French have said they will have for relatives.

Karl, who lives in Dearham, said it's been 'absolutely fantastic' to find a connection to his great-great grandfather, having previously had very little knowledge of William and his war effort.
"It was amazing, we never knew anything about William or his sacrifice in the war. I have always been into this sort of stuff, but I never looked on my grandma's side," said Karl.
"The information that Eddie and Kevin have found out has been absolutely unreal. To have it now has been, like I say, absolutely amazing and it will be well cherished."

The family would also like to say a massive thank you to Eddie Dawson, Kevin Bell, Girvan and District Great War Project and their French counterparts in their amazing work in finding us and helping with the repatriation of the tag.


Lien vers cet article :
https://www.newsandstar.co.uk/news/2569 ... rn-france/

Note du traducteur : l'adjectif "gobsmacked" relève de l'argot anglais régional. Il exprime une vive surprise, de la sidération. J'ai restitué ce mot populaire et imagé par "bouche bée", mais on pourrait aussi penser à un terme familier comme "scotché". À nos lycéens, qui sont tenus pour le baccalauréat à un anglais châtié, on donne comme synonymes "flabbergasted, astounded, stunned."

Kind regards.
Bien cordialement.
Eric
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Re: Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Message par ae80 »

Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

L'édition Haute-Picardie du Courrier Picard du 21 avril 2026 consacre une page à William YELTON.
Une cérémonie aura lieu le mercredi 22 avril, à 15 heures au cimetière britannique de Bouchoir (Bouchoir new british cemetery), en présence de membres de la famille de ce soldat, qui feront le déplacement depuis Maryport, dans le comté de Cumbria.
Cordialement
Eric ABADIE
Ingouf
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Re: Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Message par Ingouf »

Bonjour Eric,
Bonjour à tous,

À l’occasion de l'hommage rendu en France mercredi 22 avril au soldat anglais William Yelton, en présence de membres de la famille, comme rapporté ci-dessus dans la publication d'Eric Abadie, discours de son arrière-petit-neveu Monsieur Dawson en français et en anglais :


Mesdames et Messieurs les élus et autorités locales,

Mesdames, Messieurs,

Mon épouse et moi sommes très honorés d'être ici aujourd'hui pour commémorer mon arrière-grand-oncle, William Yelton, qui est tombé pendant la Grande Guerre et qui repose ici.

Sa famille est très reconnaissante envers la personne qui a retrouvé sa plaque d'identité, ainsi qu'envers toutes les personnes qui ont aidé à retrouver ses descendants en Angleterre.

Je vais maintenant continuer en anglais :

My wife and I are so honoured to be here to commemorate my great grand uncle William Yelton, who fell in the Great War and was laid to rest here.

His family are so grateful to the finder of his identity tag and everyone involved in tracing his descendants in England.

I included William in my family tree as my mother told me that he was the brother of her grandmother, and that he had been killed in 1918, somewhere in France.

We did not know that he had been married, nor that he and his wife had been blessed with two children.

The finding of his identity tag not only revealed the details of his resting place, it also brought together many of his descendants.

I was privileged to meet his two surviving grand daughters, Jean, and Helen; together with a great grandson Karl Smyth and his family; Kerry Morris, a great granddaughter, and another great grand nephew, Kevin Bell.

Thank you all for helping us, the family of William Yelton, and caring for his final resting place.

We have a shared history here, in this beautiful region and are so happy that the "Entente Cordiale" continues to this day.

Merci beaucoup à tous.

Vive la France !


Bouchoir New British Cemetery, 22 avril 2026.



Traduction en français de la fin du discours :

J’ai ajouté William Yelton à mon arbre généalogique car ma mère m’avait dit qu’il était le frère de sa grand-mère et qu’il avait été tué en 1918, quelque part en France. Nous ignorions qu’il était marié, et que lui et son épouse avaient eu deux enfants.
La découverte de sa plaque d’identité a non seulement révélé le lieu où il repose, mais elle a aussi permis de réunir nombre de ses descendants.

J’ai eu le privilège de rencontrer ses deux petites-filles encore en vie, Jean et Helen, ainsi que son arrière-petit-fils Karl Smyth et sa famille ; Kerry Morris, une arrière-petite-fille ; et un autre arrière-petit-neveu, Kevin Bell.

Merci à vous tous d’avoir aidé notre famille, la famille de William Yelton, et d’avoir pris soin de son dernier lieu de repos. Nous partageons ici une histoire commune, dans cette belle région, et nous sommes heureux que « l’Entente cordiale » se poursuive encore aujourd’hui.



Photo Souvenir Français Amiens Métropole.
Photo Souvenir Français Amiens Métropole.
FB_IMG_1776979757543.jpg (217.39 Kio) Consulté 183 fois


Photographie de la tombe du soldat Yelton, que l'on retrouvera dans le reportage consacré à la cérémonie sur le site Facebook du Souvenir Français Amiens Métropole en suivant ce lien :

https://www.facebook.com/share/p/18MvgApFwU/


Extrait du discours de la Présidente du Souvenir Français Amiens Métropole, Madame Annie Butez.

Le 11 août 1918, à Parvillers, cet homme est tombé. Sur cette terre étrangère devenue la dernière qu'il verrait, il a donné ce qu'il possédait de plus précieux : sa vie.

Il ne reverra jamais sa femme. Il ne prendra plus ses enfants dans ses bras. Mais son sacrifice n'a pas été vain.

Car en tombant ici, sur le sol français, il a contribué à la liberté de nations entières. Il a participé à la fin d'une guerre qui dévorait une génération. Il est devenu l'un de ces milliers de visages silencieux qui reposent loin de leur foyer, mais au cœur de notre mémoire.

Aujourd'hui, la paix que nous connaissons est bâtie sur leur courage. Chaque champ paisible, chaque village reconstruit, chaque enfant qui joue librement est un témoignage vivant de ce qu'ils ont défendu.

Souvenons-nous de lui. Souvenons-nous de cet homme, William Yelton, qui a quitté tout ce qu'il aimait pour défendre une terre qui n'était pas la sienne.

Souvenons-nous qu'il est venu en étranger et qu'il est mort en frère.

Et tant que nous nous souviendrons, il ne sera jamais vraiment tombé dans l'oubli.

Et souvenons-nous aussi qu'il était un parmi tant d'autres l'un des milliers de pères, d'époux et de fils tombés loin de chez eux, dont le sacrifice silencieux a façonné la paix dont nous héritons aujourd'hui.

Rendre hommage aux morts de 14/18, c'est reconnaître que la liberté et la paix ont un prix. C'est se souvenir que ces femmes et ces hommes ont donné ce qu'ils avaient de plus précieux pour que les générations suivantes puissent vivre debout, libres et unies. Leur mémoire demeure un appel à la paix, à la solidarité entre les peuples et au refus des conflits fratricides.



Source document Le Souvenir Français Amiens Métropole.
Source document Le Souvenir Français Amiens Métropole.
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Extract from the address delivered at Bouchoir New British Cemetery by Mrs Butez, president of Le Souvenir Français Amiens Métropole branch (English translation).

On 11 August 1918, at Parvillers, this man fell. On this foreign soil, destined to be the last he would ever tread, he gave the most precious thing he possessed: his life. He would never see his wife again. Never again would he take his children into his arms. Yet his sacrifice was not in vain.

For in falling here, on the soil of France, he helped secure the freedom of entire nations. He played his part in helping to bring an end to a war that was consuming a generation. He became one of those thousands who rest far from home, yet remain at the heart of our remembrance.

The peace we know today is built upon their courage. Every quiet field, every village rebuilt, every child who lives in freedom bears witness to what they defended.
Let us remember him.
Let us remember William Yelton, who left behind all that he loved to defend a land not his own.
Let us remember that he came as a stranger and died as a brother.
We will remember him. He shall not be forgotten.

And let us remember too that he was but one among so many, one of the thousands of fathers, husbands and sons who fell far from home, whose silent sacrifice helped shape the peace we inherit today. To honour the dead of the Great War is to recognise that peace and freedom come at a price. It is to remember that these men and women gave all they had, so that those who followed might live free, united and unafraid. Their memory remains a call to peace, to fellowship among nations, and to the refusal of war.



La Maison-Blanche (nord de Mézières, sur route de Domart à Bouchoir). Réserves anglaises montant en ligne - VAL 425 104 - Lot 1 - Média 1 - L'Argonnaute - Bibliothèque numérique de la Contemporaine.jpg
La Maison-Blanche (nord de Mézières, sur route de Domart à Bouchoir). Réserves anglaises montant en ligne - VAL 425 104 - Lot 1 - Média 1 - L'Argonnaute - Bibliothèque numérique de la Contemporaine.jpg (800.86 Kio) Consulté 183 fois


En photo, le 9 août 1918, les troupes britanniques montent en ligne sur la route de Domart-sur-la-Luce à Bouchoir, au niveau de Mézières-en-Santerre. Ainsi, dans le même secteur, à titre d'exemple, le 2e bataillon du régiment de Manchester, parti le 8 août de Boves, ne subit initialement aucune perte dans sa progression. Ce n'est que le 10 août 1918, à quatre heures du matin, qu'il est engagé dans l'action et achoppe sur les défenses allemandes à Parvillers et Damery, comme le rapporte le journal de l'unité, (référence WO 95/2397/2, The National Archives, Royaume-Uni).

Les journaux des 15e et 16e bataillons des Lancashire Fusiliers (« Salford Pals ») confirment ce mouvement. Le Quesnoy est pris avec les Canadiens le 10. Le 11 août, on précise : « Jusqu'au moment où Le Quesnoy fut atteint, le terrain était découvert et favorable à la progression. Au-delà de Le Quesnoy, de nombreuses anciennes tranchées recouvertes d’herbe offraient des positions de tir aux mitrailleuses ennemies. Les anciens réseaux de barbelés demeuraient intacts, très épais et difficiles à franchir. Le feu des mitrailleuses ennemies était particulièrement intense. Les chars appuyèrent l’attaque, mais furent rapidement mis hors de combat. » Les pertes sont lourdes. Le journal ajoute : « Troupes ennemies se rassemblant pour une contre-attaque dispersées par artillerie, mitrailleuses, tirs armes légères. » On dispose du témoignage sonore du sous-lieutenant Tobey, du 16e bataillon des Lancashire Fusiliers (enregistrement IWM 567 2/3), qui confirme se souvenir de cet épisode des combats.



9 août 1918, les Britanniques montent en ligne sur la route de Domart-sur-la-Luce à Bouchoir, au niveau de Mézières-en-Santerre. Détail photo La Contemporaine, Nanterre, France.
9 août 1918, les Britanniques montent en ligne sur la route de Domart-sur-la-Luce à Bouchoir, au niveau de Mézières-en-Santerre. Détail photo La Contemporaine, Nanterre, France.
La Maison-Blanche (nord de Mézières, sur route de Domart à Bouchoir). Tanks anglais gagnant les nouvelles lignes - VAL 425 106 - Lot 1 - Média 1 - L'Argonnaute - Bibliothèque numérique de la Contemporaine.jpg (588.12 Kio) Consulté 183 fois


These photographs, taken on 9 August 1918, show British troops moving up into the line along the road between Domart-sur-la-Luce and Bouchoir, in the sector of Mézières-en-Santerre (Somme, France). In the same sector, for example, the 2nd Battalion, The Manchester Regiment, which had set out from Boves the previous day, suffered no casualties until 10 August 1918, when it was brought up into action at 4 a.m. and came up against stiff German defences at Parvillers and Damery, as recorded in the battalion war diary.

The war diaries of the 15th and 16th Battalions, Lancashire Fusiliers ("Salford Pals"), confirm this movement. Le Quesnoy was taken by the Canadians and 15th Lancashire Fusiliers on August 10th. On 11 August, they note: "up to the time Le Quesnoy was reached the ground was open and easy. From Le Quesnoy onwards, there were many old trenches covered with grass and affording cover for enemy machine guns. The old wire was still intact and extremely thick and difficult to negotiate. Enemy machine gun was very heavy. Tanks co-operated but were soon knocked out." The battalions sustained heavy casualties. The diary also records: "Enemy troops massing for counter-attack dispersed by artillery, machine gun and rifle fire". The testimony of Second-Lieutenant Tobey of the 16th Lancashire Fusiliers (IWM 567 2/3) confirms his recollection of this episode. He was lying wounded in a former German trench at Damery Wood when a Company Sergeant Major, an old soldier who had attended the School of Musketry at Hythe, shouted: "Stand your ground and give fire, and that generally does the trick."


We extend our sincere gratitude to all those whose help and dedication made this commemoration possible.
Remerciements sincères à toutes celles et tous ceux qui ont œuvré à rendre possible cet hommage.

Kind regards / Bien cordialement.
Eric
Ingouf
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Re: Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Message par Ingouf »

Bonjour,

Parvillers les 10 et 11 août 1918. Quelques documents complémentaires extraits des archives britanniques et traduits en français. Il s'agit ici d'une perspective britannique, les récits canadiens, français, allemands, apparaissent ailleurs.


Journal 96e brigade d’infanterie britannique. Référence WO 95/2396/4. The National Archives, Royaume-Uni.
Journal 96e brigade d’infanterie britannique. Référence WO 95/2396/4. The National Archives, Royaume-Uni.
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10 août – Extrait du JMO de la 96e Brigade d'infanterie britannique. Traduction :

Vers 17 heures, un escadron de cavalerie canadienne arriva sur le côté sud de la route Amiens–Roye et se mit en formation. Il fut repéré par l'ennemi, qui le soumit à un violent tir d'artillerie. Malgré cela, l'escadron chargea au galop jusqu'à être arrêté par des barbelés, où il fut à nouveau bombardé et mitraillé, subissant de très lourdes pertes.

Environ une demi-heure plus tard, un autre escadron remonta la route Amiens–Roye et chargea au galop en direction du Bois en Z. II fut aperçu en train de se former ; pas un homme ne parvint à s'approcher à moins de 300 mètres du bois, car ils furent fauchés par un feu nourri de mitrailleuses et d'artillerie.

Ayant appris d'un officier de la cavalerie canadienne qu'une troisième charge avait été ordonnée et constatant la totale inutilité d'une telle action, je donnai à cet officier un ordre direct par écrit interdisant que cette charge ait lieu. Le général commandant la brigade de cavalerie arriva alors et partagea entièrement mon avis. Aucun autre combat n'eut lieu ce jour-là.




Un extrait de l'historique de la 4e armée :

Les contre-attaques de l’ennemi, ainsi que les violents combats qui s’ensuivirent, démontrèrent que la résistance ennemie se renforçait et empêchait toute progression. En raison de la nature du terrain, du manque de chars et d’un soutien d’artillerie suffisant, les attaques canadiennes furent annulées par Sir Arthur Currie tôt dans la journée du 11, après consultation avec le quartier général de l’armée. L’attaque de la 32e Division, cependant, contre Damery et Parvillers fut lancée à 9 h 30, avant que l’ordre d’annulation n’atteigne les troupes. Elle fut stoppée par un intense feu de mitrailleuses et de solides réseaux de barbelés, et à 11 heures, des ordres furent reçus de ne pas poursuivre l’attaque.

Source : The story of the Fourth Army in the battles of the Hundred Days, August 8th to November 11th, 1918. Auteur Major-General Sir Archibald Montgomery, éditions Hodder & Stoughton, Londres, 1920.


Document The National Archives, Royaume-Uni. Référence WO 95/2401/2.
Document The National Archives, Royaume-Uni. Référence WO 95/2401/2.
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Extrait du JMO de la 97e brigade d'infanterie britannique. Historique des opérations. Une traduction.
Source : War Diary reference WO 95/2401/2, The National Archives, Royaume-Uni.

10 août – À 3 heures du matin, le général commandant la brigade réunit une conférence des commandants de bataillon, et des ordres écrits furent émis avant que la brigade ne se mette en marche.

À 5 heures du matin, le groupement (moins les 16e bataillon Highland Light Infantry, 219e compagnie du Génie, 97e batterie de mortiers de tranchée et la compagnie n° 4 ASC) marcha en avant par Beaucourt – Le Quesnel – Beaufort jusqu’à un point où le quartier général de brigade fut établi.

De ce point, les unités de la brigade se déployèrent aussitôt en formation d’attaque, avec :

- le 10e bataillon Argyll and Sutherland Highlanders à droite,

- le 1/5e bataillon du Border Regiment à gauche,

- le 2e bataillon King’s Own Yorkshire Light Infantry en soutien.

Une section de la compagnie C, 32e bataillon Machine Gun Corps, étant affectée à chaque bataillon d’attaque, deux sections restant en réserve.

La 96e brigade d’infanterie britannique attaquait à droite, et la 10e brigade canadienne à gauche.

La limite à droite passait par Folies et Parvillers (inclus), puis Fresnoy-lès-Roye (exclu).
La limite à gauche par Rouvroy (inclus) et la route Rouvroy-Fouquescourt (exclue), Fouquescourt et Hattencourt (exclus).

La limite inter-bataillons était Apple Tree – La Chavatte (ce dernier lieu inclus pour le bataillon de gauche).

Les objectifs du Corps étaient une ligne à l’est de Roye – Hattencourt – Hallu, dont la brigade devait s’emparer dans la portion comprise entre ses limites.

Le point de rassemblement sur la route Folies – Warvillers fut atteint à 8 heures du matin, et l’attaque fut aussitôt lancée.

Sur la droite, l’attaque progressa avec peu d’opposition sur environ 1 500 mètres, jusqu'aux abords de la deuxième crête où un feu nourri de mitrailleuses fut essuyé en provenance d’un long bois abritant un bon système de tranchées.

Ce bois fut enlevé d’assaut et nettoyé.

L’ennemi se replia alors à travers d'épais entrelacs de barbelés ; nos troupes le poursuivirent et franchirent les obstacles en bon ordre, chaque section restant groupée ; on adopta une formation en file indienne qui se révéla très utile.

Les mitrailleuses ennemies concentraient leurs feux sur les barbelés et quelques pertes furent subies, mais l’attaque ne fut pas arrêtée.

On vit ensuite l’ennemi en train de se replier vers Parvillers.

Peu d’opposition fut rencontrée sur les 500 mètres suivants jusqu’à ce que des groupes ennemis importants soient aperçus en avant sur les deux flancs, principalement dans des tranchées de communication.

Les servants des mitrailleuses Lewis ouvrirent le feu et leur infligèrent de lourdes pertes.

Un violent feu de mitrailleuses provenait alors d’un bois sur le flanc gauche. Celui-ci fut enlevé par bonds successifs et les équipes de mitrailleuses ennemies neutralisées.

Nos troupes avançaient maintenant à découvert sur 500 mètres en direction des tranchées ennemies, lorsqu’un feu très violent de mitrailleuses éclata sur elles depuis toute la ligne.

Environ 70 hommes furent mis hors de combat et presque tous les officiers furent touchés.

La compagnie en soutien fut alors portée en avant (à 10 heures du matin) pour renforcer la première ligne.

À 11 h 30, l’attaque fut momentanément arrêtée, puis la ligne ennemie fut ensuite enlevée d’assaut et capturée.

En entrant dans le système de tranchées, quelques hommes qui avaient poussé en avant réussirent à franchir d’épais réseaux de fil barbelé où ils subirent de nouveau un feu très violent de mitrailleuses provenant des positions avancées et des tranchées ennemies, ainsi que de la route Rosières – Parvillers.

Se jugeant dans l'impossibilité de progresser, ce petit groupe se replia sur la première ligne britannique.

La ligne de front fut ainsi établie avec trois compagnies dans l’ancienne ligne de front française, en liaison avec les unités voisines sur les flancs. La 4e compagnie demeura en réserve.

Le bataillon de gauche passa juste au sud de Rouvroy à travers la ligne avancée canadienne, située sur l’avenue des Marmites.

Il commença ensuite à gravir la pente menant à la crête en avant de Parvillers et Fouquescourt, lorsque l’ennemi ouvrit un feu très violent de mitrailleuses.

Les trois compagnies de tête se déployèrent alors en sections en file indienne.

L’ennemi continua de tirer sur le bataillon en progression, mais se replia avant le combat rapproché.

La progression sur la crête fut lente, le terrain étant bouleversé par nos anciennes tranchées et barbelés, qui contribuaient à couvrir les mitrailleuses ennemies. La végétation aidait également beaucoup l’ennemi dans sa retraite à travers ces anciennes tranchées.

Le bataillon poussa cependant jusqu’à nos anciennes positions de 1917 ; mais notre flanc gauche n’était pas en liaison avec les Canadiens, qui n’attaquèrent que deux heures plus tard.

Des barbelés non sectionnés et le feu de mitrailleuses devant Fouquescourt et Parvillers arrêtèrent alors l’attaque. Le quartier général du bataillon était situé près du Carrefour de la Mort.

Le bataillon de soutien — 2e KOYLI* — suivit les bataillons de première ligne, mais ne fut pas engagé dans le combat. Une compagnie du 2e KOYLI et une des sections de soutien de la compagnie de mitrailleuses furent mises à la disposition du 10e Argyll & Sutherland Highlanders dans les dernières phases, mais ne furent pas engagées.

Conformément aux dispositions initiales de la compagnie de mitrailleuses, une section était attachée à chaque bataillon avancé et deux restaient en soutien. Les sections accompagnant les bataillons de tête couvrirent leur avance, tandis que les sections de soutien fournirent également des feux de couverture depuis des positions situées auprès du bataillon de soutien.



Document archives britanniques.
Document archives britanniques.
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Illustration : canevas de tir de mitrailleuses de la 97e Brigade d'infanterie britannique. Се document montre le dispositif mentionné dans le texte ci-dessus : une section attachée à chaque bataillon de première ligne pour couvrir directement leur avance, tandis que des sections en soutien assurent un tir de couverture supplémentaire depuis l'arrière.
Attention : document antérieur aux combats de Parvillers, source journal de l'unité, The National Archives, référence WO 95/2401/1.


Lorsqu’il fut constaté que nous n’étions pas en liaison avec les Canadiens à Fouquescourt et qu’une petite brèche existait, une demi-section de celle attachée au bataillon de gauche fut poussée en avant pour couvrir cette brèche. Après l’attaque, les mitrailleuses restèrent distribuées de façon semblable, les deux sections de réserve étant employées à protéger les flancs du bataillon de soutien. À midi, le quartier général de brigade fut porté en avant sur un point de la route Rouvroy–Bouchoir.


&quot;L'heure H sera 9 h 30&quot;.<br />Attaque KOYLI (King's Own Yorkshire Light Infantry) le 11 août 1918. Référence WO 95/2401/2.
"L'heure H sera 9 h 30".
Attaque KOYLI (King's Own Yorkshire Light Infantry) le 11 août 1918. Référence WO 95/2401/2.
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11 aoûtDans la soirée du 10, des ordres furent reçus selon lesquels l’attaque se poursuivrait le 11 en liaison avec la 14e brigade d’infanterie à droite. Le bataillon de soutien — 2e KOYLI — fut désigné pour cette mission et son commandant se rendit au quartier général de brigade à minuit dans la nuit du 10 au 11 pour recevoir ses instructions. Des ordres écrits furent ensuite émis et le commandant du 2e KOYLI tint une conférence des commandants de compagnie à 3 heures du matin.

Le bataillon se porta en avant pour déploiement à 8 heures et se déploya pour l’action sur un azimut fixé au compas, sur un front de 800 mètres, à 600 mètres en arrière de la ligne de front existante. Le bataillon avait deux compagnies en première ligne, une en soutien et une en réserve, à laquelle il fut ordonné de ne pas entrer en action mais de rester déployée, prête à intervenir si nécessaire, à environ 800 mètres en arrière.

À l’heure H — 9 h 30 — l’attaque fut déclenchée, appuyée par cinq chars. En atteignant nos anciennes tranchées, l’avance fut arrêtée par un très violent feu de mitrailleuses, dû au fait que notre tir de barrage avait dépassé la première ligne de mitrailleuses ennemies. Trois chars furent immédiatement mis hors de combat par des canons antichars et les deux autres se replièrent. En raison du feu de mitrailleuses, il fut impossible de progresser davantage. Hormis une avance de 50 mètres en un point, notre ligne demeura inchangée.

Toutes les sections de la compagnie de mitrailleuses tirèrent un feu de harcèlement en soutien de l’attaque, de l’heure H à H + 30 minutes.

Le 2e KOYLI fut ensuite réorganisé en profondeur.

L’après-midi fut relativement calme, mais l'activité de l’artillerie ennemie augmenta sensiblement et les snipers ennemis se montrèrent très réactifs.

À 20 h 45, un signal SOS fut tiré sur les fronts des deux bataillons, l’ennemi ayant été aperçu en nombre à l’extérieur de ses tranchées. La réaction de l’artillerie fut extrêmement rapide et efficace et aucune action ennemie ne s’ensuivit. À 21 h 45, l'activité diminua des deux côtés et tout redevint calme vers minuit.


*KOYLI : King’s Own Yorkshire Light Infantry. Pertes de ce régiment anglais pendant les engagements des 10 août et 11 août 1918 :
– officiers : 1 tué, 4 blessés.
– personnels non officiers : 27 tués, 79 blessés.


L’épisode des combats pour Parvillers et Damery n’est pas le plus connu. Le correspondant de guerre canadien J. F. B. Livesay, témoin direct, a pourtant laissé un récit de cette attaque héroïque de la 32e division d’infanterie britannique : « Nos hommes, qui furent témoins du carnage, disaient qu’il était saisissant d'observer ces soldats tenter de s’enterrer sous la grêle et la fureur du feu. » Il impute ces lourdes pertes au fait que le barrage d’artillerie était placé trop en avant de l’infanterie, et conclut : « Aucune troupe au monde n’aurait pu montrer plus de courage ou de ténacité ; l’attaque fut poursuivie longtemps après que son caractère désespéré fut devenu évident. »

Bien cordialement.
Eric
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