Notre dame des tranchées

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alain51
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Re: Notre dame des tranchées

Message par alain51 »

michelstl a écrit : dim. mars 22, 2026 4:03 pm
Par ailleurs, dans l’ouvrage «La Somme sous l’occupation allemande», 1918 on retrouve mentionné une «Notre-Dame des tranchées».
https://dn790003.ca.archive.org/0/items ... 00cali.pdf
À Grivilliers. page 294, 295
N-D des tranchees Grevilliers.jpg
Bonjour,
Bravo pour cette exhumation de ce document, au plus profond des entrailles du web. On se demande comment vous faites pour arriver à trouver de tels documents ? Sans doute une très grande assiduité dans vos recherches et des heures passées sans compter ! Bravo encore.

Quant aux églises meurtries, elles ont été maintes fois photographiées, car quel symbole plus poignant que de montrer une église détruite ! Ce qui a permis de qualifier de "barbares" ceux qui ont commis ces destructions ! De nos jours encore on détruit des églises au bord de la ruine, et c'est à chaque fois l'occasion pour les médias d'en parler !

Par ailleurs, si des hommes ont été très prolixe dans ce conflit, ce sont bien les Hommes d'église. Ce que confirme votre document de plusieurs centaines de pages (312 pages) !

En photo, l'église citée de Marquivillers : Le Christ est pendu par une main.

Image
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Ingouf
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Re: Notre dame des tranchées

Message par Ingouf »

Bonjour,

L'aumônier militaire mentionné dans les premiers textes relatifs à la création des sanctuaires dédiés à ND des Tranchées est l'abbé Paul Boudon (1880 - 1954), prêtre du diocèse de Séez (département de l'Orne, Normandie).

L'abbé Boudon sert en tant qu'aumônier militaire du 21e régiment d'Infanterie Territoriale. Ce régiment normand est effectivement déployé en Artois, dans le secteur d'Hébuterne, du 24 janvier au 18 juillet 1915, puis en Champagne, dans le secteur de Mesnil-les-Hurlus, du 17 août 1915 au 11 juin 1916, souvent dans des tranchées de première ligne, selon l'historique du régiment disponible sur le site BnF / Gallica.

La presse locale disponible sur le site BnF / Gallica permet de se faire une idée de ses fonctions successives, directeur au Grand Séminaire de Séez, systématiquement qualifié après-guerre d' "ancien aumônier militaire du 21e Territorial", il se montre actif auprès des anciens combattants. Aumônier d'une Ligue de Défense patriotique, religieuse et sociale, aumônier diocésain des œuvres de jeunesse, à la tête de mouvements catholiques de jeunesse de type Jeunesse Agricole Catholique (JAC). Il est nommé en 1937 curé-doyen de Bellême (Orne), d'où il est originaire. Lors de cette nomination, il est inséré "M. le chanoine Boudon veut bien continuer à s'occuper de l'Œuvre des Retraites de Conscrits et des Soldats. Prêtres et soldats sont priés de lui écrire à sa nouvelle adresse." Il y exerce encore ses fonctions lors d'événements publics majeurs de l'après-guerre, notamment au moment du décès du général Philippe Leclerc de Hauteclocque en 1947.

Un religieux capable et influent par conséquent, ce qu'on appelle par chez moi "un homme à poigne". Il me paraît fort intéressant que, parallèlement à son engagement dans les milieux patriotiques et d'anciens combattants, l'abbé Boudon joue un rôle actif dans l'implantation de la Jeunesse Agricole Catholique dans l'Orne, ce qui l'inscrit dans le développement du catholicisme social et des mouvements d'Action catholique en milieu rural. La lettre ci-dessous laisse deviner un niveau d'instruction bien supérieur à celui du conscrit moyen.


La Croix, 27 mai 1915.<br />Bnf  / Gallica.
La Croix, 27 mai 1915.
Bnf / Gallica.
La_Croix_Groupe_Bayard_bpt6k259109s_3.jpeg (720.03 Kio) Consulté 660 fois


On trouve dans La Croix du 27 mai 1915 une version du texte indiqué plus haut dans ce fil par Yves. Ce texte est assorti d'une lettre de l'abbé Boudon à son supérieur hiérarchique. Vous en trouverez ci-dessous une transcription :


Monseigneur,

Que d'excuses je vous dois de vous donner si peu souvent de mes nouvelles ! Ma vie est si occupée et si mouvementée ! Les balles et les obus pleuvent ici continuellement : nous sommes dans les tranchées de toute première ligne ; pas de combats violents, chaque jour cependant quelques tués et blessés. Ici, l'église est complètement détruite ; c'est dans la salle de danse que nos chers "poilus" se réunissent pour assister à la messe et pour prier. Je suis content de mes chers soldats : le bon Dieu en a converti beaucoup. Tous les six ou huit jours, les compagnies de première ligne sont relevées par d'autres et vont se reposer un peu à l'arrière où j'ai trois églises pour les réunir. Je vais, grâce à un solide vélo, de l'une à l'autre, ou plutôt je vole ! Le dimanche, j'ai deux réunions en chacune de ces églises, et même quelquefois une messe chantée en plein bois ; je me propose de vous envoyer bientôt quelques photos où vous me verrez prêchant, en plein bois, me démenant au milieu de mes chers paroissiens. J'espère que la Très Sainte Vierge, en ce beau mois, va m'aider à toucher le cœur de quelques endurcis. La Sainte Vierge doit bien cela à mon cher régiment où son culte est en honneur.

Vous pourrez en juger, Monseigneur, par l'initiative qu'ont eue, en tranchée de première ligne, plusieurs de mes soldats d'élever un autel à la Sainte Vierge. Le récit m'a été fait, sur ma demande, par l'un d'eux, et je serais heureux, Monseigneur, que ce récit, si simple, si vrai et édifiant, fût publié dans la Semaine catholique, si vous le jugez bon et utile. Je me propose de vous adresser la photo de cet autel ; tous mes soldats d'ailleurs veulent l'avoir en carte postale pour l'envoyer à leurs femmes.

Monseigneur, je suis toujours en excellente santé, je n'ai jamais été aussi heureux d'être prêtre. Séparé du 4e corps depuis que je suis aumônier, je ne vois plus de confrères sagiens*.

Je me recommande instamment, Monseigneur, à vos bonnes prières, ainsi que mon cher régiment ; de mon côté, j'offre mes sacrifices quotidiens pour que la mort épargne le plus possible votre grande famille diocésaine et que Dieu vous ramène bientôt, s'il est possible, vos chers prêtres et séminaristes.

Je suis plus que jamais, Monseigneur, de Votre Grandeur, le fils reconnaissant et soumis,

P. BOUDON, aumônier du ... territorial
Le 11 mai 1915


*Sagiens : habitants de Sées, département de l'Orne, Normandie, France.


La Vie paroissiale à Flers. 9 décembre 1915. BnF  / Gallica.
La Vie paroissiale à Flers. 9 décembre 1915. BnF / Gallica.
La_Vie_paroissiale_à_Flers_[...]_bpt6k1151095k_4.jpeg (364.52 Kio) Consulté 660 fois


CITATION A L'ORDRE DU JOUR

M. l'abbé Boudon, directeur au Grand Séminaire de Séez, vient d'être cité à l'ordre du jour.

Voici le texte de la citation :

"Abbé Boudon Paul, aumônier du ... territorial d'infanterie. Aumônier remarquable de bravoure, de dévouement, d'activité et d'entrain. A rendu les plus grands services dans les situations les plus difficiles, notamment aux durs combats de Toutvent, du 6 au 14 juin 1915, et dans les tranchées de Mesnil-les-Hurlus, pendant les opérations de septembre et octobre 1915, en allant, avec le plus absolu mépris du danger, partout où sa présence était utile pour réconforter les hommes, relever, soigner les blessés et donner la sépulture aux morts".
Cette citation donne droit à la Croix de Guerre.



Ce religieux est certainement connu des spécialistes puisque je vois qu'il apparaît en 2018 dans une exposition dans l'Orne. Mon niveau religieux est bien insuffisant pour déterminer si ce culte de Notre-Dame des Tranchées s'enracine dans une quelconque tradition propre au catholicisme normand. Je me contente de remarquer que Lisieux n'est pas loin. Du point de vue qui nous concerne sur ce forum de passionnés d'histoire, on peut aussi se demander jusqu'à quel point ce culte est spontané de la part de ces soldats normands, de toute évidence solidement encadrés au niveau religieux.

Bien cordialement.
Eric
Pièces jointes
30 janvier 1933 : on annonce que le chanoine Boudon, vétéran de la Grande Guerre, célèbrera la messe pour la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) à Flers, dans l'Orne. Il organise à la même époque des pèlerinages d'anciens combattants à Lourdes. <br />L'Ouest-Eclair, 30 janvier 1933. Source : BnF / Gallica. Capture d'écran.
30 janvier 1933 : on annonce que le chanoine Boudon, vétéran de la Grande Guerre, célèbrera la messe pour la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) à Flers, dans l'Orne. Il organise à la même époque des pèlerinages d'anciens combattants à Lourdes.
L'Ouest-Eclair, 30 janvier 1933. Source : BnF / Gallica. Capture d'écran.
Screenshot_20260324_141341_Chrome.jpg (371.28 Kio) Consulté 527 fois
Source : Geneanet.
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alain51
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Re: Notre dame des tranchées

Message par alain51 »

Bonjour,
La palme du meilleur exhumateur du web revient à Ingouf, ex-aequo avec michelstl. On se demande comment ils font. Mais sont-ils aussi performant sur le terrain ?
Cordialement,
Alain
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Ingouf
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Re: Notre dame des tranchées

Message par Ingouf »

Bonjour à tous,

C’est en effet un travail de bénédictin. Aux sanctuaires déjà relevés précédemment dans ce fil — Hébuterne, Mesnil-les-Hurlus, Grivillers — on peut ajouter Virginy, dans la Marne. Un extrait du Bulletin de l’œuvre de secours aux églises dévastées de septembre 1920 mentionne que :

Source BnF / Gallica.
Source BnF / Gallica.
Bulletin_de_l'Oeuvre_de_secours_[...]Oeuvre_de_bpt6k6480865g_13.jpeg (97.64 Kio) Consulté 459 fois


Dans une publication destinée aux prêtres aux armées, apparaît dès le 15 septembre 1915 un positionnement vis-à-vis de ce culte marial. Le vocable « Notre-Dame des Tranchées » y désigne une statuette de Notre-Dame de Lourdes.


Source BnF / Gallica.
Source BnF / Gallica.
Le_Prêtre_aux_armées___[...]_bpt6k64461682_15 (1).jpeg (417.13 Kio) Consulté 459 fois


Le bulletin paroissial de la paroisse Saint-Corentin, à Quimper (Finistère), indique que « Notre-Dame des Tranchées » s’intègre, dès octobre 1915, aux dévotions mariales de type rosaire.

Une analyse du chanoine Coubé, que je suppose jésuite, attribue, en 1916, l’origine de cette nouvelle dévotion mariale au 21ᵉ Territorial ; il en cite l’aumônier, l’abbé Boudon, ainsi que l’évêque de Sées. Mais il ajoute que le plus souvent c'est Notre-Dame des Armées, Notre-Dame de France, Notre-Dame des Victoires ou Notre-Dame de Lourdes que l'on invoque.


Source BnF / Gallica.
Source BnF / Gallica.
Du_champ_de_bataille_au_[...]Coubé_Stéphen_bpt6k5623858w_128.jpeg (270.25 Kio) Consulté 366 fois


Loin de la ferveur démonstrative de l'abbé Coubé, une approche plus analytique du culte de Notre-Dame des Tranchées y voit une manifestation de foi en temps de guerre, qui se déploie là où on ne l'attendait pas. Ce dernier texte met en évidence la capacité des catholiques français à s'adapter aux circonstances exceptionnelles du conflit et à développer des nouvelles formes d'organisation et de dévotion.


Source BnF / Gallica.
Source BnF / Gallica.
Revue_pratique_d'apologétique___sous_[...]_bpt6k902033j_32.jpeg (183.57 Kio) Consulté 459 fois

À un niveau d’exigence intellectuelle plus élevé, la Revue pratique d’apologétique, destinée à un public catholique lettré, présente en mai 1916 le culte de Notre-Dame des Tranchées comme une manifestation exemplaire de la vitalité catholique au service de la nation. L'Association catholique de la Jeunesse française y est mentionnée comme une force d'organisation spontanée en temps de guerre. L'abbé Boudon, aumônier militaire du 21ᵉ régiment d'infanterie territoriale, s'inscrira ensuite dans cette mouvance précise, celle de l'Association catholique de la Jeunesse française (ACJF), au sein de laquelle se développeront notamment la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et la Jeunesse agricole catholique (JAC).


Bonnes recherches à vous.
Bien cordialement.
Eric
GuillaumeG85
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Re: Notre dame des tranchées

Message par GuillaumeG85 »

Un énorme merci à tous ! C'est vraiment intéressant l'histoire de cette petite église.
Vous avez réussi à dénicher des merveilles ! Je vais avoir de la lecture :-)

Guillaume
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michelstl
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Re: Notre dame des tranchées

Message par michelstl »

Bonjour

Je trouve maintenant cette carte postale plus bas (lire légende) concernant l’église à côté du clocher construit par 3e BCP pour la cloche de l’église détruite de Mesnil. Cette église construite par le 21e Ter. (revoir le messages d’Ingouf)
http://grottesdelourdes.loucrup65.fr/guerre14-18.htm
Je dépose à côté des extraits du tout début
N-D des Tranchées.jpg
N-D des Tranchées.jpg (93.5 Kio) Consulté 267 fois
Salutations
Michel
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stcypre
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Re: Notre dame des tranchées

Message par stcypre »

Bonjour,
Sans pouvoir la situer il existait une Sainte Vierge ou la Vierge aux abeilles. Les soldat s'arrêtaient devant elle en lui demandant la vie sauve, lorsqu'ils montaient en 1ère ligne. C'est un ancien qui m'avait raconté cette histoire.
La statue avait dans le dos un trou (de balle sûrement) dans lequel entraient et sortaient les abeilles.
Cordialement.
Stcypre.
la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
Cyrille
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Re: Notre dame des tranchées

Message par Cyrille »

Bonjour à tous,

la Vierge aux abeilles c'est à Massiges. Elle existe toujours.

Cdlt,
Cyrille
https://www.google.com/maps/place/51800 ... FQAw%3D%3D
Ingouf
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Re: Notre dame des tranchées

Message par Ingouf »

Bonjour,

Au-delà des sanctuaires à Notre-Dame des Tranchées mentionnés dans ce fil, sanctuaires datant de la période 14-18, parfois improvisés et situés, par définition, sur la ligne de front, on trouve des traces de cette dévotion ailleurs en France : statues ou vitraux datant de l’après-guerre. Ils témoignent de la popularité de cette dévotion et du traumatisme profond laissé par la guerre, perceptible jusque dans les villages les plus reculés de notre pays.

Une liste non exhaustive :

Statues :
Bessans (Savoie, France) : monument avec statue de Notre-Dame des Tranchées, en rive droite de l’Arc, au pied des pistes du domaine skiable. Érigé en 1924 en reconnaissance aux poilus protégés pendant la guerre. Rénové récemment, selon Le Dauphiné Libéré. Une publication de 2007 sur ce forum Pages 14-18 signale « 37 tués pour un petit village au fond de la Maurienne ».


Bessans, Savoie.
Bessans, Savoie.
20260326_143631_0000.png (866.02 Kio) Consulté 52 fois


Virginy (Marne, France) : statue en bois de Notre-Dame des Tranchées conservée dans l’église Saint-Martin (reconstruite après-guerre). Les poilus y avaient inscrit des prières dans les plis du manteau. Ce serait l’un des rares sanctuaires encore visibles. Vitrail "Notre-Dame des Tranchées protectrice de nos soldats".


Vitraux :
Pierrefitte-Nestalas (Hautes-Pyrénées, France) : vitrail dans l’église Saint-Pierre de Nestalas, avec l’inscription « Notre-Dame des Tranchées, accueillez l’âme de nos morts ». Scène patriotique commémorative. Il date de 1921.

Bnf  / Gallica.
Bnf / Gallica.
Screenshot_20260324_174726_Chrome.jpg (628.33 Kio) Consulté 137 fois



Tonneins (Lot-et-Garonne, France) : vitrail « Notre-Dame des Tranchées » (ou « Notre-Dame des Poilus ») dans l’église Notre-Dame (Mercadieu), réalisé par les ateliers Dagrant de Bordeaux (commandé fin 1918). Des poilus y sont représentés demandant la protection de la Vierge.
Lien vers un article du Républicain :
https://actu.fr/nouvelle-aquitaine/tonn ... 33504.html

Puisseguin (Gironde, France) : vitrail sous l’horloge de l’église, avec l’inscription « Notre-Dame des tranchées, priez pour la paix » (ateliers Dagrant). Scène de soldats invoquant la Vierge.

Puisseguin, Gironde (33).<br />&quot;Notre-Dame des Tranchées Priez pour la Paix&quot;.<br />Source photo : GRAHC, Coutras, Gironde.
Puisseguin, Gironde (33).
"Notre-Dame des Tranchées Priez pour la Paix".
Source photo : GRAHC, Coutras, Gironde.
20230405_110419_371-tab (1).jpg (398.48 Kio) Consulté 137 fois


Saint-Aigulin (Charente-Maritime, France) : vitrail identique (même iconographie, ateliers Dagrant), avec l’inscription plus longue « Notre-Dame des Tranchées, accueillez nos martyrs et gardez la France ».

Aigrefeuille-sur-Maine (Loire-Atlantique, France) : vitrail intitulé « Notre-Dame des Tranchées » dans l’église (rose avec croix, canons, champs de bataille et scène de tranchée avec des poilus et un aumônier).

Oucques (Loir-et-Cher, France) : vitrail dans l’église Saint-Jacques représentant Notre-Dame des Tranchées (Vierge apparaissant aux soldats).

Cette liste n’est pas exhaustive : il faudra certainement la compléter et la corriger. Je serais désolé d'avoir oublié un vitrail chéri par un forumeur. Certains vitraux qui apparaissent dans des articles d’époque sous la dénomination « Notre-Dame des Tranchées » peuvent aujourd’hui être connus sous un nom légèrement différent, comme « Notre-Dame des Poilus ».

Une trace d'une chapelle à Saint-Dié-des-Vosges. Ce sanctuaire existait encore en 1921, la presse locale rapporte alors : Théâtre de Verdure. Dans l'enceinte boisée, où est installé le Théâtre de Verdure, il existe toujours une chapelle qui fut construite par les poilus de la 41e division pendant la guerre. Désireux de conserver cette relique où plusieurs messes de minuit ont été célébrées pendant la tourmente, la Société des Fêtes y a fait apposer l'inscription suivante :

« Cette chapelle, dédiée à Notre-Dame des Tranchées, a été construite par les poilus de la 41e division en 1915. Entretenue par les soins de la Société des Fêtes de Saint-Dié, elle est placée sous la protection du public. »

L'Express de l'Est et des Vosges, 19 août 1921, BnF / Gallica.


Source photo 2 Ouest-France, agrandissement.
Source photo 2 Ouest-France, agrandissement.
20260326_110839.jpg (752.82 Kio) Consulté 79 fois


L’aumônier qui figure devant l’église Notre-Dame des Tranchées à Mesnil-lès-Hurlus, sur la photo postée hier par Michel, semble avoir une pilosité de type "bouc", ce que les hommes jeunes appellent de nos jours "goatee", tout comme l’abbé Boudon, « un aumônier ornais dans la Grande Guerre », qui apparaît dans un article de Ouest-France en 2018.
Lien : https://www.ouest-france.fr/normandie/l ... rs-5933323

Un vaste chantier.
Bonne journée.
Bien cordialement.
Eric
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