Bonjour,
Cyril, votre réponse est à moitié bonne pour les n° 2 et 3:
-270, oui, pour un tube (mais de quoi, un mortier, un canon, un obusier?).
-de Bange: oui, le colonel de Bange est le créateur de ces deux bouches à feu et de leurs affûts.
La réponse est donc encore à compléter, notamment: pourquoi ces deux modèles n'ont pas été rendus réglementaires?
-pour le n° 1: la culasse, les deux anses, le profil sont bien caractéristiques d'un modèle réglementaire que vous avez cité avec des réserves interrogatives (138).
L'affût est du même inventeur que l'affût normalement utilisé pour ce tube. Cet affût est destiné à un usage particulier encore à définir, donc...
Cordialement,
Guy François.
Mini-Quizz d'été (résolu prototypes d'affûts Lahitolle et de Bange)
Re: Mini-Quizz d'été
Bonjour,
À la lumière des derniers indices, je me lance :
N° 1 : canon de 138 mm modèle 1873, système de Reffye, reconnaissable notamment à sa culasse, à ses deux anses et au profil de l’ancien canon de 16 en bronze dont il est issu.
Il serait monté ici sur un affût spécial destiné au tir en casemate, peut-être l’un des affûts de casemate du type II expérimentés à Tarbes en 1878. Son usage particulier serait donc le tir depuis une casemate, derrière un créneau, plutôt qu’une utilisation en batterie extérieure sur l’affût réglementaire.
N° 2 et n° 3 : l’un des deux matériels serait un obusier de 220 mm, l’autre un mortier de 270 mm, tous deux conçus par le colonel de Bange et montés sur des affûts expérimentaux à col de cygne.
Je ne me risque pas encore à attribuer définitivement chaque bouche à feu aux n° 2 et n° 3, la perspective et les dimensions apparentes sur la photographie pouvant être trompeuses.
Je suppose donc que les deux modèles photographiés ne furent pas rendus réglementaires parce que leurs affûts à col de cygne étaient trop lourds ou encombrants, ou maîtrisaient moins avantageusement le recul et le retour en batterie que les solutions finalement retenues. Mais c’est sur ce dernier point que mon identification demeure la plus hypothétique.
Peut-être faut-il aussi tenir compte du fait que de Bange, après son départ de l’armée, poursuivit des études privées aux établissements Cail. Si ces deux matériels appartiennent à cette période, leur origine privée a pu contribuer aux réticences de la Direction de l’Artillerie, sans nécessairement constituer la raison principale de leur non-adoption.
Cordialement.
À la lumière des derniers indices, je me lance :
N° 1 : canon de 138 mm modèle 1873, système de Reffye, reconnaissable notamment à sa culasse, à ses deux anses et au profil de l’ancien canon de 16 en bronze dont il est issu.
Il serait monté ici sur un affût spécial destiné au tir en casemate, peut-être l’un des affûts de casemate du type II expérimentés à Tarbes en 1878. Son usage particulier serait donc le tir depuis une casemate, derrière un créneau, plutôt qu’une utilisation en batterie extérieure sur l’affût réglementaire.
N° 2 et n° 3 : l’un des deux matériels serait un obusier de 220 mm, l’autre un mortier de 270 mm, tous deux conçus par le colonel de Bange et montés sur des affûts expérimentaux à col de cygne.
Je ne me risque pas encore à attribuer définitivement chaque bouche à feu aux n° 2 et n° 3, la perspective et les dimensions apparentes sur la photographie pouvant être trompeuses.
Je suppose donc que les deux modèles photographiés ne furent pas rendus réglementaires parce que leurs affûts à col de cygne étaient trop lourds ou encombrants, ou maîtrisaient moins avantageusement le recul et le retour en batterie que les solutions finalement retenues. Mais c’est sur ce dernier point que mon identification demeure la plus hypothétique.
Peut-être faut-il aussi tenir compte du fait que de Bange, après son départ de l’armée, poursuivit des études privées aux établissements Cail. Si ces deux matériels appartiennent à cette période, leur origine privée a pu contribuer aux réticences de la Direction de l’Artillerie, sans nécessairement constituer la raison principale de leur non-adoption.
Cordialement.
Re: Mini-Quizz d'été
Bonsoir,
Oui, Polux, pour le n° 1, il s'agit bien d'un canon de 138 de Reffye. Il reste à trouver l'inventeur de l'affût. Sur la photo, on constate l'utilisation de l'affût avec un canon de 138 mais il a été prévu, à l'origine, pour recevoir un canon de 155 L de Bange.
Pour les n° 2 et 3, la réponse est presque exacte, il s'agit, dans les deux cas de mortiers, un de 220 et un de 270, tous deux du système de Bange.
Toutefois, il reste à trouver les raisons exactes pour lesquelles ces deux affûts de Bange n'ont pas été adoptés.
Encore un effort et ce mini-quizz trouvera ses solutions...
Cordialement,
Guy François.
Oui, Polux, pour le n° 1, il s'agit bien d'un canon de 138 de Reffye. Il reste à trouver l'inventeur de l'affût. Sur la photo, on constate l'utilisation de l'affût avec un canon de 138 mais il a été prévu, à l'origine, pour recevoir un canon de 155 L de Bange.
Pour les n° 2 et 3, la réponse est presque exacte, il s'agit, dans les deux cas de mortiers, un de 220 et un de 270, tous deux du système de Bange.
Toutefois, il reste à trouver les raisons exactes pour lesquelles ces deux affûts de Bange n'ont pas été adoptés.
Encore un effort et ce mini-quizz trouvera ses solutions...
Cordialement,
Guy François.
Re: Mini-Quizz d'été
Bonjour,
Concernant le mortier de 220 de de Bange je crois qu’il fut teste a Calais avec le 220 du dépôt central sur affut du service du matériel de ce depot. Le mortier du dépôt central a été ensuite envoye à Bourges mais le comité a estime que si les qualités balistiques étaient comparable le mortie du depot central devait être prefere car plus leger (1970 kg la piece) ce mortier sera adopte sous le nom de mortier de 220 modele 1880
S’agissant du mortier de 270 de siege les essais d’affut ont semble t’il pris du temps et le projet de 1889 d’affut de siege des capitaines baquet et saint Clair est adopte en 1889 avec le mortier de l’atelier de tarbes du colonel Florentin qui lui aussi est plus leger (4400 kg) que celui de de Bange
Cordialement
Pierre
Concernant le mortier de 220 de de Bange je crois qu’il fut teste a Calais avec le 220 du dépôt central sur affut du service du matériel de ce depot. Le mortier du dépôt central a été ensuite envoye à Bourges mais le comité a estime que si les qualités balistiques étaient comparable le mortie du depot central devait être prefere car plus leger (1970 kg la piece) ce mortier sera adopte sous le nom de mortier de 220 modele 1880
S’agissant du mortier de 270 de siege les essais d’affut ont semble t’il pris du temps et le projet de 1889 d’affut de siege des capitaines baquet et saint Clair est adopte en 1889 avec le mortier de l’atelier de tarbes du colonel Florentin qui lui aussi est plus leger (4400 kg) que celui de de Bange
Cordialement
Pierre
pierre
Re: Mini-Quizz d'été
Bonsoir,
On peut dire, à quelques nuances près, que les n° 2 et 3 ont trouvé leur solution:
-n° 2: mortier de 270 de Bange sur affût de Bange (à col de cygne).
-n° 3: mortier de 220 de Bange sur affût de Bange (à col de cygne).
Les bouches à feu du Dépôt Central leur furent préférées, car plus légères, alors que les mortiers de Bange autorisaient l'emploi de plus fortes charges et donc plus de portée, d'autant que leurs affûts permettaient de surcroît une plus forte élévation. La principale objection, en plus de la limitation du poids, était qu'un mortier "n'a pas besoin d'une longue portée", argument assez curieux, même pour l'époque (années 1878 à 1880). Ces mortiers de Bange furent donc rejetés de même, qu'un peu plus tard, le mortier portatif de 90 du colonel de Bange, véritable "Minenwerfer à la française" avant la lettre. Ce mortier, portable par deux hommes, fera cruellement défaut à notre Armée trente ans plus tard...Il faut dire que le colonel de Bange avait l'expérience du siège de Sébastopol où la guerre de tranchée s'était déjà imposée, vingt-cinq années avant la conception de ces mortiers (tout comme en 1904, cette forme de guerre s'imposera avec encore plus de force pendant la guerre russo-japonaise lors du siège de Port-Arthur).
Ces photographies des mortiers de Bange de 220 et 270 sont prises à la Commission de Calais vers 1878-1879.
En vérité, on peut se demander si les affûts à col de cygne des gros mortiers auraient supporté longtemps les tirs à forte charge. En effet, les canons de 155 C modèle 1881 ou 1881-1912 sur affût à col de cygne devront être munis en 1915 d'arcs boutants en tôle d'acier pour renforcer l'affût lors de l'exécution des tirs à forte charge.
Pour clôturer ce sujet, il reste à identifier l'inventeur de l'affût du n° 1 qui est un "affût de place à grand châssis" destiné au canon de 155 L modèle 1877. Un grand inventeur, qui n'est pas le colonel de Bange, donc...
Cordialement,
Guy François.
On peut dire, à quelques nuances près, que les n° 2 et 3 ont trouvé leur solution:
-n° 2: mortier de 270 de Bange sur affût de Bange (à col de cygne).
-n° 3: mortier de 220 de Bange sur affût de Bange (à col de cygne).
Les bouches à feu du Dépôt Central leur furent préférées, car plus légères, alors que les mortiers de Bange autorisaient l'emploi de plus fortes charges et donc plus de portée, d'autant que leurs affûts permettaient de surcroît une plus forte élévation. La principale objection, en plus de la limitation du poids, était qu'un mortier "n'a pas besoin d'une longue portée", argument assez curieux, même pour l'époque (années 1878 à 1880). Ces mortiers de Bange furent donc rejetés de même, qu'un peu plus tard, le mortier portatif de 90 du colonel de Bange, véritable "Minenwerfer à la française" avant la lettre. Ce mortier, portable par deux hommes, fera cruellement défaut à notre Armée trente ans plus tard...Il faut dire que le colonel de Bange avait l'expérience du siège de Sébastopol où la guerre de tranchée s'était déjà imposée, vingt-cinq années avant la conception de ces mortiers (tout comme en 1904, cette forme de guerre s'imposera avec encore plus de force pendant la guerre russo-japonaise lors du siège de Port-Arthur).
Ces photographies des mortiers de Bange de 220 et 270 sont prises à la Commission de Calais vers 1878-1879.
En vérité, on peut se demander si les affûts à col de cygne des gros mortiers auraient supporté longtemps les tirs à forte charge. En effet, les canons de 155 C modèle 1881 ou 1881-1912 sur affût à col de cygne devront être munis en 1915 d'arcs boutants en tôle d'acier pour renforcer l'affût lors de l'exécution des tirs à forte charge.
Pour clôturer ce sujet, il reste à identifier l'inventeur de l'affût du n° 1 qui est un "affût de place à grand châssis" destiné au canon de 155 L modèle 1877. Un grand inventeur, qui n'est pas le colonel de Bange, donc...
Cordialement,
Guy François.
Re: Mini-Quizz d'été
Le Commandant Deport ? Le Lieutenant Colonel Périer de Lahitolle ?
Dernière modification par feanor le lun. août 03, 2026 12:58 pm, modifié 2 fois.
Re: Mini-Quizz d'été
Bonjour,
Je propose le lieutenant-colonel Henri Périer de Lahitolle.
Cordialement,
Bonne journée,
Je propose le lieutenant-colonel Henri Périer de Lahitolle.
Cordialement,
Bonne journée,
Re: Mini-Quizz d'été
Bonsoir,
Voilà la bonne réponse qui met fin à ce mini-quizz.
Merci à tous les participants!
Cordialement,
Guy François.
Voilà la bonne réponse qui met fin à ce mini-quizz.
Merci à tous les participants!
Cordialement,
Guy François.