POULBOT Francisque
L'absence du père est à nouveau sensible dans ce dessin de POULBOT.
Sont-ils orphelins ? Leur père se trouve-t-il aux armées ?
Quelque part, dans la moitié nord de la France, sur une route bordée d'une rangée de peupliers, trois frères, livrés à eux-mêmes, les vêtements élimés, les chaussures usées jusqu'à la corde, cheminent. Ils fuient la zone des combats mais aussi leur village dévasté par la guerre que l'on aperçoit fumant à l'arrière-plan.
Le regard vide, sans savoir où l'exode les conduira, Ils emportent avec eux, un simple baluchon sur le dos pour deux d'entre eux. Le plus grand va pieds nus ; le caricaturiste accentue-t-il ainsi la détresse des enfants !
Le plus petit, qui ne prend pas la mesure de la gravité de la situation, se rassure en serrant fort la main de son grand frère et l'interpelle en ces termes :
"Oui mais, il est fort papa, plus fort que dix boches."
Pour fictive qu'elle soit, cette situation colle à la situation des milliers de gens du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme, de l'Aisne ou encore des Ardennes qui, pour certains, ont dû évacuer plusieurs fois les lieux qu'ils habitaient ou qui les hébergeaient au cours de la Grande guerre.
POULBOT Francisque
Re: POULBOT Francisque
Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: POULBOT Francisque
POULBOT Francisque
Le gamin au képi rouge est l’un des types de représentation de l'enfant que l'on retrouve à diverses reprises dans la production iconographique de POULBOT. Émanation de l'école de la République, de celle qui prône une école gratuite, laïque et obligatoire, le garçonnet, jamais effronté, sans ressentiment ni révolte, incarne une sorte de continuité et de stabilité du citoyen en devenir qu'il sera plus tard. Il contraste avec le gosse farceur, gouailleur et insolent, qui parsème également l’œuvre de POULBOT, et qui représente, lui, de manière plus marquée, l'impertinence et la débrouillardise du môme des faubourgs.
L'utilisation de ce couvre-chef fait moins appel à un patriotisme exacerbé qu'à l'affirmation d'une forme de courage, de résilience en temps de guerre de la part des enfants.
Le gamin au képi rouge est l’un des types de représentation de l'enfant que l'on retrouve à diverses reprises dans la production iconographique de POULBOT. Émanation de l'école de la République, de celle qui prône une école gratuite, laïque et obligatoire, le garçonnet, jamais effronté, sans ressentiment ni révolte, incarne une sorte de continuité et de stabilité du citoyen en devenir qu'il sera plus tard. Il contraste avec le gosse farceur, gouailleur et insolent, qui parsème également l’œuvre de POULBOT, et qui représente, lui, de manière plus marquée, l'impertinence et la débrouillardise du môme des faubourgs.
L'utilisation de ce couvre-chef fait moins appel à un patriotisme exacerbé qu'à l'affirmation d'une forme de courage, de résilience en temps de guerre de la part des enfants.
Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: POULBOT Francisque
POULBOT Francisque
Montmartrois, Francisque POULBOT n'a qu'à sortir de chez lui pour assister à des scènes de reconstitution de guerre entre les enfants de la Butte. La rue est leur terrain de jeu favori sauf quand la concierge d'un immeuble, un peu trop coriace, met fin à la partie et provoque la débandade.
Sans cette c'tte chameau d'concierge, on gagnait la bataille
Au soldat Bébert, une médaille pour avoir démasqué le môme de la concierge qui cafardait à sa mère.
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POULBOT choisit cette fois, de planter le décor dans un paysage de campagne, proche d'un village dont on aperçoit le clocher pointu. La guerre est absente de cette scène si ce n'est la présence de deux soldats français qui s'approchent d'un groupe d'enfants dans l'expectative :
Commentaire du dessin
- Alors les gosses ! ... on joue à la guerre.
- On peut pas, personne veut faire le Boche.
Montmartrois, Francisque POULBOT n'a qu'à sortir de chez lui pour assister à des scènes de reconstitution de guerre entre les enfants de la Butte. La rue est leur terrain de jeu favori sauf quand la concierge d'un immeuble, un peu trop coriace, met fin à la partie et provoque la débandade.
Sans cette c'tte chameau d'concierge, on gagnait la bataille
Au soldat Bébert, une médaille pour avoir démasqué le môme de la concierge qui cafardait à sa mère.
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POULBOT choisit cette fois, de planter le décor dans un paysage de campagne, proche d'un village dont on aperçoit le clocher pointu. La guerre est absente de cette scène si ce n'est la présence de deux soldats français qui s'approchent d'un groupe d'enfants dans l'expectative :
Commentaire du dessin
- Alors les gosses ! ... on joue à la guerre.
- On peut pas, personne veut faire le Boche.
Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: POULBOT Francisque
POULBOT Francisque
LE CHIEN PROTECTEUR
Également utilisé dans l'iconographie de POULBOT, le chien devient soutien des enfants malmenés par les malheurs de la guerre.
La Misère des minots sur le chemin de l'exode, livrés à eux-mêmes, obligent trois d'entre eux, dont l'aînée, le baluchon sur l'épaule, à trouver refuge pour la nuit, dans une niche de chien pour y dormir. Complaisamment, le canidé à l'air pataud leur offre sa protection.
De nouveau, POULBOT profite de ce thème pour fustiger l'adversaire, réputé rapia et avide de tout piller en pays occupé, au contraire du chien, partageur, quand l'auteur fait dire à un garçonnet qui se désaltère dans la gamelle du compagnon à quatre pattes :
"Un chien, c'est pas un Boche.".
LE CHIEN PROTECTEUR
Également utilisé dans l'iconographie de POULBOT, le chien devient soutien des enfants malmenés par les malheurs de la guerre.
La Misère des minots sur le chemin de l'exode, livrés à eux-mêmes, obligent trois d'entre eux, dont l'aînée, le baluchon sur l'épaule, à trouver refuge pour la nuit, dans une niche de chien pour y dormir. Complaisamment, le canidé à l'air pataud leur offre sa protection.
De nouveau, POULBOT profite de ce thème pour fustiger l'adversaire, réputé rapia et avide de tout piller en pays occupé, au contraire du chien, partageur, quand l'auteur fait dire à un garçonnet qui se désaltère dans la gamelle du compagnon à quatre pattes :
"Un chien, c'est pas un Boche.".
Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE