Bonsoir,
Le réseau d'A.L.V.F de la Montagne de Reims, dont le développement est assez considérable, a été achevé en avril 1917 juste à temps pour les attaques. Sa voie d'accès est notamment constituée par le plan incliné de Germaine où un treuil de mine hisse les lourdes pièces de l'A.L.V.F jusqu'au sommet de la Montagne de Reims.
En mai 1917, des groupes de 32 occupent les épis construits à l'extrémité Est du réseau de la Montagne de Reims. Ces canons de 32 cm sont employés avant tout pour contrebattre les pièces d'artillerie allemande de gros calibre établies au Nord des Monts de Champagne. Les canons de 32 cm n'ont pas tiré sur le Mont Cornillet proprement dit au moment de attaques décisives de mai 1917.
Cordialement,
Guy François.
Il y a cent ans, 700 soldats allemands vont mourir au Mont Cornillet
Re: Il y a cent ans, 700 soldats allemands vont mourir au Mont Cornillet
Sauf si cela a déjà été fait, je me permets de mentionner l'existence de ce bouquin, de feu Patrick Facon, qui a été plus connu pour ses travaux sur l'aviation :
https://www.amazon.fr/batailles-monts-C ... ext&sr=8-1
https://www.amazon.fr/batailles-monts-C ... ext&sr=8-1
Re: Il y a cent ans, 700 soldats allemands vont mourir au Mont Cornillet
Bonsoir,
Le mois de mai nous ramenant à la tragédie du 20 mai 1917 au Mont Cornillet, je complète ce sujet.
J'avais en effet demandé sur un Forum voisin le sort éventuel du soldat allemand dont la photographie figure en page 2 de ce sujet.
Grâce aux recherches, toujours très documentées, de "Rheinhaben", je peux préciser que ce jeune soldat est Karl Schmid appartenant à la 4e compagnie du 476e régiment de l'armée Wurtembergeoise et qu'il fait malheureusement partie des disparus de cette tragédie. Son corps a été néanmoins probablement retrouvé lors des premières fouilles des années 1930 sur le Mont-Cornillet.
Je republie donc la photographie de la collection de Maurice Sublet montrant le jeune Karl Schmid, né le 15 février 1898 et signataire de la carte postale envoyée à sa sœur, six semaines avant sa mort tragique: Cordialement,
Guy François.
Le mois de mai nous ramenant à la tragédie du 20 mai 1917 au Mont Cornillet, je complète ce sujet.
J'avais en effet demandé sur un Forum voisin le sort éventuel du soldat allemand dont la photographie figure en page 2 de ce sujet.
Grâce aux recherches, toujours très documentées, de "Rheinhaben", je peux préciser que ce jeune soldat est Karl Schmid appartenant à la 4e compagnie du 476e régiment de l'armée Wurtembergeoise et qu'il fait malheureusement partie des disparus de cette tragédie. Son corps a été néanmoins probablement retrouvé lors des premières fouilles des années 1930 sur le Mont-Cornillet.
Je republie donc la photographie de la collection de Maurice Sublet montrant le jeune Karl Schmid, né le 15 février 1898 et signataire de la carte postale envoyée à sa sœur, six semaines avant sa mort tragique: Cordialement,
Guy François.
Re: Il y a cent ans, 700 soldats allemands vont mourir au Mont Cornillet
Bonsoir,
Je joins une photographie montrant une salve de deux obus détonant sur le Mont Cornillet en mai 1917.
Il doit s'agir ici de projectiles de 270 tirés sur les entrées des tunnels car les tirs de 400 n'ont été effectués que par un seul obusier de 400 en action (sur les trois obusiers de 400 disponibles dans ce Secteur). L'action des 270 s'effectue par le tir simultané de plusieurs pièces, leur tir est réglé le plus souvent par observation terrestre. En effet, le réglage par avion des tirs d'un 400 doit être des plus précis et il importe de bien individualiser l'arrivée des projectiles, ce qui sera le cas le 20 mai 1917.
A l'impact, il est assez difficile de discerner le tir des obus de réglage de 400 (à fusée sans retard) dont le nuage est à peine supérieur à celui produit par la détonation d'un obus de 270.
J'ai deux autres photographies d'impacts solitaires formant des nuages légèrement plus fournis qui pourraient être ceux d'obus de réglage de 400.
Je rappelle aussi que le tir des obus de 400 avec fusée retardée est très difficile à observer car la détonation souterraine ne produit en surface qu'un petit nuage comparable à celui d'un obus explosif de 75, particulièrement difficile à observer en avion même si toutes les autres pièces d'artillerie du secteur sont muettes à ce moment. Cordialement,
Guy François.
Je joins une photographie montrant une salve de deux obus détonant sur le Mont Cornillet en mai 1917.
Il doit s'agir ici de projectiles de 270 tirés sur les entrées des tunnels car les tirs de 400 n'ont été effectués que par un seul obusier de 400 en action (sur les trois obusiers de 400 disponibles dans ce Secteur). L'action des 270 s'effectue par le tir simultané de plusieurs pièces, leur tir est réglé le plus souvent par observation terrestre. En effet, le réglage par avion des tirs d'un 400 doit être des plus précis et il importe de bien individualiser l'arrivée des projectiles, ce qui sera le cas le 20 mai 1917.
A l'impact, il est assez difficile de discerner le tir des obus de réglage de 400 (à fusée sans retard) dont le nuage est à peine supérieur à celui produit par la détonation d'un obus de 270.
J'ai deux autres photographies d'impacts solitaires formant des nuages légèrement plus fournis qui pourraient être ceux d'obus de réglage de 400.
Je rappelle aussi que le tir des obus de 400 avec fusée retardée est très difficile à observer car la détonation souterraine ne produit en surface qu'un petit nuage comparable à celui d'un obus explosif de 75, particulièrement difficile à observer en avion même si toutes les autres pièces d'artillerie du secteur sont muettes à ce moment. Cordialement,
Guy François.