Bonsoir à tous,
Le commandant du transport auxiliaire Brouage
lors de la perte de ce bâtiment
— VINCENDEAU Jean, né le 3 janvier 1873 à Sainte-Terre (Gironde), au lieu-dit « Lavagnac » (Registre des actes de naissance de la commune de Sainte-Terre, Année 1873, f° 2, acte n° 1), décédé le ... [> 1939] à ... (...).
Capitaine au long-cours [Initialement inscrit au quartier de Libourne, f° 2.104] ; lieutenant de vaisseau auxiliaire. Classe 1893, n° 802 au recrutement de Libourne.
• Fils de Jean VINCENDEAU, né le 13 décembre 1847 à Sainte-Terre (Gironde), au lieu-dit « Lavagnac » (Registre des actes de naissance de la commune de Sainte-Terre, Année 1871, f° 19, acte n° 35), dé-cédé le ... [> 1926] à ... (...), cultivateur (1908). Et d’Élisabeth PILHARD, née le 27 janvier 1856 à Ju-gazan (Gironde) (Registre des actes de naissance de la commune de Jugazan, Année 1856, f° 1, acte n° 1), décédée le 19 décembre 1926 à Sainte-Terre, au lieu-dit « Lavagnac » (Registre des actes de décès de la commune de Sainte-Terre, Année 1926, f° 19, acte n° 36), sans profession. Époux ayant contracté mariage à Jugazan, le 21 septembre 1871 (Registre des actes de mariage de la commune de Jugazan, Année 1871, f° 4, acte n° 3).
• Époux de Suzanne Marie BOURREC, née le 8 mars 1884 à Gardegan-et-Tourtirac (Gironde) (Registre des actes de naissance de la commune de Gardegan-et-Tourtirac, Année 1884, f° 2, acte n° 2), sans profession, avec laquelle il avait contracté mariage à Bordeaux, le 27 juillet 1908 (Registre des actes de mariage de la ville de Bordeaux, Section 1, Année 1908, Acte n° 422).
Fille de Jean-Marie Henri BOURREC, né le 28 novembre 1848 à Pessan (Gers), entrepreneur de travaux publics (1884) [Tailleur de pierres (1868)]. Et de Marie GARITEY, née le 27 juin 1852 à Gardegan-et-Tourtirac, sans profession. Époux ayant contracté mariage dans ladite commune, le 8 octobre 1868 (Re-gistre des actes de mariage de la commune de Gardegan-et-Tourtirac, Année 1868, f° 4, acte n° 3).
Distinctions honorifiques
□ Cité à l’ordre de l’armée navale dans les termes suivants (J.O. 22 mars 1919, p. 2.969) : « Vincen-deau (Jean), lieutenant de vaisseau auxiliaire, commandant du Brouage : le 26 octobre 1918, le bâtiment qu’il commandait ayant pris feu, par suite d’une explosion due à un engin introduit à bord par un agent de l’ennemi, a fait preuve de beaucoup de courage et de sang-froid, au cours des ma-nœuvres qui lui ont permis d’assurer heureusement l’évacuation du personnel dans des conditions très périlleuses. A quitté son bord au dernier moment en se jetant à l’eau, ayant donné à tous un bel exemple d’ab-négation et de calme dans le danger. »
Citation emportant concession de la Croix de guerre avec palme.
□ Par arrêté du Ministre de la Marine en date du 7 novembre 1920 (J.O. 9 nov. 1920, p. 17.939 et 17.945), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants : « Vincendeau (Jean), lieutenant de vaisseau auxiliaire : a fait preuve du plus grand courage et d’un sang-froid lors de la perte du Brouage qu’il commandait, détruit par une explosion. A quitté son bord au dernier moment après avoir fait tous ses efforts pour sauver son bâtiment. Une citation. »
□ Par décision du Ministre de la Marine marchande en date du 3 février 1939 (J.O. 24 févr. 1939, p. 2.557), lui fut décernée la Médaille d’honneur des marins du commerce, instituée par la loi du 14 dé-cembre 1901 (J.O. 16 déc. 1901, p. 7.777) au bénéfice des marins français comptant plus de 300 mois de navigation.
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• L’Ouest-Éclair — éd. de Rennes —, n° 7.136, Dimanche 16 février 1919, p. 3.

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