Bonjour à tous,
Je suis enseignante d'histoire au Lycée français de Phnom Penh (Cambodge) et mes élèves de Seconde (15/16 ans) mènent un travail de recherche sur les khmers engagés dans l'armée française pendant la Première Guerre mondiale.
Ils ont eu accès aux Archives Nationales de Phnom Penh et nous recherchons également des documents dans la base de données de Mémoire des Hommes.
Nous avons trouvé plusieurs informations suggérant la présence de Khmers dans des bataillons de travail; ils auraient été notamment présents dans la poudrière d'Angoulême et dans d'autres usines du sud de la France. Mais nous ne trouvons aucune archive nous donnant une idée de leur vie sur place, même en cherchant largement sur la présence des Indochinois.
Nous cherchons une aide à nos recherches. Si vous avez des informations, des pistes de recherche pour ces travailleurs.
Je vous remercie par avance !
Les khmers dans les bataillons de travail
Re: Les khmers dans les bataillons de travail
Bonjour
Un survol
Sans toutefois de vraies précisions encore sur les khmers (cambodgiens) engagés parmi ces hommes
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Ouvrages (thèse) : «Un milieu porteur de modernisation :
Travailleurs et tirailleurs vietnamiens en France pendant la première guerre mondiale
https://theses.chartes.psl.eu/document/ENCPOS_1986_06
...
SOURCES
Dans un ensemble très dispersé, l’essentiel des sources est constitué, à la Section Outre-Mer des Archives nationales, par les papiers du Contrôle général des travailleurs et des tirailleurs indochinois, noyau originel du fonds de S.L.O.T.F.O.M. (Service de Liaison avec les originaires des territoires français d’outre-mer) et par les rapports de l’inspection des Colonies. L’étude des recrutements s’est appuyée sur un fonds inédit, non classé, de la sous-série Q 9 (affaires militaires-recrutement) des archives du Gouvernement général, conservé au Dépôt des Archives d’Outre-Mer à Aix-en-Provence.
La disparition, dans des circonstances mal élucidées, des archives de la Direction des Troupes coloniales limite considérablement l’intérêt des recherches au Service historique de l’Armée de Terre.
...
Tirailleurs et troupes d’étape : les limites d’une expérience
A l’exception de quatre bataillons combattants, deux en France et deux en Orient, les tirailleurs furent affectés dans les quinze bataillons d’étape, véritable armée de manœuvres, d’infirmiers et de brancardiers, cantonnée derrière le front. »
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INfO
La Section Outre-Mer des Archives nationales (SOM), située rue Oudinot à Paris, a conservé les archives ministérielles de l'expansion coloniale, dont une importante documentation sur l'Indochine, jusqu'à leur transfert en 1986 vers les Archives nationales d'outre-mer (ANOM) à Aix-en-Provence.
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Ouvrage: Commémoration : En souvenir des Cambodgiens qui se battaient dans les tranchées en 14-18
Photo du rédacteur: Christophe Gargiulo
https://www.cambodgemag.com/post/premiè ... r-colonial
«... Recrues
En janvier 1916, le gouverneur général d’Indochine annonçait avoir besoin de 7000 hommes (sept bataillons) de réserve et de soldats actifs d’Indochine, 12 000 bénévoles, 10 000 travailleurs qualifiés (infirmiers qualifiés, interprètes) et 20 000 travailleurs non qualifiés.
Le Cambodge fut appelé à fournir 1 000 fantassins volontaires et 2 500 travailleurs pour la France. Le 7 avril 1916, le nombre de volontaires enrôlés (ouvriers et soldats) totalisait seulement 1015 recrues. ...»
... Parmi les recrues se trouvaient cinq princes, dont trois petits-enfants de Norodom, et deux autres petits-enfants de Sisowath. Il y avait environ 15 bataillons indochinois, avec un ratio d’un Cambodgien sur 10. La majorité des volontaires indochinois provenaient d’Annam et de Cochinchine. La plupart des Cambodgiens furent enrôlés dans le 20e bataillon indochinois.
PAr ailleurs: Médaille du 20e Bataillon Indochinois 1916-1917
https://collindubocage.com/lot/93984/9559093
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Ouvrage: «La prévention des rencontres entre Chinois et Indochinois durant la Première Guerre mondiale : une politique impériale spatiale en France métropolitaine»
https://books.openedition.org/editionsc ... 88?lang=fr
Extrait
«... À leur arrivée à Marseille, les travailleurs et les soldats indochinois étaient conduits vers leurs destinations de travail. Au 1er janvier 1917, de nombreux soldats avaient été répartis dans seize bataillons indochinois au total ou dispatchés vers d’autres unités. Parmi les seize bataillons indochinois, six étaient affectés sur le front nord-est, six autres en France à l’intérieur et quatre dans l’armée d’Orient (principalement dans le sud-est des Balkans)24. Le 11 novembre 1918, 5 000 autres Indochinois servaient dans les services automobiles, où ils conduisaient et entretenaient les véhicules, et 8 000 faisaient office d’auxiliaires dans le service de santé, par exemple, en tant qu’infirmiers insuffisamment formés25. À l’exception de quatre bataillons de combat qui participaient à l’action sur le front occidental, et dans les Balkans, le reste des unités étaient des bataillons d’étapes, c’est-à-dire des bataillons de travail ou de communication26 similaires aux membres du Chinese Labour Corps, qui étaient affectés à différentes positions, certains dans la zone de l’intérieur, d’autres étant employés à la logistique dans la zone des armées. Ils construisaient et entretenaient donc les voies de communication comme les routes et les voies ferrées, chargeaient et déchargeaient les marchandises, veillaient sur les installations militaires et civiles et parfois aussi sur les prisonniers de guerre, mais ils étaient également engagés pour « d’autres emplois » tels que l’exploitation forestière27. La plupart de ces hommes strictement organisés en bataillons, et avec en général très peu de congés, n’auraient pas pu, du moins durant la guerre, entrer sérieusement en contact avec les membres très strictement encadrés du Chinese Labour Corps...»
Note de bas de pages du même texte: «10 - 5 492 selon Le Van Ho M, op. cit., 1986, p. 199-200. La plupart d’entre eux étaient des soldats fraîchement recrutés, plutôt que des réservistes ou des membres de l’active des Tirailleurs Annamites ou des Tirailleurs Tonkinois. Ils formaient les bataillons indochinois mais ils étaient souvent désignés (comme par Bouhier) comme soldats-travailleurs en raison du travail qu’ils faisaient derrière les lignes.»
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Article: «Les Indochinois en 14-18 https://www.foyer-vietnam.org/les-indochinois-en-14-18
...
Quinze bataillons d’étapes indochinois sont formés pour la logistique des armées, avec en plus 9 000 infirmiers et 5 000 chauffeurs pour les transports militaires. Les travailleurs sous régime militaire seront employés principalement dans l’industrie de guerre, la plupart des usines étant situées dans le sud-ouest de la France....»
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Ouvrage «Indochinese Workers in France (Indochina)»
https://encyclopedia.1914-1918-online.n ... indochina/
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Ouvrage: Publication de Lycée Français René Descartes Phnom Penh
https://www.facebook.com/LFRDPP/posts/l ... 963506255/
Un survol
Sans toutefois de vraies précisions encore sur les khmers (cambodgiens) engagés parmi ces hommes
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Ouvrages (thèse) : «Un milieu porteur de modernisation :
Travailleurs et tirailleurs vietnamiens en France pendant la première guerre mondiale
https://theses.chartes.psl.eu/document/ENCPOS_1986_06
...
SOURCES
Dans un ensemble très dispersé, l’essentiel des sources est constitué, à la Section Outre-Mer des Archives nationales, par les papiers du Contrôle général des travailleurs et des tirailleurs indochinois, noyau originel du fonds de S.L.O.T.F.O.M. (Service de Liaison avec les originaires des territoires français d’outre-mer) et par les rapports de l’inspection des Colonies. L’étude des recrutements s’est appuyée sur un fonds inédit, non classé, de la sous-série Q 9 (affaires militaires-recrutement) des archives du Gouvernement général, conservé au Dépôt des Archives d’Outre-Mer à Aix-en-Provence.
La disparition, dans des circonstances mal élucidées, des archives de la Direction des Troupes coloniales limite considérablement l’intérêt des recherches au Service historique de l’Armée de Terre.
...
Tirailleurs et troupes d’étape : les limites d’une expérience
A l’exception de quatre bataillons combattants, deux en France et deux en Orient, les tirailleurs furent affectés dans les quinze bataillons d’étape, véritable armée de manœuvres, d’infirmiers et de brancardiers, cantonnée derrière le front. »
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INfO
La Section Outre-Mer des Archives nationales (SOM), située rue Oudinot à Paris, a conservé les archives ministérielles de l'expansion coloniale, dont une importante documentation sur l'Indochine, jusqu'à leur transfert en 1986 vers les Archives nationales d'outre-mer (ANOM) à Aix-en-Provence.
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Ouvrage: Commémoration : En souvenir des Cambodgiens qui se battaient dans les tranchées en 14-18
Photo du rédacteur: Christophe Gargiulo
https://www.cambodgemag.com/post/premiè ... r-colonial
«... Recrues
En janvier 1916, le gouverneur général d’Indochine annonçait avoir besoin de 7000 hommes (sept bataillons) de réserve et de soldats actifs d’Indochine, 12 000 bénévoles, 10 000 travailleurs qualifiés (infirmiers qualifiés, interprètes) et 20 000 travailleurs non qualifiés.
Le Cambodge fut appelé à fournir 1 000 fantassins volontaires et 2 500 travailleurs pour la France. Le 7 avril 1916, le nombre de volontaires enrôlés (ouvriers et soldats) totalisait seulement 1015 recrues. ...»
... Parmi les recrues se trouvaient cinq princes, dont trois petits-enfants de Norodom, et deux autres petits-enfants de Sisowath. Il y avait environ 15 bataillons indochinois, avec un ratio d’un Cambodgien sur 10. La majorité des volontaires indochinois provenaient d’Annam et de Cochinchine. La plupart des Cambodgiens furent enrôlés dans le 20e bataillon indochinois.
PAr ailleurs: Médaille du 20e Bataillon Indochinois 1916-1917
https://collindubocage.com/lot/93984/9559093
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Ouvrage: «La prévention des rencontres entre Chinois et Indochinois durant la Première Guerre mondiale : une politique impériale spatiale en France métropolitaine»
https://books.openedition.org/editionsc ... 88?lang=fr
Extrait
«... À leur arrivée à Marseille, les travailleurs et les soldats indochinois étaient conduits vers leurs destinations de travail. Au 1er janvier 1917, de nombreux soldats avaient été répartis dans seize bataillons indochinois au total ou dispatchés vers d’autres unités. Parmi les seize bataillons indochinois, six étaient affectés sur le front nord-est, six autres en France à l’intérieur et quatre dans l’armée d’Orient (principalement dans le sud-est des Balkans)24. Le 11 novembre 1918, 5 000 autres Indochinois servaient dans les services automobiles, où ils conduisaient et entretenaient les véhicules, et 8 000 faisaient office d’auxiliaires dans le service de santé, par exemple, en tant qu’infirmiers insuffisamment formés25. À l’exception de quatre bataillons de combat qui participaient à l’action sur le front occidental, et dans les Balkans, le reste des unités étaient des bataillons d’étapes, c’est-à-dire des bataillons de travail ou de communication26 similaires aux membres du Chinese Labour Corps, qui étaient affectés à différentes positions, certains dans la zone de l’intérieur, d’autres étant employés à la logistique dans la zone des armées. Ils construisaient et entretenaient donc les voies de communication comme les routes et les voies ferrées, chargeaient et déchargeaient les marchandises, veillaient sur les installations militaires et civiles et parfois aussi sur les prisonniers de guerre, mais ils étaient également engagés pour « d’autres emplois » tels que l’exploitation forestière27. La plupart de ces hommes strictement organisés en bataillons, et avec en général très peu de congés, n’auraient pas pu, du moins durant la guerre, entrer sérieusement en contact avec les membres très strictement encadrés du Chinese Labour Corps...»
Note de bas de pages du même texte: «10 - 5 492 selon Le Van Ho M, op. cit., 1986, p. 199-200. La plupart d’entre eux étaient des soldats fraîchement recrutés, plutôt que des réservistes ou des membres de l’active des Tirailleurs Annamites ou des Tirailleurs Tonkinois. Ils formaient les bataillons indochinois mais ils étaient souvent désignés (comme par Bouhier) comme soldats-travailleurs en raison du travail qu’ils faisaient derrière les lignes.»
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Article: «Les Indochinois en 14-18 https://www.foyer-vietnam.org/les-indochinois-en-14-18
...
Quinze bataillons d’étapes indochinois sont formés pour la logistique des armées, avec en plus 9 000 infirmiers et 5 000 chauffeurs pour les transports militaires. Les travailleurs sous régime militaire seront employés principalement dans l’industrie de guerre, la plupart des usines étant situées dans le sud-ouest de la France....»
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Ouvrage «Indochinese Workers in France (Indochina)»
https://encyclopedia.1914-1918-online.n ... indochina/
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Ouvrage: Publication de Lycée Français René Descartes Phnom Penh
https://www.facebook.com/LFRDPP/posts/l ... 963506255/
Salutations
Michel
Michel
Re: Les khmers dans les bataillons de travail
Bonjour
Un post du forum viewtopic.php?t=81652&hilit=camp&start=10
Un post du forum viewtopic.php?t=81652&hilit=camp&start=10
Cordialement.
Serge, recherche photos et documents sur 115 RI, 166 RI et 66 RI.
Serge, recherche photos et documents sur 115 RI, 166 RI et 66 RI.
Re: Les khmers dans les bataillons de travail
Bonjour
Il y a certaines informations qui peut s'échanger entre l'autre sujet en lien avec les Khmers (cambodgiens) de nmantion
Soldats khmers pendant la 1e Guerre mondiale
viewtopic.php?t=81910
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Soldats khmers pendant la 1e Guerre mondiale
viewtopic.php?t=81910
Salutations
Michel
Michel
Re: Les khmers dans les bataillons de travail
bonjour à tous.
pour anecdote, le prince Pinnoret, petit-fils de Sisowath, est décédé à Pau. cela dit, il ne semble pas qu'il ait fait partie du contingent des engagés.
voir L'Indépendant des Basses-Pyrénées des 16 et 17/05/1916 :
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... rk=64378;0
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... rk=42918;4
Cdlt,
Frédéric