Bonjour à tous
Merci par avance à ceux qui se sont intéressés à l'histoire du 81e RI en 14-18, de m'indiquer s'ils possèdent des éléments sur le capitaine Vidal ( commandant 9e Cie 3e bataillon en mai- août 1916), tué ou disparu à Thiaumont (Meuse) début août 1916
Cordialement
MAX 55
Capitaine VIDAL 81e RI
Re: Capitaine VIDAL 81e RI
Bonsoir,
VIDAL Paul Régis
Passage au grade de Cpt : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... IDAL.f9.hl
Le jmo ne précise pas le sort du Cpt Vidal, on trouve son remplaçant le Cpt AUGE Raymond.
Fait prisonnier le 08/08/1916
FM : https://archives.lozere.fr/ark:/24967/v ... ogrp/0/389
LH : https://www.leonore.archives-nationales ... ice/372389
CICR : https://grandeguerre.icrc.org/fr/File/Z ... 568_0.JPG/
Bonne soirée, Fabrice
VIDAL Paul Régis
Passage au grade de Cpt : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... IDAL.f9.hl
Le jmo ne précise pas le sort du Cpt Vidal, on trouve son remplaçant le Cpt AUGE Raymond.
Fait prisonnier le 08/08/1916
FM : https://archives.lozere.fr/ark:/24967/v ... ogrp/0/389
LH : https://www.leonore.archives-nationales ... ice/372389
CICR : https://grandeguerre.icrc.org/fr/File/Z ... 568_0.JPG/
Bonne soirée, Fabrice
Re: Capitaine VIDAL 81e RI
Bonjour,
Merci beaucoup à vous Fdanes pour toutes les renseignements apportés concernant le capitaine Vidal, seul et éphémère commandant d'armes de l'ouvrage de Thiaumont
Cordialement
MAX 55
Merci beaucoup à vous Fdanes pour toutes les renseignements apportés concernant le capitaine Vidal, seul et éphémère commandant d'armes de l'ouvrage de Thiaumont
Cordialement
MAX 55
-
François12
- Messages : 6
- Inscription : dim. janv. 18, 2026 7:37 pm
Re: Capitaine VIDAL 81e RI
Bonjour,
Je viens de retrouver les écrits de mon arrière grand-père, sergent mitrailleur au 81ème, qui a justement fait référence au capitaine Vidal lorsqu'il tenait l'ouvrage de Thiaumont.
Cela ne vous apportera pas beaucoup d'informations mais j'espère que cela pourra vous interesser:
"Dimanche 6 août 1916
A 1 heure du matin un ordre arrive au capitaine d’aller faire reconnaître si l’ouvrage de Thiaumont tenait toujours et de se mettre en liaison avec le Capitaine Vidal qui l’occupe et de lui prêter secours avec une section de mitrailleuse si c’était nécessaire. Le Capitaine me fait appeler et me désigne pour cette reconnaissance. Avec la lampe électrique le chef me donne la direction au moyen de sa carte et me dit de désigner deux hommes pour m’accompagner. « Inutile de sacrifier trois vies lui dis-je, j’irai seul, pour quelle heure la réponse ? -Pour 4 heures au plus tard au colonel- Le colonel aura sa réponse à l’heure prescrite à moins que je ne sois mort. »
Le capitaine me serre la main et me souhaite bonne chance.
Le bombardement est terrible et la nuit très noire, les éclatements rendant l’obscurité plus profonde. Je dois attendre un peu pour pouvoir me diriger. Au bout d’un moment il me semble un peu plus clair, je pars à travers les énormes trous d’obus en direction de l’ouvrage. Les obus s’abattent de tout côté et les mottes de terre qu’ils soulèvent me tombent quelquefois dessus et me font quelques contusions aux reins et aux jambes. Je trouve beaucoup de soldats couchés auxquels je crois demander quelques renseignements, mais ce ne sont que des morts.
J’aperçois enfin à l’horizon des hommes qui font un mouvement en avant et se recoucher. Je vais vers eux, c’est la 9ème Compagnie qui redresse la ligne. Par eux j’apprends où se trouve l’ouvrage. J’y pénètre, je dois rentrer à plat ventre car comme notre redoute, l’ouvrage est en partie démoli.
Il s’en est passé de chaud dans ces coins et cela dure toujours. Beaucoup de cadavres y sont entassés et le goût de putréfaction rend la respiration presque impossible et donne le vertige. Le capitaine Vidal est très heureux de me voir car il me connaît depuis longtemps. Il est très affecté par la mort de l’Adjudant qui vient d’être tué au milieu de ses hommes, c’était un très brave Sous-Officier qu’il regrette beaucoup. Il le fait plier dans une toile de tente et le fait rentrer dans la redoute pour ne pas le laisser à la vue de ses hommes. Je lui aide dans cette triste opération.
Je viens de retrouver les écrits de mon arrière grand-père, sergent mitrailleur au 81ème, qui a justement fait référence au capitaine Vidal lorsqu'il tenait l'ouvrage de Thiaumont.
Cela ne vous apportera pas beaucoup d'informations mais j'espère que cela pourra vous interesser:
"Dimanche 6 août 1916
A 1 heure du matin un ordre arrive au capitaine d’aller faire reconnaître si l’ouvrage de Thiaumont tenait toujours et de se mettre en liaison avec le Capitaine Vidal qui l’occupe et de lui prêter secours avec une section de mitrailleuse si c’était nécessaire. Le Capitaine me fait appeler et me désigne pour cette reconnaissance. Avec la lampe électrique le chef me donne la direction au moyen de sa carte et me dit de désigner deux hommes pour m’accompagner. « Inutile de sacrifier trois vies lui dis-je, j’irai seul, pour quelle heure la réponse ? -Pour 4 heures au plus tard au colonel- Le colonel aura sa réponse à l’heure prescrite à moins que je ne sois mort. »
Le capitaine me serre la main et me souhaite bonne chance.
Le bombardement est terrible et la nuit très noire, les éclatements rendant l’obscurité plus profonde. Je dois attendre un peu pour pouvoir me diriger. Au bout d’un moment il me semble un peu plus clair, je pars à travers les énormes trous d’obus en direction de l’ouvrage. Les obus s’abattent de tout côté et les mottes de terre qu’ils soulèvent me tombent quelquefois dessus et me font quelques contusions aux reins et aux jambes. Je trouve beaucoup de soldats couchés auxquels je crois demander quelques renseignements, mais ce ne sont que des morts.
J’aperçois enfin à l’horizon des hommes qui font un mouvement en avant et se recoucher. Je vais vers eux, c’est la 9ème Compagnie qui redresse la ligne. Par eux j’apprends où se trouve l’ouvrage. J’y pénètre, je dois rentrer à plat ventre car comme notre redoute, l’ouvrage est en partie démoli.
Il s’en est passé de chaud dans ces coins et cela dure toujours. Beaucoup de cadavres y sont entassés et le goût de putréfaction rend la respiration presque impossible et donne le vertige. Le capitaine Vidal est très heureux de me voir car il me connaît depuis longtemps. Il est très affecté par la mort de l’Adjudant qui vient d’être tué au milieu de ses hommes, c’était un très brave Sous-Officier qu’il regrette beaucoup. Il le fait plier dans une toile de tente et le fait rentrer dans la redoute pour ne pas le laisser à la vue de ses hommes. Je lui aide dans cette triste opération.