Trois cartes intéressantes qui figurent dans le dossier ASNIERES, mais concernent en réalité le voyage du NANTES:
Le passage du Horn (par le détroit de Lemaire à l'aller et par l'est des Malouines au retour d'Iquique)
Une partie de la route suivie par le MOËWE après la capture du NANTES et jusquà la capture de l'ASNIERES (en pointillés). Les autres routes sont celles aller (plus à l'est)et retour (plus à l'ouest)du NANTES.
Le trajet (en pointillés) entre la capture de l'ASNIERES et le transfert sur l'HUDSON MARU.
Le trois-mâts barque Nantes (date et lieu inconnus)
National Library of Australia – Pictures Australia
State Library of Victoria – Malcolm Brodie shipping collection
Image n° H 99.220/4271
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Les deux clichés de Nantes, mis par Rutilius sur le sujet en 2011 et 2012, paraissent avoir été pris dans le même endroit d'un port, si l'on se réfère aux constructions fixes visibles sous l'étrave.
La photo de 2011 parait antérieure, car Nantes à une coque encore marquée par un long voyage, manifestement sur lest, puisque la ligne de flottaison, à pleine charge, est ici largement hors d'eau.
Les voiles sont à poste, carguées sur les vergues. Du temps a passé, sur le second cliché, puisque les voiles ne sont plus sur les vergues et que la coque a été repeinte, le navire est cependant dans ses lignes d'eau, avec toujours du lest à bord. Les escales dans le port de chargement prenaient un certain temps, puisqu'il y avait d'abord le tour à prendre dans la file d'attente, le déchargement du lest, souvent concomittant du chargement pour des raisons de stabilité et ensuite le complément de chargement. Le tout était de l'ordre d'un à deux mois.
Le second cliché est paru dans le livre Trésors cap-horniers, en mentionnant qu'il s'agit d'un port australien. Nantes s'est rendu à plusieurs reprises en Australie pour charger du blé ou du charbon, quasiment tous les ans de 1904 à 1909, sous les ordres du capitaine Ricordel, et la dernière année du capitaine Curet. A Geelong (1904) ; Port Pirié (1905) ; Geelong (1906 et 1907), Port Adelaïde (1908) ; Astoria (1909). L'aller se faisait par le cap de Bonne Espérance et l'Océan Indien, et le retour par vent portant et la cap Horn.
Source : Jean Randier, Grands voiliers français, 1880-1930, Editions des Quatre Seigneurs, 1974.
Frédéric Grellier, Trésors Cap-Horniers, O Large éditions, 2010;
Partick Ahern, French sailing ships at Australian ports, arrivals and departures, 1898-1925, Patrick Ahern, 2010.