bonjour laurent,ce monument est entretenu par une dame de bouchavesnes après accord avec la mairie depuis 6 ans,bravo à elleBonjour à tous, à l'est de Bouchavesnes s'élève un monument en hommage à l'aspirant Maurice Gallé du 106e RI, tué le 25 septembre 1916 dans ce même secteur. Le JMO du 106e RI note le même jour le chiffre des pertes à 630 hommes dont Maurice Gallé. Porté disparu il sera déclaré mort; ce n'est qu'en mars 1917 lorsque le secteur sera occupé par les Britanniques que son corps fut retrouvé !
Le monument est situé à la croisée du chemin rural du moulin fondu et de celui du paradis des vaches, en face la D 149 venant de Cléry-sur-Somme (Est de Bouchavesnes)
http://img5.imageshack.us/img5/6369/dsc0206800x600.jpg
http://img521.imageshack.us/img521/3180 ... 00x600.jpg
Notez l'erreur de la date de décés sur la fiche MDH !
http://img503.imageshack.us/img503/7392/gallmaurice.jpg
Laurent![]()
Maurice Gallé 106e RI
-
la flamme80
- Messages : 608
- Inscription : sam. janv. 31, 2015 1:00 am
Re: Maurice Gallé 106e RI
-
la flamme80
- Messages : 608
- Inscription : sam. janv. 31, 2015 1:00 am
Re: Maurice Gallé 106e RI
bonjour à tous,pour info ce monument est entretenu par une dame de 68 ans de bouchavesnes du SF depuis 7 ans aprés accord entre les parties,bien cordialement
Re: Maurice Gallé 106e RI
Bonjour,
pour un peu plus d'info:
http://www.memorialgenweb.org/memorial3 ... 0&table=bp
Cordialement
Alain
pour un peu plus d'info:
http://www.memorialgenweb.org/memorial3 ... 0&table=bp
Cordialement
Alain
Alain
Re: Maurice Gallé 106e RI
Maurice Gallé 106e RI
A l'attention de Jean Michel et de tous ceux qui ont été et seront intéressés par le sujet.
Sources de l'article ci-dessous : édition du Courrier Picard du 7 septembre 2026
Le village restaure la stèle Gallé, mémoire d’un jeune soldat tombé en 1916
On trouvera la photographie de La stèle GALLÉ rénovée dans le Courrier Picard du jour.
===============================================
GALLÉ Maurice Philippe Louis
Mort pour la France le 25 septembre 1916 à Bouchavesnes-Bergen (Somme)
Né le 17 février 1895 à Creil (Oise)
Décédé à l'âge de 21 ans, 7 mois et 8 jours
Grade : aspirant
Unité : 106e régiment d'infanterie (106e RI)
N° matricule au corps : 14144
Classe : 1915
Bureau de recrutement de Compiègne (Oise)
Matricule au recrutement : 292
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Creil (Oise)
Journal officiel du 25 octobre 1920 page 16486
GALLÉ (Maurice-Philippe-Louis), matricule 14144, adjudant : sous-officier d'élite, ardent et brave. Glorieusement tombé, le 27 septembre 1916, à Bouchavesnes, en exécutant avec un courage et un sang-froid remarquables une mission périlleuse pour laquelle il s'était volontairement offert. A été cité.
N.B. : Comme le notait déjà Laurent59 dans le premier message de ce sujet,
on remarquera la date de décès erronée de cet aspirant du 106e R.I. tant sur le site Mémoire des Hommes du ministère des Armées que dans la citation du J.O.
A l'attention de Jean Michel et de tous ceux qui ont été et seront intéressés par le sujet.
Sources de l'article ci-dessous : édition du Courrier Picard du 7 septembre 2026
Le village restaure la stèle Gallé, mémoire d’un jeune soldat tombé en 1916
Bouchavesnes-Bergen. Isolé en plein champ, le monument dédié à Maurice Gallé, sous-officier de 22 ans tué en septembre 1916, vient d’être remis en état par la commune. Une cérémonie se tiendra le 26 septembre pour honorer sa mémoire et rappeler l’importance du devoir de mémoire.
À l’écart de la route qui relie Péronne à Bouchavesnes, un lieu chargé d’histoire vient de retrouver sa dignité. Bouchavesnes-Bergen, commune particulièrement meurtrie durant la Première Guerre mondiale, a entrepris la rénovation du monument Gallé. Cette stèle isolée en plein champ où repose un jeune soldat tombé pour la France.
Mort à 22 ans seulement
Maurice Gallé avait 22 ans lorsqu’il fut tué, le 25 septembre 1916, devant Bouchavesnes. Sous-officier d’élite, il s’était porté volontaire pour une mission périlleuse qu’il accomplit avec un courage et un sang-froid remarquables, avant d’y laisser la vie. Ses parents firent ériger sur place cette stèle en sa mémoire, il était leur fils unique, un monument que peu de promeneurs connaissent tant il se trouve éloigné des axes fréquentés. Sa grand-mère, Marie Franchemont, lui avait même écrit une prière, Prière de Madame Franchemont, grand-mère d’un soldat de 22 ans mort pour la France. La chambre du soldat se trouve toujours intacte dans le musée de la Faïencerie Gallé-Juillet de Creil (Oise).
Non loin de la stèle Gallé, repose également Gustave Fumery, 20 ans, mort quant à lui le 4 octobre de la même année.
Une cérémonie pour commémorer la mémoire de Maurice Gallé
Avec le temps, l’endroit s’était peu à peu effacé des mémoires, envahi par la végétation. Le maire de la commune, Régis Gourdin, a souhaité redonner à ce site toute sa place dans le devoir de mémoire local. C’est un employé communal qui a assuré la remise en état des lieux, effectuant le défrichage, le nettoyage et la peinture de la stèle, rendant à ce monument son allure d’origine.
Cette restauration s’accompagnera d’un temps fort commémoratif : une première cérémonie avec dépôt de gerbe se tiendra le samedi 26 septembre, afin d’honorer la mémoire de ces jeunes soldats et de rappeler à tous, habitants comme visiteurs, l’existence de ce lieu de recueillement discret mais essentiel, témoin silencieux d’un sacrifice qui mérite de ne jamais être oublié.
À l’écart de la route qui relie Péronne à Bouchavesnes, un lieu chargé d’histoire vient de retrouver sa dignité. Bouchavesnes-Bergen, commune particulièrement meurtrie durant la Première Guerre mondiale, a entrepris la rénovation du monument Gallé. Cette stèle isolée en plein champ où repose un jeune soldat tombé pour la France.
Mort à 22 ans seulement
Maurice Gallé avait 22 ans lorsqu’il fut tué, le 25 septembre 1916, devant Bouchavesnes. Sous-officier d’élite, il s’était porté volontaire pour une mission périlleuse qu’il accomplit avec un courage et un sang-froid remarquables, avant d’y laisser la vie. Ses parents firent ériger sur place cette stèle en sa mémoire, il était leur fils unique, un monument que peu de promeneurs connaissent tant il se trouve éloigné des axes fréquentés. Sa grand-mère, Marie Franchemont, lui avait même écrit une prière, Prière de Madame Franchemont, grand-mère d’un soldat de 22 ans mort pour la France. La chambre du soldat se trouve toujours intacte dans le musée de la Faïencerie Gallé-Juillet de Creil (Oise).
Non loin de la stèle Gallé, repose également Gustave Fumery, 20 ans, mort quant à lui le 4 octobre de la même année.
Une cérémonie pour commémorer la mémoire de Maurice Gallé
Avec le temps, l’endroit s’était peu à peu effacé des mémoires, envahi par la végétation. Le maire de la commune, Régis Gourdin, a souhaité redonner à ce site toute sa place dans le devoir de mémoire local. C’est un employé communal qui a assuré la remise en état des lieux, effectuant le défrichage, le nettoyage et la peinture de la stèle, rendant à ce monument son allure d’origine.
Cette restauration s’accompagnera d’un temps fort commémoratif : une première cérémonie avec dépôt de gerbe se tiendra le samedi 26 septembre, afin d’honorer la mémoire de ces jeunes soldats et de rappeler à tous, habitants comme visiteurs, l’existence de ce lieu de recueillement discret mais essentiel, témoin silencieux d’un sacrifice qui mérite de ne jamais être oublié.
On trouvera la photographie de La stèle GALLÉ rénovée dans le Courrier Picard du jour.
===============================================
GALLÉ Maurice Philippe Louis
Mort pour la France le 25 septembre 1916 à Bouchavesnes-Bergen (Somme)
Né le 17 février 1895 à Creil (Oise)
Décédé à l'âge de 21 ans, 7 mois et 8 jours
Grade : aspirant
Unité : 106e régiment d'infanterie (106e RI)
N° matricule au corps : 14144
Classe : 1915
Bureau de recrutement de Compiègne (Oise)
Matricule au recrutement : 292
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Creil (Oise)
Journal officiel du 25 octobre 1920 page 16486
GALLÉ (Maurice-Philippe-Louis), matricule 14144, adjudant : sous-officier d'élite, ardent et brave. Glorieusement tombé, le 27 septembre 1916, à Bouchavesnes, en exécutant avec un courage et un sang-froid remarquables une mission périlleuse pour laquelle il s'était volontairement offert. A été cité.
N.B. : Comme le notait déjà Laurent59 dans le premier message de ce sujet,
on remarquera la date de décès erronée de cet aspirant du 106e R.I. tant sur le site Mémoire des Hommes du ministère des Armées que dans la citation du J.O.
Dernière modification par ae80 le sam. sept. 12, 2026 6:15 pm, modifié 10 fois.
Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: Maurice Gallé 106e RI
Maurice Gallé 106e RI
MONUMENT GALLÉ
Extrait de la carte I.G.N. sur le site Géoportail
MONUMENT GALLÉ avant restauration au Sud du village de Bouchavesnes-Bergen :
https://www.google.com/maps/place/Monum ... FQAw%3D%3D
MONUMENT GALLÉ après restauration au Sud du village de Bouchavesnes-Bergen :
MONUMENT GALLÉ
Extrait de la carte I.G.N. sur le site Géoportail
MONUMENT GALLÉ avant restauration au Sud du village de Bouchavesnes-Bergen :
https://www.google.com/maps/place/Monum ... FQAw%3D%3D
MONUMENT GALLÉ après restauration au Sud du village de Bouchavesnes-Bergen :
Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: Maurice Gallé 106e RI
Maurice Gallé 106e RI
Maurice GALLÉ est incorporé au 150e régiment d'infanterie. Il arrive au corps le 20 décembre 1914 et soldat de 2e classe, il reçoit le N° matricule au corps 10671. Il est nommé caporal le 25 avril 1915 puis sergent le 29 avril suivant. Il passe au 106e régiment d'infanterie, le 30 octobre 1915. Ce même jour, il intègre les rangs de ce régiment avec son rang et est immatriculé sous le n° matricule au corps : 14144. Il est nommé aspirant le 5 septembre 1916 (J.O. du 10 septembre 1916). Il fait alors partie du la 10e Cie du 106e régiment d'infanterie - Secteur Postal 33.
Il est porté disparu le 25 septembre 1916 à Bouchavesnes (avis officiel ministériel de disparition du 16 février 1917 - N° 4881).
"Mort pour la France"
Signalé sur un extrait de carnet du champ de bataille N° 15774 parvenu aux archives de la guerre comme étant inhumé le 26 mai 1917, commune de Bouchavesnes. Avis officiel ministériel de décès O.B. 13059 A du 24 - 5 - 1918)
Campagne contre l'Allemagne du 18 décembre 1914 au 25 septembre 1916.
Cité à l'ordre du régiment N° 238 du 14 janvier 1918 :
"
Croix de guerre avec étoile de bronze.
Sources : archives départementales de l'Oise - cote RP 1034
GALLÉ Maurice Philippe Louis né en 1895 - Classe 1915 - Bureau de recrutement de Compiègne - N° matricule au Rt : 292
https://ressources.archives.oise.fr/v2/ ... =600187519
Ouvrage de référence (déjà signalé dans ce sujet) :
Maurice GALLÉ
vie d'un soldat, deuil d'une famille
(1914-1929)
Stéphane AUDOIN-ROUZEAU
Nathalie GARREAU-DEMILLY
Par les Amis du Musée Gallé-Juillet de Creil
MEMO - octobre 1998
Maurice GALLÉ est incorporé au 150e régiment d'infanterie. Il arrive au corps le 20 décembre 1914 et soldat de 2e classe, il reçoit le N° matricule au corps 10671. Il est nommé caporal le 25 avril 1915 puis sergent le 29 avril suivant. Il passe au 106e régiment d'infanterie, le 30 octobre 1915. Ce même jour, il intègre les rangs de ce régiment avec son rang et est immatriculé sous le n° matricule au corps : 14144. Il est nommé aspirant le 5 septembre 1916 (J.O. du 10 septembre 1916). Il fait alors partie du la 10e Cie du 106e régiment d'infanterie - Secteur Postal 33.
Il est porté disparu le 25 septembre 1916 à Bouchavesnes (avis officiel ministériel de disparition du 16 février 1917 - N° 4881).
"Mort pour la France"
Signalé sur un extrait de carnet du champ de bataille N° 15774 parvenu aux archives de la guerre comme étant inhumé le 26 mai 1917, commune de Bouchavesnes. Avis officiel ministériel de décès O.B. 13059 A du 24 - 5 - 1918)
Campagne contre l'Allemagne du 18 décembre 1914 au 25 septembre 1916.
Cité à l'ordre du régiment N° 238 du 14 janvier 1918 :
"
Jeune sous-officier courageux et brave. A été tué le 25 septembre 1916 devant Bouchavesnes au cours d'une mission particulièrement dangereuse pour laquelle il s'était offert volontairement.
" Croix de guerre avec étoile de bronze.
Sources : archives départementales de l'Oise - cote RP 1034
GALLÉ Maurice Philippe Louis né en 1895 - Classe 1915 - Bureau de recrutement de Compiègne - N° matricule au Rt : 292
https://ressources.archives.oise.fr/v2/ ... =600187519
Ouvrage de référence (déjà signalé dans ce sujet) :
Maurice GALLÉ
vie d'un soldat, deuil d'une famille
(1914-1929)
Stéphane AUDOIN-ROUZEAU
Nathalie GARREAU-DEMILLY
Par les Amis du Musée Gallé-Juillet de Creil
MEMO - octobre 1998
Dernière modification par ae80 le sam. sept. 12, 2026 7:05 pm, modifié 1 fois.
Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: Maurice Gallé 106e RI
Maurice Gallé 10 Cie du 106e RI
106e régiment d'infanterie : J.M.O.
J.M.O. - 1er janvier-31 décembre 1916 - 26 N 677/6 (pages 40 et 41/56)
25 septembre 1916
Nuit assez calme.
Dans la journée, à l'heure H, une attaque générale doit être exécutée par l'armée.
Le 106e, encadré à droite par le 54e et à gauche par une unité de la 127e D.I. attaquera dans la zone :
Limite Nord : Moislains
Limite Sud : Pont de fer d'Allaines.
Formation d'attaque et mission
3e Bataillon : attaque en tête du régiment
3 vagues d'assaut :
(9e Compagnie à gauche
(11e Compagnie à droite
(10e Compagnie en arrière
renforcé de deux vagues de nettoyeurs de tranchées fournies par le 1er Bataillon (1ère Cie) et par des reconnaissances fournies par le 132e R.I.
...
La gauche du régiment (section du sous-lieutenant YOU : 9e Cie) a pu parvenir jusqu'aux tranchées allemandes intactes, a fusillé les occupants et y a pénétré de vive force.
Le reste de la 1ère vague, après s'être porté en avant de 40 à 50 mètres, a dû se tapir dans des trous d'obus.
La 10e Cie, réserve, magnifiquement enlevée par le capitaine MONGONÉ, fut fauchée comme les premières vagues.
Néanmoins, 33 prisonniers furent faits et la section YOU put rester jusqu'à la nuit dans la tranchée allemande.
Les pertes furent de 9 officiers tués, 12 blessés ; 670 hommes.
Le 2e Bataillon et le 1er Bataillon viennent se butter contre les éléments du queue du 3e Bataillon arrêté.
L'ordre de reprendre l'attaque à 18 h. 45 ne peut être exécuté. Toutes les unités n'ayant pu être regroupées...
Journal officiel du 24 mai 1917 page 4115
CITATIONS A L'ORDRE DE L’ARMÉE
GAUBERT (René), capitaine au 106e régiment d’infanterie : officier d'une rare bravoure. A entraîné brillamment sa compagnie a l'attaque des positions ennemies le 25 septembre 1916. Déjà cité à l'ordre de la division.
MONGONÉ (Lucien), capitaine au 106e régiment d'infanterie : brillant officier qui a pris part, depuis le début de la campagne, à toutes les actions du régiment. A toujours été un modèle de bravoure et de sang-froid. Possédant un grand ascendant sur ses hommes qui l'admiraient, obtenait d'eux tout ce qu’il leur demandait. A été mortellement blessé à la tête de sa compagnie, le 25 septembre 1916. en l'entraînant vaillamment à l'assaut (déjà cité à l ordre du régiment).
JOSSE (Jean Marie), sous-lieutenant au 106e régiment d'infanterie : au front depuis le début des hostilités et blessé deux fois au cours de la campagne. Le 25 septembre 1916, a trouvé une mort glorieuse en entraînant les hommes de sa section à l'assaut d'une tranchée allemande. (Déjà cité 2 fois à l’ordre de la brigade.)
BOURDIC (Alcide-Gustave-Jean-Baptiste), sous-lieutenant au 106e régiment d’infanterie ; remarquable entraîneur d'hommes. Le 25 septembre 1916, à la tête de sa section, chantant la Marseillaise, est parti à l’assaut d'une position ennemie, très fortement défendue par des mitrailleuses, faisant preuve d un mépris absolu du danger. A été mortellement frappé au cours de cette action.
TROUSSELLE (Émile), aumônier volontaire au 106e régiment d’infanterie : homme de cœur et de devoir dans toute l'acception du terme. Décoré de la Légion d'honneur, en juin 1916, pour le magnifique et tranquille courage avec lequel il a assuré l’évacuation des blessés sur la ligne de combat. Le 25 septembre 1916, a sauvé la vie d’un chef de bataillon grièvement blessé en l’évacuant lui-même de la première ligne jusqu'au groupe de brancardiers. Est revenu aussitôt sur la ligne de feu et a été tué glorieusement quelques instants après, au moment où, une pioche en mains, il venait de sauver quelques hommes enterrés par l'éclatement d'un obus de gros calibre.
DURRIBREUX (Henri), soldat au 106e régiment d’infanterie : soldat très courageux. Dans la nuit du 29 au 30 septembre 1916, sous un tir de barrage très violent, est allé, seul, à plus de 150 mètres, chercher un camarade blessé et l'a ramené dans un abri. Blessé le 9 octobre 1916 au cours d'une mission, n'a rejoint le poste de secours qu'après avoir transporté et soigné six de ses camarades blessés.
YOU (Lucien-Henri), sous lieutenant au 106e régiment d'infanterie : modèle de dévouement et d'énergie. A montré le plus bel exemple de courage en s’élançant à l'assaut en tête de la première vague et, après un combat corps à corps, en sautant le premier dans la tranchée allemande, enlevant par ce geste toute hésitation à la section qui occupa la tranchée.
106e régiment d'infanterie : J.M.O.
J.M.O. - 1er janvier-31 décembre 1916 - 26 N 677/6 (pages 40 et 41/56)
25 septembre 1916
Nuit assez calme.
Dans la journée, à l'heure H, une attaque générale doit être exécutée par l'armée.
Le 106e, encadré à droite par le 54e et à gauche par une unité de la 127e D.I. attaquera dans la zone :
Limite Nord : Moislains
Limite Sud : Pont de fer d'Allaines.
Formation d'attaque et mission
3e Bataillon : attaque en tête du régiment
3 vagues d'assaut :
(9e Compagnie à gauche
(11e Compagnie à droite
(10e Compagnie en arrière
renforcé de deux vagues de nettoyeurs de tranchées fournies par le 1er Bataillon (1ère Cie) et par des reconnaissances fournies par le 132e R.I.
...
La gauche du régiment (section du sous-lieutenant YOU : 9e Cie) a pu parvenir jusqu'aux tranchées allemandes intactes, a fusillé les occupants et y a pénétré de vive force.
Le reste de la 1ère vague, après s'être porté en avant de 40 à 50 mètres, a dû se tapir dans des trous d'obus.
La 10e Cie, réserve, magnifiquement enlevée par le capitaine MONGONÉ, fut fauchée comme les premières vagues.
Néanmoins, 33 prisonniers furent faits et la section YOU put rester jusqu'à la nuit dans la tranchée allemande.
Les pertes furent de 9 officiers tués, 12 blessés ; 670 hommes.
Le 2e Bataillon et le 1er Bataillon viennent se butter contre les éléments du queue du 3e Bataillon arrêté.
L'ordre de reprendre l'attaque à 18 h. 45 ne peut être exécuté. Toutes les unités n'ayant pu être regroupées...
Journal officiel du 24 mai 1917 page 4115
CITATIONS A L'ORDRE DE L’ARMÉE
GAUBERT (René), capitaine au 106e régiment d’infanterie : officier d'une rare bravoure. A entraîné brillamment sa compagnie a l'attaque des positions ennemies le 25 septembre 1916. Déjà cité à l'ordre de la division.
MONGONÉ (Lucien), capitaine au 106e régiment d'infanterie : brillant officier qui a pris part, depuis le début de la campagne, à toutes les actions du régiment. A toujours été un modèle de bravoure et de sang-froid. Possédant un grand ascendant sur ses hommes qui l'admiraient, obtenait d'eux tout ce qu’il leur demandait. A été mortellement blessé à la tête de sa compagnie, le 25 septembre 1916. en l'entraînant vaillamment à l'assaut (déjà cité à l ordre du régiment).
JOSSE (Jean Marie), sous-lieutenant au 106e régiment d'infanterie : au front depuis le début des hostilités et blessé deux fois au cours de la campagne. Le 25 septembre 1916, a trouvé une mort glorieuse en entraînant les hommes de sa section à l'assaut d'une tranchée allemande. (Déjà cité 2 fois à l’ordre de la brigade.)
BOURDIC (Alcide-Gustave-Jean-Baptiste), sous-lieutenant au 106e régiment d’infanterie ; remarquable entraîneur d'hommes. Le 25 septembre 1916, à la tête de sa section, chantant la Marseillaise, est parti à l’assaut d'une position ennemie, très fortement défendue par des mitrailleuses, faisant preuve d un mépris absolu du danger. A été mortellement frappé au cours de cette action.
TROUSSELLE (Émile), aumônier volontaire au 106e régiment d’infanterie : homme de cœur et de devoir dans toute l'acception du terme. Décoré de la Légion d'honneur, en juin 1916, pour le magnifique et tranquille courage avec lequel il a assuré l’évacuation des blessés sur la ligne de combat. Le 25 septembre 1916, a sauvé la vie d’un chef de bataillon grièvement blessé en l’évacuant lui-même de la première ligne jusqu'au groupe de brancardiers. Est revenu aussitôt sur la ligne de feu et a été tué glorieusement quelques instants après, au moment où, une pioche en mains, il venait de sauver quelques hommes enterrés par l'éclatement d'un obus de gros calibre.
DURRIBREUX (Henri), soldat au 106e régiment d’infanterie : soldat très courageux. Dans la nuit du 29 au 30 septembre 1916, sous un tir de barrage très violent, est allé, seul, à plus de 150 mètres, chercher un camarade blessé et l'a ramené dans un abri. Blessé le 9 octobre 1916 au cours d'une mission, n'a rejoint le poste de secours qu'après avoir transporté et soigné six de ses camarades blessés.
YOU (Lucien-Henri), sous lieutenant au 106e régiment d'infanterie : modèle de dévouement et d'énergie. A montré le plus bel exemple de courage en s’élançant à l'assaut en tête de la première vague et, après un combat corps à corps, en sautant le premier dans la tranchée allemande, enlevant par ce geste toute hésitation à la section qui occupa la tranchée.
Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE