Opérations de la Somma.
(Mai 1918-Août 1918.)
Après un repos de quelques jours, occupé par des manœuvres de division et une école à feu, le régiment s'embarque le 15 avril et débarque dans la région de Beauvais, où il séjourne jusqu'au 24. La division se reforme et termine son instruction par des exercices d'attaque avec tanks.
Le 29, elle entre définitivement en ligne dans le secteur de Mailly-Raineval, Grivesnes, relevant une des divisions qui avaient supporté la dernière poussée allemande.
Elle se trouvait une fois de plus en présence d'un terrain sans abris et sans organisations, où tout était à faire.
Pendant tout le mois de mai, les batteries eurent à fournir un labeur considérable. En même temps qu'elles avaient à construire complètement leurs positions, il fallait assurer des tirs journaliers très importants (150 coups par pièce au minimum).
La réaction des batteries ennemies se maintenait violente sur l'artillerie française, à laquelle elle faisait subir des pertes importantes en personnel et en matériel.
Le 3e groupe fut le plus éprouvé ; occupant la position du bois Filiforme connue des Boches, il reçut des tirs de destruction de gros calibre et d'obus à ypérite qui lui firent perdre la moitié des servants et mirent hors d'usage presque tous ses canons.
Les mois de juin et de juillet amenèrent un calme relatif. Les Allemands, obligés de porter leurs efforts sur d'autres points du front, étaient peu agressifs et nous laissaient l'initiative des tirs et des opérations.
Malgré des déplacements continuels de batteries, qu'entrainaient les nécessités de la défense, malgré les travaux pénibles qui en résultaient, malgré une forte épidémie de grippe, le régiment sut montrer qu'il était à hauteur de sa tâche. Il remplit à son honneur et à la satisfaction du commandement toutes les missions qui lui furent confiées.
Le 2 mai, il prenait part à l'attaque du bois de la Gaune par la 65e D. I.
Le 9 mai, il apportait son concours à l'attaque du parc de Grivesnes par la 152e D. I.
Le 11 mai, les Allemands tentaient de reprendre le bois de la Gaune et se voyaient infliger une défaite sanglante. Les groupes eurent la satisfaction de pouvoir tirer à vue sur les bataillons envoyés en renfort et d'arrêter les contre-attaques en infligeant de lourdes pertes à l'ennemi.
Le général commandant le 5e corps remerciait le général commandant le 9e corps de l'aide fournie par le 17e dans les termes suivants :
"Le général commandant la 65e D. I. m'a fait connaître que pendant le séjour de sa division en secteur et tout particulièrement pendant la période du 7 au 11 mai dernier (bombardement et attaque du bois de la Gaune), les tirs de l'A. D./3 ont rendu à la division de signalés services. Le 11 mai, l'A. D./3 est intervenue de la manière la plus efficace pour
canonner à vue des réserves allemandes se massant dans la région de la ferme Adelpare ou traversant le ravin à l'ouest de cette ferme ; ces formations ont été dispersées avec de fortes pertes."
Plusieurs petits coups de main exécutés par l'infanterie de la division avec l'appui de son artillerie eurent un plein succès et amenèrent la capture de prisonniers.
Le 12 juillet, une attaque fut déclenchée par les deux divisions du nord; le 17e fut encore appelé à participer aux tirs de préparation et d'encagement et put apporter une aide efficace.
Cette opération fut poursuivie par la 36 D. I., qui attaquait et emportait brillamment, le 23 juillet, le plateau de la ferme Adelpare, le village et le bois de Sauvillers, réalisant une importante avance de 3 kilomètres de profondeur et enlevant à l'ennemi un grand nombre de prisonniers, canons, minen, mitrailleuses.
Le 17e accompagnait l'attaque à l'entière satisfaction de l'infanterie, portant en avant un de ses groupes en plein combat entre deux phases de l'action.
Ses pertes, depuis l'entrée en secteur, ont été de : 1 officier blessé, 1 officier disparu, 5 hommes de troupe tués, 32 blessés, 79 intoxiqués. De plus, de nombreux blessés légers et intoxiqués, dont 3 officiers, ont été soignés au corps.
Le 29, elle entre définitivement en ligne dans le secteur de Mailly-Raineval, Grivesnes, relevant une des divisions qui avaient supporté la dernière poussée allemande.
Elle se trouvait une fois de plus en présence d'un terrain sans abris et sans organisations, où tout était à faire.
Pendant tout le mois de mai, les batteries eurent à fournir un labeur considérable. En même temps qu'elles avaient à construire complètement leurs positions, il fallait assurer des tirs journaliers très importants (150 coups par pièce au minimum).
La réaction des batteries ennemies se maintenait violente sur l'artillerie française, à laquelle elle faisait subir des pertes importantes en personnel et en matériel.
Le 3e groupe fut le plus éprouvé ; occupant la position du bois Filiforme connue des Boches, il reçut des tirs de destruction de gros calibre et d'obus à ypérite qui lui firent perdre la moitié des servants et mirent hors d'usage presque tous ses canons.
Les mois de juin et de juillet amenèrent un calme relatif. Les Allemands, obligés de porter leurs efforts sur d'autres points du front, étaient peu agressifs et nous laissaient l'initiative des tirs et des opérations.
Malgré des déplacements continuels de batteries, qu'entrainaient les nécessités de la défense, malgré les travaux pénibles qui en résultaient, malgré une forte épidémie de grippe, le régiment sut montrer qu'il était à hauteur de sa tâche. Il remplit à son honneur et à la satisfaction du commandement toutes les missions qui lui furent confiées.
Le 2 mai, il prenait part à l'attaque du bois de la Gaune par la 65e D. I.
Le 9 mai, il apportait son concours à l'attaque du parc de Grivesnes par la 152e D. I.
Le 11 mai, les Allemands tentaient de reprendre le bois de la Gaune et se voyaient infliger une défaite sanglante. Les groupes eurent la satisfaction de pouvoir tirer à vue sur les bataillons envoyés en renfort et d'arrêter les contre-attaques en infligeant de lourdes pertes à l'ennemi.
Le général commandant le 5e corps remerciait le général commandant le 9e corps de l'aide fournie par le 17e dans les termes suivants :
"Le général commandant la 65e D. I. m'a fait connaître que pendant le séjour de sa division en secteur et tout particulièrement pendant la période du 7 au 11 mai dernier (bombardement et attaque du bois de la Gaune), les tirs de l'A. D./3 ont rendu à la division de signalés services. Le 11 mai, l'A. D./3 est intervenue de la manière la plus efficace pour
canonner à vue des réserves allemandes se massant dans la région de la ferme Adelpare ou traversant le ravin à l'ouest de cette ferme ; ces formations ont été dispersées avec de fortes pertes."
Plusieurs petits coups de main exécutés par l'infanterie de la division avec l'appui de son artillerie eurent un plein succès et amenèrent la capture de prisonniers.
Le 12 juillet, une attaque fut déclenchée par les deux divisions du nord; le 17e fut encore appelé à participer aux tirs de préparation et d'encagement et put apporter une aide efficace.
Cette opération fut poursuivie par la 36 D. I., qui attaquait et emportait brillamment, le 23 juillet, le plateau de la ferme Adelpare, le village et le bois de Sauvillers, réalisant une importante avance de 3 kilomètres de profondeur et enlevant à l'ennemi un grand nombre de prisonniers, canons, minen, mitrailleuses.
Le 17e accompagnait l'attaque à l'entière satisfaction de l'infanterie, portant en avant un de ses groupes en plein combat entre deux phases de l'action.
Ses pertes, depuis l'entrée en secteur, ont été de : 1 officier blessé, 1 officier disparu, 5 hommes de troupe tués, 32 blessés, 79 intoxiqués. De plus, de nombreux blessés légers et intoxiqués, dont 3 officiers, ont été soignés au corps.
Extrait : 17e régt d'artillerie de campagne : historique du régiment (pages 14 et 15)
Site Gallica de la BNF
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... 17.item.r=