Longtemps le 8e bataillon de chasseurs à pied tint garnison à Amiens (entre 1876 et 1913).
Le bataillon est désigné le 5 mai 1913 pour aller tenir garnison à Étain, près de Verdun. C'est là que la déclaration de guerre le trouve, c'est de là qu'il gagne ses positions de couverture. Il appartient à la 83e brigade, 42e division d'infanterie, VIe corps d'armée.
Fin octobre 1914, la 42e DI part pour la Belgique afin de prendre part à la bataille de l'Yser. Le 8e BCP, se distingue aurprès des fusiliers-marins à l'assaut du château de Dixmude. Le 8e BCP perd son chef, le commandant Clavel à Vousten avant de rentrer en France.
VOIR : historique du 8e bataillon de chasseurs à pied
http://tableaudhonneur.free.fr/8eBCP.pdf
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MORT AU CHAMP D'HONNEUR
Nous recevons la lettre suivante que nous insérons très volontiers :
Monsieur le Rédacteur en chef,
Permettez-moi. de réclamer l'hospitalité de vos colonnes pour noter la mort glorieuse d'un ancien Amiénois.
Il s'agit d'un jeune sergent du 8e bataillon de chasseurs, le sergent Maurice AUGER, étudiant en médecine, sergent infirmier du 8e bataillon. AUGER avait été en garnison à Amiens, qu'il avait quitté pour Étain.
Blessé en septembre, de 7 éclats d'obus, au poste de secours, il vient de tomber frappé mortellement à la tête en soignant un blessé.
Il avait rejoint son corps près d'Ypres, quoique à peine guéri. C'était un garçon plein de cœur dont j'avais pu apprécier la droiture. Sa mort de héros frappera douloureusement beaucoup d'Amiénois.
Croyez, etc...
Il s'agit d'un jeune sergent du 8e bataillon de chasseurs, le sergent Maurice AUGER, étudiant en médecine, sergent infirmier du 8e bataillon. AUGER avait été en garnison à Amiens, qu'il avait quitté pour Étain.
Blessé en septembre, de 7 éclats d'obus, au poste de secours, il vient de tomber frappé mortellement à la tête en soignant un blessé.
Il avait rejoint son corps près d'Ypres, quoique à peine guéri. C'était un garçon plein de cœur dont j'avais pu apprécier la droiture. Sa mort de héros frappera douloureusement beaucoup d'Amiénois.
Croyez, etc...
Sources : Le Progrès de la Somme n° 13386 du mardi 5 janvier 1915 - 259PER102 - Archives de la Somme
AUGER Maurice Henri
Tué à l'ennemi le 14 décembre 1914 à Ypres (Belgique)
Né le 6 mai 1887 à Paris 20e arrondissement (ex Seine)
Décédé à l'âge de 27 ans, 7 mois et 8 jours
Grade : sergent
Unité : 8e bataillon de chasseurs à pied (8e BCP)
N° matricule au corps : 1861
Classe 1911
Bureau de recrutement de la Seine 1er bureau (75)
Matricule au recrutement : 4537
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Paris 20e arrondissement le 9 août 1915
AUGER Maurice Henri
Étudiant en médecine
L'homme mesure 1 mètre 74 et possède un degré d'instruction élevé de niveau 5. Il a les cheveux et sourcils châtains, les yeux gris, un front ordinaire, nez et bouche moyens, un menton rond et un visage ovale.
Il obtint en 1908 un sursis d'incorporation qui fut renouvelé pendant plusieurs années (1909, 1910 et 1911.
Il fut incorporé au 8e bataillon de chasseurs à pied à compter du 9 octobre 1912. Il arriva au corps le lendemain 10 octobre, à Amiens, où le numéro matricule 1861 lui fut attribué et chasseur de 2e classe.
Tué à l'ennemi le 14 décembre 1914 ; décès constaté le 18 décembre 1914 sur le champ de bataille d'Ypres.
Sources : archives de la ville de Paris - recrutement de la Seine cote D4R1 1402
Auger, Maurice Henri, Matricule au Rt : 4537
https://archives.paris.fr/archives-nume ... e/10327013