POULBOT Francisque
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--> PARCOURS
Francisque POULBOT
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&
L'Esprit Satirique
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POULBOT Francisque
POULBOT Francisque
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Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: POULBOT Francisque
POULBOT Francisque
Sur ce grand dessinateur et humaniste généreux on peut effectuer une recherche sur le site Gallica de la B.N.F. On obtient alors de nombreuses références.
https://gallica.bnf.fr/services/engine/ ... SQUE%22%29
Sur ce grand dessinateur et humaniste généreux on peut effectuer une recherche sur le site Gallica de la B.N.F. On obtient alors de nombreuses références.
https://gallica.bnf.fr/services/engine/ ... SQUE%22%29
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Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: POULBOT Francisque
POULBOT Francisque
La mort du célèbre dessinateur Poulbot
Sources : Le Journal du Maroc. Quotidien indépendant - édition du 18 septembre 1946
Site Gallica de la B.N.F.
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POULBOT est mort hier
LE dessinateur Poulbot vient de mourir subitement, Plus heureux que tant d'autres artistes, Poulbot avait réussi à créer un type : les « mômes » de Montmartre. Ces garçons déguenillés, goguenards et rusés, ces fillettes efflanquées et acides, tous ces petits personnages effrontés qui animent ses innombrables dessins lui appartiennent en propre. On reconnaît un Poulbot, comme on reconnaît un Gavarni ou un Henri Monnier.
Le crayon de Poulbot était vif, sobre, expressif. En quelques traits, il situait les petits drames héroï-comiques de la vie quotidienne,, dans les rues sordides, devant des maisons lépreusee, où régnaient des concierges furibondes.
Poulbot a regardé tous ces spectacles de la rue sans amertume. C'était un homme naturellement bon et qui aimait la vie.
Il était né à Saint-Denis et avait fait ses études au collège Rollin. Plus exactement, il y avait surtout des dessins. Vers 1910, la notoriété lui était venue et, avec elle, une certaine aisance. Mais le succès ne lui avait pas fait perdre ses qualités de simplicité et il laissera de vifs regrets parmi ses camarades de Montmartre.
Combat : organe du Mouvement de libération française édition du 17 septembre 1946
++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
L'Aurore : organe de la résistance républicaine - édition du 20 septembre 1946
POULBOT A ÉTÉ INHUMÉ au cimetière de Montmartre
Tout Montmartre et le Tout Paris des Arts, des Lettres et de la Chanson assistèrent, hier après-midi, aux obsèques de Poulbot.
La Commune libre de Montmartre et six enfants de la Butte précédaient le char funèbre.
L'inhumation eut lieu au cimetière de Montmartre.
La mort du célèbre dessinateur Poulbot
Paris. — Le célèbre dessinateur Poulbot, qui vient de mourir à son domicile de l’avenue Junot, était ne le 8 février 1879 a St-Denis. Ainé de 7 enfants, Poulbot passe son enfance au milieu de ceux qui allaient devenir ses modèles. Sa mère et son père étaient en effet directeur et directrice d'école et au milieu des mille filles et garçons de l'école, Poulbot devait sentir naître sa vocation.
Ses premiers dessins parurent en 1895, et au début de ce siècle son nom commençait à devenir célèbre. En 1908, en effet, un député employait a la tribune de la chambre le terme, qui depuis, est passé dans le vocabulaire courant, « un Poulbot «. Sa popularité ne devait alors cesser de croître — ses dessins de la guerre 1914-18, mettant en scène des gosses des faubourgs aux cheveux hirsutes, sont restés dans toutes les mémoires et si dans le domaine de la littérature l’enfant du peuple est incarné par « Gavroche », il est entré dans le domaine du dessin grâce au crayon de Poulbot. Le tempérament sensible et humain de Poulbot, le souvenir des enfants misérables qu il avait côtoyés dans son enfance devaient l’amener à s’occuper de l’enfance déshéritée. Nombre de ses dessins, furent vendus au profit des œuvres de secours à l’enfance, mais il ne s'arrête pas là et il fonde le dispensaire des petits Poulbots. Dés le début de l’occupation, les Allemands interdirent à l'artiste d’éditer ses dessins et firent décrocher ses panneaux du salon des humoristes. Sans doute se souvenaient-ils des légendes caustiques de ses œuvres de l’autre guerre. Poulbot se retira alors en Normandie et n'en revint qu’en septembre 1944. Honoré de tous, le célèbre dessinateur reçut la consécration officielle de son talent de son action humanitaire. Il fut fait officier de la Légion d’Honneur. Montmartre a perdu en même temps que le président de la République, son dessinateur. Mais les gosses du peuple ont perdu plus encore, ils ont perdu un ami.
Ses premiers dessins parurent en 1895, et au début de ce siècle son nom commençait à devenir célèbre. En 1908, en effet, un député employait a la tribune de la chambre le terme, qui depuis, est passé dans le vocabulaire courant, « un Poulbot «. Sa popularité ne devait alors cesser de croître — ses dessins de la guerre 1914-18, mettant en scène des gosses des faubourgs aux cheveux hirsutes, sont restés dans toutes les mémoires et si dans le domaine de la littérature l’enfant du peuple est incarné par « Gavroche », il est entré dans le domaine du dessin grâce au crayon de Poulbot. Le tempérament sensible et humain de Poulbot, le souvenir des enfants misérables qu il avait côtoyés dans son enfance devaient l’amener à s’occuper de l’enfance déshéritée. Nombre de ses dessins, furent vendus au profit des œuvres de secours à l’enfance, mais il ne s'arrête pas là et il fonde le dispensaire des petits Poulbots. Dés le début de l’occupation, les Allemands interdirent à l'artiste d’éditer ses dessins et firent décrocher ses panneaux du salon des humoristes. Sans doute se souvenaient-ils des légendes caustiques de ses œuvres de l’autre guerre. Poulbot se retira alors en Normandie et n'en revint qu’en septembre 1944. Honoré de tous, le célèbre dessinateur reçut la consécration officielle de son talent de son action humanitaire. Il fut fait officier de la Légion d’Honneur. Montmartre a perdu en même temps que le président de la République, son dessinateur. Mais les gosses du peuple ont perdu plus encore, ils ont perdu un ami.
Sources : Le Journal du Maroc. Quotidien indépendant - édition du 18 septembre 1946
Site Gallica de la B.N.F.
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POULBOT est mort hier
LE dessinateur Poulbot vient de mourir subitement, Plus heureux que tant d'autres artistes, Poulbot avait réussi à créer un type : les « mômes » de Montmartre. Ces garçons déguenillés, goguenards et rusés, ces fillettes efflanquées et acides, tous ces petits personnages effrontés qui animent ses innombrables dessins lui appartiennent en propre. On reconnaît un Poulbot, comme on reconnaît un Gavarni ou un Henri Monnier.
Le crayon de Poulbot était vif, sobre, expressif. En quelques traits, il situait les petits drames héroï-comiques de la vie quotidienne,, dans les rues sordides, devant des maisons lépreusee, où régnaient des concierges furibondes.
Poulbot a regardé tous ces spectacles de la rue sans amertume. C'était un homme naturellement bon et qui aimait la vie.
Il était né à Saint-Denis et avait fait ses études au collège Rollin. Plus exactement, il y avait surtout des dessins. Vers 1910, la notoriété lui était venue et, avec elle, une certaine aisance. Mais le succès ne lui avait pas fait perdre ses qualités de simplicité et il laissera de vifs regrets parmi ses camarades de Montmartre.
Combat : organe du Mouvement de libération française édition du 17 septembre 1946
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L'Aurore : organe de la résistance républicaine - édition du 20 septembre 1946
POULBOT A ÉTÉ INHUMÉ au cimetière de Montmartre
Tout Montmartre et le Tout Paris des Arts, des Lettres et de la Chanson assistèrent, hier après-midi, aux obsèques de Poulbot.
La Commune libre de Montmartre et six enfants de la Butte précédaient le char funèbre.
L'inhumation eut lieu au cimetière de Montmartre.
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Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: POULBOT Francisque
POULBOT Francisque/b]
Un dessin de Poulbot de 1915 résume bien le personnage.
On y voit un soldat blessé et accablé de fatigue, le bras en écharpe, dans un paysage ravagé par la guerre, guidé par un enfant, confiant et serein, sûr que l'adulte-soldat qu'il dirige va recouvrer sa combativité. Le jeune garçon "un poulbot", non pas parisien mais originaire d'une région qui a souffert de la guerre, porte le sabre du militaire dans son fourreau. A ses yeux, c'est un héros ! Celui-ci n'a-t-il pas accroché à sa sacoche, positionnée dans le dos, un casque à pointe d'un ennemi défait.
Des deux acolytes on ne sait lequel protège l'autre.
En extrapolant, on peut avancer que ce poilu sans armes (n'est-ce pas POULBOT lui-même), qui, par ces dessins et caricatures soutient, en même temps qu'il est soutenu, les enfants miséreux que la vie n'a pas épargnés.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b ... k=407727;2
Un dessin de Poulbot de 1915 résume bien le personnage.
On y voit un soldat blessé et accablé de fatigue, le bras en écharpe, dans un paysage ravagé par la guerre, guidé par un enfant, confiant et serein, sûr que l'adulte-soldat qu'il dirige va recouvrer sa combativité. Le jeune garçon "un poulbot", non pas parisien mais originaire d'une région qui a souffert de la guerre, porte le sabre du militaire dans son fourreau. A ses yeux, c'est un héros ! Celui-ci n'a-t-il pas accroché à sa sacoche, positionnée dans le dos, un casque à pointe d'un ennemi défait.
Des deux acolytes on ne sait lequel protège l'autre.
En extrapolant, on peut avancer que ce poilu sans armes (n'est-ce pas POULBOT lui-même), qui, par ces dessins et caricatures soutient, en même temps qu'il est soutenu, les enfants miséreux que la vie n'a pas épargnés.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b ... k=407727;2
Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: POULBOT Francisque
Francisque POULBOT
Si j'étais grand ... (détail)
Description :
Quelque part dans la moitié nord de la France, alors qu'une unité de fantassins passe, peut être en route pour rejoindre le Front, un garçonnet regarde passer la troupe. Il est en chemin pour se rendre à l'école, éloignée de son domicile. Il porte la musette (gibecière) avec ses livres et cahiers et un panier en osier dans lequel se trouve le repas du midi. En effet, il n'aura probablement pas le temps de rentrer chez lui au cours de sa journée de classe.
Il est en proie à une admiration mesurée et demeure pensif... Mais il arbore fièrement sur le chef, le képi du fantassin de 14. Dans son esprit, il n'en doute pas, Il fait déjà partie des pioupious qui défilent devant lui.
Voir la lithographie sur le site des musées de Reims :
https://musees-reims.fr/oeuvre/si-j-eta ... 3912744523
Si j'étais grand ... (détail)
Description :
Quelque part dans la moitié nord de la France, alors qu'une unité de fantassins passe, peut être en route pour rejoindre le Front, un garçonnet regarde passer la troupe. Il est en chemin pour se rendre à l'école, éloignée de son domicile. Il porte la musette (gibecière) avec ses livres et cahiers et un panier en osier dans lequel se trouve le repas du midi. En effet, il n'aura probablement pas le temps de rentrer chez lui au cours de sa journée de classe.
Il est en proie à une admiration mesurée et demeure pensif... Mais il arbore fièrement sur le chef, le képi du fantassin de 14. Dans son esprit, il n'en doute pas, Il fait déjà partie des pioupious qui défilent devant lui.
Voir la lithographie sur le site des musées de Reims :
https://musees-reims.fr/oeuvre/si-j-eta ... 3912744523
Dernière modification par ae80 le ven. juin 19, 2026 8:46 am, modifié 2 fois.
Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: POULBOT Francisque
Francisque POULBOT
Parfois POULBOT n'hésite pas à relayer de fausses informations comme le mythe des mains coupées des enfants.
Dès le début du mois d’août 1914, circule la rumeur que les soldats allemands coupent les mains des femmes, des enfants, voire des nourrissons.
Ces crimes prétendument commis par les envahisseurs allemands, sont au centre de la propagande germanophobe, et participent à entretenir tant la crainte que la haine des soldats ennemis auprès de l'opinion publique. Dans cette guerre totale, il est primordial de diaboliser l’ennemi et de construire une image sanguinaire de l'adversaire face à des êtres sans défense.
Sans l'officier, les soldats nous auraient peut-être rien fait ?
Heureusement que mon paletot est trop grand ... ils n'ont pas vu mes mains
Parfois POULBOT n'hésite pas à relayer de fausses informations comme le mythe des mains coupées des enfants.
Dès le début du mois d’août 1914, circule la rumeur que les soldats allemands coupent les mains des femmes, des enfants, voire des nourrissons.
Ces crimes prétendument commis par les envahisseurs allemands, sont au centre de la propagande germanophobe, et participent à entretenir tant la crainte que la haine des soldats ennemis auprès de l'opinion publique. Dans cette guerre totale, il est primordial de diaboliser l’ennemi et de construire une image sanguinaire de l'adversaire face à des êtres sans défense.
Sans l'officier, les soldats nous auraient peut-être rien fait ?
Heureusement que mon paletot est trop grand ... ils n'ont pas vu mes mains
Cordialement
Eric ABADIE
Eric ABADIE
Re: POULBOT Francisque
Francisque POULBOT
Chez le caricaturiste POULBOT, célèbre pour mettre en scène les enfants pendant la grande guerre, ceux-ci même s'il sont victimes des événements de la guerre, adoptent une position où l'espièglerie et le rire tournent en ridicule les soldats allemands vert-de-gris pilleurs avides de tout ramasser et parfois se font piéger en buvant par exemple "La purge de grand-père".
Description :
Un soldat allemand boit debout, de dos, le fusil à la main, il est dans un intérieur détruit avec de la vaisselle cassée et un tabouret au sol, à gauche, une fenêtre brisée d’où trois têtes d’enfants dépassent et qui le regardent en souriant.
Sale Belgique ! ... Ach ... ! Voilà encore qu'il pleut...
Cependant il consacre bien souvent son talent à l’exaltation du sentiment patriotique et a soutenir le moral de la population en dénigrant l'occupant allemand qui a envahi une partie du territoire du pays. A mots couverts, il n'a aucune compassion pour l'ennemi comme dans ce dessin où deux fillettes constatent à la vue d'un corbeau mort "Il aura bouffé du Boche"
La pédagogie n'est jamais éloignée de ses préoccupations. Il faut avoir en tête que ses parents, Louis POULBOT et Marie-Berthe RODIER-POULBOT sont instituteurs. Quant à ses grands-parents, des Picards, Louis Joseph Aimable POULBOT et Victorine Léonie BOULLY-POULBOT, ils sont nés et vivent à Neuvillette, village proche de Doullens, dans la Somme. Francisque passait ses vacances en Picardie chez eux et les souffrances des habitants de la partie Est du département de la Somme, en territoire occupé pendant pratiquement toute la guerre, et notamment celles des enfants, ne le laissent pas non plus indifférent.
Voir sur ce sujet : L’Allemagne dans les caricatures françaises 1914-1918 - [article] de Eberhard Demm
https://www.persee.fr/doc/chral_1167-47 ... m_9_1_1836
Chez le caricaturiste POULBOT, célèbre pour mettre en scène les enfants pendant la grande guerre, ceux-ci même s'il sont victimes des événements de la guerre, adoptent une position où l'espièglerie et le rire tournent en ridicule les soldats allemands vert-de-gris pilleurs avides de tout ramasser et parfois se font piéger en buvant par exemple "La purge de grand-père".
Description :
Un soldat allemand boit debout, de dos, le fusil à la main, il est dans un intérieur détruit avec de la vaisselle cassée et un tabouret au sol, à gauche, une fenêtre brisée d’où trois têtes d’enfants dépassent et qui le regardent en souriant.
Sale Belgique ! ... Ach ... ! Voilà encore qu'il pleut...
Cependant il consacre bien souvent son talent à l’exaltation du sentiment patriotique et a soutenir le moral de la population en dénigrant l'occupant allemand qui a envahi une partie du territoire du pays. A mots couverts, il n'a aucune compassion pour l'ennemi comme dans ce dessin où deux fillettes constatent à la vue d'un corbeau mort "Il aura bouffé du Boche"
La pédagogie n'est jamais éloignée de ses préoccupations. Il faut avoir en tête que ses parents, Louis POULBOT et Marie-Berthe RODIER-POULBOT sont instituteurs. Quant à ses grands-parents, des Picards, Louis Joseph Aimable POULBOT et Victorine Léonie BOULLY-POULBOT, ils sont nés et vivent à Neuvillette, village proche de Doullens, dans la Somme. Francisque passait ses vacances en Picardie chez eux et les souffrances des habitants de la partie Est du département de la Somme, en territoire occupé pendant pratiquement toute la guerre, et notamment celles des enfants, ne le laissent pas non plus indifférent.
Voir sur ce sujet : L’Allemagne dans les caricatures françaises 1914-1918 - [article] de Eberhard Demm
https://www.persee.fr/doc/chral_1167-47 ... m_9_1_1836
Cordialement
Eric ABADIE
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