Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

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Ingouf
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Re: Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Message par Ingouf »

Bonjour,

Traduction d'un article du quotidien régional anglais News & Star. Merci à Monsieur Eddie Dawson de me l'avoir communiqué.

News & Star, Carlisle, Angleterre. Capture d'écran.
News & Star, Carlisle, Angleterre. Capture d'écran.
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Un soldat de Maryport de la Première Guerre mondiale honoré lors d’une cérémonie en France

Une cérémonie commémorative organisée en hommage à un soldat de Maryport mort pendant la Grande Guerre a été suivie par son arrière-petit-neveu.


Photo d'illustration de l'article consacré au soldat Yelton. <br />News &amp; Star, Carlisle, Angleterre.
Photo d'illustration de l'article consacré au soldat Yelton.
News & Star, Carlisle, Angleterre.
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William Yelton, originaire de Maryport, a été tué le 11 août 1918 alors qu’il servait dans le 32e bataillon du Machine Gun Corps. Il est enterré au cimetière militaire britannique de Bouchoir.

Cependant, une petite plaque d’identité métallique, que l’on pense avoir été perdue par le soldat lorsqu’il servait dans le Border Regiment, a été découverte par un homme qui creusait dans son jardin près d’Amiens, dans le nord de la France, en 2025.

Eddie Dawson, arrière-petit-neveu de William et passionné d’histoire familiale, a été contacté après la découverte de la plaque. Il s’est rapidement mis à contacter des personnes de l’ouest du comté de Cumbria afin de restituer la plaque à un descendant direct de William.

En novembre, deux petites-filles de William Yelton, un arrière-arrière-petit-fils, une arrière-petite-fille et un arrière-petit-neveu ont rencontré M. Dawson au Wetherspoons de Workington, où ils ont évoqué leurs liens de parenté avec William ainsi que l’incroyable histoire qui s’était développée autour de la plaque d’identité.

Le Souvenir Français d’Amiens a envoyé la plaque d’identité à M. Dawson, accompagnée de photographies de la tombe de William Yelton montrant les fleurs qui y avaient été déposées le 11 novembre. Eddie a ensuite remis cet objet historique à Karl Smyth, l’arrière-arrière-petit-fils de William, l’année dernière.

Eddie et son épouse Maureen ont ensuite été invités en France pour une cérémonie commémorative organisée le mercredi 22 avril au cimetière militaire de Bouchoir, dans la région d’Amiens.

M. Dawson a déclaré que lui et son épouse avaient été « très honorés » d’être invités à cette cérémonie en mémoire de son grand-oncle William. Environ 200 personnes ont assisté à la cérémonie ainsi qu'au moment de convivialité qui a suivi.

Prenant la parole lors de la cérémonie, Eddie a déclaré :
« La découverte de sa plaque d’identité a non seulement révélé l’emplacement de sa dernière demeure, mais elle a aussi réuni nombre de ses descendants.
J’ai eu le privilège de rencontrer ses deux petites-filles encore en vie, Jean et Helen, ainsi qu’un arrière-petit-fils, Karl Smyth, et sa famille ; Kerry Morris, une arrière-petite-fille ; ainsi qu’un autre arrière-petit-neveu, Kevin Bell.
Merci à tous de nous avoir aidés, nous, la famille de William Yelton, et de prendre soin de son lieu de repos final.
Nous partageons ici une histoire commune, dans cette magnifique région, et nous sommes heureux que "l’Entente cordiale" perdure encore aujourd’hui. »

Après la cérémonie de commémoration, Eddie et Maureen ont été conduits à la salle des fêtes du village, où ils ont profité de l’hospitalité offerte par les habitants de la région.



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S’adressant au Times & Star après cette visite, Eddie a déclaré :
« C’était fantastique, poignant, profondément émouvant, d’être là après n’avoir eu pendant toutes ces années qu’une petite photo et une carte de lui. Des dizaines de gens étaient présents : des dignitaires locaux, des militaires, des habitants du village, des porte-drapeaux, des jeunes … nous nous sommes sentis comme des membres de la famille royale. »

Eddie a ajouté que le fait d’être sur place lui avait vraiment fait mesurer à quel point les conditions de combat avaient dû être difficiles pour les troupes. Il a ajouté :
« L’atmosphère était vraiment saisissante. Les gens là-bas se souviennent encore réellement des sacrifices consentis ; ils honorent les soldats français, britanniques et du Commonwealth. C’était incroyable. Je ne l’oublierai jamais ; cela a complètement changé ma vie. »

Bien que Karl, l’arrière-petit-fils de William, n’ait pas pu assister à la cérémonie en avril, il devrait se rendre à Amiens en août prochain.

M. Dawson a également remercié Madame Annie Butez, présidente du Souvenir Français Amiens Métropole, pour son rôle dans la restitution de la plaque militaire à la famille, ainsi que pour son accueil durant leur visite.


News & Star, 7 mai 2026, par la rédactrice en chef Bridget Dempsey.


Lien vers cet article sur le site de ce journal :
https://www.newsandstar.co.uk/news/2607 ... nt-france/


Bien cordialement.
Eric
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Ingouf
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Re: Private W YELTON 32e Battalion Machine Gun Corps

Message par Ingouf »

Bonjour,

Complément de documentation sur l'attaque de Parvillers le 11 août 1918 par la 32e division d’infanterie britannique. À l'extrémité droite du dispositif, la 14e brigade d’infanterie britannique. On trouvera ci-dessous quelques informations sur le 5/6e bataillon des Royal Scots dont l'objectif est Parvillers ; sur le 1er bataillon Dorsetshire qui est en contact avec les unités françaises, et dont l'objectif est Damery. Le 15e HLI (Highland Light Infantry, ville de Glasgow, Écosse) se tient en réserve. La compagnie A, 32nd Machine Gun Corps, délègue une section à chaque bataillon, une restant en réserve. La route Amiens–Roye sépare la 32e division d’infanterie britannique de la 126e division française.
Le bataillon des Royal Scots compte 42 officiers et 813 personnels non-officiers ; le 1er bataillon du régiment du Dorset 29 officiers pour 897 hommes ; le HLI 34 officiers et 830 hommes.


Journal de l'unité, 14e brigade d’infanterie britannique, en date du 11 août 1918, référence WO 95/2391/3, archives nationales britanniques.
Journal de l'unité, 14e brigade d’infanterie britannique, en date du 11 août 1918, référence WO 95/2391/3, archives nationales britanniques.
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Extrait du journal de la 14e brigade d’infanterie britannique, à la date du 11 août 1918. Traduction :

Quatre chars furent affectés à l’attaque de Damery par le sud. Quatre chars furent affectés à l’attaque de Damery par le nord. Quatre chars furent affectés à l’attaque de Parvillers par le nord.

À 9 h 30, le barrage d’artillerie devait être déclenché à 300 yards (environ 275 mètres) devant notre ligne de front existante. Dès le début de l’attaque, les deux bataillons furent accueillis par un feu nourri de mitrailleuses provenant des positions ennemies. Un grand nombre de ces mitrailleuses se trouvaient en effet entre le barrage d’artillerie et notre propre ligne.

Les troupes avancèrent néanmoins avec un grand courage à travers des réseaux de barbelés extrêmement denses et subirent de lourdes pertes. À partir de ce moment, le déroulement de l’action devient difficile à reconstituer.

La compagnie de droite du 1er bataillon du Dorsetshire Regiment (Dorsets) progressa efficacement en direction du bois de Damery, mais, se trouvant coupée de sa compagnie de gauche, elle obliqua vers le village et atteignit les abords de celui-ci avec un officier et 50 à 60 hommes de troupe. Un char les rejoignit, mais le commandant de compagnie estima ne pas disposer d’un effectif suffisant pour poursuivre l’attaque à travers le village. Cette compagnie eut environ 50 pertes.

La compagnie désignée pour l’attaque frontale perdit tous ses officiers ainsi que 100 hommes du rang ; les survivants, désorientés, se dirigèrent vers le village.
Les deux autres compagnies s’engouffrèrent dans l’intervalle entre les villages et avancèrent jusqu’au Bois du Milieu, et peut-être même au-delà. Toutefois, ce bois ne semble jamais avoir été complètement nettoyé de la présence ennemie.

Le 5e/6e bataillon des Royal Scots, situé sur la gauche, rencontra une résistance encore plus forte. Sa compagnie de droite progressa en ligne avec les Dorsets jusqu’au niveau du Bois du Milieu, et un peloton pénétra dans le village de Parvillers.
Les trois autres compagnies furent prises sous des tirs de flanquement venant du nord, les plus gênants provenant du Bois Carré. Si les chars avaient pu avancer contre ce point ou entre Parvillers et Damery, l’attaque aurait réussi.
Malheureusement, le seul char qui parvint à progresser se trouvait précisément à l’endroit où l’attaque de l’infanterie était la plus faible.

L’échec de l’attaque du 5e/6e Royal Scots apparut clairement dès le début de la journée. En revanche, la ligne effectivement atteinte par le 1er Dorsets ne fut établie avec certitude que tard dans l’après-midi.
La réaction de l’ennemi par l’artillerie fut faible pendant l’assaut lui-même, mais il exécuta plusieurs tirs de concentration au cours de la journée.


Journal de l'unité, 5/6e bataillon des Royal Scots, 11 août 1918, référence WO 95/2392/3, archives nationales britanniques.
Journal de l'unité, 5/6e bataillon des Royal Scots, 11 août 1918, référence WO 95/2392/3, archives nationales britanniques.
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5/6e bataillon des Royal Scots, journal de l'unité / war diary, référence WO 95/2392/3, the National Archives, Royaume-Uni. Traduction :

11 août 1918 : Ordre reçu d’avancer pour attaquer Parvillers une demi-heure avant l’aube, mais attaque reportée à 9 h 30. À 6 h 30, le bataillon avança vers la ligne de front tenue par le 10e bataillon des Argyll and Sutherland et attaqua Parvillers : la compagnie B sur le flanc droit, la compagnie D au centre et la compagnie A sur le flanc gauche, avec l’appui de cinq "tanks" et d’une section du Machine Gun Corps. Programme d’artillerie : barrage d’une demi-heure, suivi d’un barrage roulant et d’un barrage de protection.

L’attaque échoua pour les raisons suivantes :
a) les chars eurent trois quarts d’heure de retard et furent tous mis hors de combat avant d’avoir franchi notre ligne de front ;
b) la ligne du barrage était avancée de 400 mètres de trop et ne couvrit pas les positions de mitrailleuses allemandes de première ligne ;
c) les réseaux de barbelés étaient presque impénétrables.

Le feu des mitrailleuses ennemies fut très intense et infligea de lourdes pertes à nos hommes dès le moment où nous quittâmes la tranchée de départ. Le bataillon se replia sur la ligne de front et la tint, sauf sur le flanc droit où le sous-lieutenant Tomlinson, avec environ 10 hommes du rang, progressa bien en avant et maintint le contact avec le Dorset Regiment pendant toute la journée, jusqu’à être relevé par une compagnie du Manchester Regiment.

Officiers tués : capitaine A.W.U. Macrae, capitaine J.W.K. Darling, lieutenant H.W.R. Huie, lieutenant R.G.S. Durward, lieutenant R.E. Murray, lieutenant W. Brown, sous-lieutenant Veitch, MC, sous-lieutenant D.B. Tait, sous-lieutenant M. Marshall.
Officiers blessés : lieutenant J.H. Walker, sous-lieutenant W.L. Loch, sous-lieutenant D. Sinclair.


Transcription original anglais :

5/6 Battalion the Royal Scots

11 August 1918: Orders received to move forward to attack Parvillers half an hour before dawn, but attack postponed till 9.30 am. At 6.30, battalion moved forward to front line held by 10th Argyll and Sutherland, and attacked Parvillers, B Company right flank, D Company centre, A Company left flank, assisted by 5 "tanks" and one section Machine Gun Corps.

Artillery programme: half an hour barrage, followed by creeping and protective barrage.

Attack failed for following reasons:
a) tanks were 3/4 of an hour late and were all put out of action before crossing our front line,
b) barrage line 400 yards too far advanced and missed German front machine gun positions,
c) wire almost impenetrable.

Enemy machine gun fire was very heavy and inflicted heavy casualties on our men from the time we left the jumping-off trench. Battalion withdrew to front line and held it, except on right flank where 2/Lieutenant Tomlinson with about 10 ORs pushed well ahead and kept touch with Dorset Regiment through the day until relieved by a company of the Manchester Regiment.

Officers killed: Captain A.W.U. Macrae, Captain J.W.K. Darling, Lieutenant H.W.R. Huie, Lieutenant R.G.S. Durward, Lieutenant R.E. Murray, Lieutenant W. Brown, 2/Lieutenant Veitch MC, 2/Lieutenant D.B. Tait, 2/Lieutenant M. Marshall.

Officers wounded: Lieutenant J.H. Walker, 2/Lieutenant W.L. Loch, 2/Lieutenant D. Sinclair.


Pour le mois d'août 1918, ce régiment écossais compte 9 officiers tués, 5 blessés, 112 soldats tués, 277 blessés, 20 disparus.

Lien vers la biographie de l'un des soldats écossais tombés lors de cette attaque :

https://www.cwgc.org/stories/stories/co ... yal-scots/



Document archives britanniques.
Document archives britanniques.
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Le 1er bataillon Dorsetshire a comme objectif le 11 août 1918 le bois de Damery ("Damery Wood"), tandis que le 5/6 Royal Scots fait assaut sur Parvillers. Commandement Dorsetshire Lieutenant-Colonel Thwaytes.

Leur journal de marche (WO 95/2392/1, The National Archives) précise que les hommes sortent des tranchées à 9 h 30, au déclenchement du barrage d’artillerie, et sont au contact avec les Lancashire Fusiliers ainsi qu’avec des unités françaises pendant leur progression.

Après la fin du tir de barrage à 10 h 32, le bataillon poursuit sa progression et atteint les abords immédiats de Damery, à environ 100 mètres du village. L’avance est stoppée par des feux de mitrailleuses particulièrement actifs, notamment depuis le bois en Z, et les éléments britanniques s’accrochent dans d’anciennes tranchées de communication.

Une patrouille parvient néanmoins à pénétrer dans Damery, où elle capture une mitrailleuse et quatre prisonniers allemands, avant de perdre la liaison avec son flanc gauche sous la pression des tirs ennemis.

Vers 10 h 30, une contre-attaque allemande visant les positions françaises et le flanc droit britannique est repoussée. À 11 h 15, les unités reçoivent l’ordre d’abandonner les positions les plus exposées, les lignes devenant difficilement tenables sous le feu venu de Parvillers et des abords du village.

Les pertes du bataillon sont particulièrement élevées, vous trouverez ci-dessous la traduction du JMO de cette unité anglaise.


Pertes (traduction du JMO anglais, 1er bataillon Dorsetshire, référence WO 95/2392/1, archives nationales britanniques).

Officiers tués : sous-lieutenant H.A. Ford MC, sous-lieutenant E.M.F. Law, sous-lieutenant C.J. Tiddy, lieutenant H.S. Wood MC, sous-lieutenant F.H. Andrews Mc.MM, sous-lieutenant F.J.B. Cowley, lieutenant K.S. Courtenay.

Officiers blessés : capitaine G.L. Baker (porté disparu), sous-lieutenant D.R. Oliver, sous-lieutenant A.J. Gedye, sous-lieutenant E.H. Cunningham, sous-lieutenant G. Watt, sous-lieutenant J.H. Airey DCM.

Personnels non-officiers : tués, 26 ; disparus : 42 ; blessés : 240 ; gazés : 0.


Les communications suivantes ayant trait à la bataille de Parvillers ont été reçues respectivement des QG de la division et de la brigade. Traduction :


À l’issue de la première phase des opérations auxquelles la division a pris part au cours des derniers jours, le commandant de division tient à remercier tous les officiers, sous-officiers et soldats, pour l’énergie, l’endurance et le courage dont ils ont fait preuve tant au cours de la marche d’approche vers le front de bataille que durant les deux jours de durs combats qui ont suivi.

Le commandant du Corps canadien a exprimé son appréciation de la bravoure dont ont fait preuve tous les grades dans l’accomplissement de la difficile mission qui leur avait été confiée. Le fait que cette position fortement retranchée et puissamment défendue par des réseaux de fils de fer barbelés ait été atteinte et pénétrée sur toute la ligne, et qu’elle ait été enfoncée sur au moins la moitié du front de la division, pourra être rappelé avec fierté par tous les hommes de la division.

La rapidité avec laquelle l’artillerie a été amenée en avant et l’audace avec laquelle elle a été employée au combat méritent les plus grands éloges.

La relève et l’évacuation des blessés ont été assurés de façon remarquable par les services médicaux et les brancardiers.

Le travail accompli par toutes les branches du transport au cours des longues marches et pendant les opérations a contribué dans une large mesure au succès de la division.

Signé : A. E. McNamara, lieutenant-colonel, État-major général, 32e Division. 12 août 1918.


Transcription original anglais :

On conclusion of the first phase of the operations in which the division had taken part during the past few days, the Divisional Commander wishes to thank all ranks for the energy, endurance, and courage shown both in the approach march to the battle front and in the two days' hard fighting which followed.

The Corps Commander, Canadian Corps, has expressed his appreciation of the gallantry shown by all ranks in the difficult task which was given them. The fact that the strongly entrenched and heavily wired position was reached and entered all along the line and was broken through on at least half of the Divisional front may well be remembered with pride by all ranks of the division.

The rapidity with which the artillery was brought up and the boldness with which it was handled in action deserve the highest praise.

The collection and evacuation of the wounded was admirably carried out by the medical services and stretcher bearers.

The work done by all branches of transport during the long marches and during the operations contributed largely to the success of the division.

Signed, AE McNamara, Lieutenant-Colonel, General Staff, 32nd Division, 12 August 1918.



Document archives britanniques, journal de l'unité, The Dorset Regiment, référence WO 95/2392/1.
Document archives britanniques, journal de l'unité, The Dorset Regiment, référence WO 95/2392/1.
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Je souhaite exprimer mon admiration pour la bravoure et le dévouement au devoir dont ont fait preuve le 5/6th Royal Scots, le 1st Dorset Regiment et la compagnie « A » du 32nd Battalion MGC lors de l’attaque du 11.

Le terrain était disponible pour la reconnaissance, le front d’attaque était large, et, compte tenu de la récente avance rapide, l’approvisionnement en munitions était limité. La force avec laquelle la position serait tenue ne pouvait être prévue, mais les avantages à tirer d’une attaque immédiate étaient qu’une grande force ennemie pouvait être complètement encerclée, et la prise des crêtes dominant Roye aurait probablement influé sur ce résultat.

Bien que cet objectif n’ait pas été atteint, le résultat obtenu est digne d’être salué. La 14e Brigade, attaquant sur un large front, a refoulé l’ennemi, fortement renforcé de mitrailleuses, hors d’une portion considérable de défenses soigneusement organisées et a transmis à une autre division une tête de pont dans les défenses ennemies, dégagée du dense réseau de barbelés de l’ancien « no man’s land ». Ce résultat facilitera de manière significative les opérations futures. La perte de nombreuses vies précieuses est profondément regrettable, mais elles n’ont pas été perdues sans résultat.

Le 5/6th Royal Scots, le 1st Dorset Regiment et la compagnie « A » du 32nd Battalion Machine Gun Corps ont de bonnes raisons d’être fiers de l’action menée le 11 août, et l’admiration de ceux d’entre nous de la brigade qui n’ont pas pris une part active aux combats est à la fois profonde et sincère.

LP Evans, Brigadier-général, 14th Infantry Brigade, 12 août 1918.


Transcription original anglais :

I wish to express my admiration of the gallantry and devotion to duty shown by the 5/6th Royal Scots, 1st Dorset Regiment and "A" Company 32nd Battalion MGC in the attack on the 11th.
The line was available for reconnaissance, the frontage of attack was wide, and in view of the recent rapid advance the ammunition supply limited. The strength with which the position would be held could not be foretold, but the advantages to be gained by an immediate attack were that a large force of the enemy were in danger of being completely surrounded, and the gaining of the ridges overlooking Roye would probably have affected this.

Although this object was not achieved, the result achieved was one to be proud of. The 14th Brigade attacking on a wide front drove the enemy, heavily reinforced with machine-guns back out of a considerable slice of carefully organised defences and handed over to another division a footing in the enemy defences clear of the thick wire of the old "no man's land". This result will materially achieve future operations. The loss of many valuable lives is deeply to be regretted, but they have not been lost without result.

The 5/6th Royal Scots, the 1st Dorset Regiment and "A" Company 32nd Battalion Machine Gun Corps, have good cause for pride in the action fought on 11 August, and the admiration of those of us in the brigade who took no active share in the fighting is both deep and sincere.

LP Evans, Brigadier-General, 14th Infantry Brigade, 12 August 1918.


Bien cordialement.
Eric
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