Bonjour
Pour compléter mes recherches sur deux soldats réservistes du 6 Bayerlisches infanterie regiment Kaiser Wilhelm tombés dans le secteur de Saint Mihiel le 17 novembre 1914, je cherche le parcours ou la fiche de:
-Josef KRAUS et Josef GOTZ
Merci d'avance pour votre aide
Cordialement
2 soldats du 6 bayerlische regiment kaise Wilhelm
- kglbayrRIR2
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Re: 2 soldats du 6 bayerlische regiment kaise Wilhelm
Bonne soirée.
J'ai ici quelques informations concernant Josef Kraus. Les informations concernant Josef Götz (?) suivront sous peu.
Le soldat de réserve Josef Michael Kraus est né le 13 mars 1887 à Hundsbach (aujourd'hui un quartier de Waldsassen, dans le Haut-Palatinat, en Bavière).
(Voir Stammrolle!) "Au cours de combats près de Chauvancourt, le 16 novembre 1914, il fut grièvement blessé par une balle de fusil (subissant une blessure à la poitrine) ; selon une notification de l'hôpital de campagne n° 11 (3e corps d'armée bavarois), il succomba à ses blessures le 17 novembre 1914 à l'hôpital de Saint-Mihiel. Il repose au cimetière militaire de Saint-Mihiel."
D'après sa « Stammrolle » régimentaire, Josef Michael Kraus exerçait la profession de meunier. Ses parents, Michael et Franziska Kraus (née Schmid), étaient agriculteurs à Hundsbach.
Josef Kraus avait effectué son service militaire obligatoire entre 1908 et 1910 au sein du 7e régiment d'infanterie royal bavarois « Prinz Leopold ». Il fut mobilisé le 4 août 1914 et servit, à compter du 12 septembre 1914, au sein de la 12e compagnie du régiment d'infanterie royal bavarois « Kaiser Wilhelm, König von Preußen »**. Cordialement
Joseph
___________
** Le nom du régiment fait référence à l'empereur Guillaume Ier, le grand-père de Guillaume II.
J'ai ici quelques informations concernant Josef Kraus. Les informations concernant Josef Götz (?) suivront sous peu.
Le soldat de réserve Josef Michael Kraus est né le 13 mars 1887 à Hundsbach (aujourd'hui un quartier de Waldsassen, dans le Haut-Palatinat, en Bavière).
(Voir Stammrolle!) "Au cours de combats près de Chauvancourt, le 16 novembre 1914, il fut grièvement blessé par une balle de fusil (subissant une blessure à la poitrine) ; selon une notification de l'hôpital de campagne n° 11 (3e corps d'armée bavarois), il succomba à ses blessures le 17 novembre 1914 à l'hôpital de Saint-Mihiel. Il repose au cimetière militaire de Saint-Mihiel."
D'après sa « Stammrolle » régimentaire, Josef Michael Kraus exerçait la profession de meunier. Ses parents, Michael et Franziska Kraus (née Schmid), étaient agriculteurs à Hundsbach.
Josef Kraus avait effectué son service militaire obligatoire entre 1908 et 1910 au sein du 7e régiment d'infanterie royal bavarois « Prinz Leopold ». Il fut mobilisé le 4 août 1914 et servit, à compter du 12 septembre 1914, au sein de la 12e compagnie du régiment d'infanterie royal bavarois « Kaiser Wilhelm, König von Preußen »**. Cordialement
Joseph
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** Le nom du régiment fait référence à l'empereur Guillaume Ier, le grand-père de Guillaume II.
.. Les officiers français étaient impuissants. Aucune persuasion n'a aidé, pas même l'avertissement de suivre l'exemple des courageuses troupes bavaroises. ..
Histoire rgtaire du RI Bavarois n°8 : Retraite de Russie (1813); p.380.
Histoire rgtaire du RI Bavarois n°8 : Retraite de Russie (1813); p.380.
- kglbayrRIR2
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Re: 2 soldats du 6 bayerlische regiment kaise Wilhelm
Bonne soirée.
Le soldat de réserve d'infanterie Josef Götz, né le 13 décembre 1891, était originaire de Schwarzhofen, dans le district de Neunburg im Wald (Haut-Palatinat, Bavière). Dans le civil, il exerçait le métier de compagnon charron. Ses parents, Mathias (+) et Katharina Götz (née Wittmann), tenaient un atelier de charronnerie à Schwarzhofen. Josef Götz était célibataire. Les circonstances de sa mort sont similaires à celles de Josef Kraus. Lui aussi fut touché par une balle de fusil à Chauvoncourt (une balle dans l'abdomen !) le 16 novembre 1914. Grièvement blessé, il succomba à ses blessures le 17 novembre 1914 à l'hôpital militaire de Saint-Mihiel. Selon son dossier militaire, il fut inhumé au cimetière militaire de Saint-Mihiel.
Josef Götz effectua son service militaire du 21 octobre 1911 au 21 septembre 1912 au sein du 5e régiment d'infanterie « Grand-Duc Ernst Ludwig de Hesse ».
Mobilisé le 4 août 1914 pour le 6e régiment d'infanterie bavarois, il était déjà au front le 8 août 1914. À l'instar de Josef Kraus, il appartenait à la 12e compagnie.
Le commandant de l'epoque de la 12e compagnie était, soit dit en passant, le premier-lieutenant Reitzenstein, qui joua un rôle crucial dans la reddition de la garnison du fort Camp des Romains le 25 septembre 1914. Il était parvenu à lancer des grenades à main dans les conduits d'aération du fort. La garnison française, contrainte de se rendre sous le feu de l'artillerie, était entassée dans quelques pièces situées sous ces conduits.
Le 16 novembre 1914, le premier-lieutenant Reitzenstein fut aussi grièvement blessé. La mort des ceux deux soldats de la 12e compagnie s'explique aisément par les informations contenues dans l'histoire du régiment. Après l'attaque des troupes françaises contre les positions avancées bavaroises sur la rive ouest de la Meuse, les 10e et 12e compagnies du 6e régiment d'infanterie (kb 6. IR) furent parmi celles alertées et chargées de porter secours à leurs camarades de l'autre côté de la Meuse, menacés d'encerclement. Pour ce faire, ils durent cependant se frayer un chemin à travers un véritable mur de feu qui se dressait devant et au-dessus des ponts de la Meuse. Il est fort probable que tous deux aient été touchés lors de cette traversée périlleuse de la Meuse.
Voici un résumé des batailles du point de vue du commandement régimentaire.
(…)Trois jours de combats acharnés se sont écoulés, infligeant de lourdes pertes aux Français. Outre cinq officiers et 300 hommes, on dénombre au moins 700 morts. Ils ont combattu avec bravoure ; il s’agissait de volontaires issus de tous les régiments entre Verdun et Toul. Des officiers locaux de la garnison du 150e régiment d’infanterie, en temps de paix, les commandaient. Nos pertes sont également élevées, mais elles restent minimes comparées à celles de l’ennemi. Un ordre régimentaire indique : « Le régiment a subi 220 pertes, dont 60 morts. » (…)
J'ai finalement trouvé le cimetière où sont enterrés les deux soldats. Ils ont chacun leur propre tombe.
http://www.denkmalprojekt.org/2025/troy ... k1_fr.html
À mon avis, il reste encore des informations à ajouter sur les soldats individuellement, notamment Josef Kraus et Josef Götz. Cordialement
Joseph
Le soldat de réserve d'infanterie Josef Götz, né le 13 décembre 1891, était originaire de Schwarzhofen, dans le district de Neunburg im Wald (Haut-Palatinat, Bavière). Dans le civil, il exerçait le métier de compagnon charron. Ses parents, Mathias (+) et Katharina Götz (née Wittmann), tenaient un atelier de charronnerie à Schwarzhofen. Josef Götz était célibataire. Les circonstances de sa mort sont similaires à celles de Josef Kraus. Lui aussi fut touché par une balle de fusil à Chauvoncourt (une balle dans l'abdomen !) le 16 novembre 1914. Grièvement blessé, il succomba à ses blessures le 17 novembre 1914 à l'hôpital militaire de Saint-Mihiel. Selon son dossier militaire, il fut inhumé au cimetière militaire de Saint-Mihiel.
Josef Götz effectua son service militaire du 21 octobre 1911 au 21 septembre 1912 au sein du 5e régiment d'infanterie « Grand-Duc Ernst Ludwig de Hesse ».
Mobilisé le 4 août 1914 pour le 6e régiment d'infanterie bavarois, il était déjà au front le 8 août 1914. À l'instar de Josef Kraus, il appartenait à la 12e compagnie.
Le commandant de l'epoque de la 12e compagnie était, soit dit en passant, le premier-lieutenant Reitzenstein, qui joua un rôle crucial dans la reddition de la garnison du fort Camp des Romains le 25 septembre 1914. Il était parvenu à lancer des grenades à main dans les conduits d'aération du fort. La garnison française, contrainte de se rendre sous le feu de l'artillerie, était entassée dans quelques pièces situées sous ces conduits.
Le 16 novembre 1914, le premier-lieutenant Reitzenstein fut aussi grièvement blessé. La mort des ceux deux soldats de la 12e compagnie s'explique aisément par les informations contenues dans l'histoire du régiment. Après l'attaque des troupes françaises contre les positions avancées bavaroises sur la rive ouest de la Meuse, les 10e et 12e compagnies du 6e régiment d'infanterie (kb 6. IR) furent parmi celles alertées et chargées de porter secours à leurs camarades de l'autre côté de la Meuse, menacés d'encerclement. Pour ce faire, ils durent cependant se frayer un chemin à travers un véritable mur de feu qui se dressait devant et au-dessus des ponts de la Meuse. Il est fort probable que tous deux aient été touchés lors de cette traversée périlleuse de la Meuse.
Voici un résumé des batailles du point de vue du commandement régimentaire.
(…)Trois jours de combats acharnés se sont écoulés, infligeant de lourdes pertes aux Français. Outre cinq officiers et 300 hommes, on dénombre au moins 700 morts. Ils ont combattu avec bravoure ; il s’agissait de volontaires issus de tous les régiments entre Verdun et Toul. Des officiers locaux de la garnison du 150e régiment d’infanterie, en temps de paix, les commandaient. Nos pertes sont également élevées, mais elles restent minimes comparées à celles de l’ennemi. Un ordre régimentaire indique : « Le régiment a subi 220 pertes, dont 60 morts. » (…)
J'ai finalement trouvé le cimetière où sont enterrés les deux soldats. Ils ont chacun leur propre tombe.
http://www.denkmalprojekt.org/2025/troy ... k1_fr.html
À mon avis, il reste encore des informations à ajouter sur les soldats individuellement, notamment Josef Kraus et Josef Götz. Cordialement
Joseph
.. Les officiers français étaient impuissants. Aucune persuasion n'a aidé, pas même l'avertissement de suivre l'exemple des courageuses troupes bavaroises. ..
Histoire rgtaire du RI Bavarois n°8 : Retraite de Russie (1813); p.380.
Histoire rgtaire du RI Bavarois n°8 : Retraite de Russie (1813); p.380.
- kglbayrRIR2
- Messages : 617
- Inscription : ven. déc. 04, 2020 11:53 am
Re: 2 soldats du 6 bayerlische regiment kaise Wilhelm
suite
Schlachten des Weltkrieges Bd. 6 Von Nancy bis zum Camp des Romains P 146 f
(…) Le 16 novembre, les Français semblaient fermement résolus à chasser définitivement les « insolents » Bavarois de la rive gauche de la Meuse. Comme le racontèrent plus tard les habitants généralement bien informés de Saint-Mihiel, plus de cent canons avaient été rassemblés pour déchaîner leur grêle de fer sur le front d'attaque relativement étroit. Ils affirmèrent également que le général Joffre*** en personne avait assisté à la « victoire française ». Après un intense bombardement d'artillerie, l'ennemi parvint à repousser la ligne de front et à pénétrer dans l'hôpital de campagne fortifié, véritable bastion, ainsi que dans la caserne MacMahon. Mais la « victoire » prit alors fin. Notre artillerie empêcha avec succès l'arrivée de renforts supplémentaires, et des contre-attaques ne tardèrent pas à repousser les Français sur leurs positions initiales. (…)
****
Est-ce confirmé ???
Cordialement
Joseph
Schlachten des Weltkrieges Bd. 6 Von Nancy bis zum Camp des Romains P 146 f
(…) Le 16 novembre, les Français semblaient fermement résolus à chasser définitivement les « insolents » Bavarois de la rive gauche de la Meuse. Comme le racontèrent plus tard les habitants généralement bien informés de Saint-Mihiel, plus de cent canons avaient été rassemblés pour déchaîner leur grêle de fer sur le front d'attaque relativement étroit. Ils affirmèrent également que le général Joffre*** en personne avait assisté à la « victoire française ». Après un intense bombardement d'artillerie, l'ennemi parvint à repousser la ligne de front et à pénétrer dans l'hôpital de campagne fortifié, véritable bastion, ainsi que dans la caserne MacMahon. Mais la « victoire » prit alors fin. Notre artillerie empêcha avec succès l'arrivée de renforts supplémentaires, et des contre-attaques ne tardèrent pas à repousser les Français sur leurs positions initiales. (…)
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Est-ce confirmé ???
Cordialement
Joseph
.. Les officiers français étaient impuissants. Aucune persuasion n'a aidé, pas même l'avertissement de suivre l'exemple des courageuses troupes bavaroises. ..
Histoire rgtaire du RI Bavarois n°8 : Retraite de Russie (1813); p.380.
Histoire rgtaire du RI Bavarois n°8 : Retraite de Russie (1813); p.380.