362e régiment d'infanterie en 1916

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362e régiment d'infanterie en 1916

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362e régiment d'infanterie en 1916)


Situation avant l'attaque allemande sur Verdun.

La répartition des troupes :

"Le sous secteur Ouest, confié au colonel PARÈS, commandant la 143e brigade, a comme garnison, le 351e, le 362e et le bataillon du 44e territorial (G.V.C.R.), au total 5 bataillons pour tenir les points d'appui de Brabant et du bois de Consenvoye, et la moitié de celui du Bois d'Haumont jusqu'à la route de Flabas incluse..."

Sources :
La guerre en action. 4, Verdun : le premier choc à la 72e division. Brabant-Haumont-le Bois des Caures (21-24 février 1916) / Lieutenant-colonel A. GRASSET - 1926


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Aux premiers jours de l'offensive allemande sur Verdun, les 21 et 22 février 1916, on retient bien souvent les combats héroïques qui furent livrés par les chasseurs du Lieutenant-Colonel DRIANT au Bois des Caures, ceux des 56e et 59e B.C.P..
Le 21 février 1916, vers 7 h 15, la Ve armée allemande déclenche un orage d’acier d’une puissance inouïe sur les positions de la côte de Brabant, des bois d’Haumont, des Caures.
L'histoire a moins retenu l'anéantissement d'un régiment voisin, celui du 362e régiment d'infanterie, composé en grande majorité, de réservistes des départements du Pas-de-Calais et du Nord. cette unité appartient à la 143e brigade organe de la 72e division d'infanterie. Le régiment occupe le Bois d'Haumont et le village éponyme, actuel Haumont-près-Savogneux. Il subit le bombardement et l'assaut allemand de plein fouet. Au soir du 22 février, il aura cessé d'exister, balayé par l'énorme ruée des troupes allemandes, seuls quelques dizaines restent alors en vie. Le régiment aura perdu officiellement, tant tués que blessés, 27 officiers et 1 265 hommes.

Le 362e a tenu héroïquement jusqu'au bout la position qui lui avait été confiée.
Il n'a succombé que sous la rafale formidable de l'artillerie lourde qui, pendant deux jours et surtout le 22 février, a détruit les tranchées, les abris et réduit jusqu'à néant les effectifs de la défense.
Sources : Historique du 362ème régiment d'infanterie


A la suite de ces deux tristes et mémorables journées, le 5e Bataillon fut cité.
Voici le texte de la citation :
"Malgré un bombardement formidable et d'incessantes attaques, a assuré, avec une bravoure magnifique et jusqu'à la dernière minute, la défense d'un village et des ouvrages voisins dont il avait la charge."



HEAUMONT Carte d'Etat-Major.3.jpg
HEAUMONT Carte d'Etat-Major.3.jpg (154.81 Kio) Consulté 1359 fois


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Revue militaire française - 1er janvier 1926 pages 37 à 40
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... infanterie

Le P. C. de la 72e division à Vacherauville. Préparatifs de réaction.
De toute la journée, le général Bapst n'avait reçu aucun renseignement précis des premières lignes. Même à Mormont, où il était allé chercher des renseignements à 15 heures, le capitaine Pujo n'avait rien appris. Partout, la canonnade grondait et les explosifs
bouleversaient la région.
L'ordre est arrivé, à 13 heures, de transférer le P. C. de la division de Bras à Vacherauville. Dérivatif inopportun ! Téléphoniquement, le colonel Parès est averti d'avoir à resserrer immédiatement le P. C. de la 143e brigade, pour laisser une place à celui de la division.
On était ici depuis plusieurs mois. Il faut emballer des dossiers déjà volumineux ; replier cartes et plans, qui étaient étalés sur les tables et où on commençait à crayonner
les premiers renseignements. On se servira des cartes au 80.000e et du liseur, comme en rase campagne. On partira ce soir, quand les avions allemands qui survolent Bras, ne seront plus en mesure de signaler cet exode aux canons.
A 18 heures, le général pousse de Charny sur Neuville le bataillon Mazin (6e) du 324e, qui sera renforcé là par la 2e compagnie de mitrailleuses de la 143e brigade. Le colonel sera peut-être fort aise, dans la nuit, d'avoir ces unités à sa disposition.
A peine cet ordre est-il parti que des renseignements arrivent, montrant toute l'opportunité de la mesure prise. C'est le colonel Parès qui téléphone :
1° Renseignement provenant du lieutenant-colonel commandant le 351e « Une compagnie allemande s'avance sur les postes 28 et K (16 h 55). Le barrage a été demandé à l'artillerie. Les postes T et X sont violemment bombardés. La partie sud-ouest de Samogneux est en flammes. »
2° Du lieutenant-colonel commandant le 362e « Envoyez renforts. Un homme du 165e a abandonné son poste à cause de l'arrivée des Allemands. Postes du 165e évacués (11 et 12). Le bombardement d'Haumont continue très violent. »
« Le colonel commandant la brigade a envoyé deux compagnies au lieutenant-colonel Bonviolle, sous les ordres du capitaine Clapon. »
En effet, préoccupé lui aussi de soutenir ses unités engagées, le colonel Parès a envoyé à Haumont, au lieutenant-colonel Bonviolle les 22e et 23e compagnies du bataillon Fourcroy (6e) du 362e et il a poussé de Neuville sur Samogneux les deux autres compagnies de ce bataillon.
Situation obscure du côté du colonel Vaulet. Rien du bois des Caures où l'on se bat. Le général Bapst fait avertir le colonel Vaulet qu'il tient à sa disposition à Vacherauville les bataillons Bertrand (2e) et Maugras (3e) du 165e.
Enfin, à 18 h. 30, l'état-major de la 72e division quitte Bras et se hâte vers Vacherauville avec ses plans, ses serviettes et ses cartons. Il s'y installe très mal, à la lueur des bougies. Le colonel Parès, le capitaine de Warreux et leurs 6 téléphonistes, plantons ou cyclistes travail-
laient à peu près commodément dans leurs deux caves de 5 m sur 5. L'arrivée du général Bapst, de 4 officiers et de 15 téléphonistes ou plantons occasionna un effroyable entassement dans ces réduits. Les cartes ne purent pas être étalées ; heureusement, on connaissait le terrain de l'action.
Veillée tragique. Un message téléphoné du lieutenant-colonel Bonviolle, de 18 h 40, était un cri d'alarme
« Un téléphoniste de S3, disait le colonel, aussi clairement que le lui permettait un appareil sommairement réparé, vient dire que S3 serait abandonné et que le capitaine Dupuis
serait blessé. »
Cinq minutes plus tard, nouvel appel du lieutenant-colonel Bonviolle :
Le poste S6 fait savoir à 17 h 30 : « J'ai ici 5 hommes de S5. Les ennemis sont dans le bois d'Haumont », Haumont violemment bombardé. Je prends mes dispositions pour défendre Haumont et tenir en faisant renforcer S6, si c'est possible. Il est difficile de sortir d'ici sous le bombardement. »
Que s'est-il passé depuis 17 h 30 jusqu'à 18 h 50, heure où ce coup de téléphone arrive ? Où se sont arrêtés les progrès de l'ennemi?
Jusqu'à 21 heures, les messages se sont succédé de quart d'heure en quart d'heure, laissant deviner, dans la brièveté de leurs phrases hachées et mal entendues que la lutte se poursuit, acharnée, dans les bois et que si Brabant et Consenvoye ne sont pas attaqués, Haumont est
menacé.
Le lieutenant-colonel Bonviolle organise la défense d'Haumont. Resté à Haumont avec les deux compagnies de réserve du bataillon Huet (5e) du 362e et la compagnie de mitrailleuses de son régiment, le lieutenant-colonel Bonviolle y a vu refluer les survivants des
18e et 20e compagnies anéanties dans le bois et arriver de Samogneux la tête de colonne des 22e et 23e compagnies, avec le capitaine Clapon. Les dispositions qu'il a prises pour tenir dans les ruines d'Haumont, on les lit dans son message téléphoné de 22 heures, qui n'a besoin d'aucun commentaire :

17e compagnie ouvrage H,; 19e compagnie ouvrage H2; pionniers ouvrage H3.
3 sections de la 23e compagnie une au presbytère, deux à l'abri en U.
Mitrailleuses une à H9, une à H3, deux à S9, une au réduit.
Patrouilles de la 17e et de la 19e, en avant d'Haumont.
Un poste de la 23e, dans le vallon à droite.


Nota. Deux sections de la 19e, qui avaient été envoyées en
renfort vers S3, à la demande du commandant des avant-postes, ne sont pas encore rentrées.
Les 20e (G. G.2) et 18e (G. G.3) ne forment plus d'unités constituées.
Elles sont réduites à rien, étant détruites ou prisonnières, sauf une demi-section de la 18e, avec le sous-lieutenant Dauvois.
Le commandant Huet est blessé et au poste de secours. On travaille à réparer les démolitions causées par les obus. Le capitaine Dupuis (18e) serait tué. Le capitaine Richard (20e) serait prisonnier.
« 22 h 25. - Le bombardement continue à allure lente maintenant. Pas encore vu la 22e compagnie qui devait arriver avec la 23e et le capitaine Clapon. »

Ce tableau est clair et poignant dans sa sobriété. Il ne dit pas, et cela intentionnellement sans doute, l'extrême fatigue de soldats non ravitaillés et exposés depuis le matin à un bombardement effroyable ; ni la difficulté d'organiser une défense avec de pareils éléments au milieu d'un village dont les ruines sont en feu ; mais par cela il permet de juger la force d'âme du chef qui commande là.
...
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362e régiment d'infanterie en 1916


On trouvera des nominations de soldats du 362e RI dans le JO du 8 novembre 1921 (pages 2927 et 2928)

dont :


GUILLOU (Eugène-Ernest), matricule 09280, caporaI : caporal brave et dévoué. Tué à son poste de combat, le 21 février 1916, à Haumont. Croix de guerre avec étoile de bronze.

GUILLOU Eugène Ernest
Tué à l'ennemi le 22 février 1916 au Bois d'Haumont (Haumont-près-Samogneux) (Meuse)
Né le 26 avril 1886 à Paris 14e arrondissement (ex Seine)
Décédé à l'âge de 29 ans, 9 mois et 26 jours
caporal au 162e régiment d'infanterie (162e RI) 362e R.I.
N° matricule au corps : 09280
Classe 1906
Bureau de recrutement de Béthune (Pas-de-Calais)
Matricule au recrutement : 443
Mention : Mort pour la France
Cause du décès : tué à l'ennemi
Jugement déclaratif de décès rendu le 16 novembre 1927 par le tribunal de Béthune
Lieu de transcription du décès : Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) le 2 décembre 1927



RAESE (Henri-Julien), matricule 015474 B, soldat : brave soldat. Mort glorieusement pour la France, le 22 février 1916, à Haumont, en faisant vaillamment son devoir. Croix de guerre avec étoile de bronze.

RAESE Henri Julien
Tué à l'ennemi le 22 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 13 novembre 1879 à Halluin (Nord)
Décédé à l'âge de 36 ans, 3 mois et 9 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 015474 B
Classe 1899
Bureau de recrutement de Lille (Nord)
Matricule au recrutement : 3630
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 5 août 1918 par le tribunal civil de Verdun
Lieu de transcription du décès : Tourcoing (Nord) le 22 octobre 1919
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362e régiment d'infanterie en 1916



Le 5e bataillon du 362e R.I., commandé par le chef de bataillon HUET, est au bois et au village d'Haumont aux premières heures de l'attaque Allemande.



Journal officiel du 26 mai 1919 page 5416
CITATION A L'ORDRE DE L’ARMÉE

HUET, chef de bataillon au 362e régiment d'infanterie : homme du devoir de haute conscience, d'un moral particulièrement élevé, d'une bravoure et d'une énergie des plus remarquables.
Le 21 février 1916, début de l'offensive des Allemands sur Verdun, a tenu, pendant toute la journée, avec son bataillon, le bois d'Haumont contre des forces très supérieures. Blessé au cours de la journée, s'est maintenu à son poste de combat et ne s'est rendu, en fin de journée, au poste de secours, qu'après avoir rendu compte au chef de corps des événements de la journée. A été fait prisonnier dans le poste de secours.

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Le 6e bataillon du 362e R.I., commandé par le chef de bataillon FOURCROY. Le 21 février 1916, le lieutenant-colonel BONVIOLLE groupe à Samogneux ce bataillon, dont deux compagnies étaient déjà dans le village et deux autres à Champneuville. Ce bataillon restera là, en réserve de sous-secteur, à la disposition du colonel PARÈS.

...

Le 21 février 1916 - Dans le Bois d'Haumont. - A 9 heures, impatient de ne rien recevoir du commandant HUET, dont le bataillon (5e) est dans le Bois d'Haumont, le lieutenant-colonel BONVIOLLE, commandant le 362e, est parti de Samogneux pour Haumont avec ses sapeurs et ses agents de liaison. Le boyau de communication qu'il suit, si l'on peut donner ce nom à la piste boueuse serpentant par le fond du ravin de Samogneux, est arrosé sur toute sa longueur par les obus lacrymogènes. Pourtant, le groupe passe sans incident.
A Haumont, que les explosions secouent et qui brûle, le colonel trouve, terrés dans leurs abris, les compagnies CLAISSE (17e) et BERNARD (19e) que le commandant HUET y a laissées en réserve.

...

Ce bois (Bois d'Haumont), où nul ne peut avoir accès, est un enfer. Les compagnies en ligne des bataillon HUET (5e), du 362e, et DELAPLACE (1er) du 165e, y meurent lentement, ensevelis par groupes entiers ou déchiquetées. Les tranchées de 1ère ligne sont bouleversées. Les hommes sont blottis ou aplatis dans des trous d'obus où derrière des troncs d'arbres obligés de changer de place à chaque instant...

Sources :
La guerre en action. 4, Verdun : le premier choc à la 72e division. Brabant-Haumont-le Bois des Caures (21-24 février 1916) / Lieutenant-colonel A. GRASSET - 1926


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Quant au commandant HUET, le commandant du bataillon du 362e, il s'était trouvé très vite dans l'impossibilité de faire sentir son action. Son téléphone détruit, ses coureurs tués, il avait voulu, en apprenant la présence des Allemands dans le bois, quitter son P.C. pour aller réconforter les combattants. Une balle l'avait atteint à la cuisse et immobilisé. A 20 heures, quand les patrouilles allemandes se montrèrent à la lisière sud du bois, ralliant quelques isolés, il put se traîner jusqu'au poste de secours d'Haumont...

Sources :
La guerre en action. 4, Verdun : le premier choc à la 72e division. Brabant-Haumont-le Bois des Caures (21-24 février 1916) / Lieutenant-colonel A. GRASSET - 1926
(page 61)
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362e régiment d'infanterie en 1916


Journal officiel du 10 mai 1922 page 1640

362e régiment d'infanterie.

BONTE (Fernand-Charles-Louis), matricule 015466 bis, sous-lieutenant : chef de section d'un courage admirable, donnant à ses hommes le plus haut exemple du devoir militaire. Malgré un violent bombardement, a su maintenir ses hommes sur la position dont il avait la garde. Tombé glorieusement pour la France, le 21 février 1916, au bois de Haumont. Croix de guerre avec étoile d'argent.

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BONTE Fernand Charles Louis
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 4 février 1881 à Tourcoing (Nord)
Décédé à l'âge de 35 ans et 17 jours
sous-lieutenant au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 015466 bis
Classe 1901
Bureau de recrutement de Lille (Nord)
Matricule au recrutement : 3800
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 25 octobre 1918 par le tribunal civil de Verdun
Lieu de transcription du décès : Tourcoing (Nord) le 3 octobre 1919

362e RI BONTE fiche MdH.jpg
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362e régiment d'infanterie en 1916


Journal officiel du 13 avril 1916 page 3090

Le ministre de la guerre,
Vu le décret du 13 août 1914,
Arrête :
Article unique. — Sont inscrits aux tableaux spéciaux de la Légion d'honneur et de la médaille militaire, les militaires dont les noms suivent : LÉGION D'HONNEUR

Pour officier.

BONVIOLLE (Charles-Henry-Gabriel), lieutenant-colonel breveté à titre définitif au 362e régiment d'infanterie : vigoureux chef de corps. Au cours des combats de février 1916 a maintenu pendant deux jours son régiment sur une position soumise à un bombardement violent. A su garder son ascendant sur sa troupe et a opposé une énergique résistance à l'ennemi.

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Voir le récit de l'attaque du Bois d'Haumont et du village d'Haumont
les 21 et 22 février 1916
(extrait du Journal de Marche du 362e R.I.)

https://horizon14-18.eu/wa_files/RI362_Histo.pdf



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VOIR :
143e brigade : J.M.O.
J.M.O. - 9 février-31 décembre 1916 - 26 N 533/12

21 février 1916
(page 8)
https://www.memoiredeshommes.defense.go ... mage/35657


Extraits :

17 février :
362e régiment d'infanterie
sous-secteur d'Haumont, 1 bataillon du 362e
2 compagnies aux avant-postes - 2 pelotons en première ligne et 2 pelotons en 2e ligne
2 compagnies à Haumont (repos).

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"Le 21 février : la 143e Brigade occupait, au Nord de Verdun, le secteur compris entre la Meuse et la route d'Haumont-Flabas."

7 heures 30. - L'artillerie ennemie effectue un violent bombardement des 1ère et 2e positions. Les sous-secteurs sont alertés et les troupes de la Brigade prennent leurs positions d'alerte...
Le sous-secteur d'Haumont comprend 4 compagnies 1/2 et 1 Cie de Mitrailleuses de la Brigade.
Un des bataillons du 362e se trouve à Champneuville.
"L'ennemi concentre un violent feu d'artillerie sur le sous-secteur du Bois d'Haumont et sur le village d'Haumont ; il effectue un barrage dans le ravin sud d'Haumont et bombarde le Bois de Consenvoye."
...
17 heures 30. - Ordre au commandant du 6e Btn du 362e : "Rendez-vous avec deux compagnies de Champneuville à Samogneux. Elles s'y abriteront en attendant les ordres...
18 heures. - Ordre au commandant du 6e Btn du 362e : "Les deux compagnies actuellement à Samogneux, se porteront au Bois d'Haumont sous les ordres du capitaine CLAPON."


22 février 1916

"Situation à 17 heures 20. Haumont est détruit, sa garnison décimée. Le Lieutenant-Colonel commabdant le 362e (d'infanterie) avec 4 officiers et une poignée d'hommes réussit à s'échapper de l'étreinte ennemie en faisant le coup de feu."
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Re: 362e régiment d'infanterie en 1916

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362e régiment d'infanterie en 1916


Journal officiel du 6 décembre 1921 page 3208
Le ministre de la guerre,
Vu le décret du 1er octobre 1918 ;
Vu la loi du 15 juin 1920,
Arrête :
Article unique. - Sont inscrits au tableau spécial de la Légion d'honneur, à titre posthume, les militaires dont les noms suivent :

362e régiment d'infanterie.

ANDRIEU (Eloi-Joseph), matricule 96, lieutenant : officier d'une bravoure froide et d'un courage stoïque, estimé de ses chefs et aimé de ses subordonnés, se dépensait sans compter. Tombé glorieusement pour la France, le 22 février 1916, sous Verdun (bois d'Haumont), alors qu'il se maintenait héroïquement à son poste de commandement sous un bombardement effroyable. Croix de guerre avec étoile d'argent.

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ANDRIEU Éloi Joseph Adolphe
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 1er décembre 1883 à Labastide-Murat (Lot)
Décédé à l'âge de 32 ans, 2 mois et 20 jours
lieutenant au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 96
Classe 1903
Bureau de recrutement de Cahors (Lot)
Matricule au recrutement : 462
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 18 janvier 1918 par le tribunal civil de la Seine
Lieu de transcription du décès : Paris 10e arrondissement (ex Seine) le 7 mars 1918

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Journal officiel du 30 septembre 1919 page 10706
MINISTÈRE DE LA GUERRE
Citations à l'ordre de l'armée.
(Ordre du 24 juillet 1919.)
...


DELÉGLISE {Georges-Auguste-Alexis), matricule 113, lieutenant à la 20e compagnie du 362e régiment d'infanterie : officier d'une bravoure superbe et d'un rare sang-froid, qui a toujours fait preuve depuis le début de la guerre de la plus grande abnégation dans l'accomplissement de son devoir. Le 22 février 1916, au bois d'Aumont, a été capturé après quinze heures de résistance, faisant lui-même le coup de feu au milieu de ses hommes, a finalement été surpris par le jet de liquides enflammés.


J.O. du 3 décembre 1919 page 13867

30 septembre 1919 : page 10706, 1ère colonne, 4e citation concernant DELÉGLISE (Georges-Auguste-Alexis), matricule 113, lieutenant à la 20e compagnie du 362e régiment d'infanterie, au lieu de : « le 22 février 1916, au bois d'Aumont, a été capturé après quinze heures de résistance », lire : « le 22 février 1916, au bois d'Haumont ».

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Re: 362e régiment d'infanterie en 1916

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362e régiment d'infanterie en 1916


Journal officiel du 8 novembre 1919 page 12526
Le président du conseil ministre de la guerre,
Vu le décret du 13 août 1914,
Arrête :
Article unique. - Sont inscrits aux tableaux spéciaux de la Légion d'honneur et de la médaille militaire, les militaires dont les noms suivent :
LÉGION D'HONNEUR Pour chevalier.
(Pour prendre rang le 29 juillet 1919)


DEROME (Edgard), matricule 126 (active), lieutenant commandant la 21e compagnie du 362e régiment d'infanterie : commandant de compagnie très brave, animé du plus brillant esprit de devoir et de sacrifice ; pendant les combats des 21 et 22 février 1916, à Haumont, s'est porté résolument en avant en enlevant de haute lutte un bois tenu par l'ennemi depuis la veille. Isolé en avant des lignes françaises, s'est maintenu sur le terrain conquis, sous le feu des canons et des mitrailleuses, retardant de plusieurs heures la progression de l'ennemi. A été blessé au cours de l'action.

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AU CONSEIL DE GUERRE
LE CAS D'UN OFFICIER FAIT PRISONNIER DEVANT VERDUN

Le 29 janvier le Conseil de guerre de la 70e division, siégeant à Grandvilliers, avait condamné a mort, par contumace, le lieutenant d'infanterie DEROME, accusé de s'être rendu à l'ennemi avec sa compagnie, sur la route de Flavas à Hautmont, pendant la bataile de Verdun, le 22 février 1916.

Devant un nouveau Conseil de guerre, tenu à la Citadelle de Lille, jeudi, de 2 heures à 7 heures du soir, sous la présidence du colonel Bérard, le lieutenant DEROME, retour de captivité en Allemagne, a été appelé à fournir les raisons de sa désertion à l'ennemi, alors que d'autres de ses collègues, les lieutenants MARTIN, SENNE et FROISSON, tous trois sur le même champ de bataille et dans des conditions égales à celles du lieutenant DEROME avaient réussi à se replier personnellement vers l'arrière pour rejoindre leur corps d'armée.

Les débats avaient attiré de nombreux assistants.
Quatorze témoins, la plupart à décharge furent entendus et parmi leurs dépositions, on peut citer celles du colonel commandant le 362e régiment d'infanterie, chef direct de l'accusé. Le colonel MOUVIOL fournit un rapport donnant un aperçu des positions occupées par le régiment au moment de la contre-attaque et il insiste particulièrement sur la situation critique dans laquelle se trouvait la compagnie du lieutenant DEROME.
Vu L'heure tardive, la suite des débats a été renvoyée à cet après-midi vendredi, à 1 heure.

Sources : Le Grand écho du Nord de la France - édition du 26 avril 1919


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Au Conseil de Guerre
Le cas d'un officier français fit prisonnier devant Verdun
______________

Condamné à mort par contumace, il est, cette fois, acquitté

Le Conseil de guerre a statué vendredi après-midi sur le cas du lieutenant Edgar DEROME, du 362e régiment d'infanterie, accusé de désertion devant l'ennemi, en février 1916, devant Verdun, et condamné à mort pour ces faits en février 1919 par le Conseil de guerre de la 70e division.

Rappelons les faits : le lieutenant DEROME qui, avant d'être mobilisé, était professeur au lycée de Valenciennes, commandait, le deuxième jour de l'offensive du kronprinz contre Verdun, la 21e compagnie retranchée sur la route Hautmont-Flavas. Submergée par les vagues ennemies, prise sous des feux de barrage, cette compagnie ne parvint pas à se replier à temps et fut faite prisonnière.

Dans son réquisitoire, le commandant Werder, commissaire du Gouvernement, rappelle que le fait de se rendre avec sa troupe constitue un crime que l'honneur militaire ne peut admettre chez un officier intelligent et réfléchi. Mais, ayant fait l'éloge de l'officier qui comparaît aujourd'hui pour ce crime devant la justice militaire, il reconnaît que les faits sont entourés de circonstances exceptionnelles, puisque, par suite des difficultés de communication résultant du bombardement des lignes, il fut impossible de faire parvenir des renforts au lieutenant DEROME et que les agents de liaison même ne purent parvenir jusqu'à la route Hautmont-Flavas.

Il se borne donc à requérir l'application de l'article 238 de la loi militaire. *

Me Python, avocat à la Cour d'appel de Paris, présente ensuite une chaleureuse défense du lieutenant DEROME, qui a fait tout son devoir. Il fait un tableau émouvant de la situation critique dans laquelle se trouva, au cours de l'attaque allemande, la compagnie du lieutenant DEROME, isolée pendant sept heures et soumise à un feu infernal. Toute retraite était impossible.

En terminant, l'avocat donne lecture d'une lettre de M. Ernest Lavisse, de l'Académie française, qui affirme la droiture de caractère, et l'esprit de devoir du prévenu dont il se déclare l'ami.
Après un quart d'heure de délibération, le Conseil rapporte un verdict négatif. En conséquence, le lieutenant DEROME est acquitté.
Une foule nombreuse assistait à cette audience émouvante. Elle a accueilli avec sympathie ce verdict de justice qui rend son honneur à un officier dont tous les témoins appelés à la barre avaient tenu à affirmer la belle vaillance.

Sources : Le Grand écho du Nord de la France - édition du 27 avril 1919


* le code de justice militaire prévoit la peine capitale pour un certain nombre de délits, notamment pour la désertion, comme en dispose l’article 238 :
« Est puni de mort, avec dégradation militaire, tout militaire coupable de désertion à l’ennemi. »

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Le Cri populaire : journal d'union socialiste et ouvrière
édition du 8 février 1920
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... .texteBrut#

"
Tout dernièrement encore les journaux nous ont raconté l’aventure de M. DEROME, lieutenant au 362e d’infanterie, dans le civil, professeur agrégé au lycée d'Amiens, condamné, en mai 1919, à mort, par contumace, par un conseil de guerre, pour avoir, avec toute la compagnie qu'il commandait, passé à l'ennemi, et, en septembre de la même année, revenu de captivité en Allemagne, faisait appel du jugement qui l'avait frappé, non seulement acquitté d'enthousiasme, mais encore cité à l’ordre du jour de son régiment et nommé chevalier de la Légion d'honneur pour sa vaillante conduite. Au lieu d’être un lâche et un traître, c'était ce qu’on appelle : un héros ; on ne s’était trompé que de ça
..."


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UNE RÉHABILITATION

Lille, 6 septembre. — En mai dernier, le lieutenant Edgar DEROME, qui commandait la 21e compagnie du 362e d'infanterie, fut condamné à mort par un conseil de guerre du front, sous l'inculpation d'avoir passé à l'ennemi avec toute sa compagnie. Or, au cours du procès, qui est revenu aujourd'hui devant le conseil de guerre de Lille, il a été établi que l'accusé, contrairement à des allégations mensongères portées contre lui, avait toujours eu au feu une magnifique conduite et qu'il s'était uniquement rendu pour ne pas inutilement sacrifier les hommes qu'il commandait.
Dans ces conditions, une éclatante réparation a été faite au lieutenant DEROME. Il a, en effet, été cité à l'ordre du régiment et promu chevalier de la Légion d'honneur.
M. DEROME est professeur agrégé au lycée et à l'école de médecine d'Amiens.

Sources : La Dépêche : journal de la démocratie - édition du 7 septembre 1919
Site Gallica de la B.N.F.

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J.O. du 11 septembre 1920 page 13313

DEROME (Edgard), professeur de physique au lycée d'Amiens


J.O. du 23 mars 1921 page 6329

DEROME (E.-J.), lieutenant du 162e régiment d'infanterie passe au 51e régiment d'infanterie
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Re: 362e régiment d'infanterie en 1916

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362e régiment d'infanterie en 1916


Soldats "Mort pour la France" le 21 février 1916


BACLET Jules François Joseph
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à HAUMONT (Meuse)
Né le 18 août 1883 à Couture (La) (Pas-de-Calais)
Décédé à l'âge de 32 ans, 6 mois et 3 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 02466
Classe 1903
Bureau de recrutement de Béthune (Pas-de-Calais)
Matricule au recrutement : 3415
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 4 mai 1921 par le tribunal de Béthune
Lieu de transcription du décès : Couture (La) (Pas-de-Calais) le 2 juin 1921

Journal officiel du 1er août 1922 (19 novembre 1922 rectifié) page 4273

BACLET (Jules-François-Joseph), matricule 02466, soldat : soldat courageux et dévoué, ayant toujours bravement accompli son devoir. Tombé au champ d’honneur, le 21 février 1916, à Haumont. Croix de guerre avec étoile de bronze.


BERTELOOT Émile Élie
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 2 septembre 1879 à Bailleul (Nord)
Décédé à l'âge de 36 ans, 5 mois et 19 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 015551 bis
Classe 1899
Bureau de recrutement de Dunkerque (Nord)
Matricule au recrutement : 1896
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 17 juillet 1919 par le tribunal d'Hazebrouck
Lieu de transcription du décès : Bailleul (Nord) le 27 septembre 1919


BIENCOURT Fidèle
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 19 décembre 1882 à Beuvry (Pas-de-Calais)
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 03797
Classe 1902 - Bureau de recrutement de Béthune - Matricule au recrutement : 1573
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 29 juin 1921 par le tribunal de Béthune
Lieu de transcription de décès : Beuvry (Pas-de-Calais) le 12 juillet 1921

Journal officiel du 4 janvier 1923 (24 juin 1923 rectifié) page 685
1923/01/04-1923/12/31.Note : GG14181.Appartient à l'ensemble documentaire : GG14181

BIENCOURT (Fidèle), matricule 03797, soldat : brave soldat. Frappé mortellement à son poste de combat, le 21 février 1916, à Haumont, en accomplissant courageusement son devoir. Croix de guerre avec étoile de bronze.


BOCHET René Philippe
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont (Meuse)
Né le 1er novembre 1886 à Paris 10e arrondissement (ex Seine)
Décédé à l'âge de 29 ans, 3 mois et 20 jours
caporal au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 09211
Classe 1906
Bureau de recrutement de Béthune (Pas-de-Calais)
Matricule au recrutement : 707
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 14 janvier 1920 par le tribunal de Béthune
Lieu de transcription du décès : Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) le 22 janvier 1920


Journal officiel du 4 janvier 1923 page 94

BOUGNAC (Jean-Baptiste), matricule 02901, soldat : brave soldat. Tombé glorieusement pour la France, le 21 février 1916, au bois d'Haumont. Croix de guerre avec étoile de bronze.


BOURRAT Jean Claude
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Vacherauville (Meuse)
Né le 16 avril 1878 à Saint-Symphorien-de-Lay (Loire)
Décédé à l'âge de 37 ans, 10 mois et 5 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 014005 bis
Classe 1898
Bureau de recrutement de Roanne (Loire)
Matricule au recrutement : 1305
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Régny (Loire) le 6 mai 1916


BOUTROY Alexandre Gustave
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont (Meuse)
Né le 18 août 1887 à Haubourdin (Nord)
Décédé à l'âge de 28 ans, 6 mois et 3 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 011620
Classe 1907
Bureau de recrutement de Lille (Nord)
Matricule au recrutement : 1510
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 7 avril 1921 par le tribunal de Lille
Lieu de transcription du décès : Haubourdin (Nord) le 20 juin 1921

Journal officiel du 4 janvier 1923 page 94

BOUTROY (Alexandre-Gustave), matricule 011620, soldat : brave soldat. Tombé glorieusement pour la France à son poste de combat, le 21 février 1916, à Haumont, au cours d'une attaque ennemie. Croix de guerre avec étoile de bronze.


CLAUWAERT Henri
Décédé le 21 février 1916 à Haumont (Meuse) - prisonnier
Né en 1876 à Roubaix (Nord)
Décédé à l'âge de 40 ans, 1 mois et 20 jours
soldat au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
Classe 1896
Mention : Non Mort pour la France (?)

Voir :
https://www.memoiredeshommes.defense.go ... fa8ee50d1b



Journal officiel du 4 janvier 1923 page 684, 685 et 686
MÉDAILLE MILITAIRE
362e régiment d'infanterie

COLOMAS (André), matricule 015402 bis, soldat : soldat courageux et dévoué. Tombé glorieusement au champ d'honneur, en 1916, au bois d'Haumont, dans l'accomplissement de son devoir. Croix de pierre avec étoile de bronze.

COLOMAS André
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont (Meuse)
Né le 3 janvier 1879 à Saint-André (Alpes-Maritimes)
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 015402 bis
Classe 1899 - Bureau de recrutement d'Antibes - Matricule au recrutement : 2171 ou 9171
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 11 avril 1917 par le tribunal de Nice
Lieu de transcription de décès : Saint-André (Alpes-Maritimes) le 23 avril 1917


COUSTENOBLE Paul Désiré
Tué à l'ennemi le 21 ou 22 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 23 septembre 1886 à Chapelle-d'Armentières (La) (Nord)
Décédé à l'âge de 29 ans, 4 mois et 28 jours
caporal au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 09254
Classe 1906
Bureau de recrutement de Béthune (Pas-de-Calais)
Matricule au recrutement : 1233
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 27 juin 1919 par le tribunal de la Seine
Lieu de transcription du décès : Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) (ex Seine et Seine-et-Oise) le 24 septembre 1919

Journal officiel du 4 janvier 1923 page 94

COUSTENOBLE (Paul-Désiré). matricule 09254, caporal : brave caporal. Tombé glorieusement pour la France, le 22 février 1915 (sic) *, au bois d'Haumont. Croix de guerre avec étoile de bronze.

* LIRE : 22 février 1916



DAVID Fernand Ernest
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 18 février 1881 à Cousolre (Nord)
Décédé à l'âge de 35 ans et 3 jours
soldat au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 02849
Classe 1901
Bureau de recrutement de Valenciennes (Nord)
Matricule au recrutement : 616
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 25 mai 1921 par le tribunal de Béthune
Lieu de transcription du décès : Hénin-Liétard (Pas-de-Calais) le 17 juin 1921

Journal officiel du 4 janvier 1923 (24 juin 1923 rectifié) page 685
1923/01/04-1923/12/31.Note : GG14181.Appartient à l'ensemble documentaire : GG14181

DAVID (Fernand-Ernest), matricule 02849, soldat : brave soldat. Tombé glorieusement, face à l'ennemi, le 21 février 1916, au bois d'Haumont. Croix de guerre avec étoile de bronze.


DEBEAUMONT Louis Augustin
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 25 août 1886 à Dourges (Pas-de-Calais)
Décédé à l'âge de 29 ans, 5 mois et 26 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 010039
Classe 1906
Bureau de recrutement de Béthune (Pas-de-Calais)
Matricule au recrutement : 2079
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 6 juillet 1921 par le tribunal de Béthune
Lieu de transcription du décès : Dourges (Pas-de-Calais) le 18 juillet 1921

Journal officiel du 4 janvier 1923 (23 avril 1923 rectifié) page 457

DEBEAUMONT (Louis-Justin), matricule 010039, soldat : soldat courageux et dévoué. Tombé glorieusement au champ d'honneur, le 21 février 1916, à Haumont, dans l'accomplissement de son devoir. bronze. Croix de guerre avec étoile de bronze.


DECOTTIGNIES Henri Joseph
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 14 mars 1881 à Tourcoing (Nord)
Décédé à l'âge de 34 ans, 11 mois et 7 jours
caporal au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 018887
Classe 1901
Bureau de recrutement de Lille (Nord)
Matricule au recrutement : 3247
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 20 janvier 1921 par le tribunal de Lille
Lieu de transcription du décès : Bondues (Nord) le 1er avril 1921

Journal officiel du 4 janvier 1923 (24 juin 1923 rectifié) page 685
1923/01/04-1923/12/31.Note : GG14181.Appartient à l'ensemble documentaire : GG14181

DECOTTIGNIES (Henri-Joseph), matricule 018887, caporal : caporal énergique et brave, ayant toujours donné l'exemple du devoir. Tombé glorieusement au champ d'honneur, le 21 février 1916. à Haumont. Croix de guerre avec étoile de bronze.


DEGREMONT Edmond Émile
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont (Meuse)
Né le 8 juin 1880 à Élincourt (Nord)
Décédé à l'âge de 35 ans, 8 mois et 13 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 01014
Classe : 1900
Bureau de recrutement : Avesnes (Nord)
Matricule au recrutement : 802
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 12 mai 1921 par le tribunal d'Avesnes
Lieu de transcription du décès : Louvignies-Quesnoy (Nord) le 28 juin 1921


DELPORTE Georges David
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 2 octobre 1893 à Quiévy (Nord)
Décédé à l'âge de 22 ans, 4 mois et 19 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 8045
Classe 1913
Bureau de recrutement de Cambrai (Nord)
Matricule au recrutement : 2407
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 2 juillet 1919 par le tribunal de Cambrai
Lieu de transcription du décès : Quiévy (Nord) le 22 juillet 1919


DELTOMBE Arthur
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 23 décembre 1881 à Saint-Amand-les-Eaux (Nord)
Décédé à l'âge de 34 ans, 1 mois et 28 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 02850
Classe 1901
Bureau de recrutement de Valenciennes (Nord)
Matricule au recrutement : 1918
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 21 octobre 1921 par le tribunal de Valenciennes
Lieu de transcription du décès : Saint-Amand-les-Eaux (Nord) le 16 novembre 1921

Journal officiel du 4 janvier 1923 (23 avril 1923 rectifié) page 457

DELTOMBES (Arthur), matricule 02850, soldat : soldat courageux et dévoué. Tombé glorieusement au champ d'honneur, le 21 février 1916, au bois d'Haumont, dans l'accomplissement de son devoir. Croix de guerre avec étoile de bronze.


DEMERSSEMAN Georges David Louis
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 16 septembre 1887 à Lille (Nord)
Décédé à l'âge de 28 ans, 5 mois et 5 jours
soldat de 1ère classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 011244
Classe 1907
Bureau de recrutement de Lille (Nord)
Matricule au recrutement : 990
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 20 mai 1920 par le tribunal de Lille
Lieu de transcription du décès : Lille (Nord) le 29 août 1920


Journal officiel du 4 janvier 1923 (24 juin 1923 rectifié) page 685
1923/01/04-1923/12/31.Note : GG14181.Appartient à l'ensemble documentaire : GG14181

DEMERSSEMAN (Georges-David-Louis), soldat de 1ère classe : soldat très crâne au feu. Glorieusement tombé à son poste de combat, le 21 février 1916, devant Haumont. Croix de guerre avec étoile de bronze.


DEMOOR Camille
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 19 mai 1885 à Tourcoing (Nord)
Décédé à l'âge de 30 ans, 9 mois et 2 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 08763
Classe 1905
Bureau de recrutement de Lille (Nord)
Matricule au recrutement : 6439
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 27 février 1919 par le tribunal de Lille
Lieu de transcription du décès : Tourcoing (Nord) le 30 mars 1919

Journal officiel du 13 juin 1922 page 2440

BEMOOR (Camille), matricule 08763, soldat : soldat brave et dévoué. Tombé glorieusement pour la France, le 21 février *, à Haumont, dans l'accomplissement de son devoir. Croix de guerre avec étoile de bronze.

* 21 février 1916


DEROCQ Louis
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 23 mai 1884 à Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais)
Décédé à l'âge de 31 ans, 8 mois et 28 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 06568
Classe 1904
Bureau de recrutement de Béthune (Pas-de-Calais)
Matricule au recrutement : 2489
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 27 août 1919 par le tribunal de Béthune
Lieu de transcription du décès : Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais) le 1er octobre 1919

Journal officiel du 4 janvier 1923 (23 avril 1923 rectifié) page 457

DEROCQ (Louis), matricule 06568, soldat : excellent soldat. A trouvé une mort glorieuse, le 21 février 1916, à Haumont, en accomplissant vaillamment son devoir. Croix de guerre avec étoile de bronze.


DUMORTIER Jules
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont (Meuse)
Né le 22 décembre 1877 à Tourcoing (Nord)
Décédé à l'âge de 38 ans, 1 mois et 29 jours
soldat de 2e classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 011954
Classe 1897
Bureau de recrutement de Lille (Nord)
Matricule au recrutement : 5883
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 12 août 1921 par le tribunal de Lille
Lieu de transcription du décès : Tourcoing (Nord) le 28 septembre 1921


DURANTIE Jean
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 20 juin 1874 à Coubjours (Dordogne)
Décédé à l'âge de 41 ans, 8 mois et 1 jours
soldat de 1ère classe au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 08889 (?)
Classe 1894
Bureau de recrutement : Brive-la-Gaillarde (Corrèze)
Matricule au recrutement : 477
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 22 octobre 1921 par le tribunal de Brive
Lieu de transcription du décès : Allassac (Corrèze) le 26 octobre 1921
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362e régiment d'infanterie en 1916



21 février 1916

À 20 heures, on apprend que la section DAUVOIS, de la 18e compagnie, qui avait été envoyée réoccuper l'ouvrage S 5, est arrêtée devant la corne sud-ouest du bois d'Haumont, par des mitrailleuses, après avoir réussi à reprendre 100 mètres du boyau S 5 - S 6, après un combat à la grenade.

...

Les renseignements suivants ont été donnés par le lieutenant RIGAL et le capitaine RICHARD * (Hippolyte) :
« Le lieutenant Dauvois a tenu, avec 2 ou 3 hommes seulement et des grenades, l'entrée du boyau qui va à S5 pendant toute la nuit du 21 et une partie de la matinée du 22. »
Le lieutenant DAUVOIS a été tué.


Voir le récit de l'attaque du Bois d'Haumont et du village d'Haumont
les 21 et 22 février 1916
(extrait du Journal de Marche du 362e R.I.)

https://horizon14-18.eu/wa_files/RI362_Histo.pdf


* Le capitaine RICHARD commande la 20e compagnie du 362e régiment d'infanterie


===================================================


J.O. du 22 janvier 1916 page 586
Par décision ministérielle en date du 20 janvier 1916, les mutations ci-après sont prononcées :

...

M. DAUVOIS, sous-lieutenant au 36e régiment territorial d'infanterie passe au 362e régiment d'infanterie



J.O. du 28 avril 1916 page 3618

Par décret du Président de la République en date du 24 avril 1916, rendu sur la proposition du ministre de la guerre, sont nommés à titre définitif au grade de sous-lieutenant de l'infanterie (armée territoriale), pour prendre rang du 15 avril 1916, les officiers et sous-officiers ci-après désignés :

...

M. DAUVOIS (M.-L.), du 362e régiment d'infanterie


Journal officiel du 31 août 1922 page 3306
Le ministre de la guerre et des pensions,
Vu le décret du 1er octobre 1918 ;
Vu la loi du 15 juin 1920,
Arrête :
Article unique. - Sont inscrits au tableau spécial de la Légion d'honneur, à titre posthume, les militaires dont les noms suivent :
...

362e régiment d'infanterie

DAUVOIS (Maurice-Louis), matricule 131, sous-lieutenant : excellent officier, doué des plus belles qualités, a toujours fait preuve de sang-froid et de courage. Mortellement blessé, le 22 février 1916, à Haumont, en accomplissant vaillamment son devoir. Croix de guerre avec étoile d'argent.

362e RI DAUVOIS.jpg
362e RI DAUVOIS.jpg (46.09 Kio) Consulté 1571 fois


===================================================


Journal officiel du 31 août 1922 page 3306
Le ministre de la guerre et des pensions,
Vu le décret du 1er octobre 1918 ;
Vu la loi du 15 juin 1920,
Arrête :
Article unique. - Sont inscrits au tableau spécial de la Légion d'honneur, à titre posthume, les militaires dont les noms suivent :
...

362e régiment d'infanterie

BERNARD (Lucien-Charles), matricule 119, lieutenant : officier de grande valeur, rempli de Vaillance et de sang-froid. Tombé mortellement frappé, le 22 février 1916, près de l'église d'Haumont, en résistant courageusement à l'attaque ennemie. Croix de guerre avec étoile argent.

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BERNARD Lucien Charles
Tué à l'ennemi le 21 - 22 février 1916 au Bois d'Haumont (Meuse)
Né le 21 janvier 1887 à Avesnes (Nord)
lieutenant (réserve) au 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 119
Classe 1907 - Bureau de recrutement dAvesnes (Nord) - Matricule au recrutement : 1599
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 17 mai 1918 par le tribunal civil de la Seine
Lieu de transcription de décès : Saint-Denis (Seine) le 19 juin 1918


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Eric ABADIE
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Re: 362e régiment d'infanterie en 1916

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362e régiment d'infanterie en 1916



DUPUIS Fernand Eugène Ernest
Tué à l'ennemi le 21 février 1916 à Haumont-près-Samogneux (Meuse)
Né le 18 avril 1867 à Bruxelles (Belgique)
Décédé à l'âge de 48 ans, 10 mois et 3 jours
Grade : capitaine
Unité : 362e régiment d'infanterie (362e RI)
N° matricule au corps : 65
Classe : 1884
Bureau de recrutement de Lille (Nord)
Matricule au recrutement : 59
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 22 août 1918 par le tribunal civil de la Seine
Lieu de transcription du décès : Paris 18e arrondissement (ex Seine) le 15 octobre 1918


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Journal officiel du 31 août 1922 page 3306
Le ministre de la guerre et des pensions,
Vu le décret du 1er octobre 1918 ;
Vu la loi du 15 juin 1920,
Arrête :
Article unique. - Sont inscrits au tableau spécial de la Légion d'honneur, à titre posthume, les militaires dont les noms suivent :
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362e régiment d'infanterie

DUPUIS (Fernand-Eugène-Ernest), matricule 65, capitaine : excellent officier, très brave. Très belle attitude au feu. Tué glorieusement à l'ennemi, le 21 février 1916, près d'Haumont. Croix de guerre avec étoile d'argent.


Le capitaine DUPUIS commande la 18e compagnie du 362e régiment d'infanterie.
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Cordialement
Eric ABADIE
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