Bonsoir,
J'ai acquis pour 10 Euros un album d'une centaine de photographies du 54e R.I. Ce prix dérisoire s'explique par la présence de crayonnages anciens d'un petit crétin qui avait barbouillé 85% des photographies et des pages au crayon bleu! En fait, la plupart des photographies ont pu être gommées sans trop de traces sauf trois pour lesquelles cet acharné avait eu accès au crayon rouge!
De fait, l'album révèle finalement tout son intérêt car il retrace sur une année environ la "vie" du 54e R.I de Compiègne vers 1901: arrivée des "bleus", équipement, vie quotidienne, sanctions, exercices, tir, manœuvres en terrain libre, couchage, tentes, repas, cantine, infirmerie, hôpital, etc...
Plusieurs officiers sont nommés et ces détails me font dater l'album à 1901 (ou 1900) car on y voit le général Mouton, commandant la 4e Division d'Infanterie, le général Pau, commandant la 7e Brigade d'Infanterie, le colonel Jacquin, commandant du 54e R.I, le capitaine Robert et le lieutenant Pintiaux du 54e R.I, tous présents dans ces affectations sur l'annuaire de 1901.
Dans un premier temps, je publie quelques photographies relatives au tir de l'infanterie:
-1: le champ de tir des "Beaux Monts" en Forêt de Compiègne", le masque de terre est important, le risque des balles perdues est négligeable:
-2: le capitaine Robert, commandant de compagnie du 54e R.I va observer les tirs de son unité:
-3: le lieutenant Pintiaux vérifie sur un chevalet de pointage un fusil Lebel modèle 1886 M 93. Derrière lui, cet officier à la coupe de cheveux bien peu réglementaire pourrait bien être un officier des Eaux et Forêts car nous retrouverons bientôt plusieurs gardes forestiers aux côtés des soldats du 54e R.I:
-4: des soldats du 54e R.I en tenue de corvée effectuent du tir couché au fusil Lebel:
(à suivre)
Vie quotidienne au 54e R.I de Compiègne: le tir
Re: Vie quotidienne au 54e R.I de Compiègne: le tir
Le tir au 54e R.I (suite):
-5: tir à genoux au fusil Lebel: -6: tir debout au fusil Lebel: -7: tir à répétition, à noter le type particulier des cibles: -8: les gardes forestiers profitent de la séance de tir du 54e R.I pour effectuer un tir avec leur revolver qui semble être du modèle 1873. L'officier à l'uniforme particulier (des Eaux et Forêts?), vu plus haut, est présent derrière les tireurs: (à suivre)
-5: tir à genoux au fusil Lebel: -6: tir debout au fusil Lebel: -7: tir à répétition, à noter le type particulier des cibles: -8: les gardes forestiers profitent de la séance de tir du 54e R.I pour effectuer un tir avec leur revolver qui semble être du modèle 1873. L'officier à l'uniforme particulier (des Eaux et Forêts?), vu plus haut, est présent derrière les tireurs: (à suivre)
Re: Vie quotidienne au 54e R.I de Compiègne: le tir
Le tir au 54e R.I (suite et fin):
-9: tir d'honneur au 54e R.I. Là, on ne joue plus, il s'agit des meilleurs tireurs du régiment, des arbres décorés sont en place! -10: l'un des bons tireurs du régiment, sinon le meilleur tireur du 54e R.I, malheureusement anonyme et dont la manche gauche porte déjà le "cor de chasse", symbole réservé aux "bons tireurs": -11: après tous ces tirs, la corvée, pas trop fatigante, du ramassage par les soldats des balles visibles sur le sol, tant pis pour celles fichées en terre mais "on" ne jette rien même si le budget des Armées en 1901 représente en pourcentage du budget de la nation environ 20 fois de ce qu'il représente de nos jours! Cordialement,
Guy François.
-9: tir d'honneur au 54e R.I. Là, on ne joue plus, il s'agit des meilleurs tireurs du régiment, des arbres décorés sont en place! -10: l'un des bons tireurs du régiment, sinon le meilleur tireur du 54e R.I, malheureusement anonyme et dont la manche gauche porte déjà le "cor de chasse", symbole réservé aux "bons tireurs": -11: après tous ces tirs, la corvée, pas trop fatigante, du ramassage par les soldats des balles visibles sur le sol, tant pis pour celles fichées en terre mais "on" ne jette rien même si le budget des Armées en 1901 représente en pourcentage du budget de la nation environ 20 fois de ce qu'il représente de nos jours! Cordialement,
Guy François.