Photo traditionnelle du service militaire

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Chocopops1664
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Re: Photo traditionnelle du service militaire

Message par Chocopops1664 »

Bonjour à tous,

Pour Frédéric (je me permets de vous appeler par votre prénom ou vous préférez votre pseudo?) :

Aimé (son prénom d'usage) est arrivé au dépôt à Besançon le 7 août 1914. Bien qu'il soit noté le 6 août sur son livret, il indique dans un courrier adressé à sa famille, qu'il a écrit le 15 août, qu'il est arrivé le vendredi à 3 heures du matin, soit le 7, après une longue marche de nuit. D'ailleurs, j'aurais une question à ce sujet :

Pensez vous que ce soit dû à un problème lié aux trains ? Ils ont peut-être du descendre du train plus tôt que prévu et marcher suite à la congestion du trafic ferroviaire ? J'ai entendu parler de gros problèmes d'embouteillage de trains les premiers jours d'août. Ce qui semble logique vu le nombre d'hommes mobilisés.

Pour en revenir à son affectation : Aimé était, à la date du courrier (15 août), à la 68ème batterie de dépôt. Il a par la suite été affecté à la 45ème batterie, celle du capitaine Georges Cuny. Avec cette batterie, il est parti de Besançon pour rejoindre le front dans la région de Soissons, le 18 octobre 1914 (voir JMO 45eme batterie). Cette période d'attente au dépôt fera l'objet de plusieurs questions de ma part par la suite, je ne vais pas surcharger le fil de la discussion ici. Le 7 que vous voyez sur le livret militaire, à mon humble avis, signifie peut-être le 7e Corps d'armée, auquel appartenait le 5e RAC ? On voit d'ailleurs bien la différence quand la batterie est précisée sur le livret, on voit des petites annotations à côté du chiffre comme 13eme, 45eme ou 25eme. Ce qui n'est pas le cas du 7.

L’armée d’active du 5e RAC était sûrement déjà parti au front à cette date ?



Voici le courrier en question

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Chocopops1664
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Re: Photo traditionnelle du service militaire

Message par Chocopops1664 »

michelstl a écrit : sam. mars 14, 2026 1:20 pm Bonjour

Simplement... une page issue de L'Écho de la montagne de janvier 1900 où le nom de Grandclément Joseph Aimé apparaît pour le tirage au sort de 1899 (surligné en jaune)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... rk=21459;2
Merci beaucoup pour cette trouvaille michelstl.

À ce sujet, j'aurais plusieurs questions pour ceux qui maîtrisent le processus du conseil de révision et du tirage au sort en 1900.

D'après mes recherches, et si j'ai bien compris :

Avant d'être convié au conseil de révision, il fallait se faire recenser à la mairie et donc être inscrit sur la liste de recensement. Le conseil de révision avait donc la liste des jeunes gens susceptibles d'être appelés et ils étaient convoqués au chef-lieu de canton de la commune (Canton des Bouchoux dans le cas d'aimé)

Lors de cette journée, il y avait le tirage au sort, la visite médicale et le fameux conseil de révision avec les maires, les représentants de la préfecture et sûrement des militaires.

Mes questions sont le suivantes :

1/ Lors de cette journée de fin janvier 1900 (je n'ai pas la date exacte mais les résultats sont parus dans le journal du 27 janvier, donc j'imagine que cela s'est passé dans les jours qui ont précédés), Aimé a tiré le numéro 36. Ils étaient 41 dans le canton.

Il me semble que plus le numéro était petit, moins ils avaient de chance (devoir partir dans les colonies par exemple). J'ai l'exemple d'un cousin d'Aimé qui avait en son temps (classe 1881) tiré le numéro 2 (1ère partie de la liste de recrutement) et il était parti en Cochinchine. Avec un gros numéro, ils étaient plus chanceux et pouvaient faire part de leurs souhaits d'affectation ou même espérer faire un service réduit (si possible, et en fonction des besoins de l'armée bien sûr). Est-ce exact?

Avec le numéro 36/41, il avait pourtant été plutôt chanceux il me semble. Cependant, il apparait sur sa FM et sur son livret militaire qu'il est dans la 1ere partie de la liste de recrutement.

2/ Pour pouvoir obtenir une dispense (type ART.22 pour Aimé), il fallait au préalable de ce conseil remplir un dossier avec le maire pour le présenter au conseil de révision. Ce dernier statuait et donnait un avis, voire accordait la dispense sous réserve d'un quota de 5% en moyenne (ce pourcentage pouvait être différent selon les cantons et les besoins de l'armée). Est-ce exact?

3/J'ai appris que la mère d'Aimé l'avait reconnu à la mairie le 31 mars 1900 (je l'ai vu sur son acte de naissance). Elle n'avait apparemment jamais fait la démarche avant cette date. Est-ce un hasard? Est-ce que cela pourrait être lié au conseil de révision ? Ce qui est surprenant c'est que cette reconnaissance, si elle est liée au conseil de révision a été faite postérieurement (2 mois après). Si les dossiers pour dispense étaient préparés par le maire en amont du conseil, comment se fait-il que le maire n'avait pas anticipé ? Ont-ils fait ça en catastrophe suite au conseil ?

4/ Il me semble aussi avoir lu quelque part qu'il était toujours possible d'avoir une dispense en présentant des justificatifs dès le début du service militaire. est ce que Aimé aurait eu sa dispense ART.22 accordée, non pas au conseil de révision mais lors de son service militaire? Est-ce possible?

Merci beaucoup pour vos réponses.

Nicolas
Dernière modification par Chocopops1664 le lun. mars 16, 2026 4:55 pm, modifié 1 fois.
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Carcharo
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Re: Photo traditionnelle du service militaire

Message par Carcharo »

Bonjour
Chocopops1664 a écrit : lun. mars 16, 2026 11:22 am Avant d'être convié au conseil de révision, il fallait se faire recenser à la mairie et donc être inscrit sur la liste de recensement. Le conseil de révision avait donc la liste des jeunes gens susceptibles d'être appelés et ils étaient convoqués au chef-lieu de canton de la commune (Canton des Bouchoux dans le cas d'aimé).
Lors de cette journée, il y avait le tirage au sort, la visite médicale et le fameux conseil de révision avec les maires, les représentants de la préfecture et sûrement des militaires.
Il me semble que plus le numéro était petit, moins ils avaient de chance (devoir partir dans les colonies par exemple).
Le Maire procédait, au mois de décembre, au recensement des jeunes gens nés ou domiciliés dans sa commune. Cette opération était effectuée à partir des documents administratifs de la Mairie (registres naissances, décès, …). De plus, pour éviter des omissions, les jeunes gens ou leurs parents devaient faire une déclaration en Mairie. Les tableaux de recensement étaient ouverts au 1er janvier. Un avis publié indiquait le lieu (chef-lieu de canton) et le jour où il était procédé à l’examen desdits tableaux et à la désignation par le sort des numéros assignés à chaque jeune homme inscrit. A cette époque, le numéro ne servait que pour la durée du service.
Article 39 de la loi de 1889 : Chaque année, après l’achèvement des opérations du recrutement, le ministre de la guerre fixe sur la liste du tirage au sort de chaque canton et proportionnellement, en commençant par les numéros les plus élevés, le nombre d’hommes qui seront envoyés dans leurs foyers en disponibilité après leur première année de service. Ces jeunes gens resteront néanmoins à la disposition du ministre, qui pourra les conserver sous le drapeau ou les rappeler si leur conduite et leur instruction laissent à désirer, ou si l’effectif budgétaire le permet.
Chocopops1664 a écrit : lun. mars 16, 2026 11:22 am 2/ Pour pouvoir obtenir une dispense (type ART.22 pour Aimé), il fallait au préalable de ce conseil remplir un dossier avec le maire pour le présenter au conseil de révision. Ce dernier statuait et donnait un avis, voir accordait la dispense sous réserve d'un quota de 5% en moyenne (ce pourcentage pouvait être différent selon les cantons et les besoins de l'armée). Est-ce exact?
4/ Il me semble aussi avoir lu quelque part qu'il était toujours possible d'avoir une dispense en présentant des justificatifs dès le début du service militaire. est ce que Aimé aurait eu sa dispense ART.22 accordé, non pas au conseil de révision mais lors de son service militaire? Est-ce possible?
Article 22 de la loi de 1889 : En temps de paix, après un an de présence sous les drapeaux, peuvent être envoyés en congé dans leurs foyers, sur leur demande, jusqu’à la date de leur passage dans la réserve, les jeunes gens qui remplissent effectivement les devoirs de soutiens indispensables de famille.
Les demandes sont adressées, avant le tirage au sort, au maire de la commune où les jeunes gens sont domiciliés. Il leur en sera donné récépissé. Elles comprendront à l’appui :
1. Un relevé des contributions payées par la famille et certifié par le percepteur ;
2. Un avis motivé de trois pères de famille résidant dans le canton et ayant un fils sous les drapeaux, ou, à défaut, dans la réserve de l’armée active, et jouissant de leurs droits civils et politiques.
La liste de ces jeunes gens est présentée par le maire au conseil de révision, avec l’avis motivé du conseil municipal.
Le nombre des jeunes gens dispensés par le conseil départemental de révision, à titre de soutiens indispensables de famille, ne peut pas dépasser cinq pour cent du contingent à incorporer pour trois ans.
Toutefois, le ministre de la guerre peut autoriser les chefs de corps à délivrer, en plus du chiffre fixé ci-dessus, des congés à titre de soutiens indispensables de famille aux militaires comptant un an et deux mois de présence sous les drapeaux.
Le nombre des congés accordés en vertu du paragraphe précédent ne pourra pas dépasser un pour cent après la première année et un pour cent après la seconde. Il sera calculé d’après l’effectif de la classe appartenant au corps. Les intéressés devront produire les justifications mentionnées ci-dessus.
Tous les ans, le maire de chaque commune présente au conseil de révision siégeant au chef-lieu de canton une délibération du conseil municipal faisant connaître la situation des jeunes gens qui ont été renvoyés dans leurs foyers comme soutiens de famille. Il est tenu de signaler au conseil de révision les plaintes des personnes dans l’intérêt desquelles l’envoi en congé a eu lieu en vertu du présent article et de l’article précédent.
Le conseil départemental de révision décide s’il y a lieu ou non de maintenir ces dispenses. Les jeunes gens dont le maintien en congé n’est pas admis sont soumis à toutes obligations de la classe à laquelle ils appartiennent.
Cordialement
Jean
Scolari
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Re: Photo traditionnelle du service militaire

Message par Scolari »

Bonjour,
Chocopops1664 a écrit : dim. mars 15, 2026 5:57 pm Bonjour à tous,

Pour Frédéric (je me permets de vous appeler par votre prénom ou vous préférez votre pseudo?) :

Aimé (son prénom d'usage) est arrivé au dépôt à Besançon le 7 août 1914. Bien qu'il soit noté le 6 août sur son livret, il indique dans un courrier adressé à sa famille, qu'il a écrit le 15 août, qu'il est arrivé le vendredi à 3 heures du matin, soit le 7, après une longue marche de nuit. D'ailleurs, j'aurais une question à ce sujet :

Pensez vous que ce soit dû à un problème lié aux trains ? Ils ont peut-être du descendre du train plus tôt que prévu et marcher suite à la congestion du trafic ferroviaire ? J'ai entendu parler de gros problèmes d'embouteillage de trains les premiers jours d'août. Ce qui semble logique vu le nombre d'hommes mobilisés.

Pour en revenir à son affectation : Aimé était, à la date du courrier (15 août), à la 68ème batterie de dépôt. Il a par la suite été affecté à la 45ème batterie, celle du capitaine Georges Cuny. Avec cette batterie, il est parti de Besançon pour rejoindre le front dans la région de Soissons, le 18 octobre 1914 (voir JMO 45eme batterie). Cette période d'attente au dépôt fera l'objet de plusieurs questions de ma part par la suite, je ne vais pas surcharger le fil de la discussion ici. Le 7 que vous voyez sur le livret militaire, à mon humble avis, signifie peut-être le 7e Corps d'armée, auquel appartenait le 5e RAC ? On voit d'ailleurs bien la différence quand la batterie est précisée sur le livret, on voit des petites annotations à côté du chiffre comme 13eme, 45eme ou 25eme. Ce qui n'est pas le cas du 7.

L’armée d’active du 5e RAC était sûrement déjà parti au front à cette date ?



Voici le courrier en question

Vous pouvez utiliser mon prénom pour les échanges, cela est davantage convivial.

les corps d'armée de couverture, 6e, 7e, 20e, 21e Corps d'armée sont mobilisés très rapidement en 2 échelons, le premier échelon du 5e RAC est déjà sur site au 3 aout.

Votre réponse, conforte mon impression, une arrivée le 7 aout correspondait, à un réserviste et ne convenait pas à une batterie d'active...

Il est possible que localement, un problème de train, à vérifier dans la presse locale, mais globalement, la phase de mobilisation et de concentration s'est bien passé au vu du volume de soldat et matériel à déplacer.

Cordialement,
Frédéric
Modérateur technique
Les cadres 5e BILA années 1914 à 1918
1er R.A.L
rédacteur d'articles sur Généawiki sur la Grande Guerre
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Re: Photo traditionnelle du service militaire

Message par Chocopops1664 »

Bonjour à tous,

Merci Jean (alias Carcharo) pour ces extraits des articles de loi sur le recrutement : ART.22 et ART.39.

Ces articles de loi confirment en grande partie ce que je savais mais j’ai appris des choses.




1/ Le recensement avait lieu en mairie, au mois de décembre, d’après les documents administratifs ou sur déclaration des concernés.


Le tirage au sort + conseil de révision avait lieu dans la foulée, en début d’année (fin janvier dans le cas d’Aimé). Les numéros n’avait une incidence que sur la possibilité de demander un service réduit, sans forcément rentrer dans le cas d’un ART.22 (ou tout autre type de dispense). Plus le numéro était élevé, plus les chances était réelles.



==> Ça ne semble pas être le cas d’AImé, qui a bénéficié, lui de l’ART.22 (c’est noté sur son livret militaire). Et ce, bien qu’il ait tiré un assez bon numéro (36/41).

 À priori, le numéro n’avait pas d’incidence sur l’affectation à cette époque. Bien que dans les faits, j’imagine qu’ils devaient demander si le conscrit avait une préférence. Je n’avais pas cette information.





2/ Dans le cas de l’ART.22, deux cas :



1er cas : Le classique

Dossier rempli AVANT le conseil de révision, par le maire de la commune et la famille avec diverses pièces justificatives. Le nombre de dispenses accordées par le conseil départemental ne pouvait pas dispensés 5% du contingent à incorporer sur 3 ans.



==> Cela pourrait avoir été le cas d’Aimé. La reconnaissance par sa mère, le 31 mars 1900, donc APRÈS le conseil de révision, n’aurait donc aucun rapport avec ça. 



2ème cas : Le rattrapage.

Le corps d’armée pouvait aussi renvoyer dans leur foyer, au bout d’un an et deux mois de présence sous les drapeaux, des militaires qui remplissaient aussi les conditions de l’ART.22 (conditions remplies avant ou après le conseil de révision, sans distinction), en fonction de leur besoin en hommes. Cela était calculé en fonction de l’effectif de la classe appartenant au corps, dans la limite de 1% après la première année et 1% après la seconde.

==> Cela pourrait aussi être le cas d’Aimé. La reconnaissance par sa mère, pour prouver que c’était bien sa mère et donc sa famille (il était né de père inconnu) aurait donc pu avoir une importance. Cependant, je note qu’il n’a effectué qu’un peu plus de 10 mois de service (du 14 novembre 1900 au 22 septembre 1901), donc il ne remplissait pas les conditions de un an et deux mois de présence.

Question : À l’époque, était-il possible que certaines conditions n’aient pas été respectées par le corps? Par exemple, le temps de présence minimum sous les drapeaux pour accorder un ART.22 ?




Pour illustrer tout ça, j’ai la chance d’avoir aussi 3 courriers d’Aimé lorsqu’il était au service militaire à Héricourt. Cependant, dans aucun des 3, il ne parle directement du fait qu’il ait obtenu l’ART.22 dès le conseil de révision ou lors de son service militaire. Il n’y a qu’un seul passage ou il en parle très rapidement. Pour situer le contexte de ce courrier, Il n’était pas aux « manœuvres » de septembre, il était à l’infirmerie à Héricourt.

Je le cite :

« Je ne sais pas si on partira le 20 ou le 27 quand les autres seront rentrés des manœuvres, mais je suis bien tranquille maintenant. Il y a 40 hommes qui ont réclamé pour ne faire qu’un an, il n’y en a que 4 qui ont réussi. »



Comment analysez-vous ce passage ? J’aurais tendance à croire qu’il fait parti des 4, mais sans en être réellement sûr. Et donc que les un an et deux mois n’avaient pas été respectés.



Sinon, pour ceux que cela intéresse et qui suivent le fil de discussion, Aimé parle dans ce même courrier de Elie Grostabussiat (numéro 11 du tirage au sort originaire de Haute-Molune), de Perrin (numéro 31 du tirage au sort de la commune de Larrivoire) et de Caséry (numéro 8 du tirage au sort de la commune de Choux).

==> On s’aperçoit donc que les numéro 8, 11, 31 et donc 36 étaient tous ensemble à Héricourt au 4e régiment d’artillerie. Cela confirme que le numéro n’avait pas eu tant d’incidence que ça pour l’affectation. (Voir post de Michelstl sur ce même fil de discussion avec le lien des résultats du tirage au sort).

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michelstl
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Re: Photo traditionnelle du service militaire

Message par michelstl »

Bonjour
À toutes fins utiles... Infos concernant ;
- Le tirage au sort avant 1905
https://parcours-combattant14-18.fr/le- ... quen-1905/
-L'affectation de la recrue avant 1911
https://parcours-combattant14-18.fr/aff ... vant-1911/
Salutations
Michel
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