Bonjour à toutes et tous,
Je suis à la recherche d'informations et si possible du livret militaire de la personne objet du sujet.
naissance le 28/03/1890 à Boulogne sur mer et DCD le 28/01/1948 à Erchin (Nord ) .
Incorporé dans le 145RI pour la grande guerre et prisonnier militaire en 1916 au camp de Friedrichsfeld en Allemagne
Avant son incorporation il était instituteur à Ostricourt dans le Nord
Je tiens tous ces renseignements grâce à mes recherches personnelles mais n'arrive pas à trouver son livret militaire pour avoir son parcours militaire exact.
merci à la personne qui pourrait m'aider
cordialement
Persyn Maurice Pierre
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Re: Persyn Maurice Pierre
Bonjour,
PERSYN Maurice Pierre
Matricule n° 2599, classe 1910, bureau de recrutement de Lille.
https://archivesdepartementales.lenord. ... ccf903d2ec
vues 148 et 149.
C'est la fiche matricule. Pour le livret "militaire", il faut voir s'il a été conservé dans la famille.
PERSYN Maurice Pierre
Matricule n° 2599, classe 1910, bureau de recrutement de Lille.
https://archivesdepartementales.lenord. ... ccf903d2ec
vues 148 et 149.
C'est la fiche matricule. Pour le livret "militaire", il faut voir s'il a été conservé dans la famille.
Cordialement
Yvonnick
Yvonnick
Re: Persyn Maurice Pierre
bonsoir,
merci pour réponse rapide
je continue mes investigations et regarde dans la famille si le livret militaire a été gardé
cordialement
merci pour réponse rapide
je continue mes investigations et regarde dans la famille si le livret militaire a été gardé
cordialement
Re: Persyn Maurice Pierre
Bonjour
Coté CICR fiche de recherche sous
PERCYN Maurice, Soldat 2e cl., 145 Rgt. Inf.
Liste (501) début janv. 1915 P-9317 https://grandeguerre.icrc.org/fr/List/1293943/731/9317/
du 145 RI, fait prisonnier à Maubeuge / camp Friedrichsfeld
.
.
.
fiche de recherche sous
PERSYN Maurice, soldat 145 Inf
Liste P-47681 Arrivé à Münster III le 11 Octobre 1916, https://grandeguerre.icrc.org/fr/List/1 ... 731/47681/
Coté CICR fiche de recherche sous
PERCYN Maurice, Soldat 2e cl., 145 Rgt. Inf.
Liste (501) début janv. 1915 P-9317 https://grandeguerre.icrc.org/fr/List/1293943/731/9317/
du 145 RI, fait prisonnier à Maubeuge / camp Friedrichsfeld
.
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fiche de recherche sous
PERSYN Maurice, soldat 145 Inf
Liste P-47681 Arrivé à Münster III le 11 Octobre 1916, https://grandeguerre.icrc.org/fr/List/1 ... 731/47681/
Salutations
Michel
Michel
Re: Persyn Maurice Pierre
Bonjour,
Voici ce que j'ai publié sur les camps (vous concernant):
FRIEDRICHSFELD bei Wesel
20 000 prisonniers dont de nombreux originaires de l’Afrique Occidentale Française, et des civils du Nord de la France. Une dizaine de cellules pour les punis. A chaque angle du camp, un monticule de terre supportait une mitrailleuse et deux petits canons. Situé près de la Hollande il fut un des camps les plus sévèrement gardés.
Kommandant : général Cederholm.
Lazarett : isolé à 500 mètres du camp ;
Journal : La Baraque, rédigé par les prisonniers et imprimé à Wesel, puis plus tard le journal, La Marmite.
Anecdote : le camp était entouré de fils de fer barbelé et un des rares avec le fil du milieu électrifié.
Les punis à moitié nus subissaient la peine du poteau quelque soit les conditions climatiques. Mais ce poteau avait une traverse en croix à un mètre cinquante du sol… Ce fut une des plus abominables tortures que l’on puisse imaginer.
Dans ce camp il y avait un bon nombre de prisonniers français fortunés et de grands industriels qui venaient en aide à leurs compatriotes nécessiteux.
Le monument aux morts du camp datait de 1872 (guerre de 1870-1871). Il comportait une plaque pour les prisonniers de 1914-1915. Il existait également un monument érigé par les allemands pour honorer leurs soldats morts au combat.
Une association a été fondée après la guerre : Amicale des parisiens captifs de Wesel.
Livres :
Bougarel P : Pierre Bartay prisonnier de guerre, sans date.
Dumontel A : Lettres de l’arrière, 2005.
Voici ce que j'ai publié sur les camps (vous concernant):
FRIEDRICHSFELD bei Wesel
20 000 prisonniers dont de nombreux originaires de l’Afrique Occidentale Française, et des civils du Nord de la France. Une dizaine de cellules pour les punis. A chaque angle du camp, un monticule de terre supportait une mitrailleuse et deux petits canons. Situé près de la Hollande il fut un des camps les plus sévèrement gardés.
Kommandant : général Cederholm.
Lazarett : isolé à 500 mètres du camp ;
Journal : La Baraque, rédigé par les prisonniers et imprimé à Wesel, puis plus tard le journal, La Marmite.
Anecdote : le camp était entouré de fils de fer barbelé et un des rares avec le fil du milieu électrifié.
Les punis à moitié nus subissaient la peine du poteau quelque soit les conditions climatiques. Mais ce poteau avait une traverse en croix à un mètre cinquante du sol… Ce fut une des plus abominables tortures que l’on puisse imaginer.
Dans ce camp il y avait un bon nombre de prisonniers français fortunés et de grands industriels qui venaient en aide à leurs compatriotes nécessiteux.
Le monument aux morts du camp datait de 1872 (guerre de 1870-1871). Il comportait une plaque pour les prisonniers de 1914-1915. Il existait également un monument érigé par les allemands pour honorer leurs soldats morts au combat.
Une association a été fondée après la guerre : Amicale des parisiens captifs de Wesel.
Livres :
Bougarel P : Pierre Bartay prisonnier de guerre, sans date.
Dumontel A : Lettres de l’arrière, 2005.
la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.
Re: Persyn Maurice Pierre
Voici l'autre camp (inscrit sur les fiches du CICR).
Sachant que les PG de 14-18, ont connu de 2 à 5 camps différents, sans compter les Kommando ou chantiers de travail.
MÜNSTER
Un des plus grands camps. Il était composé de trois annexes : camp I, Haus Spital, camp II ou Rennbahn, le plus vaste avec plus de 10 000 prisonniers, et camp III , réservé en majorité aux civils dont de nombreux étudiants et séminaristes. Ces déportés arrivaient au camp toujours la nuit. Les soldats prisonniers étaient des territoriaux, des noirs et des maghrébins. Dans ce camp existait un établissement pénitentiaire ou Strafanstalt.
Au total 40 000prisonniers et plusieurs milliers de civils.
Kommandant: camp I, Oberst Nütten, camp II, Oberst von Frentz, camp III, Oberst Geise.
Lazarett : dénommé Berg Kaserne, il comprenait une salle de fous atteints par la folie de persécution. Cette folie se manifestait par un refus de s’alimenter, des propos incohérents, des gestes absurdes, des suicides. Il y eut une épidémie de dysenterie, surtout chez les civils. Dans la ville de Münster il y avait le Lazarett Saint Benoît de Recke. Le cimetière se trouvait à environ 8 kilomètres du camp.
Journal : Le Soutien. Un des rares camps où le journal était édité secrètement. Dans l’annexe de Rennbahn on trouvait Le Journal, puis les Echos du Camp.
Anecdotes : les lieux de représailles étaient situés à Mitau ou Blizna. Les prisonniers envoyés là-bas, seront sélectionnés parmi les « élites » ! Le camp n° 1 fut en grande partie détruit par un incendie en 1915 à la suite, semble-t-il d’un problème de chauffage, mal maitrisé par les détenus.
La punition du poteau était courante. Il est fait mention d’un poteau sur lequel un panneau indiquait : « Cet homme est puni parce qu’il est fui » (sic). Le travail s’effectuait dans des mines de la région, et selon les témoins les « Stiger », porions civils, étaient brutaux.
Au camp de Rennbahn avait eu lieu une exposition d’objets fabriqués par les prisonniers : sculptures sur bois, bagues en aluminium, objets en os, dessins et peintures, travaux de couture et de broderie. Le dessinateur de la revue l’Illustration, M. Morelle, le peintre Auguste Potage, séjournèrent dans ce lieu. Le camp possédait son propre bureau de poste. Monument aux morts, inauguré le 1er août 1915.
Livres :
Desflandres J : Rennbahn en 2 volumes, 1920.
Ginisty Pierre : Les belles évasions, 1919.
Limagne A : Un séminaire français en Belgique, 1918.
Van Cauteren H : La guerre et la captivité, 1919.
Sachant que les PG de 14-18, ont connu de 2 à 5 camps différents, sans compter les Kommando ou chantiers de travail.
MÜNSTER
Un des plus grands camps. Il était composé de trois annexes : camp I, Haus Spital, camp II ou Rennbahn, le plus vaste avec plus de 10 000 prisonniers, et camp III , réservé en majorité aux civils dont de nombreux étudiants et séminaristes. Ces déportés arrivaient au camp toujours la nuit. Les soldats prisonniers étaient des territoriaux, des noirs et des maghrébins. Dans ce camp existait un établissement pénitentiaire ou Strafanstalt.
Au total 40 000prisonniers et plusieurs milliers de civils.
Kommandant: camp I, Oberst Nütten, camp II, Oberst von Frentz, camp III, Oberst Geise.
Lazarett : dénommé Berg Kaserne, il comprenait une salle de fous atteints par la folie de persécution. Cette folie se manifestait par un refus de s’alimenter, des propos incohérents, des gestes absurdes, des suicides. Il y eut une épidémie de dysenterie, surtout chez les civils. Dans la ville de Münster il y avait le Lazarett Saint Benoît de Recke. Le cimetière se trouvait à environ 8 kilomètres du camp.
Journal : Le Soutien. Un des rares camps où le journal était édité secrètement. Dans l’annexe de Rennbahn on trouvait Le Journal, puis les Echos du Camp.
Anecdotes : les lieux de représailles étaient situés à Mitau ou Blizna. Les prisonniers envoyés là-bas, seront sélectionnés parmi les « élites » ! Le camp n° 1 fut en grande partie détruit par un incendie en 1915 à la suite, semble-t-il d’un problème de chauffage, mal maitrisé par les détenus.
La punition du poteau était courante. Il est fait mention d’un poteau sur lequel un panneau indiquait : « Cet homme est puni parce qu’il est fui » (sic). Le travail s’effectuait dans des mines de la région, et selon les témoins les « Stiger », porions civils, étaient brutaux.
Au camp de Rennbahn avait eu lieu une exposition d’objets fabriqués par les prisonniers : sculptures sur bois, bagues en aluminium, objets en os, dessins et peintures, travaux de couture et de broderie. Le dessinateur de la revue l’Illustration, M. Morelle, le peintre Auguste Potage, séjournèrent dans ce lieu. Le camp possédait son propre bureau de poste. Monument aux morts, inauguré le 1er août 1915.
Livres :
Desflandres J : Rennbahn en 2 volumes, 1920.
Ginisty Pierre : Les belles évasions, 1919.
Limagne A : Un séminaire français en Belgique, 1918.
Van Cauteren H : La guerre et la captivité, 1919.
la vérité appartient à ceux qui la recherchent et non à ceux qui croient la détenir.