Bonjour
Certaines sources disent que c'est Joffre qui a eu l'idée de nommer Pétain à Verdun en remplacement de de Langle de Cary et Herr, d'autres sources disent que c'est Castelnau lorsqu'il s'est rendu à Verdun dans la nuit du 24 février.
Je ne sais quoi en penser ?
Merci de m'éclairer.
Jean-Claude
Pétain à Verdun
Re: Pétain à Verdun
Bonjour Jean-Claude,
A la lecture des Mémoires de Joffre (tome 2, page 209 & 210), c'est Joffre qui dans un premier temps décide, le 24 février, d'avoir recours à Pétain pour diriger une nouvelle force disposée sur la rive gauche : "j'alertai à Mouy, vers 23 heures, la 2e armée en réserve sur la rive droite de l'Oise, et décidai que le général Pétain prendrait le commandement de toutes les forces disponibles de la rive gauche de la Meuse ou prochainement débarquées dans cette région".
Dans un second temps, le lendemain 25 février, vers 15h30, le général de Castelneau, envoyé par Joffre pour prendre la mesure de la situation, "se proposait de donner au général Pétain le commandement de l'ensemble de la région fortifiée de Verdun et des troupes arrivant sur la rive gauche de la Meuse, la mission de la 2e armée devant être d'enrayer l'effort que prononçait l'ennemi sur le front nord de Verdun. Je lui répondis que j'approuvais toutes les décisions qu'il avait prises".
Le général Herr se trouve alors subordonné au général Pétain.
Coridialement,
Régis R.
A la lecture des Mémoires de Joffre (tome 2, page 209 & 210), c'est Joffre qui dans un premier temps décide, le 24 février, d'avoir recours à Pétain pour diriger une nouvelle force disposée sur la rive gauche : "j'alertai à Mouy, vers 23 heures, la 2e armée en réserve sur la rive droite de l'Oise, et décidai que le général Pétain prendrait le commandement de toutes les forces disponibles de la rive gauche de la Meuse ou prochainement débarquées dans cette région".
Dans un second temps, le lendemain 25 février, vers 15h30, le général de Castelneau, envoyé par Joffre pour prendre la mesure de la situation, "se proposait de donner au général Pétain le commandement de l'ensemble de la région fortifiée de Verdun et des troupes arrivant sur la rive gauche de la Meuse, la mission de la 2e armée devant être d'enrayer l'effort que prononçait l'ennemi sur le front nord de Verdun. Je lui répondis que j'approuvais toutes les décisions qu'il avait prises".
Le général Herr se trouve alors subordonné au général Pétain.
Coridialement,
Régis R.
Re: Pétain à Verdun
Bonjour
Merci pour ces précisions.
Si je comprends bien, il semblerait donc :
1) la rive gauche de la Meuse soit confiée à de Langle de Cary et la rive droite à Herr
2) Joffre aurait décidé le 24 de confier à Pétain la rive gauche
3) de Castelnau aurait proposé à Joffre le 25 de confier à Pétain l'ensemble rive droite rive gauche
Cordialement
jcplanes
Merci pour ces précisions.
Si je comprends bien, il semblerait donc :
1) la rive gauche de la Meuse soit confiée à de Langle de Cary et la rive droite à Herr
2) Joffre aurait décidé le 24 de confier à Pétain la rive gauche
3) de Castelnau aurait proposé à Joffre le 25 de confier à Pétain l'ensemble rive droite rive gauche
Cordialement
jcplanes
Re: Pétain à Verdun
Bonjour,
En fait, la Région Fortifiée de Verdun (RFV), commandée par le général Herr, dépend, depuis le 1er février 1916, du Groupe d'Armées du Centre (GAC) commandé par le général Langle de Cary.
Au 26 février, selon les termes du JMO du GAC, "le général Pétain prend le commandement des troupes de la RFV et des forces disponibles [...] sur la rive gauche de la Meuse. L'ensemble constitue la IIe armée [...] rattachée au GAC".
https://www.memoiredeshommes.defense.go ... mage/39817, page 37.
Le général Herr est donc écarté ce 26 février. Selon les Mémoires de Joffre, le général de Castelneau "avait trouvé le général Herr déprimé par les fatigues supportées depuis le début de l'attaque allemande et peu en état de déployer dans les circonstances actuelles toute l'activité qu'exigeait la situation ; son état-major ne semblait pas capable de lui prêter le puissant concours dont il avait besoin". (Joffre, Mémoires, Tome 2, page 210).
Ce n'est que début mai 1916 que Pétain succède à Langle de Cary à la tête du GAC, Joffre estimant que "les très grandes qualités de ce grand chef [Pétain] étaient contre-balancées par un état d'esprit qui lui faisait donner aux évènements de Verdun une importance exagérée"... "vers le début d'avril, je cherchai le moyen d'éloigner le général Pétain du champ de bataille de Verdun, espérant qu'en lui donnant plus de recul et un front plus vaste à diriger, il se rendrait mieux compte de la situation générale". (Joffre, Mémoires, Tome 2, page 216).
Cordialement,
Régis R.
En fait, la Région Fortifiée de Verdun (RFV), commandée par le général Herr, dépend, depuis le 1er février 1916, du Groupe d'Armées du Centre (GAC) commandé par le général Langle de Cary.
Au 26 février, selon les termes du JMO du GAC, "le général Pétain prend le commandement des troupes de la RFV et des forces disponibles [...] sur la rive gauche de la Meuse. L'ensemble constitue la IIe armée [...] rattachée au GAC".
https://www.memoiredeshommes.defense.go ... mage/39817, page 37.
Le général Herr est donc écarté ce 26 février. Selon les Mémoires de Joffre, le général de Castelneau "avait trouvé le général Herr déprimé par les fatigues supportées depuis le début de l'attaque allemande et peu en état de déployer dans les circonstances actuelles toute l'activité qu'exigeait la situation ; son état-major ne semblait pas capable de lui prêter le puissant concours dont il avait besoin". (Joffre, Mémoires, Tome 2, page 210).
Ce n'est que début mai 1916 que Pétain succède à Langle de Cary à la tête du GAC, Joffre estimant que "les très grandes qualités de ce grand chef [Pétain] étaient contre-balancées par un état d'esprit qui lui faisait donner aux évènements de Verdun une importance exagérée"... "vers le début d'avril, je cherchai le moyen d'éloigner le général Pétain du champ de bataille de Verdun, espérant qu'en lui donnant plus de recul et un front plus vaste à diriger, il se rendrait mieux compte de la situation générale". (Joffre, Mémoires, Tome 2, page 216).
Cordialement,
Régis R.