Les quartiers d'Artillerie à la mobilisation

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Diable Noir
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Re: Les quartiers d'Artillerie à la mobilisation

Message par Diable Noir »

Bonjour à tous,

je viens de lire et relire vos anciens et nouveaux post sur les R.A.C. j'en profite pour envoyer ces photos du 61éme R.A.C "caserne d'Anthouard" ou se trouvait son E.M , les 1er et 2eme groupe stationnés à Verdun en 1914 d’où il est parti le 2 aout 14 pour la Grande Guerre.
Le 3éme groupe venu des Ardennes stationnait lui sur la commune de thierville caserne Maginot (ou stationne aujourd'hui le 1er Régiment de chasseurs).
Cordialement
Diable Noir
Pièces jointes
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La devise du 61éme R.A.C! " 61 en Avant !
Scolari
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Re: Les quartiers d'Artillerie à la mobilisation

Message par Scolari »

Bonjour à tous,
Bonjour Diable noir,

Merci pour le partage de ses belles CPA.

Cordialement,
Frédéric
Modérateur technique
Les cadres 5e BILA années 1914 à 1918
1er R.A.L
rédacteur d'articles sur Généawiki sur la Grande Guerre
loloastre
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Re: Les quartiers d'Artillerie à la mobilisation

Message par loloastre »

Bonjour,
Pour finir sur les quartiers du 34e RAC, voici ce que j'ai trouvé dans la presse locale :
source : AD 24, presse et revue

Tout d'abord pour un autre cantonnement du 34e RAC peu après la mobilisation :
Le 8 août 1914 "s'embarquait le groupe du 34e d'artillerie qui était cantonné du côté de Château-l'Évêque." [L'Avenir de la Dordogne, dimanche 9 août 1914]
Cette commune est située juste au nord, légèrement ouest, de Périgueux.

Ensuite, des mentions de la présence du 34e RAC dans l'ancien grand séminaire après la mobilisation :
  • Le 12 avril 1917 a eu lieu une prise d'armes "à la caserne du 34e d'artillerie, au Grand Séminaire". [L'Avenir de la Dordogne, jeudi 12 avril 1917]
  • Début août 1917, il reste une batterie au grand séminaire => voir plus loin.
Pour ce qui est de la construction des casernes de Saint-Georges :
  • En novembre 1912, "On travaille activement à la construction des casernes d'artillerie, sur le terrain des Chabannes ; l'immense mur d'enceinte est à peu près terminé, et les travaux d'aplanissement exécutés aux deux tiers." [Le Journal du Périgord, dimanche 17 novembre 1912]
  • Début mars 1913, "Les travaux aux nouvelles casernes d'artillerie, plaine du Petit-Change, s'avancent lentement. Sur ordre du génie, M. Lamende, entrepreneur, a dû congédier momentanément mercredi les ouvriers employés aux terrassements et qui sont au nombre d'une quarantaine. Le même fait s'est reproduit il y a quelques semaines où les ouvriers ont été forcés de chômer pendant huit jours. Quant aux travaux de maçonnerie pour les fondations, ils ne seraient pas achevés avant deux mois, lorsqu'ils devraient être terminés depuis déjà quelques temps." [Le Journal du Périgord, dimanche 9 mars 1913]
  • Début octobre 1913, "Dans la plaine du Petit-Change on travaille activement à la caserne d'artillerie : le rez-de chaussée de deux bâtiments est terminé, le premier étage de ces deux immeubles est commencé. Six bâtiments sont en cours de construction et leurs fondations sont achevées. Deux d'entr'eux ont 100 mètres de long sur 16 de large, tandis que les quatre autres ont 50 sur 16 mètres." [Le Journal du Périgord, dimanche 5 octobre 1913]
  • Le 25 juin 1914, "M. Saumande, accompagné du chef du génie Largeteau, s'est rendu aux casernes d'artillerie pour voir où en sont les travaux. Les deux grands bâtiments pourront recevoir deux grou­pes du 34e au commencement d'octobre. Quant aux travaux du troisième bâtiment, ils seront mis à l'adjudication mercredi prochain, et dans un an ce bâtiment pourrait recevoir le troisième groupe, qui restera provisoirement caserné au Grand Séminaire." [Le Journal du Périgord, dimanche 28 juin 1914]
  • [Je n'ai pas regardé la presse entre octobre 1914 et décembre 1916 (inclus)]
  • En mars 1917 est mentionnée l'arrestation pour vol d'un homme "employé par un entrepreneur comme manœuvre aux travaux de construction des nouvelles casernes du 34e d'artillerie." [L'Avenir de la Dordogne, dimanche 18 mars 1917]
Le moins qu'on puisse dire est que les travaux ont pris du temps !
On comprend ainsi les échéances reportées plusieurs fois pour le regroupement du 34e RAC à Périgueux.

Enfin, quelques infos sur la présence du 34e RAC dans les casernes de Saint-Georges :
  • Le 19 mai 1917, "quatre braves artilleurs du 34e, à Saint-Georges" ont été commotionnés par la foudre qui est tombée "presque à leurs pieds". [L'Avenir de la Dordogne, mercredi 23 mai 1917]
  • Avant le 11 août 1917, "Les services du 34e d'artillerie viennent d'être transférés à la caserne de Saint-Georges, où sont installées trois batteries ; il ne reste qu'une batterie à la caserne du séminaire." [L'Avenir de la Dordogne, samedi 11 août 1917]
  • Début octobre 1918, deux artilleurs de la "caserne du 34e, à St-Georges" sont mentionnés pour un "acte de probité". [L'Avenir de la Dordogne, mercredi 9 octobre 1918]
Je n'ai pas trouvé à quelle date le régiment s'est retrouvé au complet dans les nouvelles installations.

D'ailleurs, il y aura encore des travaux après la guerre, comme par exemple le "pavage et dallage intérieur des écuries 2, 6, 7, du quartier Daumesnil" qui a fait l'objet d'une adjudication en novembre 1920. [Le moniteur des travaux publics […] du 28 octobre 1920,consulté sur Gallica]

À noter d'ailleurs que la dénomination de "quartier Daumesnil" date d'après la guerre (en tout cas dans la presse locale).

Cordialement,
loloastre
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