AURELIE
Voilier français construit en 1889
89 tx JB 71 tx JN
Armateurs Le Goff et Livou
Affréteur Laurent de Saint Brieuc
Effectue une traversée Saint Quay Portrieux - Paimpol - Cardiff
Cinq hommes d’équipage
LIVOU Yves Capitaine
LE COLLEN Pierre Maître d’équipage
LE PAGE Jean Matelot
FLOURY Jacques Malo Matelot
COUDIC Novice
La perte d’AURELIE. Rapport du capitaine
Le 23 Janvier 1917 à 19h00, le navire se trouve par 49°31 N et 03°28 W Greenwich, route au NNW à 3 nœuds. Nuit très noire, vent d’est, beau temps, mer très belle.
Aperçu un sous-marin et zigzagué pendant un quart d’heure pour essayer d’échapper à la poursuite. Pendant cinq minutes, j’ai pensé avoir réussi à la faveur de l’obscurité. Mais le sous-marin a suivi AURELIE dans toutes ses évolutions et a stoppé dans l’est à nous, à 100 m. Il a tiré trois coups avec une arme à feu et j’ai du mettre en panne.
A 19h20, le commandant a demandé en français d’envoyer les papiers. Mis le canot à l’eau et reçu l’ordre d’accoster le sous-marin. Aucun homme n’est monté sur le sous-marin, mais deux Allemands sont venus dans le canot et ont disposé deux bombes le long de la coque du voilier, une à hauteur du hunier, et l’autre du même côté tribord, dans les grands haubans. Puis ils sont revenus sur le sous-marin. Trois quarts d’heure se sont écoulés et les bombes ont éclaté vers 20h00.
L’équipage s’est alors éloigné vers la côte, distante d’environ 45 milles et a accosté à Tregastel.
Description du sous-marin
90 à 100 m de long
Blockhaus surmonté d’une passerelle
Canon de fort calibre sur l’avant du kiosque
Périscope sur l’avant de la passerelle
Pas de mât. Pas de projecteur. Pas de canot. Pas de TSF visible
Couleur indistincte.
Vu trois hommes sur la passerelle, dont le commandant qui parlait français.
Les deux marins dans le canot parlaient anglais. Ils portaient des pantalons faisant corps avec les chaussures et des vestes ayant une forte odeur de caoutchouc.
Pas vu le sous-marin s’éloigner, ni plonger, en raison de l’obscurité.
Voici sa silhouette

Le sous-marin attaquant
C’était l’UC 18 de l’OL Wilhelm KIEL.
Cdlt