Les FAIVRE D'ARCIER dans la guerre

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wagram
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Re: Les FAIVRE D'ARCIER dans la guerre

Message par wagram »

Bonjour à tous

Voici chers amis du Forum un petit topo sur les membres de ma famille ayant servi en 1914-1918
Je suis pas peu fier de vous les présenter avec le maximum de renseignements que j'ai pu trouver sur les uns et les autres.

Faivre d’Arcier Charles Sébastien p73
1857-1950
Lieutenant Colonel AU 52E R.I.T
Officier et écrivain militaire. Né le 8 mars 1857 à Luxeuil (Haute-Saone), fils de Joseph Magdeleine et de Sophie Pauline Dromard, il prépara St Cyr à l’école Ste Geneviève à Versailles et entra à Saint Cyr en octobre 1876 (promotion de Plewna).
Il était de la même promotion que le Maréchal Pétain avec lequel il resta lié.
Il en sortit comme sous lieutenant au 86e R.I, alors à Lyon. Promu lieutenant au 29e de ligne à Autun (septembre 1883), il passa, avec le même grade, au 21e R.I à Langres (septembre 1884), avant de devenir capitaine au 37e de ligne à Nancy (mai 1894). Chef de bataillon le 12 juillet 1901, major au 109e R.I à Chaumont, il fut rayé des contrôles de ce corps le 31 mai 1911, affecté dans la réserve au 52e régiment territorial, à Neufchâteau, comme chef de bataillon ( décembre 1911), puis comme lieutenant colonel (mai 1912).
Charles Faivre d’Arcier prit, à la mobilisation d’août 1914, le commandement du 52e territorial qui fut surtout employé à des travaux de fortification et de voirie en Lorraine.
Après la dissolution de ce régiment en août 1917, il fut affecté au 83e régiment d’infanterie territorial.
Il fut cité deux fois ce qui lui valut la croix de guerre :
Le 31 juillet 1916 : « très méritant par l’ancienneté de ses services, s’est acquis de nombreux titres depuis le début de la campagne ».
Le 13 avril 1918 à l’ordre de la division : « a commandé pendant trois ans un régiment territorial qui a tenu divers secteur du front de Lorraine et s’est fait remarquer en toutes circonstances par sa discipline et son endurance. Au cours du bombardement de son cantonnement en juillet 1915 et de son camp en août 1915 a, par son exemple, maintenu le calme et le sang froid dans la troupe ».

Le lieutenant colonel Faivre d’Arcier, qui devait mourir à Demigny (Saône et Loire) le 20 décembre 1950 à l’age de 93 ans reçut, le 12 juin 1918, l’honorariat de son grade. En collaboration avec le lieutenant Royé, il avait publié, en 1895, un historique du 37e R.I.
Il avait obtenu le 12 avril 1901 les palmes d’officier d’académie. il fut nommé chevalier de la légion d’honneur le 21 juillet 1902 et officier le 30 juillet 1915.
Il était président du souvenir français et président de la société de secours aux blessés militaires en 1927.

Faivre d’Arcier Charles Marie dit josé p87
1869-1938
Médecin chef
Né le 29 mai à Luxeuil il fut reçu docteur en médecine à la faculté de Nancy en 1897.
Mobilisé le 1er août 1914 comme médecin aide major de 1er classe puis médecin major de 2e classe le 1er décembre 1914, il fut successivement médecin chef d’ambulance, médecin chef à l’hôpital de Montargis puis adjoint au médecin chef de la place d’Orléans. il fut démobilisé le 1er mai 1919.
Il fut cité à l’ordre de la 2e division :
« S’est distingué depuis le début de la campagne et particulièrement les 26 août, 3 et 8 septembre 1914, se dépensant sans compter, portant lui même les blessés et arrivant en chacune de ses journées à faire 3 à 400 évacuations par des moyens de fortune ; restant le dernier sans préoccupation de l’ennemi. Attaché au service des typhiques, atteint de fièvre typhoïde, est revenu sur sa demande avant complète guérison. Dirige depuis le 28 novembre 1915 le groupe de brancardiers de la division, y a prouvé ses qualités d’organisation, sa grande activité et son moral élevé. Assure le service de ses postes jusqu’en première ligne toujours insoucieux de danger ».
Il fut décoré de la croix de guerre avec étoile d’argent, il était chevalier de la Légion d’honneur (12 juillet 1919).
Il mourut le 10 octobre 1938 à Montbéliard (Doubs) à l’age de 69 ans.

Faivre d’Arcier Charles Paul Marie sophie p43
1879-1971
Lieutenant au 119e R.I
Né le 22 novembre 1879 à Vesoul, il passa son baccalauréat de lettres et sciences en 1896 et celui de philosophie en 1897.
Il devança l’appel et s’engagea au 60e régiment d’infanterie de Besançon le 8 novembre 1899 d’ou il fut libéré le 22 septembre 1900 comme caporal.
Mobilisé le 1er août 1914, il intégra le 119e régiment d’infanterie comme lieutenant. Le 6 novembre 1914 il fut mis à disposition du ministre des travaux publics pour assurer la marche des raffineries st louis à Marseille ou il resta pendant la durée de la guerre.
Il s’éteignit le 11 février 1971 à Marseille.






Faivre d’Arcier François Xavier Marie Joseph Mon arrière grand père
1881-1914
Soldat 2e classe 69e régiment d’infanterie.
Classe 1901, numéro matricule de recrutement : 1727, recrutement de Toul.
Né le 25 février 1881 à Lure. Directeur d’assurance à Nancy.
Exempté de service avant la guerre, il s’engagea lors de la mobilisation en août 1914.
Au recrutement de Toul il fut affecté comme soldat de 2e classe au 69e R.I, 1er bataillon, 2eme compagnie de marche sous le N) matricule 11869.
Il fut tué le 11 octobre 1914 à Foncquevillers près d’Arras (Pas de Calais) à l’age de 33 ans.
Il fut cité à l’ordre du régiment le 21 décembre 1917 :
« Soldat d’une haute valeur morale, réformé avant la guerre, s’était fait réinscrire sur les registres de contrôles pour prendre, à la mobilisation sa place au combat. A fait preuve de la plus belle bravoure à l’affaire de Foncquevillers le 11 octobre 1914 ou il a été blessé mortellement. »
Il reçut également la Médaille Militaire par arrêté ministériel du 8 octobre 1919..
La citation comporte une erreur, deux documents attestent que François Xavier n’avait pas été réformé mais dispensé de service au titre de « licencié en sciences » le 9 janvier 1902.

Faivre d’Arcier Louis marie Félix Antoine dit Tonio p55
1884-1918
Capitaine au 109e R.I
Classe 1904, recrutement de Vesoul, matricule 965.
Fils de Geoffroy Xavier Anne Antoine Faivre d’Arcier, fondé de pouvoirs de banque, et de Marie Marguerite Joséphine d’Amédor de Mollans.
Né à Luxeuil le 05 janvier 1884, s’engagea pour trois ans le 21 octobre 1902 au 60e R.I à Besançon. Nommé caporal le 17 juin 1903, caporal fourrier le 17 octobre 1903. Sergent fourrier le 23 décembre 1903, sergent le 21 octobre 1904, il renouvela son engagement pour un an et fut versé dans la réserve, le 21 octobre 1906, avec les galons de sergent.
Rengagé le 15 avril 1913, avec se grade, au 170e RI à Epinal, il partit en campagne avec cette unité et fut chargé comme sergent major (nommé le 21 août 1914) puis comme sous lieutenant (nommé le 8 octobre 1914) de l’instruction des recrues.
Il rejoignit les bataillons actifs en février 1915 et fut nommé lieutenant au 109e R.I le 18 septembre 1915. Il s’était particulièrement distingué à la bataille de le Malmaison en octobre 1917.
Nommé capitaine au 109e R.I le 8 novembre 1917 il fut tué par une mitrailleuse ennemie à Villesavoye, dans la région de Fismes (Aisne) le 28 mai 1918 à l’age de 34 ans. Il avait été blessé deux fois ( le 1er juin 1915 au bras gauche par un éclat d’obus à notre dame de lorette et le 20 octobre 1915 à la cuisse gauche par une balle à Souain).
Cité deux fois :
Le 29 avril 1915 à l’ordre du régiment :
« Très belle attitude au feu, a parfaitement dirigé sa compagnie après la mort de son chef. »
Le 28 juin 1915 à l’ordre du corps d’armée :
« officier d’une très grande valeur, ayant su dans les circonstances les plus critiques, donner à ses soldats l’impression d’une absolue confiance, donnant à tous le plus bel exemple de bravoure, de dévouement et de sang froid ; a été blessé en faisant une reconnaissance sur le terrain »
il reçut une proposition de citation à l’ordre de l’armée :
« Le 23 octobre 1917, entraîné par la superbe bravoure de son chef, le lieutenant Faivre d’Arcier a mené le combat avec un irrésistible élan et un incomparable héroïsme, successivement avec les deux bataillons d’attaque. Le 24, a exécuté une reconnaissance heureuse en avant des lignes, mis hors de service cinq pièces de canon et ramené 17 prisonniers. Le 25, a attaqué le bois Dherby, défendu par un bataillon qu’elle a refoulé après un combat acharné, s’emparant de vive force de 10 canons et 21 prisonniers, et après s’être battu toute la nuit s’est établie victorieusement le 26 au matin sur les bords de l’Ailette, qu’elle franchissait la première du corps d’armée avec ses détachements de couverture. Faisant preuve à tous moments d’un entrain et d’une endurance dignes des plus grands éloges. »
Il était chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 7 novembre 1917 :
« Officier de grande valeur, remarquable par sa belle tenue au feu, sa crânerie et son sang froid dans les situations difficiles. A fait preuve des plus belles qualités militaires au cours des combats du 23 au 25 octobre 1917, exécutant des reconnaissances audacieuses avec un complet mépris du danger. Le 25 octobre, poursuivant l’ennemi en retraite, s’est porté hardiment en avant jusqu'à un cours d’eau, des passages duquel il s’est rendu maître ».
Ses quatre enfants mineurs furent déclarés pupille de la Nation.

Faivre d’Arcier Anne Marie Michel Joseph p72
1885-1941
Né le 29 janvier 1885 à Luxeuil (haute Saône).
N° Matricule du recrutement : 1448
Etudiant en droit, blessé et fait prisonnier à la bataille de Morhange en août 1914, il réussit à s’évader en octobre 1916.
Il s’était engagé pour trois ans au 37e régiment d’infanterie.
Il mourut le 8 décembre 1941 à Mirecourt (Vosges) à l’age de 56 ans.



Faivre d’Arcier Jean Léon Marie Joseph p75
1887-1975
Capitaine à l’Etat Major
Né le 22 juillet 1887 à Vesoul.
Il fit ses études de droit à Dijon puis s’inscrit au barreau de Besançon en 1910.
Mobilisé le 2 août 1914 comme sous-lieutenant de réserve, il fut affecté au 221e régiment d’infanterie le 25 septembre 1914 avec le grade de lieutenant et fut nommé capitaine le 26 juillet 1916. Il fut évacué pour blessure à l’hôpital de Contrexéville (chute de cheval lors d’une reconnaissance) le 9 janvier 1917. A peine guéri de ses blessures (il boitait encore fortement), il demanda à son colonel de réintégrer directement son régiment.
Le 8 mars 1917, il réintégra son régiment et fut affecté à l’Etat major de l’infanterie à compter du 28 novembre 1917. Il fut intoxiqué par des gaz vésicants le 29 octobre 1918 à Olizy (Marne).
Il reçut 3 citations ce qui lui valut la croix de guerre :
Le 10 octobre 1916 à l’ordre du régiment :
« Très bon commandant de Cie sous tous les rapports. Très énergique, très brave au feu. A, du 6 au 14 juillet, donné à ses hommes le plus bel exemple d’énergie et de bravoure, en traversant à plusieurs reprises des tirs de barrage ennemis pour aller réconforter par sa bravoure ses sections en 1ere ligne dont il a maintenu très haut le moral malgré des tirs très violents de l’ennemi et des pertes sensibles ».
Le 23 juin 1917 à l’ordre du régiment :
« Officier d’un courage et d’un sang froid remarquable. Pendant les affaires du 12 au 16 mars 1917, a su maintenir dans des circonstances difficiles, le moral de sa troupe à un degré très élevé, en allant, sous des tirs d’artillerie très violents, réconforter ses hommes par sa présence t par des paroles encourageantes ».
Le 31 août 1819 à l’ordre de la division :
« A rendu d’excellents services au cours de la période de combats du 15 au 20 juillet 1918. Très brave officier ».
il fut rappelé à l’activité le 27 août 1939 comme chef de bataillon et fut affecté à l’Etat Major de la 7e région. Il fut démobilisé le 27 août 1940.
Il était officier de la Légion d’Honneur, il mourut le 22 septembre 1975 à Avanne (Doubs) à l’age de 88 ans.

Faivre d’Arcier Paul Albert Marie Joseph p77
1889-1985
Chef d’escadron

Né le 10 mai 1889 à Vesoul, il fut incorporé comme soldat au 9e régiment de Dragons le 1er octobre 1910, nommé brigadier le 6 février 1911 puis maréchal des logis le 21 janvier 1912.
Il passa au 12e régiment de Hussards le 11 août 1912. Il se réengagea pour 1 an le 30 septembre 1912 et fut rayé des cadres le 1er octobre 1913.
Mobilisé le 2 août 1914 comme maréchal des logis, nommé sous-lieutenant de réserve à titre temporaire le 7 octobre 1914, puis à titre définitif le 5 janvier 1916. Le 20 novembre 1916, il fut détaché au 81e RAS, puis le 13 février 1917 au 11e Groupe d’Artillerie d’Assaut comme chef de char. Le 23 octobre 1917, il fut blessé légèrement au coude droit par un éclat d’obus lors du combat de la Malmaison .
le 13 novembre 1917, le 11e Groupe d’Artillerie d’Assaut fut cité à l’ordre de l’armée. Il participa au combats d’Alsace ‘août 14), d’Arras (octobre14), de la Malmaison (23 octobre 17), de la Somme ( avril mai 18), de Dormans (20 juillet 18), de Bieuxy (20 août 18), de la ferme de Beauregard dans l’Aisne (30 septembre 18).

Il reçut trois citations, ce qui lui valut la croix de guerre :
Le 30 août à l’ordre e la division : « Le 10 octobre 1914 a fait à pied une reconnaissance de nuit particulièrement dangereuse d’un village. Ne s’est retiré qu’a l’arrivée de l’ennemi, tuant d’un coup de revolver un fantassin allemand » .
Le 7 mars 1918 à l’ordre de l’armée : « Officier très brave, a fait preuve pendant les combats du 23 octobre 1917, des plus belles qualités de sang froid et d’énergie ; a mis en fuite plusieurs mitrailleuses ennemies et a donné à l’infanterie le concours le plus précieux. Blessé au cours de l’action, n’a pas voulu quitter le commandement de son char ».
Le 16 octobre 1918 à l’ordre du corps d’armée : « Officier d’une énergie entraînante. Dans les combats du 30 septembre 1918, s’est dépensé sans compter. Après avoir dans un premier engagement dirigé sa batterie pendant plus de deux heures et détruit plusieurs mitrailleuses ennemies, a regroupé sur le terrain du combat les chars valides et les a lancés dans un deuxième engagement en avant de l’infanterie, faisant subir à l’ennemi des pertes sensibles ».

Le 30 mars 1919, il passa à l’Etat Major du centre de Bourron. En août 1919, il fut affecté au 500e RCB et attaché à la mission militaire française en Finlande. Il arriva à Halsingfors le 20 octobre 1919 pour instruire les militaires Finlandais sur des chars Français Renault. Fin octobre, il reçut l’ordre d’emmener deux chars et leur mécanicien à Reval en Estonie et de les remettre à une formation de Russes Blancs sous les ordres du général Ioudénitch. Sa mission était de soutenir l’instruction et l’utilisation de ces chars par les soldats russes, mais de ne pas participer aux combats.
Il rentra en France le 15 mai 1920 et fut affecté au 506e R.C.C, il prit un congé sans solde de trois ans à partir du 11 avril 1922.
Le 25 juillet 1924, il réintégra le 7e chasseur comme lieutenant puis fut affecté à l’Etat major de la cavalerie. Il fut promu capitaine le 25 juin 1933 et fut affecté à E M du groupe de subdivision du Mans puis affecté le 6 août 1937 au 1er régiment de Dragons portés.
Il fit la campagne de France du 1er septembre 1939 au 25 juin 1940 et participa au combat de Saumur en juin 1940 ou il commandait un escadron en foret de Fontevault.
Il fut cité le 27 janvier 1941 à l’ordre du corps d’armée :
« Nommé à l’improviste à la tête d’un bataillon, a dès le premier jour pris le plus grand ascendant sur ses escadrons. A rempli avec calme et courage les missions les plus diverses pendant la campagne de Belgique, à Hug le 13 mai 1940, à Furnes le 29 mai, donnant à tous l’exemple du devoir et de la résolution ».
Il fut décoré de la croix de guerre, et fut démobilisé le 20 août 1940 promu chef d’escadron.
Il mourut le 2 juin 1985.
Il était également chevalier de la Légion d’Honneur (13 avril 1921), officier de la Légion d’Honneur (20 août 1942), chevalier de la croix de 2eme classe de l’ordre de la rose blanche de Finlande (29 novembre 1919) et médaillé de la résistance.

Faivre d’Arcier Marie Michel Alexis Augustin p42
1891-1914
Lieutenant au 5e B.C.P.
Classe 1911, recrutement de Vesoul.
Fils de Geoffroy Xavier Anne Antoine Faivre d’Arcier, fondé de pouvoirs de banque, et de Marie Marguerite Joséphine d’Amédor de Mollans.
Né à Luxeuil le 31 mai 1891, fit son service au 15e bataillon de chasseurs, d’octobre 1912 à avril 1914 à Remiremont, et passa dans la disponibilité avec les galons de sous lieutenant de réserve au 5e B.C.P. Rappelé lors de la mobilisation au 5e B.C.P, il participa aux premières opérations de cette unité dans les Vosges et en Alsace.
Blessé à l’œil le 10 août à Aspach, il fut évacué. A peine remis de sa blessure, il rejoignit son bataillon le 15 septembre et fut tué à la roche aux Cochons à Râon l’Etape en reconnaissant la crête située au nord d’Allarmont (Vosges), le 28 octobre 1914 à l’age de 23 ans. Depuis six jours, il était lieutenant.
Il fut cité deux fois :
Le 4 septembre 1914 à l’ordre de l’armée : « S’est particulièrement distingué dans différents combats livrés les 9 et 10 août 1914. »
Le 8 décembre 1914 à l’ordre de l’armée : « Blessé une première fois, avait rejoint à peine guéri le 5eme bataillon depuis 8 jours, lorsqu’il fut atteint d’un coup de feu à la poitrine au cours d’une reconnaissance se sentant mortellement atteint chargea avec le plus grand sang froid un de ses chasseurs de transmettre à un de ses chefs de demi section les ordres du capitaine et eut encore avant de mourir la présence d’esprit de faire déployer les hommes qui l’entouraient pour éviter les balles ennemies ».
Il était chevalier de la Légion d’Honneur.

Faivre d’Arcier Etienne Marie Joseph Georges p81
1892-1976
Sous lieutenant d’artillerie

Né le 3 août 1892 à Nancy.
Il fut affecté au début de la guerre de 1914 au 13e régiment d’artillerie comme canonnier. Le 1er novembre 1915, il passa au 85e régiment d’artillerie lourde ; il fut nommé brigadier le 15 février 1916 et maréchal des logis le 23 août 1916 et fut blessé à l’œil par un éclat d’obus le 5 août 1916 à Flaucourt. Le 13 février 1917, il fut muté au 81e R.A.S ; il suivit les cours d’élève officier à l’école d’artillerie de Fontainebleau du 14 septembre au 22 novembre 1917 puis fut nommé sous lieutenant à titre temporaire le 1er décembre 1917.
Le 1er mai 1918, affecté au 500e R.A.S il fut nommé sous lieutenant à titre définitif le 10 juillet 1918. Il fut démobilisé le 27 août 1919.
Il reçut deux citations :
Le 20 novembre 1918 à l’ordre de la brigade :
« Officier d’une haute valeur morale, d’une volonté et d’une abnégation dignes d’admiration. le 20 juillet a brillamment conduit sa section à l’attaque malgré un violent tir de barrage à obus suffocants, et a dépanné lui même son char dans les conditions les plus périlleuses ».
Le 10 décembre 1918 à l’ordre de l’armée :
« Officier d’une rare modestie qui par son sang froid et son courage a su s’imposer à l’admiration de tous. Le 9 août 1918 a conduit sa section avec une bravoure et une habilité consommée. A détruit de nombreux nids de mitrailleuses ennemies. Pris a partie par le tir direct de batterie de 77, a su par une manœuvre intrépide soustraire sa section à un péril grave tout en continuant sa mission et en permettant l’avance de notre infanterie ».
Il était titulaire de la médaille de la Marne, de Verdun et chevalier de la Légion d’Honneur (31 décembre 1930).
Il s’éteignit le 25 janvier 1976 à l’age de 83 ans.


Voici les "Illustres" de ma familles ; un petit hommage en vous les présentants

Très cordialement

Wagram Faivre d'Arcier
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Eric Mansuy
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Re: Les FAIVRE D'ARCIER dans la guerre

Message par Eric Mansuy »

Bonjour,
Très beau travail, merci de le partager ! Et quand, en outre, on y parle des Vosges... :D

Bien cordialement,
Eric Mansuy
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.
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jef52
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Re: Les FAIVRE D'ARCIER dans la guerre

Message par jef52 »

Bonjour Wagram, bonjour à toutes et tous,

Merci pour ce partage d'informations qui me touche particulièrement, mon AGO ayant débuté sa guerre au 52eRIT avant de rejoindre le 232e RI le 20/07/1915.Auriez vous par hasard une photo de Charles Sébastien Faivre d'Arcier? Je sais j'abuse mais c est plus fort que moi :lol:

Amicalement,
Jef
"Désormais je sais enfin que tous ces morts, ces Français et ces Allemands, étaient des frères, que je suis leur frère" Ernst Toller
Le blog du 232e RI http://232emeri.canalblog.com/
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clery
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Re: Les FAIVRE D'ARCIER dans la guerre

Message par clery »

Bonjour Wagram,
Magnifique travail, comme d'habitude !!

Cordialement
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wagram
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Re: Les FAIVRE D'ARCIER dans la guerre

Message par wagram »

Bonjour, merci de votre acceuil

Je possède bien une photo de Charles Sébastien Faivre d'Arcier et en tenue svp je la scanne et vous l'envoie sous peu.

cordialement
Wagram
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Tanker
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Re: Les FAIVRE D'ARCIER dans la guerre

Message par Tanker »

Bonsoir

Il y a dans l'artillerie Spéciale un Faivre d'Arcier qui était chef de chars Schneider au Groupe d'AS n° 11 (Groupement d'AS n° II)
Avec le char n° 61297, il a participé aux combats de la Malmaison du 23 Octobre 17 avec la 1° Batterie de l'AS 11. Je n'ai pas mis le nez dans les suivants le concernant.

J'ai pour lui une citation attribué par la VI° Armé (n° 561 du 7 Mars 1918)
" Officier très brave : a fait preuve pendant les combats du 23 Octobre 1917 des plus belles qualités de sang-froid et d'énergie. A mis en fuite plusieurs mitrailleuses ennemies et a donné à l'infanterie le concours le plus précieux. Blessé au cours de l'action, n'a pas voulu quitter le commandement de son char".

J'ai cependant un problème, car, semble-t-il, ses prénoms étaient Paul Albert. C'est en tout cas ceux que mentionne le document signalant les blessés de l'AS après La Malmaison (il est précisé pour lui : léger et non évacué). . . .
Si le chef de char, dans son compte-rendu à l'issue de combat de La malmaison, se mentionne comme S/Lt d'Arcier, il est bien, par ailleurs, mentionné en temps que S/Lt ou Lt Faivre d'Arcier.

L'affectation 81° RAS (en fait 81° RAL) est celle de tous les affectés à l'AS. Il a du passé au Fort de Marly, puis à Cercottes avant d'arriver à Champlieu.
Son Groupement a ensuite été positionné au Camp de Martigny les Bains (près Vosges).
L'affectation 500° RAS est aussi des plus logique. A partir du 1° Mai 1918 le 500° RAS s'est substitué au 81° RAL dans la gestion administrative des Unités de chars.
J'ai trouvé un autre élément. muté le 1° Avril 1918 au camp de Bouron à l'Etat-Major du Colonel Commandant le Camp.
Il s'agit toujours d'une affectation dans les chars. le camp de bouron (près de Fontainebleau), après l'attaque allemande de Mar 1918, a en grande partie remplacé Champlieu. toute l'activité d'instruction liée au FT 17 a été déménagée.

Il n'existe qu'un JMO partiel de l'AS 11. Le gros des infos se trouve dans le JMO du groupement II et les rapports de combats.
Ce Groupe de char n''est pas un des plus simple à analyser. Il faudra y revenir. . . .

Bonne soirée - Michel
Email - [email protected]

Liens sur les sujets Artillerie Spéciale de "Pages 14-18" :
viewtopic.php?f=34&t=52768
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alain
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Re: Les FAIVRE D'ARCIER dans la guerre

Message par alain »

Bonsoir ma fille est au college Mathy de Luxeuil .
Dans l'enceinte du college il ya une plaque commemorative . Je lui ai demandé de verifier si certains Faivre D'arcier sont inscrit dessus .
S'ils sont inscrit j'essayerai de faire la photo de la plaque et de vous la transmettre .

Amicalement
chris19
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Re: Les FAIVRE D'ARCIER dans la guerre

Message par chris19 »

Bonsoir à tous, Bonsoir Wagram,
Toutes mes félicitations pour cette initiative.
Je me permet de vous contacter pour savoir si vous auriez une photo de Charles Sébastien au 83°rit (même quand il est au 52°rit) ainsi que des infos que vous auriez lors de son arrivée chez les vendéens.
D'avance tous mes remerciements.
Cordialement
Christophe
chris19
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Re: Les FAIVRE D'ARCIER dans la guerre

Message par chris19 »

rebonsoir je suis désolé je n'avais pas été plus loin mais je vois que vous avez déjà répondu concernant la photo,
si vous pouviez un double je vous en remercie d'avance.
Cordialement
Christophe
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wagram
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Re: Les FAIVRE D'ARCIER dans la guerre

Message par wagram »

Bonsoir à tous

Merci de votre interêt, de vos précisions merci Michel e;t propositions, merci Alain.

Une grande partie des membres de ma famille sont nés à Luxeuil et dans sa région, mon arrière grand père tombé pour la France en 1914 repose a Amblans au sud de Luxeuil non loin de Lure.

A l'époque de la grande guerre et plus tard, ma famille possédait une imprimerie à Luxeuil, imprimerie A.F Faive d'Arcier "impression artistiques et commerciales" et deux historiques de régiments de cavalerie les 8e et 20e chasseurs ont été réalisés dans ses ateliers.

Faivre d’Arcier Paul Albert, je pense Michel que nous parlons de la même personne, merci pour vos précisions, vous imaginez, je pense la valeur qu'elles représentent, merci encore
Christophe ne vous inquietez pas je m'occupe de la photo de Charles sébastien dès demain, ce dernier était de la même promotion que le futur maréchal pétain avec lequel il était très lié, je sais qu'il existe toute une correspondance mais je n'ai pas pu à ce jour la retrouver

Cordialement

Wagram
TOUT POUR LE 69e REGIMENT D INFANTERIE
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