P.L.M. 1 - Cie des chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
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Ar Brav
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Re: P.L.M. 1 - Cie des chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée

Message par Ar Brav » jeu. mars 26, 2009 2:45 pm

Bonjour à tous,

P.L.M. 1

En 1916 P.L.M. premier du nom, fut acquis et appelé P.L.M. 1. Il devait être coulé pendant la guerre.

Vessel Name : EDISON LIGHT
Nationality : U.S.
Official Number : 210661
Rig : Propeller
Dimensions and Tonnage
Vessel Length : 247.00 feet.
Vessel Width : 43.58 feet
Vessel Depth : 28.50 feet
Hull Material : Steel
Hull Number : 00104
2 549 tjb
1 699 tjn

Vessel History

Builder : Great Lakes Engineering Works, Ashtabula, Ohio, USA
1912

1912-1916 : Boston-Virgina Transportation Co. (C.G. Stoddard, Mgr.), New York, NY, U.S.A.
1916-1916 : Société Nationale d'Affretements, Le Havre, France

Departed Cardiff, Wales, for Marseilles, France, on October 31, 1916. Was reported passing Peuzauce on November 3, 1916. Reported missing on Bay of Biscay following this, with all hands. In all probability, torpedoed.

Sources :
http://ul.bgsu.edu/cgi-bin/xvsl2.cgi


Cordialement,
Franck
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Ar Brav
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Re: P.L.M. 1 - Cie des chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée

Message par Ar Brav » jeu. mars 26, 2009 3:28 pm

Bonjour à tous,

Voir également ce sujet ici :

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pa ... 1785_1.htm

Bien cordialement,
Franck
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Ar Brav
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Re: P.L.M. 1 - Cie des chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée

Message par Ar Brav » jeu. mars 26, 2009 7:54 pm

Bonjour à tous,

Une vue du PLM 1 ex-Edison Light, en construction aux Etats-Unis :

Image

Sources :
http://ul.bgsu.edu/cgi-bin/xvsl2.cgi


Cordialement,
Franck
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Yves D
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Re: P.L.M. 1 - Cie des chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée

Message par Yves D » ven. mars 27, 2009 9:27 am

Departed Cardiff, Wales, for Marseilles, France, on October 31, 1916. Was reported passing Peuzauce on November 3, 1916. Reported missing on Bay of Biscay following this, with all hands. In all probability, torpedoed.
Bonjour à tous
Selon toute probabilité ce navire a plus vraisemblablement été victime de la profonde dépression (980 hPa) centrée le 4.11 sur sud Irlande et qui a du générer une mer grosse sur toute une zone allant d'Irlande aux côtes espagnoles du Golfe de Gascogne.
Je pense également que "Peuzauce" doit plus probablement être Penzance.

Image

Cdlt
Yves
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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.

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Ar Brav
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Re: P.L.M. 1 - Cie des chemins de fer de Paris-Lyon-Méditerranée

Message par Ar Brav » ven. mars 27, 2009 12:58 pm

Bonjour Yves,
Bonjour à tous,

J'en suis arrivé à cette conclusion également, n'ayant pas trouvé en outre de sous-marin impliqué. Par ailleurs, c'est bien Penzance en effet, j'ai copié dans l'urgence sans me relire. Cà m'apprendra :)

Amts,
Franck
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Message par Rutilius » jeu. mai 15, 2014 2:00 am

Bonjour à tous,


Marins disparus avec le cargo P.L.M.-1 à une date judiciairement fixée au 3 novembre 1916

[28]

Jugement rendu par le 7 mars 1919 par le Tribunal civil du Havre et transcrit au Havre le 3 avril 1919 (Registre des actes de décès de la ville du Havre, Année 1919, f° 52, p. 6.090, acte n° 1.388).

« Attendu qu’il est établi par les pièces et documents versés au dossier que le vapeur P.L.M., immatriculé au Havre, numéro quinze cent soixante-et-onze, armé au Havre, parti de Penzance le trois novembre mil neuf cent seize à destination de Marseille avec un équipage de vingt-huit hommes, dont six officiers, a été perdu corps et biens au cours des violentes tempêtes qui ont sévi dans l’Atlantique et notamment dans le Golfe de Gascogne pendant le première quinzaine novembre mil neuf cent seize ; ... »

Marins du commerce

[25]


État-major

— COSTARD Auguste Ernest, né le 5 février 1873 au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –) et domicilié à Rouen (– d° –), Chef mécanicien, inscrit au quartier du Havre, n° 3.232.

• Fils de Charles Eugène COSTARD et d’Augustine SÉNÉCHAL. Époux de Jeanne Gabrielle Euphrasie PARIS, avec laquelle il avait contracté mariage à Rouen, le 25 novembre 1895.

— DOLLO Yves Marie, né le 30 août 1872 à Pludual (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié, Lieutenant, inscrit au quartier de Paimpol, n° 503.

• Fils de Jean DOLLO et de Marie Joseph LE HÉNAFF. Époux de Marie Joséphine GEFFROY, avec laquelle il avait contracté mariage à Pludual, le 2 décembre 1904.

— GAUTIER Eugène, né le 28 juillet 1881 au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –) et y domicilié, au 51, rue du Général Faidherbe, Second capitaine, inscrit au quartier du Havre, n° 75.

• Fils de Jean François GAUTHIER et de Françoise Antoinette CHEVALIER. Célibataire.

— HOUARD Pierre Marie, né le 16 février 1876 à Saint-Quay-Portrieux (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié, Capitaine, capitaine au long-cours inscrit au quartier de Binic, n° 89.

• Fils d’Étienne HOUARD et de Marie Anne Agathe TRÉBOUTA. Époux de Marie Joséphine Françoise MARQUER, avec laquelle il avait contracté mariage à Saint-Quay-Portrieux, le 11 octobre 1905.

— JACOB Célestin Joseph Marie, né le 28 février 1888 à Séné (Morbihan) et y domicilié, Second mécanicien, inscrit au quartier de Vannes, n° 1.213.

• Fils de Jean Marie JACOB et de Prudence Marie NOBLANC. Célibataire.

— JOSSE Yves Louis Marie, né le 19 janvier 1876 à l’Île d’Arz (Morbihan) et y domicilié, Maître, inscrit au quartier de Vannes, n° 650.

• Fils de Julien JOSSE et de Marie Françoise Félicité MADEC. Époux d’Armandine Marie GUYOT, avec laquelle il avait contracté mariage à l’Île d’Arz, le 26 août 1902.

— LE GALL Julien Auguste, né le 22 mai 1875 à Brest (Finistère) et domicilié au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), au 72, rue de la Halle, Troisième mécanicien, inscrit au quartier du Havre, n° 4.709.

• Fils d’Yves Julien LE GALL et de Marie Jeanne LENNON. Époux de Charlotte Marie BOURSIN, avec laquelle il avait contracté mariage au Havre, le 1er juillet 1903.

Hommes d’équipage

— BARET Charles Marie Gaston, né le 10 août 1887 à Saint-Denis (Île de La Réunion) et y domicilié, Chauffeur, inscrit au quartier de la Pointe des Galets, n° 310.

• Fils d’Henry Marty BARET et de Marie Élizabeth FONTAINE. Célibataire.

— CLOAREC Pierre Yves, né le 8 octobre 1885 à Goulien (Finistère) et domicilié au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), au 32, rue de la Fontaine, Chauffeur, inscrit au quartier d'Audierne, n° 1.381.

• Fils de Marie Jeanne CLOAREC. Époux d’Henriette BERRE, avec laquelle il avait contracté mariage à Primelin (Finistère), le 22 mars 1912.

— CONARD François Eugène, né le 31 juillet 1900 à Pordic (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié, Novice, inscrit au quartier de Binic, n° 4.073.

• Fils de Jean Louis CONARD et de Marie HERRY. Célibataire.

— DESBOIS Louis François, né le 18 avril 1894 à Plouër-sur-Rance (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié, Matelot, inscrit au quartier de Dinan, n° 19.051.

• Fils de Joseph Marie DESBOIS et de Marie Anne Françoise DESBOIS. Célibataire.

— DURAND Louis François Marie, né le 7 avril 1869 à Quimper (Finistère) et y domicilié, Cuisinier, inscrit au quartier de Brest, n° 1.

• Fils de Louis Alfred DURAND et de Louise Henriette LE BOURHIS. Époux de Marie Catherine LE GARS, avec laquelle il avait contracté mariage à Quimper, le 30 mai 1892.

— FOLLIC Jean Michel, né le 31 décembre 1886 à Primelin (Finistère) et domicilié à Plogoff (– d° –), Chauffeur, inscrit au quartier d'Audierne, n° 1.251.

• Fils de Jean Marie FOLLIC et de Jeanne MOAN. Célibataire.

— GRANNEC François André Albert, né le 11 mai 1898 à Lorient (Morbihan) et y domicilié, au 47, rue Du Couédic, Soutier, inscrit au quartier de Lorient, n° 2.585.

• Fils de François Marie GRANNEC et de Véronique Marie Julienne TOULLIOU. Célibataire.

— HUDÉ Henri Florent, né le 19 janvier 1898 à Sarzeau (Morbihan) et y domicilié, Soutier, inscrit au quartier de Vannes, n° 3.398.

• Fils de François Pierre Marie HUDÉ et de Marie Louise Désirée SÉVENO. Célibataire.

— KERSAUDY Pierre Yves, né le 14 mars 1899 à Primelin (Finistère) et y domicilié, Soutier, inscrit au quartier d'Audierne, n° 6.909.

• Fils de Jean Pierre Louis Marie KERSAUDY et de Marie Josèphe UREUN. Célibataire.

— LAFOREST René Georges Narcisse, né le 29 mars 1901 à Paris (Ve Arr.) et domicilié au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), au 1, rue Racine, Mousse, inscrit au quartier du Havre, n° 11.392.

• Fils de François Narcisse LAFOREST et d’Ernestine Clémence Adèle RENARD. Célibataire.

— LE JAN François Marie, né le 25 avril 1898 à Ploubezre (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié, Matelot, inscrit au quartier de Lannion, n° 6.967.

• Fils d’Yves Marie LE JAN et d’Anne Marie LUCAS. Célibataire.

LE MINTER Adrien François Fortuné Henri Yves, né le 30 mai 1897 à Ploëzal (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié, Matelot, inscrit au quartier de Paimpol, n° 27.007.

• Fils de Joseph LE MINTER et de Marie Jeanne BRIZÉ. Célibataire.

— MARTIN Louis Marie, né le 2 février 1869 à l’Île aux Moines (Morbihan) et domicilié à Arzon (– d° –), Matelot, inscrit au quartier de Vannes, n° 529.

• Fils de Joachim MARTIN et de Marie Françoise AUBERT. Époux de Marie Alexandrine Désirée PICHOUX, avec laquelle il avait contracté mariage à Arzon le 23 janvier 1899.

— MORVAN Aimé Louis, né le 9 octobre 1898 à Ploubazlanec (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié, Matelot, inscrit au quartier de Paimpol, n° 22.505.

• Fils de Pierre Marie MORVAN et de Maria Françoise BRÉ. Célibataire.

— OLLIVIER Louis Marie Félix Pierre, né le 31 mars 1889 à Pluduno (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et domicilié à Plancoët (– d° –), Chauffeur, inscrit au quartier de Dinan, n° 9.183.

• Fils de Pierre OLLIVIER et de Marie MENIER. Célibataire.

— PARENTHOEN Pierre Marie, né le 16 juin 1872 à Paimpol (Côtes-du-Nord – aujourd’hui Côtes-d’Armor) et domicilié à Kérity (– d° –), Matelot, inscrit au quartier de Paimpol, n° 2.698.

• Fils d’Yves PARENTHOEN et d’Isabelle GUILLON. Époux de Marie Anne LE GONIDEC, avec laquelle il avait contracté mariage à Paimpol, le 30 septembre 1896.

— QUÉGUINER Rolland René, né le 24 février 1872 à Sibiril (Finistère) et domicilié au Havre (Seine-Inférieure – aujourd’hui Seine-Maritime –), au 28, rue du Grand Croissant, Chauffeur, inscrit au quartier de Tréguier, n° 4.968.

• Fils d’Hervé QUÉGUINER et de Marie Jeanne MANACH. Célibataire.

— TIRILLY Yves Marie, né le 24 octobre 1898 à Penmarc’h (Finistère) et y domicilié, Soutier, inscrit au quartier de Quimper, n° 1.114.

• Fils d’Antoine TIRILLY et de Marie Anne STÉPHAN. Célibataire.

Marins de l’État

[3]

— DOIZÉ Marcel Félix Georges, né le 23 mars 1894 à Nantes (Loire-Inférieure – aujourd’hui Loire-Atlantique –) et y domicilié, Matelot de 2e classe canonnier, Bâtiments de servitude de Lorient, matricule n° 024.993–3.

• Fils de Narcisse Jean DOIZÉ et de Marie Joséphine CAILLIBOT. Célibataire.

— SAUBOLE René, né le 14 février 1885 à Arcachon (Gironde) et y domicilié, Quartier-maître canonnier, inscrit au quartier d'Arcachon, n° 2.655.

• Fils de Pierre SAUBOLE et de Jeanne CAPDEVIELLE. Célibataire.

― TESSIER Jules Léon Victor, né le 8 avril 1895 à Longué (Maine-et-Loire) et domicilié à Angers (– d° –), cours du Cheval Blanc, Matelot de 2e classe canonnier, matricule n° 26.223–3.

• Fils d’Auguste Jules TESSIER et de Léontine Louise ROUILLAND. Célibataire.
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Daniel.

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Message par Rutilius » jeu. oct. 04, 2018 12:38 am

Bonjour à tous,

Ar Brav a écrit :
jeu. mars 26, 2009 7:54 pm

Une vue du P.L.M.-1, ex-Edison Light, en construction aux États-Unis :


P.L.M.-1 -  ex-EDISON LIGHT - x - .jpg
P.L.M.-1 - ex-EDISON LIGHT - x - .jpg (52.61 Kio) Consulté 878 fois

Source : http://greatlakes.bgsu.edu/vessel/view/003764
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Message par Rutilius » jeu. oct. 04, 2018 2:45 am

Bonjour à tous,

Le Sémaphore algérien, n° 940, Jeudi 25 juillet 1918, p. 1.

Jurisprudence de Guerre

Risques de guerre. — Assurances maritimes. Perte de navire.

Sous la présidence de M. Consar, le Tribunal de Commerce de la Seine a rendu, le 15 mars 1918, le jugement suivant, dont le texte, d’un intérêt extrême, se passe de commentaires, grâce à sa parfaite clarté :

« Attendu que ce navire fut employé à des transports de charbon entre l’Angleterre et la France ; que notamment, le 31 octobre 1916, il quittait Cardiff avec un chargement de 3.876 tonnes de charbon, à destination de Marseille, où il n’est jamais arrivé, ainsi qu’il résulte d’un cerlificat délivré par l’Administration de l'Inscription maritime, le 27 février 1917 ; que, depuis lors, il n’a été signalé dans aucun autre port, qu’il doit être considéré comme perdu corps et biens ;

« Attendu que le P.-L.-M.-1 avait été assuré par la Société nationale d’affrètement, d’une part, contre les risques de mer, pour la somme totale de 4.225.000 francs, par 61 sociétés, dont le Comptoir maritime, et contre les risques de guerre pour une somme totale de 3.485.000 francs par 26 sociétés, dont l’Union Maritime ;

« Attendu que c’est, dans ces conditions que la Société nationale d’affrètement assigne le Comptoir Maritime et l’Union Maritime et réclame paiement par ces deux compagnies, conjointement, ou par l’une à défaut de l’autre de la somme de 10.000 fr., à titre provisionnel ;

« Attendu qu’aux termes de l’article 350 du Code de commerce, toutes pertes qu’elles viennent de la mer ou de la guerre, sont aux risques des assureurs ; qu’en l’espèce, l’assureur des risques de mer ayant exclu l’assurance des risques de guerre, il doit établir que la disparition du navire est due à un fait de guerre ou à un vice propre du navire pour être exonéré de tout paiement ; que, d’autre part, si aucune preuve formelle du fait de guerre n’était rapportée, l’assureur qui n’a garanti exclusivement que le risque de mer, pourrait être exonéré de tout paiement ;

« Attendu, cependant, que l’on ne saurait, dans les circonstances actuelles, se borner à faire une stricte application de ces règles de droit et qu’on ne saurait méconnaître la situation extraordinaire créée par la guerre maritime et sous-maritime, par sa longue durée, par sa continuité et par l’emploi de moyens de destruction aussi puissants qu’inhumains ; qu’en l’absence de preuves formelles dans l’espèce, les présomptions qui ne sont point établies par la loi, mais sont abandonnées aux lumières et à la prudence du magistrat doivent être admises dans les termes de l’article 1.353 du Code civil ;

« Attendu, en effet, que le développement de la guerre maritime telle qu’elle sévit actuellement soit par mines, soit par sous-marins, soit par bombes dissimulées dans la cargaison à bord des navires, soit par tous autres moyens, n’a jamais été prévue par le Code, ni par les lois en vigueur, et que l’esprit humain n’avait pas osé envisager un pareil développement de cette sorte de guerre aboutissant dans sa manifestation présente à la destruction systématique d’un nombre aussi considérable de navires de commerce qui voyage plus spécialement dans la zone surveillée par l’ennemi court des risques infiniment plus nombreux et plus sérieux du fait de l’ennemi que du fait des accidents de mer ordinaires ; que la preuve en serait aisée à faire par le rapprochement du nombre de navires qui ont péri pendant les années 1916 et 1917, victimes de torpillages, de mines ou de bombardements, et du nombre de ceux qui ont naufragé, victimes de circonstances ou d’accidents de mer analogues à ceux du temps de paix ; que le nombre des premiers serait considérablement plus élevé que celui des seconds ; que cela est tellement notoire et a été à ce point établi par les statistiques officielles publiées, que cette démonstration n’a point besoin d’être ici appuyée par des chiffres ; qu’il résulte cependant de celle situation qu’une présomption née de cette aggravation singulière du risque de guerre spécialement sur les mers baignant les côtes de France ou d’Angleterre s’établit suffisamment grave pour faire admettre que la disparition du navire soit due à un fait de guerre, lorsque, comme dans l’espèce, il n’est pas établi que des tempêtes de nature à mettre le navire en péril se soient élevées dans les parages où naviguait le P.-L.-M.-1, ni que la mer y ait été démontée, les feuilles du bureau météorologique ne révélant qu’une mer houleuse ou grosse ; qu’il n’est pas établi davantage que le P.-L.-M.-1 n’a pas été en état de tenir la mer par gros temps, ni que le navire ait été atteint d’un vice propre, ni qu’un abordage se soit produit ;

« Attendu que les présomptions graves que la disparition du P.-L.-M.-1 soit due à un fait de guerre, sont encore rendues précises et concordantes par sa disparition révélatrice d’un fait de guerre, qui s’est maintes fois répété et qui est caractéristique des buts de terreur que poursuit l’ennemi ; qu’il est présumable que cette perte s’est produite le long de la côte anglaise ou de la côte française, sur la roule qui fut, à celle époque marquée par de nombreuses disparitions de navires, tous victimes de l’ennemi qui surveillait étroitement ces parages ;

« Attendu que, de ce qui précède, il résulte que si aucun fait précis ne permet d’affirmer que la perte du P.-L.-M.-1, est due à une fortune de mer, à un cas fortuit, à un vice propre du bâtiment, ou à un fait de guerre, des présomptions graves, précises et concordantes, résultant des conditions de la guerre actuelle sont suffisamment établies pour permettre au Tribunal de mettre à la charge des assureurs du risque de guerre la perle du P.-L.-M.1, à l'exclusion de l’assureur des risques de mer, à l’encontre duquel aucune preuve d’une cause de sinistre couvert par sa police ne peut être opposée ;

« Attendu qu’il y a lieu, dans ces conditions, de condamner l’Union Maritime à payer à la Société nationale d’affrètement, la somme de 10.000 francs, laquelle est intérieure à la somme assurée, et ce, à titre de provision, et sans prononcer de condamnation solidaire ;

Par ces motifs :

« Condamne l’Union Maritime, assureur du risque de guerre, à payer à la Société nationale d’affrètement, la somme de 10.000 francs à titre de provision. »
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Bien amicalement à vous,
Daniel.

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Message par Rutilius » mer. mars 25, 2020 10:22 pm

Bonsoir à tous,


Dernier rôle de désarmement du cargo charbonnier P.L.M. 1


P.L.M. 1 - Rôle de désarmement - .JPG
P.L.M. 1 - Rôle de désarmement - .JPG (162.36 Kio) Consulté 394 fois

Inscription maritime du Havre, Désarmement des bâtiments de commerce, 7 mars 1917, n° 52 : Archives départementales de la Seine-Maritime, Cote 6P6_779. [Images 445 à 458]

Bien amicalement à vous,
Daniel.

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