Alexandre Joseph Octave MAZURÉ
Mort pour la France le 9 novembre 1914 à Nieuport (Belgique)
Né le 21 décembre 1876 à Sains-Richaumont (Aisne)
Grade : médecin aide-major de 1re classe au 16e régiment d'infanterie territoriale (16e RIT)
Classe : 1896
Bureau de recrutement : Seine 6e bureau (75) D3R1 148 (archives de Paris)
Matricule au recrutement : 1650 - vol 4
Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Tréboul (Finistère)
9 novembre 1914 :
"Le Médecin Aide-Major MAZURÉ du 16e est tué à Nieuport
page 15/97
81e Division d'infanterie territoriale
Direction du Service de Santé J.M.O. 26 N 494/4
J.O. du page 23 juin 1920 page 8893
16e régiment d'infanterie territoriale
MAZURÉ (Joseph-Octave-Alexandre), matricule 74, médecin aide-major de 1ère classe : médecin d'un moral très élevé ; s'est en toutes circonstances vaillamment comporté. A trouvé une mort glorieuse, le 9 novembre 1914. Croix de guerre avec palme.
Le Progrès de la Somme n° 13380 du mercredi 30 décembre 1914 - 259PER101 - Archives de la Somme
NOS MORTS
Parmi les morts victimes des combats livrés au début do novembre à l'embouchure de l'Yser, figure la docteur MAZURÉ, aide-major de réserve affecté au ... territorial.
Le docteur MAZURÉ, exerçait à Combles depuis plusieurs années et il avait su se créer dans la région une nombreuse clientèle qu'affectera tristement la nouvelle de sa mort. Un militaire du ... territorial nous en a fait le récit suivant :
Le ... novembre, notre régiment occupait les dunes sur la côte entre Nieuport et Middelkerque. A toute occasion les obus allemands tombaient sur nos positions et avaient déjà fait de nombreuses victimes. Cependant, au cours de la journée, le feu de l'artillerie ennemie se ralentissait et le docteur MAZURÉ, avec quelques officiers du bataillon, en profitait pour déjeuner sournoisement une boîte de conserves et des débris de biscuit. Pendant le repas, il voulut mettre à profit le court répit dont nous jouissions pour escalader le revers d'une dune et jeter un coup d’œil sur le terrain environnant. Est-ce pour se rendre compte si personne n'avait besoin de ses soins ; est-ce le goût de suivre de près les péripéties du combat, ou simple manifestation d'une insouciance du danger dont il avait déjà donné maintes preuves ... A peine le major avait-il atteint le sommet de la dune que les Prussiens, qui avaient repéré le sommet du monticule, saluèrent son apparition d'une volée de shrapnells, le prenant sans doute pour un observateur de notre artillerie. Le Docteur MAZURÉ n'avait pas eu te temps de se garer : un éclat l'atteignit à la tempe et le tua net. Son corps fut relevé peu après et inhumé à un emplacement marqué. La perte de ce sympathique officier a été vivement ressentie par ses camarades et par tous les hommes du régiment.
Un officier blessé nous racontait dernièrement qu'avec un sang-froid magnifique à Courcelles-le-Comte, il se multipliait pour panser les blessés, alors que les obus pleuvaient dans la cour de la maison où était installé son poste de secours. Aussi à l'aise que dans son cabinet médical, l'aide-major MAZURÉ procédait à ses opérations et pansements avec cette sereine tranquillité qui est la meilleure marque de la bravoure. Le corps médical de la Somme peut être fier de ce vaillant et regretté collègue tombé au champ d'honneur.
Le docteur MAZURÉ, exerçait à Combles depuis plusieurs années et il avait su se créer dans la région une nombreuse clientèle qu'affectera tristement la nouvelle de sa mort. Un militaire du ... territorial nous en a fait le récit suivant :
Le ... novembre, notre régiment occupait les dunes sur la côte entre Nieuport et Middelkerque. A toute occasion les obus allemands tombaient sur nos positions et avaient déjà fait de nombreuses victimes. Cependant, au cours de la journée, le feu de l'artillerie ennemie se ralentissait et le docteur MAZURÉ, avec quelques officiers du bataillon, en profitait pour déjeuner sournoisement une boîte de conserves et des débris de biscuit. Pendant le repas, il voulut mettre à profit le court répit dont nous jouissions pour escalader le revers d'une dune et jeter un coup d’œil sur le terrain environnant. Est-ce pour se rendre compte si personne n'avait besoin de ses soins ; est-ce le goût de suivre de près les péripéties du combat, ou simple manifestation d'une insouciance du danger dont il avait déjà donné maintes preuves ... A peine le major avait-il atteint le sommet de la dune que les Prussiens, qui avaient repéré le sommet du monticule, saluèrent son apparition d'une volée de shrapnells, le prenant sans doute pour un observateur de notre artillerie. Le Docteur MAZURÉ n'avait pas eu te temps de se garer : un éclat l'atteignit à la tempe et le tua net. Son corps fut relevé peu après et inhumé à un emplacement marqué. La perte de ce sympathique officier a été vivement ressentie par ses camarades et par tous les hommes du régiment.
Un officier blessé nous racontait dernièrement qu'avec un sang-froid magnifique à Courcelles-le-Comte, il se multipliait pour panser les blessés, alors que les obus pleuvaient dans la cour de la maison où était installé son poste de secours. Aussi à l'aise que dans son cabinet médical, l'aide-major MAZURÉ procédait à ses opérations et pansements avec cette sereine tranquillité qui est la meilleure marque de la bravoure. Le corps médical de la Somme peut être fier de ce vaillant et regretté collègue tombé au champ d'honneur.
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J.O. du page 23 juin 1920 page 8893
16e régiment d'infanterie territoriale
BLEIN (Jean-Joseph), matricule 1510, sous-lieutenant : officier très brave. Le 11 novembre 1914, commandant une section de mitrailleuses, ses pièces étant enrayées à la suite d'un tir intense, voyant sa section près d'être abordée par l'ennemi, a pris un fusil et fait le coup de feu avec ses hommes. A été tué au cours du combat. A été cité.
Jean Joseph BLEIN
Mort pour la France le 11 novembre 1914 à Lombaertzyde (Belgique)
Né le 2 octobre 1878 à Pont-Saint-Esprit (Gard)
sous-lieutenant au 16e régiment d'infanterie territoriale (16e RIT)
Classe : 1898
Bureau de recrutement : Seine 1er bureau (75)
Matricule au recrutement : 552
Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Pont-Saint-Esprit (Gard)
LABBE (Paul), matricule 15004, sous-lieutenant : excellent officier, en campagne du 4 août 1914. A assisté à tous les combats auxquels a pris part le régiment. Son dévouement et son inlassable activité lui avaient assuré la sympathie de tous ses supérieurs. Mort pour la France, en assurant son service, sous un violent bombardement. A été cité.
Paul LABBE
Mort pour la France le 3 octobre 1914 à Courcelles-le-Comte (Pas-de-Calais)
Né le 16 août 1874 à Paris 4e arrondissement
sous-lieutenant au 16e régiment d'infanterie territoriale (16e RIT)
Classe : 1894
Bureau de recrutement : Seine 1er bureau (75)
Matricule au recrutement : 1816
Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Paris 1er arrondissement
GARET (Gaston-Auguste-Félix), matricule 31, capitaine : officier infatigable, courageux et brave jusqu'à la témérité. A été tué, le 3 octobre 1914, au passage à niveau de la gare de Courcelles-le-Comte, qu'il avait organisée défensivement avec une activité inlassable, à proximité, et sous le feu continuel d'un ennemi qui ne laissait aucun répit. Croix de guerre avec palme.
Gaston Auguste Félix GARET
Mort pour la France le 3 octobre 1914 à Courcelles-le-Comte (Pas-de-Calais)
Né le 26 février 1872 à Paris 8e arrondissement
Capitaine au 16e régiment d'infanterie territoriale (16e RIT)
matricule 31 au corps - classe 1892
matricule 2632 au recrutement - Seine (2e bureau)
Mort pour la France
Acte transcrit le 8 avril 1915 à Houilles (Seine-et-Oise)
PIGNAY (Jean), matricule 100, sous-lieutenant : brave officier qui a fait vaillamment son devoir dès les premiers mois de la campagne. Tombé glorieusement pour la France, le 2 octobre 1914, à Courcelles-le Comte en disputant à l'ennemi, avec un courage et une ténacité remarquables, le passage d'une voie ferrée.
Croix de guerre avec palme.
Jean PIGNAY
Mort pour la France le 2 octobre 1914 (Courcelles-le-Comte (Pas-de-Calais)
Né le 8 décembre 1874 à Saint-Julien-en-Born (Landes)
sous-lieutenant au 16e régiment d'infanterie territoriale (16e RIT)
Classe : 1894
Bureau de recrutement : Mont-de-Marsan (Landes)
Matricule au recrutement : 23
Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Mantes-la-Jolie (Yvelines) (ex Seine-et-Oise)
Géographie historique : Depuis 1930, Gassicourt est un quartier de Mantes-la-Jolie (Yvelines).
VIVENOT (Léon-Lucien-Raoul), matricule 97, capitaine : officier brave et énergique qui a fait vaillamment son devoir dès les premiers combats de la campagne. Tombé glorieusement pour la France, le 11 novembre 1914, sur l'Yser.
Croix de guerre avec palme.
Léon Lucien Raoul VIVENOT
Mort pour la France le 8 novembre 1914 à Lombaertzyde (Belgique)
Né le 23 mars 1869 à Mandres-en-Barrois (Meuse)
capitaine au 16e régiment d'infanterie territoriale (16e RIT)
Classe : 1889
Bureau de recrutement : Seine 6e bureau (75)
Matricule au recrutement : 9597
Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Paris 14e arrondissement
POTEL (Jean-Baptiste), matricule 3202, sous-lieutenant : officier courageux qui a fait vaillamment son devoir dès les premiers combats de la campagne. Tombé glorieusement pour la France, le 3 octobre 1914. Croix de guerre avec étoile d'argent.
Jean Baptiste Joseph Ernest POTEL
Mort pour la France le 3 octobre 1914 à Courcelles le Comte (Pas-de-Calais)
Né le 22 décembre 1877 à Matigny (Somme)
sous-lieutenant au 16e régiment d'infanterie territoriale (16e RIT)
Classe : 1897
Bureau de recrutement : Péronne (Somme)
Matricule au recrutement : 1237
Mort pour la France
Date de transcription du décès : 10 août 1921
Lieu de transcription du décès : Ercheu (Somme)