Une Femme "aux manivelles" chez Citroën

ALVF
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Re: Une Femme "aux manivelles" chez Citroën

Message par ALVF » ven. mars 16, 2012 7:54 pm

Bonsoir,

J'ai trouvé cette photographie d'une ouvrière usinant des composants d'obus de "75" aux usines Citroën du Quai de Javel.
Rappelons qu'André Citroën put monter la production "en grand" des obus de "75" grâce à l'aide du Général Baquet, Directeur de l'Artillerie au Ministère de la Guerre, avant la mise à l'écart du général pour des raisons qui mériteraient un plus long développement.
En tout cas, voilà un industriel qui sut créer une usine de très grande production d'obus en peu de temps à une époque où des "ateliers de province" produisaient des obus de mauvaise qualité, grâce à de douteuses recommandations politiques, au prix du sang des artilleurs, victimes des éclatements de tubes de 75 à partir de décembre 1914, date d'arrivée sur le front des lots produits chez des "industriels" plutôt assimilables à des forgerons de village!
En tout cas, cette Femme aux manivelles d'un énorme tour contribue à la production d'obus de qualité dans un environnement industriel impressionnant.
Image
Femme aux Usines Citroën, produisant des obus de "75".

Cordialement,
Guy François.

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Bobrah
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Re: Une Femme "aux manivelles" chez Citroën

Message par Bobrah » sam. mars 17, 2012 10:26 am

Bonjour,
Merci pour cette photographie.

Un documentaire qui était diffusé à la télévision il y a quelque mois aborde le sujet. Je pense que c'est celui-ci "Louis Renault et André Citroën - La course du siècle" : http://programmes.france3.fr/documentai ... ticle=2057

Cordialement.

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Bobrah
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Re: Une Femme "aux manivelles" chez Citroën

Message par Bobrah » sam. mars 17, 2012 10:34 am

Bonjour,
Un documentaire qui était diffusé à la télévision il y a quelque mois aborde largement le sujet. Je pense que c'est celui-ci "Louis Renault et André Citroën" : http://programmes.france3.fr/documentai ... ticle=2057

Cordialement.
On peut le visualiser ici (1ere partie) : http://www.dailymotion.com/video/xn2yi0 ... artie_auto

Salutations.

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David L
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Re: Une Femme "aux manivelles" chez Citroën

Message par David L » lun. mars 19, 2012 8:28 pm

Bonjour à tous,

On même voir, sur la première photo, qu'il s'agit d'un tour multi-broches, le net-plus-ultra à cette époque ! 4 opérations en même temps, sans doute piloté par câmes ...

Amicalement / David.


garance.
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Re: Une Femme "aux manivelles" chez Citroën

Message par garance. » dim. août 09, 2015 12:28 am

bonjour
sauf erreur un frère d'André Citroën est MPF en 14
caporal au 51ème RI
cdt garance
"Il pleuvait en cette nuit de Noël 1914, où les Rois Mages portaient des Minenwerfer."

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Re: Une Femme "aux manivelles" chez Citroën

Message par Charraud Jerome » dim. août 09, 2015 12:47 am

Bonsoir
Sur le sujet de la fabrication d'obus par Citroen, je conseille la visualisation de cette page http://www.passion-citroen.com/l-histoi ... on-d-obus/
La photo de ALVF est d'ailleurs présente sur ce site.

La page permet aussi d'accèder à divers documents dont un superbe album photo sur Gallica:
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8447015s.langFR

Cordialement
Jérôme Charraud
Les 68, 90, 268 et 290e RI dans la GG
Les soldats de l'Indre tombés pendant la GG
"" Avançons, gais lurons, garnements, de notre vieux régiment."
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Re: Une Femme "aux manivelles" chez Citroën

Message par mihansoldtimer1 » lun. août 10, 2015 10:10 am

Afin de ne pas faire de jaloux

www.renault1418.com

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RADET Frederic
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Re: Une Femme "aux manivelles" chez Citroën

Message par RADET Frederic » mar. août 11, 2015 12:11 am

Bonsoir,
En tout cas, voilà un industriel qui sut créer une usine de très grande production d'obus en peu de temps à une époque où des "ateliers de province" produisaient des obus de mauvaise qualité, grâce à de douteuses recommandations politiques, au prix du sang des artilleurs, victimes des éclatements de tubes de 75 à partir de décembre 1914, date d'arrivée sur le front des lots produits chez des "industriels" plutôt assimilables à des forgerons de village!

Sait-on combien de temps perdura ce phénomène ? Est-il quantifiable ? Et dans quelle mesure ?
Beaucoup de questions, mais pour un sujet grave, et aux répercutions nombreuses je présume.

Cordialement,
Frédéric RADET

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Re: Une Femme "aux manivelles" chez Citroën

Message par Ben El Mehli » mar. août 11, 2015 8:31 am

Bonjour.
La marque ne produit pas de voitures avant 1919.
L'outil de production de munitions est établit grâce à d'importantes avances de l'état.
Au revoir.
Ben El Mehli

ALVF
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Re: Une Femme "aux manivelles" chez Citroën

Message par ALVF » mar. août 11, 2015 9:20 pm

Bonsoir,

Concernant la question de Frédéric, oui, le phénomène est quantifiable. Les obus de mauvaise qualité dits "de nouvelle fabrication" apparaissent sur le front le 20 décembre 1914, les explosions de tubes commencent aussitôt!
Alors que les excellents obus fabriqués par les Arsenaux d'Etat et par les firmes privées de Schneider et de Saint-Chamond (qui avaient reçu exceptionnellement des commandes dans l'immédiat avant-guerre lorsque la Crise Marocaine révéla la menace d'une guerre à court terme) n'avaient produit qu'un incident pour 500.000 coups tirés, ceux fabriqués par les "ateliers" provoquèrent jusqu'à 1 éclatement pour 3500 coups tirés (en Champagne à la IVe Armée en février 1915).
Avant que des mesures soient prises, "l'épidémie" des éclatements s'est étalée de décembre 1914 au début de l'automne 1915 (pour des fabrications datant d'octobre 1914 à juillet 1915).
Les responsabilités sont à rechercher parmi:
-les responsables politiques de l'entourage de Millerand et d'Albert Thomas, notamment de leurs cabinets dont certains membres se croyaient encore en l'An II où l'on pouvait confier à des forgerons de province la responsabilité de fabriquer des piques ou des armes blanches!
-certains responsables des services techniques qui acceptèrent de diminuer de 80% les épreuves de pression des obus finis car les ministres "s'étonnaient" de constater que 80% des obus fabriqués dans les petites usines du secteur privé ne pouvaient subir les épreuves de recette du temps de paix.
Le phénomène est quantifiable: "on" recense les victimes des éclatements de tubes, le nombre des victimes est bien supérieur au nombre des "fusillés" mais ce "détail" n'intéresse personne!
Il y a pourtant des responsabilités écrasantes qu'aucun "doctorant" ne semble pressé d'étudier.
Un petit détail, il est facile de constater que les Ateliers d'Artillerie de Schneider ont très peu produit de 1914 à l'automne 1915, il serait intéressant d'étudier pourquoi "on" ne renvoyait pas à l'arrière des spécialistes authentiques comme les monteurs d'artillerie (dont la formation nécessite au moins 10 ans d'expérience) à une époque où l'on renvoyait à l'arrière une masse d'ouvriers spécialisés.
Autre détail, on commande en 1915 le mortier de tranchée de 75 T Schneider afin de pouvoir utiliser à basse pression 1.500.000 obus de 75 inutilisables dans le canon de campagne mais pouvant "passer" dans un mortier tirant à faible vitesse initiale. Obus, payés à prix d'or auprès des "industriels" improvisés et auto-proclamés "spécialistes de la production d'armement" de l'automne 1914.
Les grands industriels, comme Citroën et d'autres, ne sont pas concernés par les mauvaises qualités de fabrication car ils ont appliqué des méthodes rationnelles de production. Il est vrai que le montage de cette production de qualité a pris du temps mais ceci est une autre histoire.
On pourrait aussi analyser de près la fabrication des grenades qui ont tué beaucoup de nos soldats et dont il a fallu noyer dès le temps de guerre des millions d'unités, plus dangereuses pour nos soldats que pour l'ennemi.
Cordialement,
Guy François.

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