François BRUGIÈRE : il y a 100 ans, les émeutes de Beuvarde...

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cecmio
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Re: François BRUGIÈRE : il y a 100 ans, les émeutes de Beuvarde...

Message par cecmio » jeu. juin 01, 2017 8:31 pm

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François BRUGIÈRE

22 mai 1886 Tauves –17 février 1918 Orléanville
matricule 1415, classe 1906 ,recrutement de Clermont-Ferrand
signalement
Cheveux et sourcils : bruns
yeux : gris front : carré
nez moyen bouche moyenne
menton : rond visage : ovale
taille : 1 m 58
degré d'instruction : 3

François BRUGIÈRE voit le jour le 22 mai 1886 dans la ferme de ses parents, à Puy-Germaud, un hameau de la petite commune de Tauves ( Puy-de-Dôme )
Il est le sixième d'une grande fratrie qui comptera jusqu'à douze enfants.

En octobre 1907, il est incorporé au 30ème bataillon de chasseurs alpins à Grenoble.
Un certificat de bonne conduite lui est accordé ; il est envoyé dans la disponibilité en septembre 1909.

En août 1914, à la mobilisation, François et six de sept frères rejoignent leur régiment respectif, privant ainsi leurs parents déjà âgés d'une aide précieuse.

François est désormais au 70ème BCA, le bataillon de réserve du 30ème et son parcours suivra le déplacement du bataillon au fil des combats : Alsace, Lorraine, Vosges, Somme...

Très tôt cependant, la guerre atteint la famille BRUGIÈRE.

En effet, le 3 septembre 14, Jean, chasseur au 13ème BCA, âgé de 24 ans, décède à Mandray
dans les Vosges.
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Le 17 février 1915, l'aîné Pierre Jean Joseph, est gravement blessé à Sept-Saulx. Trépané, amputé de doigts, il sera renvoyé dans ses foyers.

Le 3 mars, c'est au tour du plus jeune des garçons, Marcellin, d'être porté disparu. Le jeune homme a vingt ans et sert au 127 RI. La famille lancera un appel auprès de la Croix-Rouge et recevra un avis négatif avant qu'il ne soit déclaré mort par jugement du 3 décembre 1920.

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Son corps sera retrouvé ultérieurement. Marcellin est inhumé à la Nécropole Nationale de la ferme de Suippes.
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( Photo Girodacle )

François, lui passe l'année 1915 dans les Vosges. Il est cité pour les combats du Linge en juillet.
Cité à l'ordre de la brigade n° 60 «  Lors de l'attaque du 20 juillet a établi avec sang froid la liaison téléphonique entre la parallèle de départ et la colonne montant à l'attaque » au 16 septembre 1915
En 1916, le bataillon est pour l'essentiel dans la Somme où François sera blessé et cité de nouveau.
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Blessé le 26 septembre en avant de Cléry ( Somme )
Cité à l'ordre du Bon n° 80 du 9 novembre 1916. Blessé se portant courageusement à l'assaut des positions ennemies fortement défendues et organisées

D'autres deuils touchent la famille : le père décède accidentellement en 1916, la mère meurt peu après.

En mars 1917, François est en permission à Tauves pour le décès de son frère Jules comme en atteste le certificat de décès de ce dernier sur lequel il est noté témoin.

Quand il rejoint son bataillon, voilà plus de trente mois qu'il est en guerre.

Il est pris, sans qu'on connaisse plus de détails le concernant dans les émeutes de Beuvardes du 2 juin 1917. Ces dernières s'inscrivent dans le cadre plus large des mutineries de 17 et s'apparentent à une séance de beuverie au cours de laquelle des insultes seront lancées et des coups de feu tirés une partie de la nuit.
Dégrisés, un peu plus vingt hommes seront traduits devant la justice militaire.
Trois sont condamnés à mort. Deux d'entre eux, le Caporal Joseph Dauphin de Tauves ( Puy-de-Dôme ) et le chasseur Arthur Renauld de Saint Amand ( Nord ) sont passés par les armes le 12 juin 1917 à la ferme de Faité entre les villages Roucy ( Marne ) et de Ventelay ( Aisne ). Le troisième, Libert, père de plusieurs enfants, voit sa peine commuée en travaux forcés à perpétuité.
Une douzaine d'autres soldats sont condamnés à des peines de Travaux Publics pour « révolte à main armée en réunion de personnes »
Les peines vont de 5 ans de travaux forcés à perpétuité et la destination pour la plupart est l'Algérie.

François BRUGIÈRE lui est condamné à une peine de 7 ans.

La tradition familiale voudrait qu'il ait été condamné pour avoir refusé de participer au peloton d'exécution des deux condamnés à mort, le Caporal Dauphin étant un camarade, originaire comme lui de la commune de Tauves.

Aujourd'hui, cette thèse semble peu crédible mais on ne peut néanmoins s'empêcher de penser à ce que furent l'amertume et la tristesse de François et de tous les autres soldats condamnés après la mort terrible des soldats fusillés,
On ne peut qu'imaginer ce que fut leur angoisse face à l'avenir incertain qui les attendait de l'autre côté de la Méditerranée.

En juillet 17, comme en témoigne sa dernière lettre, François est à Oran après un passage à Marseille. Il attend d'être transféré à Orléanville. Il y sera écroué le 4 septembre.

Oran le mercredi 11 juillet 17

Chère sœur,

Je viens encore une fois te faire part de mes nouvelles qui sont toujours bonnes. Je suis arrivé à Oran hier matin à sept heures. Nous y restons deux ou trois jours, je ne sais pas à quand que nous partons pour Alger, en tous cas, ils nous promènent bien. Je crois que nous irons par voie ferrée, comme ils voudront.
Hier après mon arrivée, j'ai fait partir une lettre à Thérèse. Je ne sais si elle l'a reçue car je crois que d' Oran à Marseille, il n'y a qu'un courrier par semaine. Si cela vous arrivait de rester sans nouvelles, ne vous faites pas de chagrin pour cela car moi je ne suis pas à plaindre.
Je ne reçois rien de vous ni de mes frères mais comme je suis souvent déplacé, mes lettres n'arrivent pas vite.
Ecrivez-moi toujours à Marseille car les lettres doivent nous suivre. Si j'avais resté à Marseille, je les recevrais déjà bien mais vu que j'ai un grand parcours à faire, il me manque plus qu'une auto puis quelques fioles de pinard, je ferai le marchand de vin.
Il fait toujours beau où je suis, s'il fait pareil temps à Tauves, vous devez bien avoir votre travail car voilà bientôt le 14 juillet. Je ne boirai pas le champagne cette année. Tant pis, après la guerre on le boira à Tauves. Peut-être il y aura la vie ce jour-là. En attendant, les américains vont faire la guerre pour moi, tant mieux. Pour le moment, on attend une victoire finale et non une paix boiteuse.
Dans vos lettres, vous pouvez me parler de tout mais rien au sujet de la guerre, de mes frères car je ne leur écris pas par ces temps.
Si je n'ai pas le temps, et puis mes lettres doivent mettre longtemps pour vous parvenir, ne vous faites pas de mauvais sang.
Pour moi, je m'en fais pas du tout. Je dois bien occuper les belles langues de Tauves mais cela ne me dérange pas.
Votre lettre partira demain ou après-demain. Dans mes retours, tu me marqueras la date de mes lettres reçues car je me rappelle la date que je vous écris.
Je finirai la lettre demain.

À demain,
chère Antoinette.

Je viens continuer la lettre. Je pense la faire partir ce soir par les fantassins qui partent du fort. Je suis toujours à Oran, je ne sais pas à quand que je partirai pour plus loin et je ne sais pas où ils nous amèneront ; pourvu que ce ne soit pas voir les boches. Je ne crois pas, il nous ont bien éloignés, à 950 km de Marseille. Je suis toujours avec mes camarades de Baton, on travaille pas trop, pourvu que cela dure. On a bien le temps de faire la chasse aux totos.
Tu voudras bien faire part de mes nouvelles à mes frères et sœurs ainsi qu'à Mme Ducoin et toute sa famille, à tous ceux qui demanderont de mes nouvelles.
Je ne sais pas si tu pourras lire mes lettres car j'écris sur mon genou et je suis un peu pressé, le crayon est bien attendu par plusieurs de ceux qui sont avec moi.

Reçois d'Algérie mon bon souvenir.

Je vous embrasse

François

mon adresse provisoire

Brugière 70 Bton passager
fort St Nicolas Marseille


Des mois qui suivirent, nous ne savons rien… Un télégramme viendra avertir sa famille de son transfert à l'hôpital militaire d'Orléanville où il décédera le 17 février 1918.
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Nous faisons le choix, Alain Orrière, Jean-Marie S. ( neveu de François BRUGIERE ) et moi-même de publier la dernière lettre de François BRUGIÈRE aujourd'hui, veille du 2 juin, date anniversaire du centenaire des émeutes de Beuvardes.

Nous ne prétendons aucunement apporter de quelconques éléments à la compréhension des événements du 2 juin 1917 puisque aucune allusion dans ce courrier n'y est faite.

On se reportera pour cela au JMO du 70ème BCA et à l'excellente transcription que l'on en trouve sur le site chtimiste :

http://www.chtimiste.com/regiments/muti ... eries5.htm


On se reportera aussi aux analyses de plusieurs historiens ( Nicolas Offenstadt Les Fusillés de la Grande Guerre et la mémoire collective (1914-1999), Ed. Odile Jacob, 1999. Denis Rolland La grève des tranchées Imago 2005 )

Notre volonté est de sortir de l'ombre François BRUGIÈRE, relégué la plupart du temps au second rang derrière le Caporal Dauphin fusillé le 12 juin 17 ( Nous n'oublions pas le soldat Renauld lui aussi tombé sous les balles françaises le même jour et dont le cas a été nettement moins débattu )

Nous souhaitons plus largement évoquer le cas de tous les soldats happés par un système pénitentiaire particulièrement dur dont beaucoup ne revinrent pas.

Ce rappel biographique est le fruit d'échanges et de rencontres entre Alain Orrière, Jean-Marie S. le neveu de François Brugière et moi-même.

Jean-Marie a aujourd'hui 97 ans. Il est le fils de la plus jeune des sœurs BRUGIERE. Il a toujours eu à cœur de faire connaître l'histoire de sa famille et de son oncle Il aimerait néanmoins en savoir plus, savoir ce que purent être les derniers mois de son oncle, savoir à quoi ressemble la tombe dont on lui a dit, après renseignements pris auprès des autorités municipales d'Orléanville, qu'elle serait dorénavant mieux entretenue.

Sur le monument aux morts de la petite ville de Tauves, figurent le nom du Caporal Dauphin et des trois frères BRUGIÈRE. À deux pas, se trouve une récemment nommée « rue des fusillés de 17 »
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Nous remercions toutes celles et tous ceux qui auront pris la peine de lire ce long post.
Nous remercions aussi par avance toutes celles et tous ceux qui pourront peut-être fournir des pistes relatives aux questions posées.

Nous avons pu échanger et mener à bien ce travail grâce au Forum :
un grand merci à Joël HURET son fondateur !
***
Sources :
→ Photos et documents : collection personnelle Jean-Marie S.
→ Sites : Mémoires des hommes
Archives départementales 63
Centre Internationale de la Croix Rouge
→ Photos : Girodacle cecmio

Merci à Maurice Cruchet pour ses relectures et ses précieuses remarques.

Bonne soirée à toutes et à tous

Cordialement

Cécile

p Lamy
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Re: François BRUGIÈRE : il y a 100 ans, les émeutes de Beuvarde...

Message par p Lamy » ven. juin 02, 2017 3:42 pm

Bonjour Cécile,

merci de ce post, qui rappelle la mémoire de tous ces pauvres chasseurs du 70e BCA. J'ai eu la chance d'en connaître un, il m'avait parlé de cette mutinerie, qui n'avait pas affecté sa compagnie (Cie de mitrailleuses). Le 70e BCA a été de tous les coups durs et une soirée trop arrosée, alimentée par des rumeurs et ensuite revendicative s'est terminée en drame pour certains chasseurs de ce bataillon, dont François Brugière.
Le président du tribunal militaire avait voulu mener cette affaire "rondo" et faire des exemples....Avec 3 chasseurs condamnés et deux fusillés, sans parler de François et des autres.

Bien cordialement.
P. Lamy

air339
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Re: François BRUGIÈRE : il y a 100 ans, les émeutes de Beuvarde...

Message par air339 » sam. juin 03, 2017 10:30 am

Bonjour,




Merci pour le partage de cette page d'histoire d'une famille durement touchée.

Cette étude sérieusement menée montre également la mémoire vivace de ces événements.

Cordialement,

Régis

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cecmio
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Re: François BRUGIÈRE : il y a 100 ans, les émeutes de Beuvarde...

Message par cecmio » ven. juin 09, 2017 11:21 pm

Bonsoir,

Merci à vous, Patrice et Régis pour vos retours positifs.

Pour ce qui me concerne, je suis tombée sur les cas de Brugière et Dauphin en faisant de recherches sur les parcours de mon arrière-grand-père et de son frère eux aussi chasseurs au 70ème ( Antonin et René Grenier morts en 1915 dans les Vosges ). J'avais entrepris de répertorier ( à partir de la liste des tués de l'historique ) tous les MPLF du 70ème originaires comme eux du département du Puy de Dôme. J'ai été étonnée par le nombre assez important d'hommes venant de Tauves ( je réside à 50 km de cette petite bourgade ) Ils sont 5 au total :
-Achand Paul
-Brugière François
-Casson Michel
-Chauvet Jean
-Dauphin Joseph

La fiche MDH de Joseph Dauphin m'a amenée jusqu'à François Brugière ( qui lui n'a pas de fiche MDH ) et je me suis par la suite intéressée aux émeutes de Beuvardes, me disant qu'Antonin et René auraient pu, s'ils n'avaient pas été fauchés dès 1915, figurer au nombre des mutins...

Je trouve un peu contradictoire de voir figurer les noms des deux de Tauves sur l'historique, le chasseur Renault fusillé le même jour que Dauphin n'y est pas mais il a une fiche MDH.
Par ailleurs, sur la fiche matricule de François Brugière les mois passés en Algérie sont compris dans la période "campagne contre l'Allemagne"
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Nous continuons à chercher avec Alain Orrière des informations sur les autres "mutins " et les parcours qui ont pu être les leurs après leurs condamnations. Nous sommes aidés par Maurice Cruchet.

Nous aimerions aussi en savoir plus sur ce que pouvaient être les conditions d'existence dans ces "ateliers de travaux publics "

Je vous souhaite une bonne soirée

Cordialement

Cécile

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Re: François BRUGIÈRE : il y a 100 ans, les émeutes de Beuvarde...

Message par cecmio » sam. févr. 17, 2018 6:38 pm

Bonsoir à toutes et à tous,

Aujourd'hui, 17 février 2018, Joël Sepchat petit-neveu de François Brugière m'a contactée à l'occasion du centième anniversaire de la mort de son grand-oncle.
François Brugière, suite à la triste affaire évoquée dans ce post, est mort le 17 février 1918 à l'hôpital d'Orléanville en Algérie.

Joël, Alain Orrière et moi-même n'oublions pas que le travail collectif fait autour des émeutes de Beuvardes nous a permis de nous rencontrer fin août 17 au Chemin de Dames

viewtopic.php?f=74&t=65898

mais aussi d'être contactés par Romain Potocki pour finalement participer au tournage de son documentaire à la mémoire des mutins intitulé " Ne te fais pas de chagrin" et diffusé le 12 novembre dernier sur France 2 dans le cadre de "13 h 15 le dimanche"

viewtopic.php?f=23&t=38834

Nous espérons avoir ainsi participé à l'édification d'un mémorial virtuel pour François dont la tombe reste à ce jour non identifiée...en attendant que Joël la découvre peut-être lors d'un prochain voyage en Algérie.

Bonne soirée

Bien cordialement

Cécile

À la mémoire de tous ceux du 70ème BCA

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Re: François BRUGIÈRE : il y a 100 ans, les émeutes de Beuvarde...

Message par cecmio » sam. févr. 17, 2018 6:48 pm

Re,

Un oubli :
À Tauves, aujourd'hui...
mms_img15.jpg
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p Lamy
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Re: François BRUGIÈRE : il y a 100 ans, les émeutes de Beuvarde...

Message par p Lamy » jeu. févr. 22, 2018 1:13 pm

Bonjour Cécile,

magnifiques cette plaque et cette rose. Cela nous permet un instant de penser à ces pauvres martyrs.

Bien cordialement.
P. Lamy
"C'est le Vin qui a fait gagner la Guerre"
Jean-Louis Billet, agent de liaison au 70e BACP

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Re: François BRUGIÈRE : il y a 100 ans, les émeutes de Beuvarde...

Message par cecmio » dim. nov. 04, 2018 5:57 pm

Bonsoir à toutes et à tous,

Toujours fidèle à la mémoire de ses oncles MPLF de la commune de Tauves ( 63 ) et tout particulièrement à celle de François, sujet de ce post, Jean-Marie Sepchat, 98 ans s'est rendu aujourd'hui à l'exposition que la petite ville consacre à ses poilus.
Son fils Joël qui a repris le flambeau de la mémoire me transmet et m'autorise à partager la photo suivante.

Voici donc Jean-Marie, posant à côté du panneau rendant honneur aux siens.

Avec tout mon respect pour lui.
JMS.jpg
JMS.jpg (214.77 Kio) Consulté 1146 fois
Bonne soirée

Cordialement

Cécile

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Re: François BRUGIÈRE : il y a 100 ans, les émeutes de Beuvarde...

Message par cecmio » mer. janv. 13, 2021 3:24 pm

Bonjour,

Joël Sepchat m'a appris ce matin le décès de son père ( en photo dans le post précédent )

Élevé dans le souvenir de ses oncles MPF, Jean-Marie n'avait eu de cesse tout au long de sa longue vie ( il avait eu 100 ans en septembre dernier ) de faire connaître l'histoire de François que ce long post se proposait de mettre en avant.
Il portait ardemment une histoire familiale douloureuse et singulière.
J'avais pu rédiger cette modeste biographie en collaboration avec Alain Orrière à l'issue d'une inoubliable rencontre en 2017 au cours de laquelle Jean-Marie avait partagé souvenirs et documents.

Le flambeau de la mémoire est repris par Joël auquel j'adresse mes condoléances et mon amitié.

Cordialement

Cécile

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