BARON LEOPOLD DAVILLIERS - Patrouilleur

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
alain13
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Re: BARON LEOPOLD DAVILLIERS - Patrouilleur

Message par alain13 » mar. oct. 14, 2008 3:58 pm


BARON LEOPOLD DAVILLIERS : remorqueur armé - garde pêche

Le 15 décembre 1917, il escorte un convoi de pêcheurs de Port-Louis (41 voiliers) qui est attaqué au canon par un sous marin.
Touché dès le début du combat, il riposte et à son septième coup de canon le sous-marin parait touché et plonge dans un nuage de fumée noire.
Le convoi de pêcheurs est indemne mais le BARON LEOPOLD DAVILLERS compte un mort, le matelot André BLAIN et trois blessés.

Cordialement,
Alain

kgvm
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Re: BARON LEOPOLD DAVILLIERS - Patrouilleur

Message par kgvm » mar. oct. 14, 2008 9:40 pm

"Baron Léopold Davillier", tug of 163 GRT, built in 1912. 1919/20 renamed "Gallus". 1924 Italian "Nullo Chiesa". 1934 Italian "Piave". 10.05.40 requisitioned by Regia Marina, used as minesweeper "G. 69". 16.11.42 wrecked near Misurata while en voyage Bengasi - Tripoli.

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Ar Brav
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Re: BARON LEOPOLD DAVILLIERS - Patrouilleur

Message par Ar Brav » mer. oct. 15, 2008 12:11 pm

Bonjour à tous,

BARON LEOPOLD DAVILLIER Arraisonneur (1914-1919)

Chantier :

Ateliers & Chantiers de la Loire, Nantes.
Commencé : 1911 ?
Mis à flot : 1912
Terminé : 1912
En service : 1912 (MM)
En service : 1914 (MN)
Retiré : 1919 (MN)
Retiré : 1924 (MM)
Caractéristiques : 163 tjb ; 81 tjn ; coque acier ; 600 cv ; 94,6 x 22,3 x 10,1 pieds ; 1 machine alternative à 3 cylindres construite par les Ateliers & Chantiers de Bretagne, Nantes ; 65 nhp.
Armement : I de 47 mm.

Observations :

Remorqueur de la Société Centrale des Naufragés de Bordeaux
1914 : réquisitionné à Bordeaux et armé comme arraisonneur
15.12.1917 : alors qu'il escorte comme garde-pêche un convoi de pêcheurs de Port-Louis (41 voiliers) qui est attaqué au canon par le sous marin U-86. Touché dès le début du combat, il riposte et à son septième coup de canon le sous-marin parait touché et plonge dans un nuage de fumée noire.
Le convoi de pêcheurs est indemne mais le Baron Léopold Davillier (avec un "s" ?) compte un mort, le matelot André BLAIN et trois blessés.
1919 : déréquisitionné
1919-1920 : renommé Gallus
1924 : passe sous pavillon italien, renommé Nullo Chiesa
1930-1934 : figure comme remorqueur au Lloyd’s Register pour le compte de Flli. Chiesa Impresa, immatriculé à Leghorn, pavillon italien
1934 : renommé Piave pour le compte d’Andrea Scarallino, pavillon italien
1934-1944 : est toujours inscrit au Lloyd’s Register pour Andrea Scarallino, semble avoir été remotorisé
10.05.1940 : réquisitionné par la Regia Marina, renommé G 69 et utilisé comme dragueur de mines
16.11.1942 : lors d’un voyage Bengazi-Tripoli, se perd près de Misurata.

Cordialement,
Franck
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Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.

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Yves D
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Re: BARON LEOPOLD DAVILLIERS - Patrouilleur

Message par Yves D » mer. oct. 15, 2008 12:29 pm

J'ai cherché si je trouvais trace de cet engagement mais rien de définitif. A ce stade j'ai juste identifié comme étant présent dans ce secteur l'U 102 mais il n'y a pas trace de l'incident dans Spindler. Le seul élément qu'il rapporte est le mauvais temps sur zone.
Je ferai une nouvelle recherche dans l'activité de la flottille des Flandres avec ses UB et UC qui fréquentaient régulièrement le Golfe de Gascogne.
Cdlt
Yves
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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
et autres thèmes d'histoire maritime.

Rutilius
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BARON-LÉOPOLD-DAVILLIERS ― Patrouilleur auxiliaire.

Message par Rutilius » jeu. oct. 16, 2008 2:34 am

Bonjour à tous,


L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 5.653, Mardi 15 janvier 1918, p. 4,
en rubrique « Nouvelles maritimes »

« LORIENT, 14 janvier. — Les flottilles de pêche dans l'Océan ont été attaquées sans succès à trois reprises, durant le mois de décembre, notamment dans la matinée du 15.
L'avant-veille, une quarantaine de bateaux avaient quitté Port-Louis de conserve avec leurs gardiens habituels, se dirigeant vers l'île d'Yeu. Le 14, ils mettaient leurs chaluts à la mer. Le 15, ils se trouvaient dispersés par suite du calme, et les navires de surveillance avaient dû s'éloigner un peu les uns des autres pour prospecter une zone plus étendue, lorsque soudain un sous-marin monta rapidement en surface et, d'une distance de 4.000 mètres, canonna vivement un des patrouilleurs. Celui-ci riposta sur-le-champ, et il avait réussi à encadrer le sous-marin de ses projectiles, quand il se trouva obligé de manœuvrer pour dérégler le tir de l'adversaire qui venait de lui tuer un homme et d'en blesser plusieurs à l'armement d'un canon. Le second du patrouilleur et les matelots disponibles ayant pris la place de leurs camarades hors de combat, le tir put être continué sans interruption et devint vite précis. Un obus tombé près de la pièce avant du sous-marin provoqua une retraite précipitée des canonniers allemands, et presque aussitôt, le sous-marin disparut, laissant derrière lui une fumée bleuâtre. Le patrouilleur croisa quelques temps dans la région, mais l'ennemi ne se montra plus et la flottille resta encore pendant deux jours sur les lieux de pêche avant d'en être chassée par un violent coup de vent. »
________________________
Bien amicalement à vous,
Daniel.
Dernière modification par Rutilius le mer. avr. 11, 2018 6:25 pm, modifié 1 fois.

Michael Lowrey
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Re: BARON LEOPOLD DAVILLIERS - Patrouilleur

Message par Michael Lowrey » mer. mars 11, 2009 3:40 am

U 86 était le sous-marin responsable.

Best wishes,
Michael

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Ar Brav
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Re: BARON LEOPOLD DAVILLIERS - Patrouilleur

Message par Ar Brav » mer. mars 11, 2009 5:26 am

U 86 était le sous-marin responsable.

Best wishes,
Michael
Bonjour Michael,
Bonjour à tous,

Merci pour la précision, c'est porté sur la fiche du bateau :)

Bien cordialement,
Franck
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dbu55
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Re: BARON LEOPOLD DAVILLIERS - Patrouilleur

Message par dbu55 » jeu. mars 12, 2009 9:20 pm

Bonsoir à toutes et à tous,

Un marin du BARON LEOPOLD DAVILLIERS mort pour la France :

BLAIN André Gustave né le 15/02/1897 à Marennes (Charente-Maritime (Charente-Inférieure en 1914)), Matelot de 2ème Classe Chauffeur, décédé le 15/12/1917 (20 Ans) - A bord du BARON LÉOPOLD DAVILLIERS Tué à son poste de combat Lors d'un engagement entre le BARON LÉOPOLD DAVILLIERS et un sous marin ennemi Son nom figure sur le monument aux morts de Rochefort (Charente-Maritime)

Cordialement
Dominique
Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]

Memgam
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Re: BARON LEOPOLD DAVILLIERS - Patrouilleur

Message par Memgam » sam. déc. 05, 2009 11:53 am

Le récit de l'engagement du Baron Léopold Davilliers avec un sous-marin allemand a été fait par le commandant de l'escadrille de patrouilleurs le CF Marcel Rondeleux, dans son ouvrage L'apogée de la guerre sous-marine, Les éditions de France, 1937, pages 174 à 177. Il était commandé par le PM Rideller, qui ne fut décoré pour ce fait d'armes que 18 ans plus tard, par son ancien chef. Dans le livre, figure l'adieu prononcé par le CF Rondeleux au matelot Blain.
Le remorqueur Baron Léopold Davilliers présente l'originalité d'avoir été le premier remorqueur en France sur fonds privé, en station d'assistance permanente. C'était en 1913, à Royan, et il ne fit aucune intervention, ce qui lui valut quolibets et remarques désobligeantes de la population. Il succédait pourtant à des chalutiers à vapeur utilisés pour le remorquage des canots de sauvetages, dans une zone où il y a de longues distances à parcourir. Une photo du remorqueur est parue dans le n°57 d'avril mai juin de la revue Sauvetage, de la SNSM.
Memgam

Rutilius
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BARON-LÉOPOLD-DAVILLIERS ― Patrouilleur auxiliaire.

Message par Rutilius » dim. mai 09, 2010 2:17 pm

Bonjour à tous,


Baron-Léopold-Davillier ― Remorqueur construit par la Société anonyme des Ateliers et Chantiers de la Loire [Siège social : 11bis, boulevard Haussmann, Paris (IXe Arr.)] d’après les plans du remorqueur de l’État Bœuf ; lancé à Nantes à la fin de l’année 1912, pour le compte de la Société centrale de sauvetage des naufragés, établissement reconnu d’utilité publique par le décret du 17 novembre 1865 [Siège social : 1, rue de Bourgogne, Paris (VIIe Arr.)].

Stationné à Royan à partir du début de l’année 1913 pour porter secours aux navires en détresse dans l’embouchure de la Gironde (Capitaine : Ph. Guerre). Au début de la guerre, mis gratuitement à la disposition du Ministère de la Marine ; restitué par celui-ci dès les premiers mois de 1919. Vendu la même année, le Conseil d’administration de la Société centrale de sauvetage des naufragés jugeant trop dispendieux le maintien à Royan d’un navire en permanence armé.

Société centrale de sauvetage des naufragés Annales du sauvetage maritime,
1913, 1er Fasc., Janv., Févr., Mars, p. 17 et s.


« MISE EN SERVICE A L’ENTRÉE DE LA GIRONDE
du remorqueur " BARON-LÉOPOLD-DAVILLIER "

Au printemps 1911, le baron Léopold DAVILLIER, cet admirable philanthrope qui a depuis laissé toute sa fortune aux œuvres, venait apporter à la Société de Sauvetage une magnifique donation de 200.000 francs. Cette somme importante arrivait, on peut dire, à son heure ; depuis quelques temps, en effet, le bateau à vapeur de sauvetage que la Société entretenait à Royan, l’Amiral Lafont, donnait des signe de fatigue et il devenait nécessaire de prévoir son remplacement dans un délai qu’avait fixé à dix-huit mois l’inspecteur chargé de la station. La providentielle générosité vint donc à point et nous permit de commander aux Chantiers de Bretagne, à Nantes, un remorqueur puissant qui pût assumer toutes les tâches et accomplir dignement toutes les missions.
Avant que la Société installât ses services de sauvetage à Royan, l’entrée de la Gironde, éloignée de plus de 100 kilomètres du grand port qu’elle commande, ne possédait aucun moyen de sauvetage et de remorquage ; cependant, entre la Coubre et le bec d’Ambez, dans un passage semé de bancs et particulièrement dangereux pendant les gros temps d’hiver, passent tous les jours de nombreux navires souvent chargés de passagers. En cas de sinistre, Bordeaux serait, dans la plupart des cas, par son éloignement, incapable de fournir des secours efficaces ; les bâtiments échoués auraient le temps de se perdre et les équipages de se noyer avant qu’ils arrivassent sur les lieux.
L’entrée en service du remorqueur de sauvetage, Baron Léopold Davillier, rend impossible pareille éventualité.
Comme son prédécesseur, l’Amiral Lafont, il assurera, à l’aide de ses canots, le sauvetage des hommes ; mieux que lui, grâce à sa puissance supérieure, il pourra effectuer le sauvetage des navires désemparés ou entreprendre immédiatement le renflouement des navires échoués : son rôle élargi gagne en bienfaisance.
Lorsqu’il s’est agi d’en faire la commande, nos commissions et notre Conseil se sont, comme toujours, inspirés des nécessités et ont résolu le problème avec l’ampleur qui convient à une Société en faveur de laquelle la générosité française s’exerce avec une aussi inlassable et constante persévérance.
Après étude des différents types de renseignements existants, leur choix s’est arrêté sur un type qui a donné toutes satisfactions à la marine militaire. La nécessité pour un sauveteur d’être prêt dans un temps minimum leur a fait adopter, pour l’appareil évaporatoire, une chaudière tubulaire, la chaudière
Fouché (Oriolle perfectionné) qui permet d’avoir de la pression 45 minutes après l’allumage.
La puissance de la machine a été fixée par eux à 600 chevaux, afin d’être en mesure de rendre tous les services possibles à la navigation. Ils ont voulu une construction extrèmement robuste afin de pouvoir affronter les mers les plus dures. Enfin, ils ont exigé la première cote du
Veritas.

PRINCIPALES DIMENSIONS


Longueur entre perpendiculaires .................................... : 26 m. 750
Longueur hors tout...................................................... : 29 m.
Largeur à la flottaison.................................................. : 6 m. 960
Largeur hors tout........................................................ : 7 m. 300
Creux sur fond de carène au livet du pont, au milieu ............ : 3 m. 70
Profondeur de carène................................................... : 2 m. 650
Tirant d’eau moyen en charge......................................... : 2 m. 78
Tirant d’eau maximum.................................................. : 3 m. 18


Le 17 janvier [1913] et les jours suivants, en présence de M. LE VERGER, lieutenant de vaisseau de réserve, inspecteur de la Société, les essais prévus au marché ont été effectués à l’entrée de la Loire.
Ils ont été en tous points réussis et les résultats ont dépassé les prévisions. C’est ainsi :

1° – Que la vitesse prévue de 11 nœuds à 140 tours a été dépassée de 1 nœud 74, bien que les essais de vitesse aient été faits par petits fonds sur la base d’Indret ;
2° – Que la puissance prévue de 600 HP a atteint 619 chevaux 67 ;
3° – Que la consommation prévue de 0 kg. 750 par cheval et par heure n’a pas dépassé 0 kg 605.

L’essai de bon fonctionnement a été fait par mauvais temps et le bâtiment s’est admirablement comporté.
L’armement a été des plus soignés.
Après avoir été béni à Nantes, avant son départ, le Baron Léopold Davillier a fait route pour Bordeaux où il est arrivé le 24. Après avoir complété son charbon et pris son équipage, il s’est rendu, le 30, à Royan, son poste de stationnement.

A l’occasion de la mise en service de notre nouveau remorqueur, notre société réunissait dans un banquet donné au Nouvel Hôtel du Café de Bordeaux, le 29 janvier dernier, un certain nombre de notabilités bordelaises.
M. DUREAULT, préfet de la Gironde, qui avait accepté d’être des nôtres, mais qui fut obligé, au dernier moment, de se rendre à Paris, s’était fait représenter par le secrétaire général de la Préfecture. Assistaient en outre au banquet, qui était présidé par M. GRANJON DE LEPINEY, Administrateur-délégué, représentant M. le vice-amiral DUPERRÉ ;
MM. GRUET, maire de Bordeaux ; GUESTIER, président de la Chambre de Commerce ; docteur JEAN, directeur de l’École de santé navale ; ESTORGES, chef des services de la Marine ; CLAVEL, ingénieur des ponts et chaussée ; DE MADAILLAN, administrateur de l’Inscription maritime ; LAGARDE, trésorier de la Chambre de Commerce ; PASCAL BUHAN, ancien président de la Chambre de commerce ; MILLET, trésorier de la Fédération maritime ; Ch. ALLARD et BALGUERIE, président et vice-président de la Chambre des courtiers maritimes ; GUILLOT DE SUDUIRAUT, président de la Chambre des assureurs maritimes ; LESPES, directeur des chantiers Dyle et Bacalan ; PRESSEQ, directeur des chantiers de la Gironde ; G. BARRES, président de la Société de défense du commerce ; E. FAURE, président de la Chambre syndicale des exportateurs ; RENAUD et BRENIER, directeurs de la maison Worms et Cie, à Bordeaux ; LOGRE, agent général de la Compagnie des Chargeurs réunis ; MINVIELLE, directeur de la Compagnie Bordeaux-Océan ; H. FERRIÈRE et OLLION DELMESTRE, courtiers maritimes ; LARRONDE, président du Comité de sauvetage d’Arcachon ; D. GOT et PRIVAT, président et secrétaire de la Ligue maritime à Bordeaux.
MM. BALLANDE, député ; ABBADIE, commandant de port, et CANGARDEL, adminis-trateur de l’inscription maritime à Royan, avaient également accepté de se rendre à notre invitation, mais ont été retenus par des empêchements imprévus.
Au champagne, les discours que nous reproduisons ci-dessous furent prononcés par M. GRANJON DE LEPINEY, Administrateur-délégué, et M. GUESTIER, président de la Chambre de Commerce. Puis, M. GRUET, maire de Bordeaux, porta un toast à la santé de notre éminent et toujours si dévoué président, M. le vice-amiral DUPERRÉ, et exprima en termes chaleureux les sentiments de sympathie et d’admiration qu’inspire à ses concitoyens la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés. Enfin M. le Secrétaire général de la Préfecture, parlant au nom de son chef empêché, déclara s’associer pleinement au langage des précédents orateurs, et renouvela à notre administrateur-délégué l’assurance du grand intérêt que porte le gouvernement à l’Œuvre si considérable et si efficace de notre Société.
»

(Discours non retranscrits).

Image

(op. cit., p. 19).


Image

(op. cit., p. 20).


Société centrale de sauvetage des naufragés – Annales du sauvetage maritime,
3e et 4e Trim. 1919, p. 96.


« CONSTRUCTIONS NEUVES ET GROS TRAVAUX ENTREPRIS EN 1919
« [...] Royan. ― Au lendemain de la guerre, et alors que notre remorqueur de sauvetage le Baron Léopold Davillier devait nous être prochainement rendu par la Marine, notre Conseil d’Administration, examinant s’il convenait de rétablir l’organisation du sauvetage à l’embouchure de la Gironde, telle qu’elle était en 1914, se prononça pour la négative, jugeant que le problème serait résolu, d’une manière à la fois moins coûteuse et plus satisfaisante, par l’installation à terre, à Royan, d’un bon canot à moteur, avec voie de lancement. En conséquence, la convention du 29 janvier 1913 avec la Chambre de commerce de Bordeaux a été résiliée, et le Baron Léopold Davillier a été vendu. Les plans de la nouvelle organisation ont été établis ; les formalités administratives, nécessaires avant d’en commencer l’exécution sont en cours. [...] »

Société centrale de sauvetage des naufragés – Annales du sauvetage maritime, 1er et 2e Trim. 1920, p. 8, 11 et 12 : Assemblée générale ordinaire du 16 mai 1920 – Rapport de M. Granjon de Lépiney, administra-teur délégué, sur l’action de la société et sur la situation financière.


« [...] L’organisation du sauvetage dans l’estuaire de la Gironde est un problème des plus difficiles. Les nombreux bancs qui s’étendent entre la Coubre au Nord et la Pointe de Grave au Sud constituent de sérieux dangers pour la navigation ; or, le littoral voisin est désert, et ce n’est qu’à 12 milles en dedans que l’on rencontre, sur la rive droite, le premier port, qui est Royan ; puis, sur la rive gauche, le Verdon.
L’histoire des initiatives de notre Société dans ces parages, dont la première remonte à 1876, présente une longue série d’efforts en général fort coûteux, et qui, néanmoins, ne nous ont jamais satisfait. En dernier lieu, nous avions placé à Royan un remorqueur de 600 HP maintenu armé en permanence, le Baron Léopold Davillier, que nous avions fait construire spécialement d’après les plans du remorqueur de l’État le Bœuf. Une convention passée avec la Chambre de Commerce de Bordeaux stipulait qu’en dehors de sa destination spéciale pour le sauvetage des vies humaines, le Baron Léopold Davillier opérerait des sauvetages matériels, et ferait des remorquages de la mer à la rade du Verdon pour le compte de la Chambre de Commerce ; ce régime devait présenter le double avantage d’être utile à la ville de Bordeaux qui ne disposait d’aucun remorqueur dans l’estuaire, et d’assurer à notre équipage une certaine activité.
Dès que la guerre éclata, le Baron Davillier fut mis par nous gratuitement à la disposition de la Marine, et, pendant toute la durée de la guerre, il ne cessa d’apporter à la Défense Nationale son entier concours. La Marine nous le rendit dans les premiers mois de 1919. La question se posa alors de savoir si l’organisation d’avant-guerre devait être rétablie. La carrière du Baron Davillier n’avait pas réalisé nos espérances ; les interventions pour le compte de la Chambre de Commerce avaient été si rares que nos hommes vivaient dans une inaction presque complète ; l’opinion publique elle-même était peu favorable à ce navire armé qui ne rendait pas de services. La Chambre de Commerce de Bordeaux, consultée, déclara nettement qu’elle ne désirait pas remettre en vigueur notre convention de 1913. La décision que nous avons prise était alors inéluctable : les interventions pour le sauvetage de personnes en péril sur un navire à la mer sont, Dieu merci, très espacées ; et un navire armé constamment n’ayant d’autre destination que des interventions de cette nature, est fatalement un navire inoccupé, dont l’équipage ne fait que perdre dans le désœuvrement les qualités qui lui seraient nécessaires le jour où on aurait besoin de son concours.
Au surplus, il ne faut pas perdre de vue que la
Société Centrale de Sauvetage des Naufragés, de même que les Sociétés similaires des divers pays maritimes et notamment de l’Angleterre, a pour objet l’assistance côtière au moyen de canots, tandis que les opérations de sauvetage en pleine mer, qui exigent l’emploi de véritables navires, ne sont ni dans ses attributions, ni en son pouvoir. Seuls l’État, les Compagnies de Navigation, les Chambres de Commerce, sont susceptibles d’assumer un tel rôle, parce qu’ils ont la possibilité de fournir aux navires armés à cet effet d’autres occupations de caractère commercial ou militaire. A la suite de la déplorable catastrophe de l’Afrique sur le plateau de Rochebonne, c’est une solution de ce genre qui s’imposait et qui demain sera réalisée. A cet effet, l’État a confié au service du pilotage de la Gironde un remorqueur qui sera mouillé en rade du Verdon ; ce remorqueur ne sera pas inoccupé ; il fera notamment le pilotage au large par gros temps. Quant à l’entretien évidemment fort dispendieux, on y pourvoira au moyen des participations financières des grands organismes les plus intéressés et en premiers lieu de l’État. [...] »
_____________________________

Bien amicalement à vous,
Daniel.
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