PARANA - SGTM

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
Rutilius
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Re: PARANA - SGTM

Message par Rutilius » mar. juin 21, 2011 2:01 am


Bonjour à tous,


● Torpilleur d’escadre Fanfare – alors commandé par le lieutenant de vaisseau Marcel Bruno Gensoul –, Journal de navigation n° 9 / 1917 – 14 août / 2 sept. 1917 – : Service historique de la défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote SS Y 209, p. num. 1152 à 1155.


« Jeudi 23 août 1917.
Milo ~ Trébouki.

Quart de 16 h à 19 h.


17 h 00 – Appareillé.

17 h 15 – Franchi le barrage sur l’avant du Pampa, Parana et Médie et Poignard et Sagaie.

17 h 35 – Signalé au convoi le formation de jour.

Quart de 19 h à 23 h.

19 h 10 – Ligne de file Pampa, Parana, Médie, Fanfare à droite, Poignard à gauche.

19 h 00 – Sagaie prend le poste derrière la Médie.

Vendredi 24 août 1917.
De Milo à Salonique.

Quart de 23 h à 3 h.


23 h 00 – A tribord du convoi, à hauteur du premier créneau.

1 h 00 – Le Parana est torpillé dans le canal Doro, à 5 milles au N. 15 W. de Fassa. Venu en grand sur bâbord pour lui porter secours, le bâtiment ne coulant pas. Commencé le sauvetage des hommes à la mer ; mis la baleinière à la mer pour coopérer au sauvetage.

1 h 15 – A 1 h 15, le Parana est torpillé une deuxième fois, puis il fait route sur la côte Sud.

Quart de 3 h à 7 h.

3 h 00 – Suivi le Parana qui fait route sur le cap Méruthi.

3 h 25 – Le Parana mouille à 100 m de terre par 30 m de fond, à ½ mille au Nord du cap Méruthi

3 h 40 – Mouillé près du Parana. Manœuvré pour l’accoster mais, avec la forte houle, de Nord, on brise le tampon de choc et déforme l’étrave. Largué les amarres.

4 h 20 – Appareillé et mouillé sous le vent du Parana.

4 h 50 – Installé un va-et-vient et embarqué les passagers par embarcations.

4 h 55 – Manœuvré pour accoster sous le vent. Violents coups de roulis. La partie tribord de la passerelle se démolit le long du Parana (celui-ci a une gîte de 15° sur bâbord). Largué les amarres et repris l’amarre sur l’arrière du Parana.

5 h 00 – Le contre-torpilleur anglais
[H.M.S. Colne] rallie le Parana et accoste sous le vent à 5 h 10 et embarque des passagers.

5 h 05 – Continué l’embarquement des passagers.

5 h 50 – Le contre-torpilleur anglais appareille.

6 h 20 – Sape rallie (sur notre demande) et accoste Parana sous le vent.

6 h 45 – L’embarquement des passagers est terminé.

6 h 50 – Sape appareille.

Quart de 7 h à 11 h.

7 h 30 – Largué les aussières avec 187 rescapés serbes
. (1) Fait route sur le cap Fassa pour explorer la côte Est dans le but de retrouver notre baleinière. (2) Aperçu Poignard dans le Sud.

8 h 30 – Longé vers le Sud la côte Est de Doro en entrant dans toutes les baies entre Fassa et Gavrion mais sans rien voir.

9 h 30 – Quitté la côte Est ; fait route sur la côte Ouest (Cap Mandili).

10 h 30 – Aperçu Sape et Sagaie sous l’île Mandili (Hissé les numéros officiels). Contourné l’île Mandili derrière Sape et Sagaie.

10 h 50 – Mouillé par 37° 56’ et 24° 30’ sous la côte Sud de l’Eubée, 30 mètres, deux maillons. Sape, Sagaie, Dédaigneuse mouillent au même point.

L. Frossard.
» (3)
__________________________________________________________________________________________________________________

(1) Les 187 rescapés serbes furent débarqués à Trébouki le même jour à 17 h 30.

(2) Cette baleinière de 7 mètres et l'ensemble de ses apparaux ne furent pas retrouvés. Un procès-verbal de perte figure en conséquence dans le Journal de bord à la date du 23 août 1917 (Cote SS Y 208, p. num. 1083).

(3) Officier en second.

_______________________

Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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Re: PARANA - SGTM

Message par Rutilius » mar. sept. 04, 2012 9:59 pm


Bonsoir à tous,


Passagers militaires décédés à bord du paquebot mixte Parana
antérieurement à la perte de ce bâtiment


(Liste non exhaustive : 6 noms) (*)

Avertissement : Orthographe de certains toponymes incertaine


■ 44e Bataillon de tirailleurs sénégalais.

― HOUNYO, né en 1891 à Lokozoum (Dahomey – aujourd’hui Bénin –) et domicilié à Ouassa (Cercle d’Abomey, Dahomey – aujourd’hui Bénin –), décédé le 22 juin 1916 (Maladie contractée en service), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 13.352, classe 1916, n° 13.352 au recrutement d’Abomey.

― ISSAKA, né à une date et en une localité inconnues, décédé le 20 juin 1916 (Cause inconnue), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 12.973, classe inconnue, n° 2.091 en un lieu de recrutement inconnu.

― OUODÉ, né en 1890 à Bobogouro (Dahomey – aujourd’hui Bénin), décédé le 20 juin 1916 (Cause inconnue), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 14.216, classe, n° et lieu de recrutement inconnus.

■ 90e Bataillon de tirailleurs sénégalais.

― KIMA Boré, né à une date inconnue à Oborazou (Guinée française – aujourd’hui République de Guinée, ou « Guinée Conakry » –), décédé le 22 novembre 1916 (Cause inconnue), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 15.669, classe inconnue, n° inconnu au recrutement de Gueckedou.

― TAHIN Tézé, né en 1891 à Kouliné (Rufisque, Sénégal), décédé le 17 novembre 1916 (Maladie contractée en service), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 54.030, classe, n° 13.352 et lieu recrutement inconnus.
___________________________________________________________________________________________________________________

(*) Dernière adjonction : ISSAKA, 44e Bataillon de tirailleurs sénégalais.
______________________________________

Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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Re: PARANA - SGTM

Message par Rutilius » sam. sept. 08, 2012 10:41 pm


Bonsoir à tous,


■ Historique (complément).


Mai 1915 : Alors qu’il se rendait de Buenos-Aires à Marseille, s’échoue sur des récifs au Sud de Mazagan.

L’Ouest-Éclair – éd. de Caen –, n° 5.766, Dimanche 30 mai 1915, p. 4, en rubrique « Nouvelles maritimes ».

« ÉCHOUAGE. — On annonce de Casablanca que le steamer français Parana, de 3.691 tonnes, allant de Buenos-Ayres à Marseille s’est échoué sur les récifs au sud de Mazagan. On espère le renflouer à marée haute. »


— 14 ~ 21 décembre 1916 : Transporte de Marseille à Salonique l’État-major (9 officiers), le premier échelon de la Compagnie hors-rang (375 hommes), le 5e Bataillon et le premier échelon de la 7e Compagnie de mitrailleurs (23 officiers et 1.075 hommes), ainsi que 151 animaux et 14 voitures du 37e Régiment d’infanterie coloniale, désigné le 6 novembre 1916 pour renforcer l’Armée d’Orient.

Les autres unités constituant ce régiment embarquèrent :

• le 10, à bord de l’Arendja (60 mulets et un sous-officier accompagnateur) ;

• le 14, à bord :

– de l’Ionie (6e Bataillon) ;

– du Basque (second échelon de la 6e Compagnie de mitrailleurs) ;

• le 17, à bord du Colbert (second échelon de la Compagnie hors-rang ; second
échelon de la 7e Compagnie de mitrailleurs)
;

• le 19, à bord du Paul-Lecat (7e Bataillon).

(Journal des marches et opérations du 37e Régiment d’infanterie coloniale – 25 octobre 1916 ~ 14 mai 1917 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 866/12, p. num. 10 et 11.)

________________________

Bien amicalement à vous,
Daniel.

dbu55
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Message par dbu55 » lun. sept. 17, 2012 9:20 pm

Bonsoir à toutes et à tous

Un autre soldat disparu sur le PARANA :

ICARD Edmond Charles né le 16/11/1891 à Marseille (Bouches-du-Rhône), 2ème Canonnier Conducteur au 38ème Régiment d'Artillerie de Campagne - Disparu en mer le 24/08/1917 (25 Ans) lors du torpillage du PARANA

Cordialement
Dominique

Avec les Allemands, nous nous sommes tellement battus que nos sangs ne font plus qu'un [ Ferdinand Gilson, France, Figaro Magazine n°19053 du 05 nov. 2005 ]

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ununtel501
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Re: PARANA - SGTM

Message par ununtel501 » mer. mars 04, 2015 7:55 pm

Bonjour,

À l'attention de ceux qui aimeraient en savoir plus sur un soldat mort noyé sur le Parana (et ceci sur un conseil de l'ami Rutilius) :

Joseph, Marie, Marcellin, Adrien Amalric est né e 21 octobre 1892 à Saint-Sulpice-la-Pointe dans le département du Tarn (classe 1912, recrutement d'Albi) de parents issus du monde rural de la région Midi-Pyrénées. Adrien a trois sœurs
Les Amalric sont des cultivateurs aisés, ils possèdent plusieurs métairies. Leur maison d’habitation a neuf pièces et une grande et belle terrasse est à l’étage. À proximité, mais séparés, de grands corps de ferme forment une barrière au vent d’ouest et à l’extrémité de ceux-ci, un imposant pigeonnier de type toulousain marque, comme lors des temps anciens, l’importance du domaine et l’abondance des biens de ses occupants Des terres et des corps de ferme sont réservés à l’activité viticole. En sous-sol, outre une grande cave, un grand chai sert à emmagasiner les vins en fûts et les eaux-de-vie. De plain-pied, l’espace est grand. Il y a là tous les produits indispensables et le matériel nécessaire pour les soins de la vigne mais également pour les vendanges, le pressage et la cuvaison.
Les quatre enfants Amalric ont tous reçu une bonne éducation familiale et scolaire bien que cette dernière ait été plus élémentaire pour les filles que pour le garçon car, à l’issue d’études secondaires et supérieures, Adrien devient instituteur puis, après une phase de spécialisation, inspecteur primaire de l’Éducation nationale. Il est alors chargé de la surveillance et du contrôle en matière de discipline, de préparation des cours, de taux de fréquentation, de tenue des registres, d’état du matériel et de propreté des locaux. Il doit également juger de l’attitude, du zèle, de la capacité des enseignants et conformément aux instructions ministérielles et gouvernementales et veiller au patriotisme des éducateurs et à leur morale afin de mettre en valeur les vertus des institutions républicaines. Il est de ceux que l'Histoire a nommé "Hussards noirs de la République"

Adrien Amalric est un intellectuel qui ne recule pas devant l’effort physique, il est titulaire du brevet de l'éducation physique décerné par l'école de Joinville. Ce sportif aime la musique et la lecture. C’est aussi un colombophile averti. Il n’est pas, contrairement à sa maman, très attaché à la religion. Dans ses témoignages de guerre, on peut remarquer qu'il ne manque jamais d’annoter (tout en restant respectueux) la piété de certains autochtones. Il distingue également les soldats qui se démarquent le plus de sa propre conduite, ceux qui vont à la messe. Souvent, il fait un lien entre ces derniers et leur région d’origine, généralement et par tradition, très religieuse… mais il désigne aussi ceux qui boivent plus que de raison, qui se laissent aller, ceux qui n’ont pas la même interprétation de la citoyenneté et du devoir que lui et qui abusent de leurs privilèges. Sur ses carnets, il raconte longuement (c'est remarquable et exceptionnel), jour après jour et au hasard de ses pérégrinations, sa guerre, avec un regard d’inspecteur (déformation professionnel ?). Il a fait le choix de rester biffin de base bien que son niveau d'instruction en aurait plutôt fait un sous-officier voire un officier.
Adrien Amalric devient très vite agent de liaison. Il sera valeureux et précieux au sein de son premier régiment, le 143e Régiment d'Infanterie. Il est bon observateur, il réfléchit puis analyse correctement avant de rapporter par écrit. Pour cela et pour deux graves blessures qui ne l'empêcheront pas d'accomplir ses missions, il recevra la Croix de Guerre 1915, une des premières à la création de l'ordre en 1915 et pour deux citations. De plus, dès 1915 également, il sera décoré pour bravoure de la Croix de Saint-Georges (ordre russe) ce qui est déjà extrêmement rare pour un officier ou sous-officier français et encore bien plus pour un simple soldat !

Adrien Amalric aimait sa région mais il se battait pour son pays, pour une nation qui cherchait à retrouver et préserver ses frontières qui découlaient de faits historiques. Cet homme était un fervent républicain, il souhaitait l’unité de tous les Français. L’éducateur savait combien il avait fallu d’obstination pour que des hommes issus de lieux, de langues, de traditions, de religions différentes vivent dans la grande et même communauté humaine qu’était la France de son époque, une démocratie laïque dont il rêvait...

Il était parti avec de Castelnaudary et le 1er août 1914, il écrivait : "La mobilisation générale a sonné à trois heures de l'après-midi, les gens se massent devant la caserne…" et dès le 9, il arrivait dans les Vosges… En cette terre occupée par l'Allemagne depuis 1871 commençait pour Adrien un nombre incroyables de batailles d'où il en sortait miraculeusement pas trop mal alors qu'autour de lui, c'était la tristesse et désolation ! Bataille de Morhange-Dieuze, celle dite des frontières en Lorraine, résistance autour de Lunéville, défense du Grand couronné de Nancy et, fin octobre 1914, avec un régiment mainte fois reformé, il partait pour la Course à la Mer, en Flandre belge sous Ypres pour, entre autres, la célèbre bataille de Wytschaete près du mont Kemmel.
En mars 1915, il descendait en Champagne à Châlons, Suippes, bois Carré, bois Sabot, bois Jaune, Mesnil-lès-Hurlus, Perthes, Hurlus, Somme-Suippe, le Trapèze, Somme-Tourbe, etc., des lieux dont il ne reste d'ailleurs pour certains que le nom pour le souvenir ! Puis, fin août 1915, il bagarrait en Argonne dans de terribles combats dont celui dit de la Main-de-Massiges.
Après une permission, c'est le 13 avril 1916 que le Méridional Adrien Amalric est versé au… 70e Régiment d'Infanterie, une unité bretonne ! Il est alors en forêt de Hesse pour tenir Avocourt à gauche du Mort-Homme et face à la butte de Montfaucon. En juillet 1916, c'est Verdun et aussi ses fortifications alentours dont, bois Bourrus, Marre, Froideterre, Thiaumont, c'est aussi le village rasé de Fleury-sous-Douaumont, les abris pour le repos du guerrier tel que celui dit de Quatre cheminées ou celui du Tunnel. Il sera des soldats qui seront restés le plus longtemps sur Verdun... Et, c'est extraordinaire, la Camarde l'aura encore épargné !
En septembre 1916, il retrouve la Champagne vers Suippes, Mourmelon, où il devient agent colombophile, une passion qu'il avait avant-guerre !
Début 1917, il est dirigé vers la Somme. Il y tombe malade et sera soigné à l'ambulance militaire du dépôt de Moreuil puis à l'hôpital militaire temporaire d'Abbeville (Croix-Rouge française). Après une permission de convalescence, il retrouve le 70e RI dans la Marne mais sera vite muté au 35e Régiment d'Infanterie Coloniale (régiment dit de réserve du 5e RIC de Lyon) afin d'embarquer (après une très courte permission) sur le vapeur Parana pour l'Armée d'Orient à destination de Thessalonique. Il n'y arrivera pas, il sera des hommes comptés disparus, morts noyés en mer Égée par suite de deux torpillages perpétrés par l'U-Boot UC 74 allemand. Bien des détails à ce sujet sont inscrits sur ce "forum 14-18" dans la section spéciale Marine".

Bien amicalement
Ununtel501
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geryonesime
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Re: PARANA - SGTM

Message par geryonesime » mer. août 17, 2016 4:22 pm

Bonjour,

Un disparu de plus sur le Parana, Richard Choucherie du 35e RI, classe 1916, matricule 3878 au recrutement à Bordeaux (Gironde).

Image
Cliquez pour agrandir

Il doit probablement y avoir une erreur dans le lieu de naissance sur la fiche ainsi que sur la fiche matricule à Bordeaux, je n'arrive pas à trouver Mazachenaux au Guatémala.

Cordialement
Jean-Marc

Rutilius
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Re: PARANA - SGTM

Message par Rutilius » sam. sept. 03, 2016 11:20 am

.
Bonjour à tous,


Passagers disparus le 24 août 1917 avec le paquebot mixte Parana

(Liste non exhaustive : 33 noms) (*)

Avertissement : Orthographe de certains toponymes incertaine


I. – Passagers de l'Armée navale.


― MICHEL François Marie Joseph, né le 31 octobre 1893 à Tressé (Ille-et-Vilaine) et y domicilié, Matelot de 2e classe gabier breveté, inscrit à Dinan, n° 1.906 (Jug. Trib. Marseille, 15 juill. 1920, transcrit à Tressé, le 28 oct. 1920).


II. – Passagers militaires.


■ 85e Bataillon de tirailleurs sénégalais. [Au total, 11 disparus]

― AMADOU N’Diaye, présumé né en 1887 à Divial Diouroup (Cercle de Kaolack, Sénégal), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 18.878 au corps, classe 1907, n° inconnu au recrutement de Kaolack.

― APAÏ Sanga, présumé né en 1893 à Pelaka (Soudan – aujourd’hui Mali –), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 32.196 au corps, classe 1916, n° 32.196 au recrutement de Bandiagara (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).

― BABAKAR Thialle, présumé né en 1893 à Diamaguéré (Cercle de Kaolack, Sénégal), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 4.526 au corps, classe 1913, n° 4.526 au recrutement de Kaolack (– d° –).

― BAILLET Alcide François, né le 2 janvier 1890 à La Villedieu (Charente-Inférieure – aujourd’hui Charente-Maritime –), Caporal, 3e Compagnie, Matricule n° 15.108 au corps, classe 1910, n° 626 au recrutement de La Rochelle (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

― CROTET Philippe Henri, né le 18 décembre 1891 à Saint-Usage (Côte-d’Or), Soldat de 2e classe, Matricule n° 22/13.963 au corps, classe 1911, n° 342 au recrutement d’Auxonne (– d° –).

― DIOGOMAYE Gueye, présumé né en ... à ... (...), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° ... au corps, classe ...., n° ... au recrutement de ...

― MAMADOU Diallo, présumé né en 1888 à Agaiané (Cercle de Baol, Sénégal), Tirailleur de 1re classe, Matricule n° 4.449 au corps, classe, n° et lieu de recrutement inconnus (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).

― MARCÉROU Victor Albin, né le 20 octobre 1883 à Ferrals-les-Corbières (Aude) et y domicilié, Soldat de 2e classe, Matricule n° 0/15.604 au corps, classe 1903, n° 584 au recrutement de Narbonne (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

― MOUSSA, présumé né en ... à ... (...), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° ... au corps, classe ...., n° ... au recrutement de ...

― SOUKA Diouf, présumé né en ... à ... (...), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° ... au corps, classe ...., n° ... au recrutement de ...

― TÉ, né en 1894 à Pam.. (Côte-d’Ivoire), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 3.086 au corps, classe inconnue, n° inconnu au recrutement de Touba (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).

■ 93e Bataillon de tirailleurs sénégalais. [Au total, 9 disparus, dont 5 « conducteurs indigènes », trois étant ci-après identifiés ]

― BARAGE Raoul Jean Marie, né le 15 juillet 1878 à Bélâbre (Indre), Adjudant chef, chef de détachement, Matricule n° 3/4.388 au corps, classe 1898, n° 364 au recrutement du Blanc (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

― CEYSSON Albert Marius, né le 19 juin 1893 à Labégude (Ardèche), Soldat de 2e classe, Matricule n° 4/29.067 au corps, classe 1913, n° 281 au recrutement de Privas (– d° –).

― COLANGE Paul, né le 26 septembre 1879 à Provins (Seine-et-Marne), Soldat de 1re classe, Matricule n° 0/31.657 au corps, classe 1899, n° 946 au recrutement de Fontainebleau (– d° –).

― KOKO Kba, né en 1894 à Gonaté (Côte-d’Ivoire), Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 6.354 au corps, engagé volontaire au recrutement de N’Zi-Comoé (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).

― N’GOLO Diarra, né en 1892 à Fossaba (Cercle de Bamako, Soudan – aujourd’hui Mali –),Tirailleur de 2e classe, Matricule n° 20.183 au corps, engagé volontaire en 1913, numéro inconnu au recrutement de Kayès (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).

― TIÉKAKOU Coulibaly, né en 1892 à Sien... (Cercle de San, Soudan – aujourd’hui Mali –),Tirailleur de 1re classe, Matricule n° 33.205 au corps, engagé volontaire en 1915, numéro et lieu de recrutement inconnus (– d° –).

― VERRIER Firmin Louis Jean, né le 10 mars 1884 à Nueil-sous-Faye (Vienne) et y domicilié, Soldat de 2e classe, Matricule n° 016.709 au corps, classe 1904, n° 1.313 au recrutement de Chatellerault (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

■ 38e Régiment d’artillerie de campagne.

― DELORME Gabriel Auguste Eugène, né le 22 février 1894 à Salans (Jura), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 12.766 au corps, classe 1914, n° 1.107 au recrutement de Besançon (Jug. Trib. Besançon, 12 avr. 1922, transcrit à Besançon, le 26 juin 1922).

― GILLAS Émile Henri, né le 31 décembre 1892 à Linas (Seine-et-Oise – aujourd’hui Essonne –), 2e canonnier servant, Matricule n° 12.469 au corps, classe 1912, n° 90 au recrutement de Versailles (Jug. Trib. Marseille, 17 août 1920, transcrit à Marseille, le 28 août 1920).

— ICARD Edmond Charles, né le 16 novembre 1891 à Marseille (Bouches-du-Rhône), 2e canonnier conducteur, Matricule n° 3.845 au corps, classe 1911, n° 1.100 au recrutement de Marseille (Jug. Trib. Marseille, 18 févr. 1920, transcrit à Marseille, le 10 avr. 1920).

■ 81e Régiment d’artillerie lourde à tracteurs.

― BÉTOURNÉ Georges Émile, né le 8 avril 1894 à Paris (XVIe Arr.), 2e canonnier servant, Matricule n° 8.725 au corps, classe 1914, n° 4.291 au recrutement de Versailles (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 8 oct. 1918).

■ 2e Régiment de marche de zouaves.

― DEBERTHE Émile Alcide Albert, né le 8 septembre 1883 à Livarot (Calvados), Soldat de 2e classe, Matricule n° 017.498 au corps, classe 1903, n° 402 au recrutement d’Argentan (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 8 oct. 1918).

― THOMAS Jean Baptiste, né le 30 mai 1890 à Montbellet (Saône-et-Loire) et domicilié à Mâcon (– d° –), Soldat de 2e classe, Matricule n° 07.910 au corps, classe 1910, n° 129 au recrutement de Mâcon (– d° –).

■ 35e Régiment d’infanterie.

― BÉAL Antoine, né le 10 février 1888 à Billom (Puy-de-Dôme), Soldat de 2e classe, Matricule n° B./101.765 au corps, classe 1908, n° 968 au recrutement de Clermont-Ferrand (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

― CHOUCHERIE Richard, né le 23 août 1896 à "Mazachenaux" (Guatemala), Soldat de 2e classe, Matricule n° 30.415 au corps, classe 1916, n° 3.878 au recrutement de Bordeaux (– d° –).

― CORME Émile, né le 26 mars 1887 à Augy (Aisne) et domicilié à Mareuil-en-Dôle (Aisne), Soldat de 2e classe, Matricule n° B./017.408 au corps, classe 1907, n° 469 au recrutement de Soissons (– d° –).

■ 84e Régiment d’infanterie.

― BERTIN Jean, né le 18 février 1878 à Mérignac (Gironde) et domicilié à Bordeaux (Gironde), Soldat de 2e classe, Matricule n° 3.299 au corps, classe 1898, n° 3.321 au recrutement de Bordeaux (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

■ 175e Régiment d’infanterie.

― GRUEST Paul Henri, né le 9 août 1890 aux Riceys (Aube), Soldat de 2e classe, Matricule n° 012.821 E. au corps, classe 1910, n° 952 au recrutement de Troyes (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

― NION Francis Fernand Marie, né le 23 février 1894 à Bonchamp-lès-Laval (Mayenne) et domicilié à Entrammes (Mayenne), Soldat de 2e classe, Matricule n° 7.796 au corps, classe 1914, n° 1.309 au recrutement de Laval (– d° –).

■ 235e Régiment d’infanterie.

― DENOUAL Louis Alexandre, né le 27 septembre 1889 à Tinténiac (Ille-et-Vilaine), Soldat de 2e classe, Matricule n° B./0.736 au corps, classe 1909, n° 1.880 au recrutement de Saint-Malo (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

■ 35e Régiment d’infanterie coloniale.

― AMALRIC Adrien Marcellin Marie Joseph, né le 21 octobre 1892 à Saint-Sulpice (Tarn), Soldat de 2e classe, Matricule n° 30.139 au corps, classe 1912, n° 1.238 au recrutement d’Albi (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

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(*) Dernière adjonction : CHOUCHERIE Richard, 35e Régiment d’infanterie. Merci Jean-Marc (geryonesime) !
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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