PARANA - SGTM

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
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Gastolli
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Re: PARANA - SGTM

Message par Gastolli » mar. oct. 06, 2009 9:50 pm

20.08.1917 : quitte Bizerte pour Salonique avec 252 hommes, 540 (soldats ?) Serbes, 43 chevaux et mulets et 1 862 tonnes de divers, en convoi avec Médié et Pampa escorté par 3 torpilleurs
...
Bonjour,

escorting destroyers were „Fronde“, „Fanfare“ and Yacht „Helene“ while the 876 survivors were rescued by destroyers "Colne", "Fanfare" and "Sape".

Towing attempt was made by salvage vessel "Tenedos".

According to british sources there were 232 french and 560 serbian troops and 91 crew on board the PARANA.

Cordialement
Oliver

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ununtel501
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Re: PARANA - SGTM

Message par ununtel501 » dim. mars 06, 2011 2:15 pm

Bonjour à tous,

Hommes disparus avec le paquebot mixte Parana, le 24 août 1917

(Liste non exhaustive : 13 noms)


I. – Membres de l’équipage.


― MICHEL François Marie Joseph, né le 31 octobre 1893 à Tressé (Ille-et-Vilaine) et y domicilié, Matelot de 2e classe gabier breveté, Matricule n° 1.906 – Dinan (Jug. Trib. Marseille, 15 juill. 1920, transcrit à Tressé, le 28 oct. 1920).


II. – Passagers militaires.


■ 85e Bataillon de tirailleurs sénégalais.

― BABAKAR Thialle, présumé né en 1893 à Diamaguéré (Cercle de Kaolack, Sénégal), Soldat de 2e classe, Matricule n° 4.526, classe 1913, n° 4.526 au recrutement de Kaolack (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).

― BAILLET Alcide François, né le 2 janvier 1890 à La Villedieu (Charente-Inférieure – aujourd’hui Charente-Maritime –), Caporal, 3e Compagnie, Matricule n° 15.105, classe 1910, n° 626 au recrutement de La Rochelle (Jug. Trib. Marseille, 27 avr. 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

― MAMADOU Diallo, né en 1888 à Agaiané (Cercle de Baol, Sénégal), Soldat de 1re classe, Matricule n° 4.449, classe, n° et lieu de recrutement inconnus (Jug. Trib. Marseille, 12 nov. 1918, transcrit à Marseille, le 18 janv. 1919).

― MARCEROU Victor Albin, né le 20 octobre 1883 à Ferrals-les-Corbières (Aude) et y domicilié, Soldat de 2e classe, Matricule n° 0/15.604, classe 1903, n° 584 au recrutement de Narbonne (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

■ 93e Bataillon de tirailleurs sénégalais.

― CEYSSON Albert Marius, né le 19 juin 1893 à Labégude (Ardèche), Soldat de 2e classe, Matricule n° 4/29.067, classe 1913, n° 281 au recrutement de Privas (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 8 oct. 1918).

― VERRIER Firmin Louis Jean, né le 10 mars 1884 à Nueil-sous-Faye (Vienne) et y domicilié, Soldat de 2e classe, Matricule n° 016.709, classe 1904, n° 1.313 au recrutement de Chatellerault (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 8 oct. 1918).

■ 38e Régiment d’artillerie de campagne.

― GILLAS Émile Henri, né le 31 décembre 1892 à Linas (Seine-et-Oise – aujourd’hui Essonne –), 2e Canonnier servant, Matricule n° 12.469, classe 1912, n° 90 au recrutement de Versailles (Jug. Trib. Marseille, 17 août 1920, transcrit à Marseille, le 28 août 1920).

■ 2e Régiment de marche de zouaves.

― DEBERTHE Émile Alcide Albert, né le 8 septembre 1883 à Livarot (Calvados), Soldat de 2e classe, Matricule n° 017.498, classe 1903, n° 402 au recrutement d’Argentan (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 8 oct. 1918).

■ 35e Régiment d’infanterie.

― AMALRIC Marcellin Marie Joseph, né le 21 octobre 1892 à Saint-Sulpice (Tarn), Soldat de 2e classe, Matricule n° 30.139, classe 1912, n° 1.238 au recrutement d’Albi (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

― CORME Émile, né le 26 mars 1887 à Augy (Aisne) et domicilié à Mareuil-en-Dôle (Aisne), Soldat de 2e classe, Matricule n° B./017.408, classe 1907, n° 469 au recrutement de Soissons (– d° –).

■ 175e Régiment d’infanterie.

― NION Francis Fernand Marie, né le 23 février 1894 à Bonchamp-lès-Laval (Mayenne) et domicilié à Entrammes (Mayenne), Soldat de 2e classe, Matricule n° 7.796, classe 1914, n° 1.309 au recrutement de Laval (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

■ 235e Régiment d’infanterie.

― DENOUAL Louis Alexandre, né le 27 septembre 1889 à Tinténiac (Ille-et-Vilaine), Soldat de 2e classe, Matricule n° B./0.736, classe 1909, n° 1.880 au recrutement de Saint-Malo (Jug. Trib. Marseille, 27 août 1918, transcrit à Marseille, le 9 oct. 1918).

_______________________

Bien amicalement à vous,
Daniel.

Mesmar
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Re: PARANA - SGTM

Message par Mesmar » sam. mars 12, 2011 3:40 pm

Une autre photo du PARANA

Image

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Mike010
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Re: PARANA - SGTM

Message par Mike010 » jeu. avr. 14, 2011 11:22 am

Mention du ''Parana'' dans le JMO du 37e RIC - janvier 1917
http://www.memoiredeshommes.sga.defense ... iewer.html

Embarquement le 14/01/1917 á Marseille d'une partie du 37e RIC á bord du Parana.
Débarquement le 21/01/1917 á Salonique (Gréce)

Le Parana a fait route vers Salonique avec les navires suivants (toujours d'aprés le JMO) :
- Saint Laurent,
- Ionie,
- Basque

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ununtel501
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Re: PARANA - SGTM

Message par ununtel501 » dim. mai 15, 2011 1:52 pm

Bonjour à tous et merci pour les messages.
juste pour signaler qu'Adrien Amalric était du 25 RIC pour partir à Salonique et non 35 RI (erreur sur sa fiche). Auparavant, il servait au 70 RI après avoir commencé la guerre avec le 143 RI. Il était jeune inspecteur des écoles primaires mais ne voulait pas de grade... simple fantassin tirailleur, agent de liaison, colombophile, etc. (Lorraine, Belgique, Champagne, Argonne dont Verdun, Champagne, Aisne, Somme, Champagne avant de partir pour Salonique).
Très cordialement

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ununtel501
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Re: PARANA - SGTM

Message par ununtel501 » lun. juin 06, 2011 12:01 am

Bonjour,
Merci de bien vouloir m'excuser mais Adrien Amalric était du 35 RIC pour partir à Salonique et non 25 comme je l'ai indiqué par erreur (sur sa fiche officiel, il est noté : 35 RI).
D'autres fiches de poilus disparus inscrits comme étant du 35 RI sont également et à mon sens faussement renseignées. En effet, le 35 RI, qui n'a d'ailleurs jamais été un régiment colonial (mais cela ne suffit pas comme argument) n'est jamais allé à Salonique...
A noter que le 35 RIC est le régiment de réserve du 5 RIC d'active (Lyon)
Très cordialement

olivier 12
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Re: PARANA - SGTM

Message par olivier 12 » jeu. juin 16, 2011 4:55 pm

Bonjour à tous,

Image
Image

On remarque qu'il n'y avait pas de matelot gabier du nom de François MICHEL dans l'équipage du PARANA. Il s'agit sans doute d'un permissionnaire qui regagnait son unité.

Rapport du capitaine

15 Août 1917

Appareillé de Marseille avec
231 officiers et soldats pour Salonique
619 officiers et soldats pour Bizerte
1862 t de marchandises diverses
43 chevaux et mulets

17 Août

Escale à Bône de 07h00 à 18h30

18 Août

Escale à Bizerte. Débarqué les militaires au quai de la gare.
Embarqué 20 officiers serbes et 540 soldats serbes ainsi qu'un médecin français pour Salonique.

20 Août

Appareillé de Bizerte avec PAMPA et MEDIE, escorté par torpilleurs PISTOLET et SAGAIE.

23 Août

Escale à Milo de 13h00 à 17h00. Appareillé escorté par les torpilleurs FANFARE, POIGNARD et SAGAIE.

24 Août

Torpillé alors que nous franchissons le canal de Doro et que nous venons de passer le feu de Fassas. Le navire est ébranlé par une première torpille qui le frappe par bâbord, et recouvert par une immense colonne d'eau.
Malheureusement, une panique générale se produit à bord, suivie de scènes indescriptibles. Malgré les exercices effectués et une alerte au large de Malte, les soldats se ruent sur les canots sans écouter les ordres. Des garants sont coupés et les canots surchargés de gens affolés tombent à la mer, entraînant de nombreuses noyades.
La lumière est rétablie par l'électricien dans les faux ponts et les coursives passagers. L'eau pénètre dans la cale 2 et la soute à charbon avant. Essayé d'abriter le navire sur la côte Est d'Eubée pour permettre une évacuation.
Une seconde torpille frappe le navire sur bâbord. Nouvelle panique et les soldats serbes envahissent les canots qui restent, empêchant les marins de faire leur travail et de les amener jusqu'à la lisse. Des garants sont encore coupés, provoquant des catastrophes. Le contingent serbe est totalement affolé, le contingent français, dans une proportion de 1/10e.
Le poste de TSF est complètement démoli et cesse de fonctionner.Malgré un pompage intensif, l'eau entre dans les soutes à charbon, le sabord de chargement de la soute arrière s'étant déjointé. Le navire prend de la gite et s'incline dangereusement.
En différenciant les hélices, car le gouvernail a été emporté, mouillé près de la côte.

Nota : sur ce cliché de l'épave (site signalé plus haut par Yves) on voit très bien que le gouvernail a été arraché.

Image

Le capitaine explique ensuite toutes les manœuvres qui vont être tentées pour assécher le navire et le remorquer. Il semble qu'il y ait eu des tensions avec le commandant de SAGAIE qui dans son rapport va vivement critiquer le commandant Fabre qu'il trouve trop pessimiste quant aux chances de sauver le navire. L'officier de marine, qui semble d'ailleurs se prendre pour le commandant du paquebot, donne plein d'ordres et se plaint qu'ils ne sont pas suivis d'effets.
Les tentatives ne donneront aucun résultat, surtout à cause du mauvais temps et de l'importance des voies d'eau et le navire coulera 26 heures plus tard.

Le capitaine Fabre signale la très bonne conduite du second Dapelo, des lieutenants Housselot et Couvin, du chef mécanicien Petitjean et des officiers mécaniciens Aimedieu et Jourdant. Il déplore la conduite de l'officier mécanicien de quart, Monsieur Bouche, qui a quitté son poste pendant un très long moment. Il déclare que le TSF Pellicia a parfaitement rempli sa fonction, transmettant des messages jusqu'à la destruction de son émetteur. Il est ensuite resté à la passerelle.
Il signale l'excellent comportement du 1er chauffeur Gayet et du graisseur Cacciaguerra qui se sont brillamment distingués. Il cite de nombreux marins des équipages pont et machine, dont le maître d'équipage Gourden, le capitaine d'armes Aspard et les seconds maîtres Picard et Poltri.

Il indique que le commandant d'armes des troupes de terre, le sous-lieutenant Chapelier et le médecin-major Josserand, embarqué à Bizerte, ont très bien secondé les officiers pont et sont parvenus à ramener le calme dans le contingent français.

Mais il s'attarde surtout sur les deux mousses, Fenocchio et Oreille, qui ont fait preuve d'un grand sang froid malgré leur jeune âge et se sont montrés particulièrement dévoués. Plus tard, le mousse Oreille a été saisi par un soldat serbe qui l'a dépouillé de sa ceinture de sauvetage et l'a jeté à la mer. Il a pu être sauvé et le capitaine estime que ces deux mousses méritent une récompense.

Rapport de l'officier enquêteur(LV commandant HELENE)

Positions

00h10 38°03 N 24°42 E Torpillage (le 24 Août)
03h30 38°04 N 24°33 E Abandon
09h18 38°02 N 24°33 E Naufrage (le 25 Août)

Image

Le navire faisait route au N20E à 11 nœuds. Vent frais de NNW; Mer forte. Nuit étoilée avec bonne visibilité.
Navigation en ligne de file dans l'ordre PAMPA – PARANA – MEDIE avec distance de 800 à 1000 m entre chaque navire.
FANFARE à droite, POIGNARD à gauche, SAGAIE sur l'arrière.
PARANA a été torpillé sur bâbord à 5 milles au nord du cap Fassa. Deux torpilles l'ont touché à 20 minutes d'intervalle. Le timonier de quart Corte et l'homme de barre Cabel ont vu le sillage de la 2e torpille. Le sous-marin a été éclairé momentanément par un des torpilleurs.

Cale 2 et soutes à charbon se sont remplies d'eau. Le safran du gouvernail a été arraché et l'hélice bâbord endommagée. L'eau a commencé à entrer par les presse-étoupes de lignes d'arbres.

Lors de la 1ère explosion, environ 80 hommes, pris de panique, ont sauté à la mer. Une nouvelle panique s'est produite lors de la 2e explosion. Canots et radeaux sont tombés à la mer dans la plus grande confusion. Quand le calme a pu être rétabli, il ne restait plus à bord que 6 canots sur 14 et 2 radeaux sur 20.

Il y avait à bord 560 officiers et soldats serbes ainsi que 232 officiers et soldats français. Une vingtaine de Sénégalais, qui dormaient dans le faux-pont 2, ont du être tués lors de la 1ère explosion. Mais tout le monde, exception faite de ces premières victimes, aurait pu être sauvé si les ordres du commandant et des officiers pont avaient été suivis. L'attitude des Serbes a été particulièrement mauvaise. Les officiers serbes n'ont rien fait pour rétablir l'ordre. Ils n'ont même pas cherché à traduire les ordres des officiers français. Un soldat serbe s'est même emparé du mousse Oreille, l'a dépouillé de sa ceinture et l'a jeté à la mer.
Du côté français, un tiers de l'équipage, dont l'officier mécanicien Bouche, a abandonné son poste. Certains ont même quitté le navire et c'est la raison pour laquelle ils ont péri.

On compte finalement environ 150 disparus, dont 23 à l'équipage (nota : en réalité ce chiffre s'est avéré inexact; 7 hommes d'équipage seulement avaient disparu)
Les rescapés ont été recueillis par SAGAIE, POIGNARD, FANFARE et l'anglais KOLNE, puis conduits à Salonique par MEDIE et PAMPA.

L'officier enquêteur note que les autres officiers du navire, ainsi que le sous-lieutenant Chapelier et le médecin-major Josserand, des troupes de terre, ont eu un très bon comportement et se sont montrés efficaces. Ces deux derniers ont aidé les officiers du bord à rétablir l'ordre.
Toutefois, il déplore que l'officier de tir, le lieutenant Housselot, ne se soit pas rendu aux pièces pour vérifier la présence de l'armement. Aucun tir ne s'est déclenché quand le sous-marin a été éclairé de façon inopinée par un escorteur.

Les moyens d'épuisement du bord étaient insuffisants. Le TENEDOS, arrivé sur les lieux à 19h00 le 24, n'est pas parvenu à amorcer ses pompes d'assèchement et le mauvais temps l'a empêché de passer une remorque au PARANA. Celui-ci a coulé le 25 à 09h18. D'après les clichés de l'épave, il s'est posé droit sur le fond.

Cdlt
olivier

Rutilius
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Re: PARANA - SGTM

Message par Rutilius » sam. juin 18, 2011 2:35 am


Bonjour à tous,


■ Historique (complément).


Journal des marches et opérations du 85e Bataillon de tirailleurs sénégalais – 23 août 1916 ~ 22 avr. 1919 – : Service historique de la défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 872/16, p. num. 5 et 6.


« 8 août 1917. ― Le 85e Bataillon de travailleurs sénégalais reçoit l’ordre de rejoindre l’Armée d’Orient. (1)

11 août 1917. ― La Section hors-rang (2), les 1re (3), 2e (4) et 3e (5) compagnies quittent Saint-Raphaël et s’embarquent en chemin de fer à Fréjus à destination de l’Armée d’Orient, via Vintimille, Livourne et Tarente.
Le train de combat, le matériel, les bagages sont dirigés le même jour sur Marseille sous la garde d’un détachement de la Section hors-rang composée de : sous-lieutenant Chapelier, officier de détail, sergent Cazières, du train de combat, deux caporaux européens, quatre soldats européens et cinq tirailleurs indigènes.

12 août 1917. ― Le détachement du sous-lieutenant Chapelier, le train de combat, le matériel, les bagages sont embarqués à bord du Parana le 12 août et prennent la mer le même jour.
La 4e Compagnie quitte à son tour Saint-Raphaël ― moins une section partie avec la 3e Compagnie ― et s’embarque à Fréjus suivant le gros du Bataillon d’une journée d’intervalle.

13 août 1917. ― Le gros du Bataillon (1er détachement) arrive à Livourne et est logé à la Mission française.

15 août 1917. ― Le 1er détachement arrive à Tarente et est baraqué au Camp de Buffolotto. Le 3e détachement quitte Livourne suivant le même itinéraire.

16 août 1917. ― Le 85e Bataillon de tirailleurs sénégalais (1er détachement) se rend au ponton d’embarquement du port de Tarente.
Au moment de l’embarquement, vers 10 heures, le capitaine Dion s’affaisse sur le ponton. Il est immédiatement transporté au poste téléphonique de l’Arsenal de Tarente où le médecin aide-major Montplaisir lui prodigue ses soins, puis à l’hôpital du Camp de Buffolotto où il meurt quelques instants après.
Le médecin aide-major Montplaisir frappé d’insolation est évacué à son tour et dirigé sur le même hôpital.
Le 1er détachement s’embarque sur le Mustapha-II.
(6)
Le lieutenant Bordenave prend le commandement de la 3e Compagnie
Le 3e détachement arrive à Tarente (Camp de Buffolotto).

17 août 1917. ― Le 1er détachement arrive et débarque à Itéa où il bivouaque la nuit du 17 au 18.
Le 3e détachement s’embarque à Tarente sur le Timgad.
(7)

18 août 1917. ― Le 1er détachement se transporte d’Itéa à Bralau [lire : Bralos] en automobile. Bivouac à Bralau.
Le 3e détachement débarque et bivouaque à Itéa.

19 août 1917. ― Le 3e détachement se transporte en automobile à Bralau et rejoint au bivouac le 1er détachement.

20 août 1917. ― Le Bataillon embarque en chemin de fer à destination de Salonique. En route en détachement par voie ferrée les 20 et 21 août. Arrive à Salonique le 22 au matin et bivouaque au Camp de Zeitenlick.

24 août 1917. ― Le vapeur Parana transportant le train de combat du Bataillon et le 2e détachement est torpillé vers 1 heure du matin et coulé. Tout le matériel chargé à bord est perdu. Les militaires suivants, du 2e détachement, ont disparu ; un autre blessé
:

― 06.031 – Dessapt Baptiste, caporal, blessé ;
― 3/15.108 – Baillet Alcide, caporal, disparu ;
― 022.221 – Marcerou Victor, soldat de 2e classe, d° ;
― 1.735 – Crottes Philippe, d° d° ;
― 4.449 – Mamadou Dialo, tirailleur de 2e classe, d° ;
― 18.878 – Amadou N’Diaye, 2e cl. d° ;
― 4.626 – Babakar Thial, 2e cl. d° ;
― 32.196 – Apaï Sanga, 2e cl. d° ;
― " – Moussa, 2e cl. d° ;
― " – Souka Diouf, 2e cl. d° ;
― " – Diogomaye Gueye, 2e cl. d°.

Les rescapés sont recueillis et embarqués sur le Pampa
(8) à destination de Salonique pour y rejoindre le Bataillon. [...] »
_______________________________________________________________________________________________________________

(1) Ce Bataillon, formé le 23 août 1916 au Camp du Courneau, à La Teste-de-Buch (Gironde), et constitué de quatre compagnies et d’une section hors-rang, fut d’abord affecté à l’Atelier de chargement de Moulins (Allier) ; sous la surveillance de leurs cadres, les tirailleurs étaient employés aux différents travaux industriels, deux compagnies de jour et deux compagnies de nuit alternant toutes les semaines. A compter d’Avril 1917, il compléta son entraînement et sa formation militaire au Camp Largeau et au Camp Bataille, à Saint-Raphaël (Var). Depuis le 11 avril 1917, il était placé sous le commandement du chef de bataillon Guérin.

(2) Commandée par le sous-lieutenant Georges Pierre Claude Chapelier (Matricule n° 220, classe 1905), par ailleurs officier de détail. Né le 21 juin 1885 à Lyon (Ier Arr., Rhône). Fils de Pierre Anthelme, voyageur de commerce, et d’Anne Louise Nigay, sans profession. Marié à Paris (I er Arr.) le 2 avril 1908 avec Marcelle Louise Vial. Décédé le 17 juillet 1951, vraisemblablement à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), où il était domicilié, villa « La Pampa », sise quartier Saint-Jean. Chevalier de la Légion d’honneur (D. 30 juin 1937). (Base Léonore)

Cité à l’ordre de la Division navale le 31 décembre 1917 dans les termes suivants : « Commandant d’armes à bord du Parana, a fait preuve de courage au cours du torpillage de ce bateau et par son sang froid a grandement contribué a assurer les opérations de sauvetage. » (ibid.)

(3) Commandée par le lieutenant Falque.

(4) Commandée par le sous-lieutenant Rossit.

(5) Commandée par le capitaine Louis Dion, né le 21 janvier 1878 à Pouillé (Vienne), matricule n° 882 au recrutement de Châtellerault. Il décèdera le 16 juin 1917 à Tarente (Italie), à l’hôpital du Camp de Buffolotto, à la suite d’une insolation dont il fut victime alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur le Mustapha-II avec sa compagnie à destination d’Itéa (Grèce) (Acte de décès transcrit à Pouillé, le 5 sept. 1919).

(6) Ex-Théodore-Mante, de la Compagnie de navigation mixte.

(7) Paquebot de la Compagnie générale transatlantique alors réquisitionné et armé en transport de troupes.

(8) Paquebot de la Société générale de transports maritimes à vapeur (S.G.T.M.), établie à Marseille.


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


Journal des marches et opérations du 93e Bataillon de tirailleurs sénégalais – 11 août 1917 ~ 30 avr. 1919 – : Service historique de la Défense, S.G.A. « Mémoire des hommes », Cote 26 N 873/1, p. num. 4 et 5.


« [...] Le 93e Bataillon de tirailleurs sénégalais (1) se trouvait à Fréjus (Var), Camp Gallieni, lorsqu’il reçoit l’ordre de rejoindre l’Armée française d’Orient.

11 août 1917. ― Départ du train de combat du Bataillon. Embarquement à Marseille à destination de l’Armée d’Orient.

Effectif : 1 adjudant-chef, chef de détachement.
1 sergent européen.
5 conducteurs européens.
10 conducteurs indigènes.
______

Total : 17 hommes de troupe.


...................................................................................................................................................


Du 23 au 29 août 1917. ― [...] Le train de combat qui rejoignait Salonique par voie de mer sur le paquebot Parana a été torpillé par un sous-marin ennemi et coulé dans la nuit du 23 au 24 août 1917.

Ont péri : l’adjudant-chef Barrage, chef de détachement, les conducteurs européens Collange, Verrier et Ceysson, et cinq conducteurs indigènes. Tous les animaux et le matériel du train de combat ont été perdus
. (2) [...] »

________________________________________________________________________________________________________________

(1) Lors de sa constitution, ce bataillon fut placé sous le commandement du chef de bataillon Paul Joseph Audouy. Né le 29 mars 1866 à Saint-Mathieu-de-Tréviers (Hérault). Fils de François Hippolyte, brigadier de gendarmerie, et de Marie Rosine Bresson, sans profession. Décédé le 31 janvier 1941 à Béziers (Hérault). Chevalier de la Légion d’honneur (D. 11 juill. 1912). (Base Léonore) .

(2) Soit 17 chevaux et un mulet, un fourgon, quatre voitures de compagnie, une voiture médicale et six bicyclettes.

_______________________

Bien amicalement à vous,
Daniel.

olivier 12
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Re: PARANA - SGTM

Message par olivier 12 » sam. juin 18, 2011 12:16 pm

Bonjour à tous, bonjour Daniel,

et merci pour tous ces renseignements qui confirment les rapports des marins. On constate qu'étaient embarqués les trains de combat des 85e et 93e bataillons de tirailleurs Sénégalais.
Ces malheureux ont du être logés dans le faux pont 2 ce qui explique les pertes importantes parmi eux (Une vingtaine selon l'officier enquêteur.)

Cdlt
olivier

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