TORPILLEUR 310 - Marine Nationale

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
Avatar de l’utilisateur
Terraillon Marc
Messages : 3983
Inscription : mer. oct. 20, 2004 2:00 am

Re: TORPILLEUR 310 - Marine Nationale

Message par Terraillon Marc » mer. sept. 03, 2008 12:09 am

Bonsoir

Voici une vue du torpilleur 310

Image

A bientot :hello:
Cordialement
Marc TERRAILLON

A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.

Avatar de l’utilisateur
Ar Brav
Messages : 6402
Inscription : mar. avr. 25, 2006 2:00 am

Re: TORPILLEUR 310 - Marine Nationale

Message par Ar Brav » ven. sept. 05, 2008 10:02 am

Bonjour à tous,

TORPILLEUR 310 Torpilleur numéroté type 295 (1906-1925)

Chantier :

Ateliers Schneider, Chalons sur Saône.
Commencé : 1903
Mis à flot : 08.1905
Terminé : 1906
En service : 05.1906
Retiré : 10.11.1925
Caractéristiques : 97,5 t prévus, 101-103 t normalement ; 2 000 cv ; 40,17 (ht) 38 (pp) x 4,40 x 2,75 m ; TE milieu 1,88 m ; TE AR 2,64 m ; 2 chaudières Guyot du Temple timbrées à 17 kg/cm² ; 1 machine alternative à triple expansion ; 1 hélice ; 26 nœuds prévus, 27,42 nœuds à 347 tr/mn aux essais. Effectif 23 hommes.
Symbole de coque 310.
Armement : II de 37 mm + III TLT de 450 mm dont I tube d’étrave.

Observations :

12.12.1903 : date du marché
12.1905-05.1906 : en essais à Toulon ; 27,42 nœuds pour une consommation de 2 180 kg/h de charbon
1906-1914 : affecté à la 1ère flottille de torpilleurs de la Méditerranée à Toulon
26.11.1909 : sa vitesse est de 23,5 nœuds à 315 tr/mn pour une consommation de 1 880 kg/h en charbon
1915 : affecté à l’escadrille des Dardanelles
Après l’attaque du 18.03.1915 : figure à l’effectif des forces navales françaises aux Dardanelles, groupe de torpilleurs composé de :
Torpilleurs 309, 310, 311, LV Bruneton, chef de groupe
Torpilleurs 353, 357, 359, LV de Sèze, chef de groupe
1916-1918 : affecté au groupe des chalutiers de Salonique
1918 : affecté à la division des torpilleurs de Provence
1919-1925 : est affecté à la division des Ecoles de la Méditerranée comme annexe à l’école de chauffe de l’Ecole des Mécaniciens de Toulon
11.1925 : rayé des listes
05.1927 : la coque est vendue pour la démolition à Toulon.

Tout renseignement sera le bienvenu, merci par avance.

Au sujet des sources consultées, voir ICI

Cordialement,
Franck
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.

Avatar de l’utilisateur
marc terraillon 1
Messages : 141
Inscription : ven. oct. 31, 2008 1:00 am

Re: TORPILLEUR 310 - Marine Nationale

Message par marc terraillon 1 » sam. janv. 31, 2009 11:36 pm

Bonsoir

La fiche du torpilleur 310 est en ligne

http://navires-14-18.com/

A bientot
Cordialement
Marc TERRAILLON

Avatar de l’utilisateur
Ar Brav
Messages : 6402
Inscription : mar. avr. 25, 2006 2:00 am

Re: TORPILLEUR 310 - Marine Nationale

Message par Ar Brav » dim. févr. 22, 2009 12:05 pm

Bonjour à tous,

Une autre vue du Torpilleur 310 :

Image

Remerciements et sources :
Yann Tanguy, photo collection Yann Tanguy


Cordialement,
Franck
www.navires-14-18.com
Le cœur des vivants doit être le tombeau des morts. André Malraux.

Avatar de l’utilisateur
marc terraillon 1
Messages : 141
Inscription : ven. oct. 31, 2008 1:00 am

Re: TORPILLEUR 310 - Marine Nationale

Message par marc terraillon 1 » dim. févr. 22, 2009 5:05 pm

Bonjour

La fiche du torpilleur 310 a été mise à jour

http://navires-14-18.com/fichiers/T/TOR ... _MN_V4.pdf

A bientot
Cordialement
Marc TERRAILLON

Rutilius
Messages : 14211
Inscription : mar. avr. 22, 2008 2:00 am

Re: TORPILLEUR 310 - Marine Nationale

Message par Rutilius » mer. mai 31, 2017 2:07 pm

.
Bonjour à tous,


Le Torpilleur 310 fut administrativement considéré comme bâtiment armé en guerre du 2 août 1914 au 24 octobre 1919.

[Circulaire du 25 avril 1922 établissant la Liste des bâtiments et formations ayant acquis, du 3 août 1914 au 24 octobre 1919, le bénéfice du double en sus de la durée du service effectif (Loi du 16 avril 1920, art. 10, 12, 13.), §. A. Bâtiments de guerre et de commerce. : Bull. off. Marine 1922, n° 14, p. 720 et 769.].

Du 1er avril au 3 octobre 1915, il prit part aux opérations des Dardanelles [Circulaire du 17 décembre 1931 relative à l’attribution de la Médaille commémorative serbe aux personnels militaires et civils de la Marine, Annexe I., Partie I., B. : J.O. 20 déc. 1931, p. 12.904.]. Puis, du 3 octobre 1915 au 4 juillet 1916, il appartint aux forces navales basées à Salonique (Ibid.).
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
Messages : 14211
Inscription : mar. avr. 22, 2008 2:00 am

Re: TORPILLEUR 310 - Marine Nationale

Message par Rutilius » ven. juin 09, 2017 8:32 pm

.
Bonsoir à tous,


■ Le commandant du Torpilleur 360 à partir du 1er avril 1915.

— COSME Ernest Jean François Robert, né le 27 mai 1883 à Agen (Lot-et-Garonne), au 2, place Saint-Georges, et décédé le 19 novembre 1956 à Paris (XIVe Arr.).

V. sa biographie sous le sujet « TORPILLEUR 360 —Torpilleur numéroté, type 295 (1906~1922). » —> http://pages14-18.mesdiscussions.net/pa ... _1.htm#bas
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
Messages : 14211
Inscription : mar. avr. 22, 2008 2:00 am

Re: TORPILLEUR 310 - Marine Nationale

Message par Rutilius » sam. juin 10, 2017 1:08 am

.
Bonsoir à tous,


■ Marin du Torpilleur 310.


— AUBRAY Armand, matelot de ... classe timonier breveté, matricule n° 50.800 – 5.

Cité à l’ordre de l’armée dans les termes suivants (J.O. 1er août 1915, p. 5.288) :

« Aubray (Armand), matelot timonier breveté, 50.800 – 5, du Torpilleur 310 : a transmis, entièrement découvert, un signal à bras long et important, destiné au général commandant les troupes de débarquement, au milieu d’une fusillade intense et avec le plus grand sang-froid. »


L’Intransigeant, n° 12.815, Lundi 16 août 1915, p. 1.


« UN HÉHOS DE PLUTARQUE

Le timonier du "310"

Dans une des dernières listes de citations à l’ordre de l’armée navale, celle-ci mérite d’être signalée :


"Aubray (Armand), matelot timonier breveté, 50.800 – 5, du Torpilleur 310 : a transmis, entièrement découvert, un signal à bras long et important, destiné au général commandant les troupes de débarquement, au milieu d’une fusillade intense et avec le plus grand sang-froid."

C’est aux Dardanelles, pendant le débarquement du corps expéditionnaire, que le timonier Aubray a accompli simplement ce geste héroïque, avec un mépris de la mort magnifique.
Il fallait, coûte que coûte, aviser le général commandant nos troupes d’un mouvement duquel dépendait le succès de l’opération. On ne pouvait pas se servir de la télégraphie sans fil, aucun poste n’ayant pu être installé à terre ; on ne pouvait pas davantage faire un signal par pavillons, impossible à interpréter sans code, — peut-être aussi n’y avait-il pas de vent pour faire flotter les pavillons qui, pendant le long des drisses, ne pouvaient pas être distingués les uns des autres. Alors on eut recours aux signaux à bras.
Dans ces signaux, les positions différentes des bras représentent les lettres de l’alphabet, ce qui permet de signaler des mots et des phrases sans avoir besoin de livres de signaux. Quand on veut transmettre une communication par ce moyen, le matelot signaleur qui en est chargé se place bien en vue, dans un endroit dégagé ou devant une chose de couleur telle que celle de ses vêtements puisse s’en détacher nettement, puis il appelle l’attention du navire ou du poste avec lequel il veut communiquer en agitant à la main un objet quelconque ; cela s’appelle "attaquer". A la fin de chaque phrase, le matelot qui interprète le signal indique, par un geste convenu, qu’il a compris, c’est l’ "aperçu" ; s’il n’a pas compris, le signaleur recommence la phrase.
Ces explications sont nécessaires pour apprécier comme il convient l’acte de froide bravoure du timonier Aubray.
Vous voyez cette scène grandiose !
L’amiral a fait appeler le commandant du 310 et lui a dit :

— Vous allez faire route sur tel point et là vous vous approcherez le plus possible de terre, de façon à signaler à bras l’ordre que voici.
Le torpilleur, en sondant, s’est rapproché du rivage. Les balles commencent à pleuvoir le long du bord. Sur l’ordre du commandant, l’équipage s’est mis à l’abri. Le commandant, dans le kiosque, donne des ordres à la barre et à la machine pour maintenir son bateau dans la même position. Les balles maintenant frappent la coque, éraflent le kiosque, la cheminée, les manches à vent ; les canots pliants en toile sont déchiquetés : le torpilleur est une cible sur laquelle tire toute une armée.
C’est alors qu’apparaît sur le pont désert le timonier Aubray, tout de blanc vêtu et tenant à la main le long et important signal qu’il doit signaler à bras. Posément, il "attaque" le poste qu’on lui a indiqué et il continue jusqu’à l’ "aperçu". Les balles martèlent les tôles et ricochent de tous côtés.
Le signal est commencé. Attentivement, le timonier lit chaque phrase avant de la transmettre ; ses bras, vigoureusement, prennent nettement les positions dont chacune n’est qu’une lettre du long message ; il ne se hâte pas ; il veut être compris, bien compris ; il n’y arrive pas toujours : alors, froidement, il recommence.
La fine silhouette blanche du timonier est devenue le point de mire des régiments turcs. On ne s’occupe plus que de lui, aussi bien de notre côté où on l’admire que du côté de l’ennemi qui le vise.
Cet homme retient l’attention de deux armées !
A bord du torpilleur, les portes des capots s’entr’ouvrent, malgré la défense du commandant. On veut voir ce spectacle vraiment beau, ce miracle d’invulnérabilité.
Enfin, le signal est terminé et Aubray, souriant, passe des bras de son commandant dans ceux de ses camarades, pendant que le torpilleur, à toute allure, se dirige vers le navire amiral pour rendre compte de sa périlleuse mission.
N’est-ce pas, que le timonier du 310 égale les plus purs héros de Plutarque ?

Raymond Lestonnat.
»
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Répondre

Revenir à « MARINE »