ATLANTIQUE - Compagnie des Messageries Maritimes

Marine, bateaux & marins pendant la Grande Guerre
Rutilius
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ATLANTIQUE ― Paquebot ― Compagnie des Messageries maritimes.

Message par Rutilius » jeu. juin 07, 2012 7:11 pm

Bonsoir à tous,


Passager militaire décédé à bord du paquebot Atlantique


― ALEXANDRE-LÉPINE Edmond Joseph Louis Auguste, né le 17 mai 1864 à Riom (Puy-de-Dôme), décédé le 5 décembre 1915 (Maladie contractée en service : asystolie), Capitaine, 3e Régiment de tirailleurs tonki-nois, matricule au corps inconnu, classe 1884, n° 551 au recrutement de Cahors [Acte transcrit à Thon-nance-lès-Joinville (Haute-Marne), le 3 janv. 1916].

Cet officier était alors trésorier de l’état-major du 3e Régiment de tirailleurs tonkinois à Bac-ninh (Annuaire de l’Indochine 1915, p. 25). Il est décédé à Suez, lors de son rapatriement d’Indochine, vraisem-blablement pour raisons de santé.

• Fils de Jean Auguste ALEXANDRE-LÉPINE, officier d’infanterie [Capitaine au 60e Régiment d’infanterie de ligne en 1864], et de Françoise Mathilde DROST, décédée le 21 septembre 1866 à Cahors (Lot), sans profession, son épouse.

• Époux de Marie Angèle COTTIN, née le 8 octobre 1872 à Tillenay (Côte-d’Or), avec laquelle il avait contracté mariage à Auxonne (– d° –), le 4 novembre 1893 (Registre des actes de mariage de la commune d’Auxonne, Année 1893, f° 80, acte n° 108) ; union dissoute par un jugement prononcé par le Tribunal civil de la Seine le 22 juillet 1913 (Ibid. – Mention marginale).

Fille de François Régis COTTIN, négociant, décédé le 24 février 1879 à Tillenay, et de Jeanne MAGNET, propriétaire, son épouse (Ibid.).

Distinction honorifique

□ Par décret du Président de la République en date du 11 juillet 1901 (J.O. 12 juill. 1902, p. 4.300), nommé au grade de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. Alors lieutenant au 105e Régiment d’infanterie.

V. Base Léonore, Dossier LH/18/42 —> http://www.culture.gouv.fr/LH/LH002/PG/ ... 42v001.htm
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Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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Message par Rutilius » jeu. juin 07, 2012 10:14 pm

Bonsoir à tous,


■ Historique (complément).

— Novembre ~ Décembre 1916 : Transporte depuis l’Indochine jusqu’à Marseille un important groupe d’ouvriers auxiliaires tonkinois et annamites destinés aux usines de guerre.

L’Ouest-Éclair — éd. de Rennes —, n° 6.264, Lundi 25 décembre 1916, p. 2.

« La main-d’œuvre annamite

Marseille, 24 décembre. — Le paquebot Atlantique, des Messageries Maritimes, est arrivé ce matin à Marseille, venant de l’Extrême-Orient, ayant à son bord de nombreux passagers, parmi lesquels des fonc-tionnaires de divers ordres, des officiers et un groupe important d’ouvriers d’art tonkinois et annamites pour nos diverses usines de guerre. »
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Message par Rutilius » jeu. juin 07, 2012 11:24 pm

Bonsoir à tous,

Lors de son torpillage, le paquebot Atlantique ne se trouvait placé ni sous le régime de la réquisition ni sous celui de l’affrètement : malgré les hostilités, il continuait à assurer le service postal et commercial entre la France et l’Extrême-Orient, auquel la Compagnie des messageries maritimes demeurait astreinte en vertu de la convention du 11 juillet 1911 la liant à l’État. Ceci ressort implicitement mais néces-sairement de l'arrêt rendu par le Conseil d’État le 18 mai 1923 sur la requête en indemnité formulée après-guerre par ladite société.


• Conseil d’État, 18 mai 1923, Compagnie des messageries maritimes, Req. n° 67.048 (Recueil des arrêts du Conseil d’État 1923, p. 423 et 424).

FOURNITURES ET MARCHÉS. — SERVICES MARITIMES POSTAUX. — NAVIRE TORPILLÉ. — AUTORISATION DE CESSER LE SERVICE NON DONNÉE. — RISQUES DE GUERRE A LA CHARGE DE L'ÉTAT.

18 mai. — 67.048. Compagnie des messageries maritimes.

MM. Basset, rapp. ; Rivet, c. du g. ; Mes Hannotin et Labbé, av.

Vu LA REQUÊTE de la Compagnie des messageries maritimes, société anonyme dont le siège est à Paris, 9, rue de Sèze..., tendant à ce qu’il plaise au Conseil annuler une décision, en date du 7 février 1919, par laquelle le commissaire aux transports maritimes et à la marine marchande a refusé de lui allouer une indemnité pour privation de jouissance pendant l’exécution des travaux de réparation du paquebot Atlantique, torpillé le 19 mai 1918 au cours d'un voyage contractuel, et par voie de conclusions addi-tionnelles une décision, en date du 26 novembre 1919, par laquelle le Commissaire aux transports mari-times et à la marine marchande a refusé de mettre à la charge de l’État les conséquences d’une collision causée dans la nuit du 4 au 5 janvier 1919 par une bourrasque pendant le cours de l’immobilisation du navire susmentionné ;
Vu la convention du 11 juillet 1911, ensemble le cahier des charges annexé à ladite convention et la loi du 30 décembre 1911 qui l’a ratifiée ; le décret du 11 juin 1806 ;

CONSIDÉRANT que le paquebot Atlantique, appartenant à la Compagnie des messageries maritimes et affecté au service postal et commercial entre la France et l’Extrême-Orient, a été torpillé en Méditerranée le 19 mai 1918 ; qu’il put gagner Bizerte où il fut réparé provisoirement, puis la Ciotat où il fut remis en état ; que, pendant son séjour dans ce dernier port, de nouvelles avaries lui furent causées par une bourrasque sans d’ailleurs qu’aucune faute ait été relevée à la charge de la compagnie ;
Considérant que, se fondant sur l’article 97, §. 2 du cahier des charges annexé à la convention passée le 11 juillet 1911, entre l’État et la Compagnie des messageries maritimes, aux termes duquel « tant que la compagnie n’a pas été autorisée à cesser le service et jusqu’au moment de la rentrée au port français le plus proche des navires postaux, l’État supporte les risques de guerre dont la compagnie viendrait à souffrir », la société a demandé et demande encore aujourd’hui que l’indemnité à elle allouée tienne compte du préjudice résultant pour elle de la privation de jouissance du navire pendant la durée de son immobilisation pour cause de réparation, de la valeur des approvisionnements détruits à bord par la torpille, des taxes et droits divers acquittés dans le port de Bizerte et des avaries nouvelles subies par le navire dans le port de la Ciotat dans la nuit du 4 au 5 janvier 1919 ;
Considérant qu’il n'est pas contesté que, malgré les hostilités, la société requérante n’avait pas été autorisée à interrompre son exploitation et que le paquebot Atlantique assurait le service qu’elle était obligée de faire en vertu de son contrat avec l’État ; que, dans ces circonstances, l’État qui, en vertu des dispositions ci-dessus rappelées du cahier des charges avait assumé sans restriction ni réserve la charge des risques de guerre des navires qu'il contraignait la compagnie à faire naviguer, était responsable de toutes les conséquences dommageables du torpillage de l’Atlantique par un sous-marin ennemi ; qu’ainsi, c’est à tort que les décisions des 7 février 1919, 26 novembre 1919 et 9 août 1920 ont rejeté les demandes de la société requérante ;
Mais considérant que l’état de l’instruction ne permet pas de fixer immédiatement les indemnités dues à la compagnie ; qu’il y a donc lieu de la renvoyer devant le ministre chargé des services de la Marine mar-chande pour être procédé à la liquidation de ces sommes en capital et intérêts ;...

(Décisions du Commissaire aux transports maritimes et à la marine marchande, en date des 7 février 1919 et 26 novembre 1919, et du sous-secrétaire d’État des Ports maritimes, de la Marine marchande et des Pêches, en date du 9 août 1920, annulées ; Compagnie des messageries maritimes renvoyée devant le ministre chargé des services de la Marine marchande pour être procédé à la liquidation en capital et intérêts des sommes à elles dues pour destruction d’approvisionnements à bord du paquebot Atlantique par l’explosion d’une torpille, pour privation de jouissance de ce navire pendant la durée de son immo-bilisation pour cause de réparation, pour taxes et droits divers acquittés dans le port de Bizerte et pour nouvelles avaries subies dans le port de la Ciotat ; dépens mis à la charge de l’État).
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Bien amicalement à vous,
Daniel.

olivier 12
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Re: ATLANTIQUE - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par olivier 12 » ven. juil. 11, 2014 3:40 pm

Bonjour à tous,

2 CP de l'ANGKOR, ex-ATLANTIQUE, après sa refonte totale suite au torpillage

Image

Image

Cdlt
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Message par Rutilius » lun. févr. 15, 2016 2:48 pm

Bonjour à tous,


Récompenses consécutives à l’attaque à la torpille du 9 mai 1918


Témoignage officiel de satisfaction

Journal officiel du 27 juin 1918, p. 5.538.

Image


Inscription au tableau spécial de la Légion d’honneur

□ Par arrêté du Ministre de la Marine ne date du 20 janvier 1919 (J.O. 25 janv. 1919, p. 996), le capitaine au long-cours Philippe GARY, qui commandait le paquebot Atlantique lors de l’attaque dont fit l’objet ce bâtiment le 9 mai 1918, fut inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants :

J.O. 25-I-1919 - 996 - .jpg
J.O. 25-I-1919 - 996 - .jpg (35.77 Kio) Consulté 33 fois
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Alexandra Cottet
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Re: ATLANTIQUE - Compagnie des Messageries Maritimes

Message par Alexandra Cottet » ven. août 02, 2019 10:01 am

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L’Atlantique après son torpillage
6D135405-C9EE-40F8-9565-BEA482CB7EFE.jpeg (138.53 Kio) Consulté 60 fois
Bonjour, une photo de mon arrière-grand-père Pierre Cottet (second mécanicien), posant avec l’équipage de l’Atlantique après le torpillage.

Alexandra

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Message par Rutilius » sam. août 03, 2019 5:18 pm

Bonsoir à tous,


Le capitaine du paquebot Atlantique en 1918


— GARY Philippe Guillaume, né le 24 juillet 1863 à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise — aujourd’hui Yvelines), au 21, rue de Versailles, et décédé le ... à ... (...).

• Fils d’Yves Alfred Philippe Antoine GARY, né le 13 juin 1829 à Libourne (Gironde), capitaine au long-cours, et d’Élise HOCQUET, née le 16 février 1831 à Paris (ex-IIe Arr.), sans profession ; époux ayant contracté mariage à Saint-Germain-en-Laye, le 4 septembre 1862 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Germain-en-Laye, Année 1862, f° 67, acte n° 97 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Germain-en-Laye, Année 1863, f° 35, acte n° 206).

• Époux de Geneviève Victoire ROUZÈS, née le 14 décembre 1860 à Bordeaux (Gironde) et décédée le ... à ... (...), institutrice, avec laquelle il avait contracté mariage dans cette ville, le 25 septembre 1888 (Registre des actes de mariage de la ville de Bordeaux, Année 1888, 2e Section, f° 65, acte n° 500).

Fille de Jean-Baptiste Émile ROUZÈS, employé à la Compagnie des chemins de fer du Midi, et de Marie HOURDEBAIGT, sans profession, son épouse (Ibid.).

**********

Classe 1883, n° 1.011 au recrutement de Bordeaux. Capitaine au long-cours inscrit au quartier de Bordeaux, n° 513 [Initialement inscrit au même quartier, n° 900].

Distinctions honorifiques

□ Cité à l’ordre du corps d’armée le 16 septembre 1918.

□ Par arrêté du Ministre de la Marine ne date du 20 janvier 1919 (J.O. 25 janv. 1919, p. 996), inscrit au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de chevalier dans les termes suivants : « M. Gary (Philippe), Bordeaux 513, capitaine au long cours : cité à l’ordre du corps d’armée (16 septembre 1918) pour l’énergie et les qualités de marin dont il a fait preuve en réussissant à ramener au port son navire torpillé. »
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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