SAINT ANTOINE Trois-mâts goélette terre-neuvier

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olivier 12
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Re: SAINT ANTOINE Trois-mâts goélette terre-neuvier

Message par olivier 12 » sam. juil. 03, 2010 1:37 pm

Bonjour à tous,

SAINT ANTOINE

Trois-mâts goélette de Paimpol armé pour la pêche à la morue sur la zone de Terre-Neuve.
400 tpl 217 tx JB
Armateur Mr. Jean-François DAUPHIN, de Paimpol.
Capitaine BUNEL François. 26 hommes en tout.

La perte de SAINT ANTOINE

Avait quitté Paimpol le 28 Mars 1917 et s’était arrêté à Lisbonne jusqu’au 30 Avril pour y embarquer du sel. Arrivé sur les bancs le 25 Mai.
Début Septembre, pêche terminée, se rend à Saint Pierre pour embarquer de l’eau. Appareille de Saint Pierre pour Paimpol le 16 Septembre avec 3700 quintaux de morues et un passager, Louis GAUTHIER, marin de la JEANNETTE, inscrit à Dinan, qui avait été laissé à l’hôpital de Saint Pierre.

A 13h30 le 3 Octobre, le trois-mâts se trouve approximativement par 47°27 N et 09°10 W. Jolie brise d’WNW fraîchissant. Route ESE vent arrière, toutes voiles dessus à 6 nœuds.
A 3 ou 4 milles derrière lui se trouvait le morutier STELLA qui faisait même route, en vue depuis le jour.

Entendu soudain un coup de canon tout proche et vu un sous-marin à 200 m tribord, marchant à contre-bord en surface. Il vire de bord et donne la chasse à SAINT ANTOINE qui n’avait pas mis en panne.
Aussitôt, le capitaine fait mettre en panne et décide d’abandonner le navire. 8 doris avaient été préparés avec de l’eau et un compas, comme c’est réglementaire. L’abandon s’effectue en ordre et le capitaine quitte le navire le dernier avec les papiers du bord. Le sous-marin tire un coup d’avertissement sur le STELLA, s’approche des doris et prend trois hommes d’un doris à son bord.
Il tire trois coups de canon à petite distance, sans le couler, puis, craignant de laisser s’échapper le STELLA se dirige vers lui.
Après avoir coulé le STELLA, il revient près du SAINT ANTOINE qu’il coule à 16h00 de 4 ou 5 coups de canon. Il s’éloigne ensuite vers le sud et plonge.

Après l’abandon, le vent force et le temps devient mauvais.
Le doris n° 8, portant 4 hommes, perd les autres de vue dans la nuit. Il doit affaler sa voile et disposer une ancre flottante pour se maintenir dans le mauvais temps. Le 4 Octobre vers 16h00, ce doris est secouru par le trois-mâts goélette ETOILE POLAIRE, faisant route de Pointe à Pitre sur Saint Nazaire. La position de récupération est 47°27 N 08°20 W.
Presque aussitôt, ETOILE POLAIRE retrouve 2 doris du STELLA portant 11 hommes.
Les 15 Naufragés sont débarqués à Saint Nazaire le 6 Octobre à 10h00 du matin.

Première commission d’enquête


Réunie dès le 6 Octobre à Saint Nazaire, elle interroge :

ARTHUR Ange Lieutenant Paimpol
GEFFROY Joseph Patron de doris Paimpol
JACOB Louis Patron de doris Paimpol
FLOCH Guillaume Mousse Paimpol

tous rescapés du doris n° 8 rapatriés par ETOILE POLAIRE.

Elle conclut que le capitaine a fait tout ce qui était possible pour sauver son personnel et ne peut être que félicité pour les dispositions prises à cet effet.
Elle note toutefois que la veille était mal assurée sur ce navire puisqu’un sous-marin naviguant à 200 m n’a été aperçu qu’après qu’il eût tiré un coup de canon d’avertissement.

Elle propose une citation à l’ordre de l’Armée pour le capitaine BUNEL, au cas où il n’aurait pas été sauvé, au motif :

« Est mort à son poste après avoir accompli tout son devoir et fait tout ce qui était possible pour sauver son navire et son équipage ».

Elle propose aussi des félicitations au trois-mâts SAINT ANTOINE au motif : « étant attaqué par un sous-marin et ne possédant aucun moyen de défense, a fait face à la situation avec sang froid et discipline. »

Deuxième commission d’enquête

On apprend alors que ce même jour, 6 Octobre 1917, un 2e doris a été récupéré par l’aviso YSER (nota : construit à Rochefort et entré en service le 12 Septembre précédent).

Ce doris portait

GEFFROY Claude Matelot Paimpol
THOMAS Jacques Matelot Paimpol
FERLICOT Emmanuel Matelot Paimpol
PINARD Yves Novice Paimpol

Ils sont interrogés à Brest et la contradiction avec les conclusions de la commission de Saint Nazaire est totale.

De plus, le 8 Octobre arrive à Marine Paris un télégramme de Saint Nazaire indiquant :

« Suis informé par le préposat de Pornic que 4 naufragés du SAINT ANTOINE ont débarqué le 8 au matin à Sainte Marie sur mer. ( Nota : on peut penser, qu’épuisés, ils n’ont pas eu la force d’atteindre Pornic et ont sans doute débarqué sur le première plage de Sainte Marie située dans la petite anse du Porteau) Après interrogatoire à Pornic, ils ont été dirigés sur Paimpol.
Ces naufragés sont :

TRONEL Elie Second Saint Malo
ORIAL Jean Matelot Dinan
ANDRIEUX Jean Matelot Saint Brieuc
GAUTHIER Louis Passager Dinan (matelot de JEANNETTE rapatrié de l’hôpital de Saint Pierre)

Ces hommes sont interrogés à Pornic et la contradiction avec les conclusions de la commission de Saint Nazaire est à nouveau totale.

Tout d’abord, l’officier enquêteur précise qu’il s’agit du trois mâts SAINT ANTOINE et non SAINT ANTOINE DE PADOUE comme écrit dans le dossier … (la rigueur française sans doute !!)

Il écrit que si le novice Pinard, malade, n’a pu venir déposer, les matelots Geffroy, Thomas et Ferlicot précisent bien que leur doris n’avait ni compas, ni eau, ni biscuit et que c’est un miracle qu’ils ne soient pas morts de soif et de faim après 4 jours passés dans une mer démontée.

Tous les témoins rapportent les faits comme suit :

Le navire a quitté Saint Pierre le 16 Septembre après 5 jours passés sur rade. Le capitaine, pour on ne sait quelle raison (sans doute pour nous blaguer a dit un témoin très sérieux, le matelot ORIAL) a laissé ignorer à ses hommes le retour sur la France, leur disant qu’on allait faire encore quelques journées de pêche.
D’ailleurs, pendant tout le séjour à Saint Pierre, on ne l’a pas vu à bord et il n’est rentré que quelques heures avant l’appareillage.
Le 26 Septembre, le capitaine a donné l’ordre de briquer les doris. Il a fait disposer les 8 meilleurs sur le pont, en 4 groupes, et a fait mettre les compas dans sa chambre. Les caisses à eau et à biscuits ont été vidées et nettoyées, puis mises sur le panneau de cale. Les hommes se sont étonnés que le capitaine ne fasse pas regréer les doris et le 2 Octobre, veille de la catastrophe, le second Tronel et le lieutenant Arthur ont rempli leurs caisses et les ont remises dans leurs doris. Deux autres patrons de doris en auraient fait autant, mais ils n’en sont pas sûrs. Quant aux compas, personne n’a osé aller les chercher dans la chambre du capitaine.

Le président de la commission d’enquête fait remarquer à Tronel qu’en qualité de second il aurait du provoquer les ordres du capitaine. Celui-ci a répondu qu’il ne se croyait pas le droit de lui adresser des observations. L’officier enquêteur lui fait alors remarquer que, puisqu’il a pris sur lui de gréer son doris à défaut d’ordre du capitaine, il aurait du conseiller à tous les patrons d’en faire autant.

En réalité, il s’avère que tout le monde avait peur du capitaine. On ne pouvait rien lui dire sans se faire rabrouer et, de plus, il buvait.
Il n’y avait aucun rôle de sauvetage et c’est au moment de l’abandon que les hommes se sont arrangés à la hâte entre eux.
C’est ainsi qu’un doris a été armé par deux novices inexpérimentés et ne sachant pas nager, un matelot fatigué de 53 ans et un autre de 45 ans. Ce doris s’est retrouvé par la suite dans de très fâcheuses conditions pour résister au très mauvais temps et prendre la cape.

Le lieutenant Arthur, qui avait eu l’heureuse idée de garnir d’eau et de biscuit son doris la veille de la catastrophe, avait en plus, au dernier moment, réussi à prendre un compas.
Il s’est défendu d’avoir jamais dit, lors de l’enquête menée à Saint Nazaire, que tous les doris étaient gréés comme le sien, ni surtout d’avoir attribué au capitaine cette initiative. Au contraire, il lui reproche amèrement ses négligences.

La commission d’enquête de Brest conclut donc que le capitaine Bunel s’est rendu coupable de négligences graves.

Liste des disparus

Aucun autre doris ne sera retrouvé. Il subsiste un petit doute quant aux trois hommes pris par le sous-marin ? Sans doute ont-ils été remis dans leur doris, mais le fait n’est pas mentionné dans le dossier d’enquête.

BUNEL François Capitaine
SOHIER Edouard Maître
CHAPPEDELAINE Georges Saleur
HIARD Pierre Matelot
FLOURY Jean Matelot
KERNIVINEN Matelot
LE DU François Matelot
MILON Matelot
HAMON Matelot
DANIEL Matelot
GALLIC Matelot
ETIENNE Matelot
ROPERS Novice
FICHOU Novice

Le sous-marin attaquant

C’était l’U 60 du KL Karl Georg SCHUSTER.
Peut-être peut-on trouver sur son KTB traces des marins pris dans un doris?

Cdlt
olivier

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Yves D
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Re: SAINT ANTOINE Trois-mâts goélette terre-neuvier

Message par Yves D » sam. juil. 03, 2010 7:12 pm

Bonjour Olivier, bonjour à tous
Ci dessous un document provenant du dossier Jeannette au SHD (coulé par U 90) où il est fait référence au Saint Antoine.

Image

Je n'ai pas le KTB U60 à cette date mais je vois si je peux le trouver. Je pense néanmoins que ces 3 hommes un temps retenus sur l'U 60 ne sont pas restés à bord ; le sous-marin aura sans doute eu besoin ou pensé avoir besoin de leur doris.
Quelle différence entre les deux rapports d'enquête ! Pas glorieux non plus pour le capt. Bunel.
Amts
Yves
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GERAUD
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Re: SAINT ANTOINE Trois-mâts goélette terre-neuvier

Message par GERAUD » ven. août 27, 2010 11:40 pm

Bonjour à tous,
J'ai vu ce jour à la mairie de Plouha les transcriptions des jugements déclaratifs de décès pour deux des membres de l'équipage du Saint Antoine.
Acte n°9 de 1919 concerne ETIENNE Arsène Marie né le 27/01/1871 à Guernesey, matelot domicilié à Plouha (Côtes du Nord)
Acte n°10 de 1919 concerne FICHOU Yves Marie né à Plouha le 10 octobre 1899, novice, domicilié à Plouha.
Cordialement,
Géraud

Rutilius
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SAINT-ANTOINE ― Trois-mâts goélette terre-neuvier ― Armement Jean-François Dauphin, Paimpol.

Message par Rutilius » jeu. sept. 09, 2010 11:47 am

Bonjour à tous,

olivier 12 a écrit :
sam. juil. 03, 2010 1:37 pm

« … un doris a été armé par deux novices inexpérimentés et ne sachant pas nager, un matelot fatigué de 53 ans et un autre de 45 ans. Ce doris s’est retrouvé par la suite dans de très fâcheuses conditions pour résister au très mauvais temps et prendre la cape. »
Le « matelot de 45 ans » ainsi évoqué par les rescapés devant la commission d'enquête était Arsène ÉTIENNE, matelot inscrit au quartier de Paimpol sous le n° 11.458, et alors âgé de 46 ans, puisque né le 27 janvier 1871.

Outre lui, auraient donc pris place dans le doris disparu le « matelot fatigué de 53 ans », ainsi que les deux novices inexpérimentés Yves Marie FICHOU ― également inscrit au quartier de Paimpol sous le n° 8.849 et, comme Arsène ÉTIENNE, domicilié à Plouha ― et Émile Marie ROPERS.
Dernière modification par Rutilius le dim. juil. 18, 2021 9:49 pm, modifié 3 fois.
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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SAINT-ANTOINE ― Trois-mâts goélette terre-neuvier ― Armement Jean-François Dauphin, Paimpol.

Message par Rutilius » mar. sept. 28, 2010 8:00 pm

Bonsoir à tous,

□ Le novice Yves Marie FICHOU était cousin germain par son père du mousse Marcel Gabriel Joseph Marie FICHOU, également né à Plouha (Côtes-d’Armor ― aujourd'hui Côtes-d'Armor), le 8 août 1901, fils de Joseph FICHOU, marin, et de Catherine LE PICARD, « ménagère ». Ce mousse avait lui-même disparu le 19 septembre précédent, lors de la perte du quatre-mâts barque Blanche, de l’armement Antoine-Dominique Bordes, torpillé par le sous-marin allemand U-151 (Kapitänleutnant Waldemar KOPHAMEL) à 300 milles des côtes françaises, par 47° 00 N. et 10°30 W., alors qu'il allait de La Pallice en Australie pour un voyage au blé.

[V. ici le sujet correspondant ―> viewtopic.php?f=29&t=43821]

(Communication de Géraud)
Dernière modification par Rutilius le jeu. juil. 15, 2021 5:28 pm, modifié 3 fois.
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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Terraillon Marc
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Re: SAINT ANTOINE Trois-mâts goélette terre-neuvier

Message par Terraillon Marc » mar. déc. 21, 2010 11:43 am

Bonjour

Le navire a l'indice (1) dans la base de données

A bientot
Cordialement
Marc TERRAILLON

A la recherche du 17e RIT, des 166/366e RI et du 12e Hussards.

Rutilius
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SAINT-ANTOINE ― Trois-mâts goélette terre-neuvier ― Armement Jean-François Dauphin, Paimpol.

Message par Rutilius » dim. juil. 18, 2021 11:52 pm

Bonsoir à tous,


Marins disparus après le naufrage du trois-mâts goélette terre-neuvier
Saint-Antoine, survenu le 3 octobre 1917

[15]

[Jugement déclaratif de décès prononcé le 9 janvier 1919
par le Tribunal civil de 1re instance de Saint-Brieuc]

Judiciairement déclarés « Morts pour la France »


— BUNEL François Marie Joseph, né le 25 mars 1880 à La Vicomté-sur-Rance (Côtes-du-Nord ― aujour-d’hui Côtes-d’Armor) et domicilié à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) (Jugement déclaratif de décès transcrit le 5 nov. 1919 à Saint-Malo : Registre des actes de décès de la ville de Saint-Malo, Année 1919, acte n° 254). Capitaine, maître au cabotage [Brevet conféré le 9 mai 1909], inscrit au quartier de Saint-Malo, n° 546.

• Fils de François BUNEL, né vers 1843, décédé le 19 janvier 1886 à Libreville (Gabon), marin, et de Ju-lienne Marie BUNEL, née vers 1850, « ménagère », son épouse (Registre des actes de naissance de la com-mune de La Vicomté-sur-Rance, Année 1880, f° 5, acte n° 8).

• Époux de Marie Françoise BEAULIEU, née le 30 mars 1861 à Saint-Benoît-des-Ondes (Ille-et-Vilaine), « débitante de boissons », avec laquelle il avait contracté mariage à Saint-Malo, le 7 décembre 1908 (Re-gistre des actes de mariage de la ville de Saint-Malo, Année 1908, f° 48, acte n° 90).

― SOHIER Édouard Joseph, né le 3 octobre 1884 à Pleurtuit (Ille-et-Vilaine) et y domicilié (Jugement déclaratif de décès transcrit le 11 nov. 1919 à Pleurtuit : Registre des actes de décès de la commune de Pleurtuit, Année 1919, acte n° 104). Maître d'équipage, inscrit au quartier de Saint-Malo, n° 1.604.

• Fils de Louis Jean Marie SOHIER, né le 7 août 1855 à Pleurtuit, marin, disparu en mer postérieurement à la date du 18 mars 1889 avec le brick goélette terre-neuvier Ella dans la traversée de Saint-Malo à Saint-Pierre-et-Miquelon (Trib. civ. Saint-Malo, 11 juill. 1891, transcrit le 4 nov. 1891 à Pleurtuit : Registre des actes de décès de la commune de Pleurtuit, Année 1891, f° 17, acte n° 99). Et de Marie Ange LEBRAS, née le 10 novembre 1858 à Pleurtuit, « ménagère ». Époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 27 octobre 1875 (Registre des actes de mariage de la commune de Pleurtuit, Année 1875, f° 16, acte n° 34 ∽ Registre des actes de naissance de la commune de Pleurtuit, Année 1884, f° 17, acte n° 87).

• Petit-fils de Jean Marie SOHIER, né le 15 novembre 1823 à Pleurtuit, matelot charpentier inscrit au quartier de Saint-Malo, f° 2.235, n° 69, décédé en mer le 24 juin 1871, par 35° 44’ N. et 0° 21 W., à bord du trois-mâts Le Lombard, du port de Marseille (Registre des actes de décès de la commune de Pleurtuit, Année 1871, f° 17, acte n° 121).

• Époux de Léonie Louise BÉZARD, née le 17 septembre 1882 à Pleurtuit, « ménagère », avec laquelle il avait contracté mariage dans cette commune, le 22 janvier 1907 (Registre des actes de mariage de la com-mune de Pleurtuit, Année 1907, f° 2, acte n° 2).

― CHAPPEDELAINE Georges Jean Marie, né le 16 août 1879 à Cancale (Ille-et-Vilaine), village de la Ville-Pain, et domicilié à Saint-Malo (– d° –) (Jugement déclaratif de décès transcrit le 5 nov. 1919 à Saint-Malo : Registre des actes de décès de la ville de Saint-Malo, Année 1919, acte n° 253). Saleur, inscrit au quartier de Saint-Malo, n° 442 ; classe 1899, n° 1.509 au recrutement de Saint-Malo.

• Fils de Jean Marie CHAPPEDELAINE, né le 15 août 1848 à Cancale, marin, et de Marie Perrine LESGUER, née le 29 juin 1851 à Saint-Jouan-des-Guérets (Ille-et-Vilaine), sans profession ; époux ayant contracté mariage à Cancale, le 3 novembre 1863 (Registre des actes de mariage de la commune de Can-cale, Année 1873, f° 20, acte n° 35 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Cancale, Année 1879, f° 18, acte n° 100).

• Veuf en premières noces de Jeanne Josèphe Marie DUTERTRE, née le 21 septembre 1881 à Saint-Malo et y décédée, le 24 décembre 1911, couturière, avec laquelle il avait contracté mariage dans cette ville, le 11 janvier 1902 (Registre des actes de mariage de la ville de Saint-Malo, Année 1902, f° 4, acte n° 6).

• Époux en secondes noces d’Hélène Ernestine DUTERTRE, née le 12 janvier 1890 à Saint-Malo, avec laquelle il avait contracté mariage dans cette ville, le 30 décembre 1912 (Registre des actes de mariage de la ville de Saint-Malo, Année 1912, f° 74, acte n° 146).

― DANIEL Louis Marie, né le 14 juin 1892 à Kerfot (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor) (Jugement déclaratif de décès transcrit le 30 janv. 1919 à Kerfot : Registre des actes de décès de la com-mune de Kerfot, Année 1919, f° 2, acte n° 2). Matelot, inscrit au quartier de Paimpol, n° 4086 ; classe 1912, n° 1.916 au recrutement de Saint-Brieuc.

• Fils naturel de Marie Louise DANIEL, née le 29 juillet 1862 à Kerfot (Registre des actes de naissance de la commune de Kerfot, Année 1862, f° 10, acte n° 18), « ménagère » (Registre des actes de naissance de la commune de Kerfot, Année 1892, f° 7, acte n° 11). Reconnu par sa mère par acte du 13 novembre 1892 (Ibid., f° 15, acte n° 28). Célibataire.

― ÉTIENNE Arsène Marie, né le 27 janvier 1871 à Guernesey (Îles anglo-normandes, Royaume-Uni) et domicilié à Plouha (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor) (Jugement déclaratif de décès transcrit le 17 janv. 1919 à Plouha : Registre des actes de décès de la commune de Plouha, Année 1919, f° 6, acte n° 9). Matelot, inscrit au quartier de Paimpol, f° 5.729, n° 11.458 ; classe 1891, n° 489 au recrutement de Saint-Brieuc.

• Fils de François Marie ÉTIENNE, né le 3 août 1847 à Danlou (Côtes-du-Nord ― aujour-d’hui Côtes-d’Armor), marin, et d’Eugénie LE CORNEC, née le 16 mai 1848 à Plouha et décédée le 9 juillet 1884 à Guernesey ; époux ayant contracté mariage à Plouha, le 23 février 1870 (Registre des actes de mariage de la commune de Plouha, Année 1870, f° 17, acte n° 16).

• Époux d’Anne-Marie MONTJARRET, née le 6 septembre 1879 à Pléguien (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor), « ménagère », avec laquelle il avait contracté mariage à Plouha, le 24 septembre 1895 (Registre des actes de mariage de la commune de Plouha, Année 1895, f° 25, acte n° 24).

― FLOURY François, né le 23 août 1873 à Quemper-Guézennec (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié (Jugement déclaratif de décès transcrit le 18 janv. 1919 à Quemper-Guézennec : Registre des actes de décès de la commune de Quemper-Guézennec, Année 1919, f° 3, acte n° 4). Matelot, inscrit au quartier de Paimpol, f° 4.427, n° 8.854 ; classe 1893, n° 2.119 au recrutement de Guingamp.

• Fils de Jean FLOURY, né le 1er juin 1837 à Quemper-Guézennec, marin, et de Pétronille ROBERT, née le 25 janvier 1841 à Quemper-Guézennec, ménagère [Filandière en 1868] ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 8 octobre 1868 (Registre des actes de mariage de la commune de Quemper-Guézennec, Année 1868, f° 13, acte n° 12 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Quemper-Guézennec, Année 1873, f° 21, acte n° 39).

• Époux de Marie HERVÉ, née le 20 février 1874 à Pontrieux (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor), aubergiste, avec laquelle il avait contracté mariage dans cette commune, le 5 avril 1899 (Re-gistre des actes de mariage de la commune de Pontrieux, Année 1899, f° 7, acte n° 6).

― GALLIC Yves Marie, né le … à … (…). Matelot, inscrit au quartier de Paimpol, n° 5.083. [Non retrouvé]

• Fils de … et de …

― HAMON François Marie, né le 27 mars 1880 à La Roche-Derrien (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié (Jugement déclaratif de décès transcrit le 18 janv. 1919 à La Roche-Derrien : Registre des actes de décès de la commune de La Roche-Derrien, Année 1919, f° 2, acte n° 2). Matelot, inscrit au quartier de Tréguier, n° 1.547 [Initialement inscrit au même quartier le 28 mars 1899, f° et n° 3.606] ; classe 1900, n° 2.052 au recrutement de Guingamp. [En 1904, exerçait la profession de couvreur].

• Fils d’Yves Marie HAMON, né le 6 avril 1838 à La Roche-Derrien (Registre des actes de naissance de la commune de La Roche-Derrien, Année 1838, f° 12, acte n° 22), couvreur, et de Marie Louise LE TALLEC, née vers 1853, couturière (Registre des actes de naissance de la commune de La Roche-Derrien, Année 1880, f° 8, acte n° 13).

• Époux de Joséphine Marie LE BALLANGER, née le 16 août 1882 à La Roche-Derrien, couturière, avec laquelle il avait contracté mariage dans cette commune, le 26 septembre 1904 (Registre des actes de mariage de la commune de La Roche-Derrien, Année 1904, f° 8, acte n° 7).

― HIARD Pierre Marie, né le 31 octobre 1875 à Saint-Père-Marc-en-Poulet (Ille-et-Vilaine) et domicilié à La Gouesnière (– d° –) (Jugement déclaratif de décès transcrit le 6 nov. 1919 à La Gouesnière : Registre des actes de décès de la commune de La Gouesnière, Année 1919, acte n° 18). Matelot, inscrit au quartier de Saint-Malo, n° 3.781 ; classe 1895, n° 236 au recrutement de Saint-Malo.

• Fils de Pierre Louis HIARD, né le 19 février 1840 à Saint-Père-Marc-en-Poulet, laboureur, et de Marie Mathurine RENARD, née le 23 janvier 1836 à Saint-Guignoux (Ille-et-Vilaine), « ménagère » ; époux ayant contracté mariage à Miniac-Morvan (– d° –), le 28 avril 1873 (Registre des actes de mariage de la commune de Miniac-Morvan, Année 1873, f° 7, acte n° 13 ∽ Registre des actes de naissance de la commune de Saint-Père-Marc-en-Poulet, Année 1875, f° 8 , Acte n° 34).

• Époux de Joséphine Marie Françoise PESTEL, née le 5 novembre 1879 à Saint-Guignoux, « ménagère », avec laquelle il avait contracté mariage dans cette commune, le 11 janvier 1905 (Registre des actes de mariage de la commune de Saint-Guignoux, Année 1905, f° 2, acte n° 1).

― KERNIVINEN Paul Marie, né le 5 février 1875 à Pleumeur-Gautier (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor) et domicilié à Quemper-Guézennec (– d° –) (Jugement déclaratif de décès transcrit le 18 janv. 1919 à Quemper-Guézennec : Registre des actes de décès de la commune de Quemper-Guézennec, Année 1919, f° 4, acte n° 6). Matelot, inscrit au quartier de Paimpol, n° 26.228 [Initialement inscrit au quartier de Tréguier le 8 novembre 1895, f° et n° 3.081] ; classe 1895, n° 37 au recrutement de Guingamp.

• Fils d’Henry KERNIVINEN, né le 15 août 1841 à Ploëzal (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor), laboureur, et de Françoise Virginie LE QUELLEC, née le 30 juillet 1846 à Pleumeur-Gautier, filandière ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 19 février 1866 (Registre des actes de mariage de la commune de Pleumeur-Gautier, Année 1866, f° 3, acte n° 4 ~ Registre des actes de naissance de la commune de Pleumeur-Gautier, Année 1875, f° 7, acte n° 11).

• Époux de Maria TALLEC, née le 12 octobre 1877 à Quemper-Guézennec, sans profession, avec laquelle il avait contracté mariage dans cette commune, le 5 février 1902 (Registre des actes de mariage de la com-mune de Quemper-Guézennec, Année 1902, f° 8, acte n° 7).

― LE DÛ François Marie, né le 27 décembre 1875 à Pléhédel (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié (Jugement déclaratif de décès transcrit le 18 mars 1919 à Pléhédel : Registre des actes de décès de la commune de Pléhédel, Année 1919, f° 6, acte n° 9). Matelot, inscrit au quartier de Paimpol, f° 5.994, n° 11.987 ; classe 1895, n° 105 au recrutement de Saint-Brieuc.

• Fils d’Yves Marie LE DÛ, né le 28 avril 1850 à Pléhédel, marin, et de Marie Yvonne LE BRIAND, née le 7 septembre 1850 à Pléhédel, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 6 novembre 1871 (Registre des actes de mariage de la commune de Pléhédel, Année 1871, f° 11, acte n° 10 ∽ Registre des actes de naissance de la commune de Pléhédel, Année 1875, f° 32, acte n° 60).

• Époux de Bernadette RABIN, née le 15 mai 1876 à Pléhédel, « ménagère », avec laquelle il avait con-tracté mariage dans cette commune, le 1er août 1900 (Registre des actes de mariage de la commune de Pléhédel, Année 1900, f° 12, acte n° 11).

― MILON Louis Marie, né le 1er janvier 1877 à Ploëzal (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor) et domicilié à Pontrieux (– d° –) (Jugement déclaratif de décès transcrit le 18 janv. 1919 à Pontrieux : Registre des actes de décès de la commune de Pontrieux, Année 1919, f° 4, acte n° 5). Matelot, inscrit le 16 décembre 1897 au quartier de Paimpol, f° et n° 3.346 ; classe 1897, n° 300 au recrutement de Guingamp.

• Fils de Jean MILON, né le 8 février 1852 à Ploëzal, journalier, et de Françoise BELLEC, née le 21 avril 1847 à Ploëzal, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 12 avril 1874 (Registre des actes de mariage de la commune de Ploëzal, Année 1874, f° 4, acte n° 3 ∽ Registre des actes de naissance de la commune de Ploëzal, Année 1877, f° 2, acte n° 1).

• Époux de Marie Yvonne LE GULUCH, née le 19 octobre 1876 à La Roche-Derrien (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor), « ménagère », avec laquelle il avait contracté mariage à Pontrieux, le 21 novembre 1900 (Registre des actes de mariage de la commune de Pontrieux, Année 1900, f° 14, acte n° 13).

― FICHOU Yves Marie, né le 10 octobre 1899 à Plouha (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor) et y domicilié (Jugement déclaratif de décès transcrit le 17 janv. 1919 à Plouha : Registre des actes de décès de la commune de Plouha, Année 1919, f° 6, acte n° 10). Novice, inscrit au quartier de Paimpol, n° 8.849.

• Fils de Francisque Gabriel FICHOU, né le 23 juillet 1870 à Plouha, marin, et de Marie Anne LE PICARD, née le 14 octobre 1875 à Plouha, « ménagère » ; époux ayant contracté mariage dans cette commune, le 4 janvier 1899 (Registre des actes de mariage de la commune de Plouha, Année 1899, f° 2, acte n° 1 ∽ Registre des actes de naissance de la commune de Plouha, Année 1899, f° 47, acte n° 92).

― FLOURY Jean Marie, né le 17 février 1900 à Pontrieux (Côtes-du-Nord ― aujourd’hui Côtes-d’Armor) et domicilié à Quemper-Guézennec (– d° –) (Jugement déclaratif de décès transcrit le 18 janv. 1919 à Quemper-Guézennec : Registre des actes de décès de la commune de Quemper-Guézennec, Année 1919, f° 4, acte n° 5). Novice, inscrit au quartier de Paimpol, n° 17.416.

• Fils de François FLOURY et de Marie HERVÉ, époux précités (Registre des actes de nais-sance de la commune de Pontrieux, Année 1900, f° 9, acte n° 15).

― ROPERS Émile Marie, né le … à … (…). Novice, inscrit au quartier de Paimpol, n° 15.518. [Non retrouvé]

• Fils de … et de …

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Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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SAINT-ANTOINE ― Trois-mâts goélette terre-neuvier ― Armement Jean-François Dauphin, Paimpol.

Message par Rutilius » sam. juil. 24, 2021 12:34 pm

Bonjour à tous,

□ A la déclaration de guerre, le capitaine François Marie Joseph BUNEL exerçait sur les bancs de Terre-neuve le commandement de la goélette Liberté, autre bâtiment de l’armement Jean-François Dauphin, de Paimpol. Partie de ce port le 15 mars 1914 (L’Ouest-Éclair ― éd. de Rennes ―, n° 5.560, Mardi 17 mars 1914, p. 8), elle y revint le 28 août 1914.

Durant la Grande guerre, il commanda successivement :

― la goélette Miarka, du port de Paimpol, armée au cabotage à Bordeaux ;
― la goélette Marjolaine, du port de Paimpol (Armement Jean-François Dauphin), armée en 1915 pour la grande pêche à Terre-Neuve ;
― de nouveau la goélette Miarka, armée au cabotage pour des voyages au charbon au Pays de Galles ;
― puis de nouveau la goélette Marjolaine, alors armée au cabotage.

Le 8 décembre 1916, il échappa au naufrage de cette dernière, coulée au canon par le sous-marin allemand UC-21 (Oberleutnant Zur See Rheinhold SALZWEDEL), à 10 milles dans l’Ouest de Penmarc’h, alors qu’elle allait sur lest de Paimpol à Bordeaux montée par cinq hommes d’équipage.

Il reprit ensuite le commandement de la goélette Liberté, avant d’exercer celui du trois-mâts goélette Saint-Antoine, après la perte duquel il disparut.
Bien amicalement à vous,
Daniel.

Rutilius
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SAINT-ANTOINE ― Trois-mâts goélette terre-neuvier ― Armement Jean-François Dauphin, Paimpol.

Message par Rutilius » sam. juil. 24, 2021 2:40 pm

Bonjour à tous,

Distinctions posthumes

□ Par arrêté du 20 mars 1922 (art. 1er ; J.O. 2 avr. 1922, p. 3.653 et 3.654), le capitaine François Marie Joseph BUNEL fut inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Légion d’honneur pour le grade de che-valier dans les termes suivants : « Disparu en mer, le 3 octobre 1917, au cours d’une attaque de son bâ-timent par l’ennemi. Croix de guerre avec étoile de bronze. »

□ Par le même arrêté (art. 2 ; J.O. 2 avr. 1922, p. 3.653 et 3.659), les 14 hommes qui composaient l’équipage du trois-mâts Saint-Antoine furent inscrits à titre posthume au tableau spécial de la Médaille militaire dans les termes suivants : « Disparus en mer, le 3 octobre 1917, au cours d’une attaque de leur bâtiment par l’ennemi. Croix de guerre avec étoile de bronze. »
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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