Hôpitaux d'évacuation à l'arrière...

Organisation, unités, hôpitaux, blessés....
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LABARBE Bernard
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Re: Hôpitaux d'évacuation à l'arrière...

Message par LABARBE Bernard » dim. mai 23, 2010 2:53 pm

Bonjour,

Je croyais que les hôpitaux d'évacuation étaient situés uniquement dans la zone des armées pas très loin du front, hors je découvre qu'il y en avait un à Lyon, un autre à Cravant dans l'Yonne...

Cordialement,
Bernard

MP 92
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Re: Hôpitaux d'évacuation à l'arrière...

Message par MP 92 » dim. mai 23, 2010 3:25 pm

Bonjour,

Je croyais que les hôpitaux d'évacuation étaient situés uniquement dans la zone des armées pas très loin du front, hors je découvre qu'il y en avait un à Lyon, un autre à Cravant dans l'Yonne...

Cordialement,
Bernard
Bonjour Bernard, bonjour à tous,

Les hôpitaux dont il s'agit sont justement des hôpitaux de ZI affectés, à une date donnée, aux Ar. (particulièrement la II° ou III°) vers lesquels sont acheminés les blessés en provenance des HOE de la ZA. CRAVANT est d'une des premières gares d'arrêt des TS en provenance de REVIGNY, BAR LE DUC ... Il faut bien dégager les HOE !
Ceux-ci ont leurs appellations propres de la ZI (selon leur statut) et les appeler "hôp d'évacuation" est impropre mais en langage courant, signifie qu'il reçoivent les apports des TS qui par définition, sont d'évacuation.

Cordialement,
Michel PINEAU

Il m'importe peu que tu adoptes mes idées ou que tu les rejettes pourvu qu'elles emploient toute ton attention. Diderot

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LABARBE Bernard
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Re: Hôpitaux d'évacuation à l'arrière...

Message par LABARBE Bernard » dim. mai 23, 2010 4:00 pm

Bonjour Michel,

Merci pour l'explication. Appellation impropre certes (et trompeuse) mais il y avait tout de même des cachets.
http://www.delcampe.fr/page/item/id,428 ... age,F.html
Autre curiosité, un cachet de train sanitaire "improvisé"...
http://www.delcampe.fr/page/item/id,855 ... age,F.html

Cordialement,
Bernard

MP 92
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Re: Hôpitaux d'évacuation à l'arrière...

Message par MP 92 » lun. mai 24, 2010 6:55 am

Bonjour Michel,

Merci pour l'explication. Appellation impropre certes (et trompeuse) mais il y avait tout de même des cachets.
http://www.delcampe.fr/page/item/id,428 ... age,F.html
Autre curiosité, un cachet de train sanitaire "improvisé"...
http://www.delcampe.fr/page/item/id,855 ... age,F.html

Cordialement,
Bernard

Rebonjour Bernard,

En complément, si je consulte les HM de la 5°RM, je vois :
-CRAVANT: HC 95
-LYON: je n'ai pu trouver car il me faudrait l'adresse précise sur les quais, en dessous de FOURVIERE mais on doit pouvoir retrouver son appellation exacte.
Je pense que les cachets de l'époque étaient l'oeuvre des Services Postaux, à qui on ne pas demander d'être des spécialistes du SS au cours des âges ! On a du leur dire que tel hôpital accueillait à ce moment là des évacués et basta ...
Quant au TS "improvisé", rien de surprenant. C'est effectivement une catégorie officielle de TS. Il y avait pour faire court:
-les permanents,
-les semi-permanents,
-les improvisés, sans aménagements particuliers ...
+ les trains réguliers auxquels on pouvait réquisitionner ce que la GR de telle Armée voulait ...
étant entendu qu'à cette époque la SNCF n'existe pas encore (1937) et que tous ces matériels sont disparâtres, en provenance des diverses Compagnies existantes: PO, EST, MIDI, PLM, etc.

Donc, en conclusion, je n'irais pas jusqu'à dire que ces appellations sont "trompeuses" mais qu'elles ne reflètent qu'une certaine situation à un moment donné et ne préjuge en rien du statut de l'établissement !

Cordialement,
Michel PINEAU

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Re: Hôpitaux d'évacuation à l'arrière...

Message par gg101hop » mar. mai 25, 2010 12:13 pm

Bonjour à tous,
il est vrai que le terme du cachet "hopital d'évacuation" (de Lyon) peut prêter à confusion mais lorsqu'on appronfondit la question c'est assez clair : ces cachets (pour Lyon seulement) possèdent en grande majorité le cachet à date de Lyon-Brotteaux (gare de Lyon qui accueillait les rapatriés militaires blessés en provenance des camps allemands via la Suisse) voir les CP sur ce sujet représentant des blesés descendant des trains ou à l'extérieur de la gare des Brotteaux, quand à l'hôpital qui hébergeait ces blessés il pourrait s'agir du HC 34 Brasserie du Parc situé au 69 Crs vitton (c'est à 200m de la gare des Brotteaux) ceci reste à comfirmer par une annotation manuscrite sur une correspondance avec le cachet de l'hopital d'évacuation (je n'en ai encore jamais vu). On trouve souvent en mention manuscrite de l'expéditeur "Rapatrié" ou "j'arrive en France" ce qui élimine une évacuation directe du Front!
Pour HOE N°8 de DIJON là il devrait s'agir d'unr évacuation en provenance du front par les TS.
Il serait intéressant de voir s'il n'y a pas d'autres cachets d'évacuations posant problème dans le sud
salutations
Guy

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Re: Hôpitaux d'évacuation à l'arrière...

Message par gg101hop » mar. mai 25, 2010 12:32 pm

Bonjour à tous,
sur Delcampe j'ai trouvé un cachet de l'HOE N°15 DIJON (voir lien ci-dessous)
[email]http://delcampe.net/page/item/id,910649 ... age,F.html[/email]
tous les autres sont près du Front, salutations
Guy

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LABARBE Bernard
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Re: Hôpitaux d'évacuation à l'arrière...

Message par LABARBE Bernard » mar. mai 25, 2010 12:36 pm

Bonjour à tous,

Guy, je ne pense pas que la gare de Lyon-Brotteaux accueillait exclusivement les rapatriés. Voir extrait du site http://www.farac.org/php/article.php3?id_article=277

Les hôpitaux de l’Arrière:
En raison de ses longues traditions hospitalières, de la richesse de ses infrastructures d’accueil, de la qualité de ses personnels médicaux, la ville de Lyon, opportunément placée sur l’axe d’évacuation privilégié des chemins de fer PLM, joue un rôle considérable dans le traitement des grands blessés de guerre.
Dès la 2e quinzaine d’août 1914, les premiers convois sanitaires parviennent en gare de Lyon-Vaise (750 blessés entre le 21 et le 24) et à la gare de triage de la Part-Dieu, jouxtant les casernes, qui réceptionne son premier train le 25. Cette dernière gare est supprimée au profit de celle des Brotteaux à partir de novembre 1915. Quant à celle de Perrache, affectée au transit, elle n’a qu’un poste de secours et une cantine.
Devant l’afflux des blessés, il faut trier, répartir, ajouter aux grands hôpitaux de l’époque (Hôtel-Dieu, la Croix-Rousse, Desgenettes, l’Antiquaille) des hôpitaux annexes (Salle Rameau, 110 lits, Palais de la Bourse, 120 lits) et complémentaires un peu partout dans la ville, puis plus loin et plus décentralisés. C’est l’œuvre organisatrice des Hospices Civils de Lyon (HCL) en l’absence des médecins militaires, partis au Front, de l’Hôpital Desgenettes, à l’époque sur les quais du Rhône.
Mais l’arrivée des blessés s’accélère et le comité de Lyon de la Croix Rouge et sa Société de Secours aux Blessés militaires (SSBM) apportent massivement leur concours en ouvrant progressivement jusqu’à une quarantaine d’hôpitaux auxiliaires, partout où des locaux d’une certaine importance peuvent être rendus disponibles et aménagés : dans les groupes scolaires (lycée du Parc, prévu pour être ouvert à la rentrée 1914), les institutions religieuses et privées, les hôtels, les casinos, les établissements de cure thermale. Au total, pendant les quatre années de guerre 72 800 blessés mais aussi de très nombreux malades sont hospitalisés à la SSBM de Lyon.
Car, ce que l’on sait moins, il faut affronter de graves épidémies. Le typhus au début de la guerre et surtout la tuberculose pendant toute la durée du conflit, souvent contractés dans les tranchées, font à l’époque des ravages. Certains hôpitaux auxiliaires comme celui de Saint-Genis-Laval (400 lits) sont spécialisés dans le traitement des tuberculeux. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, il faut encore faire face en 1918 au déferlement en France de la grippe espagnole sur l’ensemble de la population.
La maladie entraîne en région lyonnaise plus d’hospitalisation que les blessures de guerre et la grande majorité des décès militaires.
Lyon acquière aussi une grande réputation dans la chirurgie maxillo-faciale et le traitement de ceux que l’on a appelé par la suite les « Gueules cassées », par exemple au Quai Jaÿr avec les docteurs Albéric Pont et Etienne Rollet, ainsi que dans l’appareillage des mutilés, notamment des blessés des membres inférieurs, par exemple à l’hospice de la Charité.
A la fin de la guerre, en totalisant plus de 7 000 lits, Lyon est devenue le 2e centre de traitement des blessés de l’Arrière, derrière Paris et devant Bordeaux et Marseille.


Cordialement,
Bernard

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Re: Hôpitaux d'évacuation à l'arrière...

Message par gg101hop » mar. mai 25, 2010 1:05 pm

Bonjour Bernard,
effectivement la gare de Lyon Brotteaux n'a pas reçu que des trains en provenance de Genève mais ceux qui évacuaient les blessés en provenance des camps allemands passaient en principe par la Suisse et arrivaient à la gare des Brotteaux en majorité (à confirmer) par contre il me semble avoir vu passé un cachet "Hôpital d'Evacuation de LYON" avec cachet à date de Champagne au Mont d'Or commune située près de la gare de Lyon-Vaise, je vais essayé de le retrouver, salutations
Guy

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Re: Hôpitaux d'évacuation à l'arrière...

Message par MP 92 » mar. mai 25, 2010 2:11 pm

Bonjour à tous,

Guy, je ne pense pas que la gare de Lyon-Brotteaux accueillait exclusivement les rapatriés. Voir extrait du site http://www.farac.org/php/article.php3?id_article=277

Les hôpitaux de l’Arrière:
En raison de ses longues traditions hospitalières, de la richesse de ses infrastructures d’accueil, de la qualité de ses personnels médicaux, la ville de Lyon, opportunément placée sur l’axe d’évacuation privilégié des chemins de fer PLM, joue un rôle considérable dans le traitement des grands blessés de guerre.
Dès la 2e quinzaine d’août 1914, les premiers convois sanitaires parviennent en gare de Lyon-Vaise (750 blessés entre le 21 et le 24) et à la gare de triage de la Part-Dieu, jouxtant les casernes, qui réceptionne son premier train le 25. Cette dernière gare est supprimée au profit de celle des Brotteaux à partir de novembre 1915. Quant à celle de Perrache, affectée au transit, elle n’a qu’un poste de secours et une cantine.
Devant l’afflux des blessés, il faut trier, répartir, ajouter aux grands hôpitaux de l’époque (Hôtel-Dieu, la Croix-Rousse, Desgenettes, l’Antiquaille) des hôpitaux annexes (Salle Rameau, 110 lits, Palais de la Bourse, 120 lits) et complémentaires un peu partout dans la ville, puis plus loin et plus décentralisés. C’est l’œuvre organisatrice des Hospices Civils de Lyon (HCL) en l’absence des médecins militaires, partis au Front, de l’Hôpital Desgenettes, à l’époque sur les quais du Rhône.
Mais l’arrivée des blessés s’accélère et le comité de Lyon de la Croix Rouge et sa Société de Secours aux Blessés militaires (SSBM) apportent massivement leur concours en ouvrant progressivement jusqu’à une quarantaine d’hôpitaux auxiliaires, partout où des locaux d’une certaine importance peuvent être rendus disponibles et aménagés : dans les groupes scolaires (lycée du Parc, prévu pour être ouvert à la rentrée 1914), les institutions religieuses et privées, les hôtels, les casinos, les établissements de cure thermale. Au total, pendant les quatre années de guerre 72 800 blessés mais aussi de très nombreux malades sont hospitalisés à la SSBM de Lyon.
Car, ce que l’on sait moins, il faut affronter de graves épidémies. Le typhus au début de la guerre et surtout la tuberculose pendant toute la durée du conflit, souvent contractés dans les tranchées, font à l’époque des ravages. Certains hôpitaux auxiliaires comme celui de Saint-Genis-Laval (400 lits) sont spécialisés dans le traitement des tuberculeux. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, il faut encore faire face en 1918 au déferlement en France de la grippe espagnole sur l’ensemble de la population.
La maladie entraîne en région lyonnaise plus d’hospitalisation que les blessures de guerre et la grande majorité des décès militaires.
Lyon acquière aussi une grande réputation dans la chirurgie maxillo-faciale et le traitement de ceux que l’on a appelé par la suite les « Gueules cassées », par exemple au Quai Jaÿr avec les docteurs Albéric Pont et Etienne Rollet, ainsi que dans l’appareillage des mutilés, notamment des blessés des membres inférieurs, par exemple à l’hospice de la Charité.
A la fin de la guerre, en totalisant plus de 7 000 lits, Lyon est devenue le 2e centre de traitement des blessés de l’Arrière, derrière Paris et devant Bordeaux et Marseille.


Cordialement,
Bernard
Re, Re, à tous,

Je viens de lire le passage de FARAC consacré aux hôpitaux de l'Arrière. Je suis pleinement d'accord avec ce qui est dit et qui confirme que toutes les structures disponibles de ZI, plus celles crées spécialement en cas d'afflux, ont bien servis d'hôpitaux dits "d'évacuation" mais à ne pas confondre avec ceux de ZA, notamment les HOE ...
En ce qui concerne la CP de DELCAMPE, en bas de FOURVIERE, citée en début de fil, 2 remarques:
-il faudrait connaître le nom du quai. Est-ce le cours évoqué précédemment par gg101hop ?
-la gare des BROTTEAUX n'était pas dans le secteur !!! En bas de FOURVIERE, sauf erreur c'est PERRACHE.
Michel PINEAU

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Re: Hôpitaux d'évacuation à l'arrière...

Message par gg101hop » mar. mai 25, 2010 2:48 pm

Bonjour MP92 et à tous,
étant lyonnais je peux vous certifier que la vue de la CP n'a rien a voir avec le quartier des Brotteaux, il s'agit des quais de Saône par contre le cours Vitton est à 200m de la gare des Brotteaux mais à 3kms du bord du dit quai!
salutations
Guy

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