Rogers Waters des Pink Floyd!

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francois noury
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Re: Rogers Waters des Pink Floyd!

Message par francois noury » ven. mars 22, 2013 7:52 pm

Bonsoir,

le sujet est bien de 14-18! Le célèbre membre du groupe Pink Floyd était hier dans l'Arrageois (pas de calais) sur les traces de son GP mort à Maroeuil et aux fins d'un documentaire Britannique sur le thème des guerres mondiales! (son père étant mort lors du conflit 39-45)

Cordialement,
François

marpie
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Re: Rogers Waters des Pink Floyd!

Message par marpie » ven. mars 22, 2013 9:57 pm

Bonsoir François , Bonsoir à tous

Mais ce cher Rogers ne parle pas à tout le monde . (Il parle pa âtois)
Quant à son aïeul "dont on n'a jamais retrouvé le corps, a sa tombe au cimetière de Maroeuil", je m'interroge...

Bien amicalement
Marpie

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francois noury
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Re: Rogers Waters des Pink Floyd!

Message par francois noury » ven. mars 22, 2013 10:08 pm

Hello Marpie,

bon peu importe que ce soit une personnalité mondiale, le petit fils, mais une tombe non trouvée, c'est banal! Il y a (qu'on me contredise si je me trompe) plus de disparus que de tombes ou ossuaires à sépulture nominative! Il doit sagir d'une coquille du journaliste pour un article de 30 mots! Le Roger Waters doit savoir son GP mort à Maroeuil et s'est tout simplement rendu au cimetière britannique militaire du lieu, lequel, j'irai voir, a peut être un ossuaire sans précisions nominatives. Le déplacement à Maroeuil est aussi symbolique (et honorable). Il n'y a pas à mon sens de "faire valoir" lucratif, quelques articles seulement de la presse régionnale, en font mention.

Cordialement,
François

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francois noury
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Re: Rogers Waters des Pink Floyd!

Message par francois noury » sam. mars 23, 2013 10:33 pm

Bonsoir,

pour ceux que ça intéresse, je vois dans le déplacement de Roger Waters (né en 1943), une explication de sa souffrance liée aux grand-père et père, morts respectivement aux 2 conflits mondiaux, traduit dans ses textes et film (alternance d'effets spéciaux, séquences mises en scène filmées, dessins animés) de son album "the wall". Dans le film associé (début des années 80), on y voit un garçon de 10 ans, n'ayant pas connu son père mort au conflit (analogie entre 14 et 40), découvrir une boîte contenant des photos, citations au mérite, médailles posthumes, correspondances, ceci amenant le gamin à se poser plein de questions sur la disparition de son père.

Bonsoir/nuit

François

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Eric Mansuy
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Re: Rogers Waters des Pink Floyd!

Message par Eric Mansuy » sam. mars 23, 2013 10:45 pm

Bonsoir,

Sauf mésinterprétation de ma part, l'écoute de The Final Cut n'est pas totalement inutile à cet effet, Waters ayant même réussi à détourner la guerre des Malouines à travers The Fletcher Memorial Home pour lorgner du côté du père. Album grandement sous-estimé.

Bien cordialement,
Eric Mansuy
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.

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francois noury
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Re: Rogers Waters des Pink Floyd!

Message par francois noury » dim. mars 24, 2013 1:47 pm

Bonjour,

merci Eric pour ton intervention. J'essayerai de comprendre les textes que tu cites aussi. Connaissant ta profession, peut-être des textes à étudier, alliant histoire et anglais ! :)

Dans la catégorie "vieux rocker", de "Motorhead", il y a "1916" (c'est le titre d'une chanson) qui me semble pas mal du tout si j'en ai compris le sens en anglais. Une des rares chansons non "heavy metal" du groupe.

Bon dimanche,

François

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Eric Mansuy
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Re: Rogers Waters des Pink Floyd!

Message par Eric Mansuy » dim. mars 24, 2013 6:34 pm

Bonsoir,

Les recto et verso de la pochette de The Final Cut sont déjà parlants, avec rubans de médailles (dont une belle DFC) d’un côté, et soldat britannique au garde-à-vous, dans le soleil couchant sur des coquelicots, de l’autre.

Pour ce qui est des paroles liées aux guerres passées (j’entends par là, avant celle des Malouines), il y a l’embarras du choix, LA chanson rendant hommage au père étant évidemment When the Tigers Broke Free (“It was just before dawn, one miserable morning in black ’44, when the forward commander was told to sit tight when he asked that his men be withdrawn. And the generals gave thanks as the other ranks held back the enemy tanks for a while, and the Anzio bridgehead was held for the price of a few hundred ordinary lives,” etc.).

Idem pour Southampton Dock, où rien ne manque, histoire de revisiter l’histoire militaire britannique : le retour des combattants de la Seconde Guerre mondiale, les disparus, le Cénotaphe, le départ des soldats pour les Malouines, les coquelicots, les tombes (“They disembarked in ’45, and no-one spoke and no-one smiled, there were too many spaces in the line. They gathered at the cenotaph, and all agreed with hand on heart to sheath the sacrificial knives. But now she stands upon Southampton dock with her handkerchief, and her summer frock clings to her wet body in the rain. In quiet desperation knuckles white upon the slippery reins, she bravely waves the boys goodbye again; and still the dark stain spreads between their shoulder blades, a mute reminder of the poppy fields and graves. And when the fight was over, we spent what they had made, but in the bottom of our hearts we felt the final cut.”).

Et le richissime The Final Cut, consacré à ces souvenirs de guerre qui remontent à la surface, qui décrit si bien les tenants et aboutissants des troubles post-traumatiques d’un ancien combattant au bord du suicide, sauvé par la sonnerie du téléphone : “Through the fish-eyed lens of tear stained eyes, I can barely define the shape of this moment in time, and far from flying high in clear blue skies, I'm spiraling down to the hole in the ground where I hide. If you negotiate the minefield in the drive and beat the dogs and cheat the cold electronic eyes, and if you make it past the shotguns in the hall, dial the combination, open the priesthole, and if I'm in I'll tell you what's behind the wall. [...] And if I show you my dark side, will you still hold me tonight? And if I open my heart to you, and show you my weak side, what would you do? Would you sell your story to Rolling Stone? Would you take the children away and leave me alone? And smile in reassurance as you whisper down the phone? Would you send me packing, or would you take me home? Thought I ought to bare my naked feelings, thought I ought to tear the curtain down. I held the blade in trembling hands, prepared to make it but just then the phone rang, I never had the nerve to make the final cut.

Il y aurait de quoi débattre longtemps sur les visées politiques de l’album, et de Roger Waters surtout, quant aux critiques visant l’administration Thatcher et l’intervention britannique aux Malouines, censée avoir « souillé » la mémoire des luttes livrées par les combattants du Royaume-Uni en 1914-1918 et en 1939-1945, mais tout cela est déjà bien connu, et ce forum n’en est pas le lieu.

Par chance, lorsque j’ai étudié cet album en classe l’an passé à l’occasion du 30e anniversaire de la guerre des Malouines, j’ai découvert un trésor concernant la guerre en général, et non ce conflit exclusivement. Roger Waters est certes un personnage atypique – même pour les fans des Pink Floyd, dont je fais partie – mais une chose, à coup sûr, ne peut lui être reprochée : louvoyer. Artiste entier, fidèle à une ligne de conduite, si radicale soit-elle – que l’on y adhère ou non – et qui ne fait pas dans la demi-mesure, c’est indéniable. Il me paraît en revanche impossible de porter un jugement sur son traumatisme pour qui n’en a pas vécu de pareil, et il me semble légitime que la mort de son père, lors de sa petite enfance, l’ait à ce point choqué. The Final Cut permet justement de prendre pleinement conscience du pouvoir destructeur de la guerre sur l’affect, non pas uniquement de ceux qui y prennent ou y ont pris part, mais aussi et surtout de celles et ceux qui regardent leurs proches partir pour le front, et ne les en voient pas forcément revenir.

Ce qu’Edwin Starr a fait en 1970 avec War, Roger Waters l’a développé sur un album complet, avec un talent qui ne peut lui être contesté. Je ne suis pas très objectif, cela étant.

Bien cordialement,
Eric Mansuy
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Re: Rogers Waters des Pink Floyd!

Message par Charraud Jerome » dim. mars 24, 2013 7:17 pm

Bonsoir
....
Ce qu’Edwin Starr a fait en 1970 avec War, ....
Oui, certes, mais écrite en 1969 et d'abord prévue pour les Temptations, pour finalement être donnée à Edwinn Starr
http://en.wikipedia.org/wiki/War_%28Temptations_song%29

Amicalement
Jérôme
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Re: Rogers Waters des Pink Floyd!

Message par Eric Mansuy » mar. mars 26, 2013 11:09 am

Bonjour à tous,

Histoire de revenir à 14-18, il était également question de Roger Waters, et The Ballad of Bill Hubbard en particulier, dans ce "fil" : http://pages14-18.mesdiscussions.net/pa ... _136_1.htm

Bien cordialement,
Eric Mansuy
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Re: Rogers Waters des Pink Floyd!

Message par francois noury » mar. mars 26, 2013 1:24 pm

Bonjour à tous,

c'est très sympathique, pour ceux qui ne sont pas anglicistes, de référencer ici et dans la discussion citée par Eric, les artistes ayant écrit sur 14-18. Je redécouvre ma discographie anglo-saxone, textes en main, j’arrive à les comprendre, enfin presque. Ce Roger Waters en dit long! Bien sûr sans méprises, il s'agit d’expressions artistiques mais qui amène la génération ado ( mes enfants y reviennent et me piquent mes Pink Floyd !!! grrrr) à passer par l’émotion mais ensuite au volet historique.

Je constate un point commun dans les références ici apportées : une expression de souffrance des générations issues des conflits, un déclic se produisant par la découverte d’un courrier, d’un objet, de la parole apportée par la mère ou le père ou grand-père rescapé (ou jamais revenu) amenant « l’artiste » à creuser. Nos papys du rock anglo-saxon en sont issus! (par naissance, le rock n'est pas francophone).

Dans la chanson Française, le Landais Casthélémis, né en 1948, l’exprime à l’extrème (je ne juge pas et ne déclare pas en partager l’expression) dans son album « armes inégales » et en particulier la chanson « les soldats ».

extrait:
...
Et le bleu horizon
Comme au soleil couchant
Rappelle un peu le rouge sang
Encore une tranchée
Qui vient de dégueuler
C'est tant de corps déchiquetés

Eclat d’obus dans la poitrine
Les gaz ont rongé tes poumons
Plus de trois millions d’orphelines
Merci au marchand de canon
Y’aura toujours un monument
Pour te rappeler le bilan
C’est pas encore qu’on oubliera
Tant qu’il y aura des soldats
Tant qu’il y aura des soldats
....

En résumé, j’ose croire que la génération « internet » se penchera sur 14-18 en commençant par le questionnement intime suscité par ces artistes, y compris par l’illustration dessinée; le vécu ancestral, familial, ne pouvant plus être apporté directement à un enfant du 3ème millénaire.

Cordialement,
François

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