Les Bordelais dans la Grande Guerre

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francois mattart
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Re: Les Bordelais dans la Grande Guerre

Message par francois mattart » jeu. nov. 20, 2008 4:29 pm

Hola Stéphan,
Tu as raison mais c'est tellement prenant ce genre d'enquête que je ne peux m'empêcher... :pt1cable:
Merci pour la photo,
Amical bonjour de Belgique,
Sous la drache !
François

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Jean RIOTTE
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Re: Les Bordelais dans la Grande Guerre

Message par Jean RIOTTE » jeu. nov. 20, 2008 7:57 pm

Bonsoir,
A propos du lieutenant ou sous-lieutenant BENSE Jean.
Son lieu de naissance est le village basque de AÏNHICE-MONGELOS. Un tréma sur le premier I.
Je me permets cette petite précision car des noms basques sont tellement difficiles à prononcer et/ou à écrire qu'il vaut mieux, d'entrée, les bien orthographier pour ne pas augmenter les difficultés. :lol:
Je vous fais grâce de la prononciation!!!! :lol: :lol:
Cordialement.
Jean RIOTTE.

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francois mattart
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Re: Les Bordelais dans la Grande Guerre

Message par francois mattart » ven. nov. 21, 2008 11:31 am

Bonjour Jean,
Bonjour à tous,
Pour la prononciation Basque, ne comptez pas sur moi, :pt1cable: !
Concernant le sous Lieutenant Coupeaud et le lieutenant De Floris, ils sont tout deux décèdés à l'Hôtel Dieu à Lobbes.
Moi, j'y suis né 50ans plus tard...
Voici une photo juste avant 14.
C'est la partie arrière qui nous intéresse, la partie avant étant un hôtel également mais restaurant... :lol:
Cette aile est une ancienne dépendance de l'Abbaye de Lobbes.
Et oui ,un passé très riche donna une grande renommée à cette abbaye qui fut détruite lors de la révolution Française...
Image
Amicalement
François


denis33
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Re: Les Bordelais dans la Grande Guerre

Message par denis33 » ven. nov. 21, 2008 6:55 pm

Bonsoir à toutes et à tous.

Pour Jean, j'ai corrigé le tréma.

Voici 3 noms de plus pour les officiers du 144e R.I.

Ouf !!! pas de Basques.!!!

DECRESSAC Jean : 1880 (Chateauponsac) – 1918 (Lagny)

DELMAS Pascal : 1886 (Guitres) – 1915 (Vendresse).

Image
2) Ordre du 18e C.A. n° 205, du 28 mai 1917.
Le général de division Hirschauer, commandant le 18e C.A., cite à l’ordre du corps d’armée : Donnadieu Georges :
« Jeune aspirant, plein d’allant, d’énergie et d’un courage rare. Pendant la période du 1er au 8 mai 1917, a exécuté plusieurs reconnaissances, assuré le service d’observation de son bataillon avec une initiative et une intelligence remarquables, malgré la violence des bombardements ennemis, allant de lui-même au-devant des missions périlleuses. A fourni les renseignements les plus précieux et des indications extrêmement importantes sur l’ennemi ».

Croix de la légion d’honneur :
Décret du 30 juillet 1921 :
« Est tombé glorieusement pour la France, à la tête de sa section le 3 juin 1918, au combats de Missy-aux-Bois (Aisne), en donnant à tous, jusqu’au dernier moment, l’exemple du plus pur sacrifice ».

Bien cordialement.
Denis

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Jean RIOTTE
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Re: Les Bordelais dans la Grande Guerre

Message par Jean RIOTTE » ven. nov. 21, 2008 11:59 pm

Milesker, Denis!
Bien cordialement.
Jean RIOTTE.

denis33
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Re: Les Bordelais dans la Grande Guerre

Message par denis33 » dim. nov. 23, 2008 9:08 pm

Bonsoir à toutes et à tous.

Suite...

Image

DUTREIX Pierre : (rien trouvé)

EYQUEM Pierre : 1889 (Bordeaux) – 1914 (Moulin de Vauclerc).

Il avait fait son service militaire au 144e R.I.. Sergent au moment de la mobilisation, il mérita bien vite par sa bravoure les galons d’officier. « Je suis proposé, écrit-il lui même, pour le grade de sous-lieutenant par mon capitaine qui, guéri de sa blessure, a repris le commandement du 2e bataillon, et cela avec les notes les plus élogieuses… »
Le commandant Besson du 144e R.I., donne se témoignage lors du décès de cet officier à ces parents : « Depuis le début de la campagne, votre fils ne me quittait pas. Je l’avais toujours à mes côtés et à ma table et j’avais pu apprécier ses hautes qualités de dévouement d’entrain, de gaîté et d’insouciante bravoure. J’avais été heureux de le faire nommer sous-lieutenant. J’ai eu la douleur de le perdre dans cette fatale et trop prévue journée du 12 octobre avec quatre autres de mes chers et braves officiers, et je ne suis encore, sans verser des larmes, penser à l’horrible carnage auquel, par miracle, j’ai échappé ».

GOHIER Maurice : 1889 (Mondoubleau) – 1915 (Vendresse).
Faculté de médécine de Paris, médecin sous-aide-major de 2e classe.

Citation à l’ordre du corps l’armée ( ?) :
« Sous-aide major de 2e classe, dévoué et consciencieux, ayant le mépris du danger. A été tué en remplissant ses fonctions, le 1er mars 1915, à Vandresses au cours d’un bombardement. ».

GREDY Paul : 1889 (Bordeaux) – 1915 (Pomerol).
Lycée de Bordeaux (1901-1903)
Ecole national des arts et métiers d’Angers : (1906) de la maison Tranchant et Gredy (chauffage industriel), Paris.
Ingénieur des arts et métiers industriel. Mobilisé en qualité de sergent, devenu sous-lieutenant au 144e R.I.. Mort le 19 juin 1915 à Pomerol (Gironde), au cours d’un congé de convalescence, à la suite d’une maladie contractée dans les tranchées, au mois de janvier précédent.

LAFOND Jean : (rien trouvé).

MAGNON Louis : 1876 (Montélimard) – 1914 (Vendresse).

MARQUEHOSSE Pierre : (rien trouvé).

MARSAN René : 1890 (Bordeaux) – 1915 (Hôpital de Château-Thierry).

METIVIER Henri : 1896 (Villeneuve-la-Comtesse) – 1918 (Missy-au-Bois).

MIMAUD-GRANDCHAMPS : 1889 (Angoulême) – 1917 (Glorieux-Verdun).

MONCET André : 1881 (Bannes) – 1918 (Betheniville).

...

Bien cordialement.
Denis


denis33
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Re: Les Bordelais dans la Grande Guerre

Message par denis33 » sam. nov. 29, 2008 10:45 am

Bonjour à toutes et à tous.

Il semblerait que Maurice Genevoix ait fait une année de service militaire (1912 ?) au 144e R.I. à Bordeaux. Qui pourrait nous en dire plus à ce sujet ? Est-ce qu'il existe une éventuelle photo de cette période de sa vie ?
Bien cordialement.
Denis

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francois mattart
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Re: Les Bordelais dans la Grande Guerre

Message par francois mattart » dim. nov. 30, 2008 9:45 pm

Bonsoir Denis,
Voici le parcours de Maurice Genevoix :
29 novembre 1890, naissance à Decize ( Nièvre)( Petite pensée pour lui en cette fin novembre )
Elève au lycée d'Orléans puis au lycée Lakanal.
Service Militaire en 1911-1912 au 106ème de Châlons.
Elève de l'école normale supérieure de 1912 à 1914.
Licencié ès lettres, il écrivit pour le diplôme d'études supérieures un mémoire sur le "réalisme des romans de Maupassant, 1914.
Il avait encore une année d'étude à faire à l'Ecole avant l'agrégation lorsque la guerre survint.
Mobilisé comme sous-lieutenant au 106ème RI, arrivé au front en renfort le 25 août 1914.
Pas de trace donc d'un passage au 144 ème RI.
Sources : " Une jeunesse éclatée, de la Vaux Marie aux Eparges août 1914 avril 1915"
Hommage à Maurice Genevoix. ( Edition du Mémorial, collection Verdun Trait d'Union )
Amicalement
François

denis33
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Re: Les Bordelais dans la Grande Guerre

Message par denis33 » dim. nov. 30, 2008 10:09 pm

Bonsoir à toutes et à tous.
Bonsoir François.

Merci pour votre réponse.

J'ai trouvé cette info sur le lien suivant :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Genevoix

Bonne soirée.
Bien cordialement.
Denis

denis33
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Re: Les Bordelais dans la Grande Guerre

Message par denis33 » lun. déc. 01, 2008 11:18 am

Bonjour à toutes et à tous.

Suite et fin de la liste des officiers du 144e R.I. tués pendant la guerre :

MONRIBOT Gaston : 1891 (Bordeaux) – 1916 (La Harazée)
Elève du pensionnat J-B de Salle de 1899 à 1903.
Citation :
« Officier très méritant, d’un courage remarquable. Au cours des attaques de juin 1916, à la Harazée, malgré le bombardement et les tirs incessants de mitrailleuses, a su maintenir très haut le moral de ses hommes. A été frappé mortellement par un obus, alors qu’il organisait les positions nouvellement conquises. »
Croix de guerre – Légion d’honneur.

Image
Je t’écris aujourd’hui, jour anniversaire de la naissance de Georges, pour te confirmer la nouvelle douloureuse que j’ai prié M. le curé de Sainte-Eulalie de te porter, il y a huit jours…
Depuis quatre jours déjà, mon ambulance était installée dans un village, à quelques kilomètres à peine d’un des points du champ de bataille où la lutte était la plus chaude. Et tous les jours arrivaient à l’ambulance des soldats ou des officiers blessés à qui je demandais de ses nouvelles. Le lundi j’eus deux capitaines de son régiment, blessés légèrement. Tous deux, qui le connaissait très bien, me firent le plus grand éloge de lui…
Le jeudi 17, je visitai l’ambulance, pour mon service, et me trouvai en présence d’un sous-lieutenant blessé, auquel je posai mes questions habituelles, sans dire qui j’étais. La fatale nouvelle me fut apprise. Georges avait été tué le matin !…
A quatre heure du matin, je partais avec la voiture de l’ambulance, pour aller aux avant-postes, avoir des renseignements. Là, j’appris par un major du régiment et par des brancardiers, que Georges avait été blessé mortellement en entraînant sa compagnie ; qu’on l’ avait porté à l’abri d’une meule de paille où il avait expiré un quart d’heure après, et qu’on l’avait enterré dans le jardin d’une ferme voisine, à un endroit où il sera possible de le retrouver…

Citation à l’ordre de l’armée :
« Le sous-lieutenant de réserve Rouvier a commandé depuis le 23 août 1914, sa compagnie après la mort de son capitaine (tué à Charleroi) avec une intelligence, un sang-froid et une énergie incomparables; a toujours donner l’exemple du plus haut courage et a été frappé à mort en ramenant une section de sa compagnie dans une tranchée qu’elle avait abandonnée ».

Chevalier de la légion d’honneur à titre posthume :
« Excellent officier, d’une belle bravoure et de beaucoup d’allant. A été tué glorieusement au cours d’une attaque ennemie, au combat de la Pêcherie, le 17 septembre 1914. »

ROUZE Jules : 1883 (Roubaix) – 1918 (Fonchette).

TOULON Charles : (rien trouvé)

SCHANG Louis : 1893 (Nancy) – 1918 (Rouy-le-Grand)

VIGE Léon : 1880 (Lafage) – 1918 ( cote 120 - Aisne).

http://www.memorial-genweb.org/~memoria ... ;id=392653

WINTER Eric : 1894 (Bordeaux) – 1917 (Courlandon).
Lycée de Bordeaux (1904-1911) ; Engagé conditionnel (B.A.M.). Il est devenu sous-lieutenant mitrailleur d’infanterie.
Gravement blessé le 18 avril 1917 à Hurtebise. Il est mort de ses blessures le 3 mai 1917 à l’Hôpital de courlandon à l’âge de 23 ans.

Citation à l’ordre de la division :
Le 18 septembre 1914 ; caporal Winter du 144e R.I :
« A admirablement secondé le commandant de la section de mitrailleuses dans les journées des 14 et 15 septembre et fait preuve d’autant d’intelligence que d’entrain et d’énergie sous un feu des plus violents. » signé : général Marjoulet.

Citation à l’ordre de l’armée du 20 avril 1917, avec nomination dans l’ordre de la légion d’honneur :
Sous-lieutenant Winter au 144e R.I..
« Officier d’élite, d’une remarquable bravoure. Depuis le début de la campagne a fait preuve, en toutes circonstances, du plus bel allant et des qualités morales les plus élevées. Le 16 avril 1917 a, par son sang-froid et son esprit de décision, arrêté net une violente attaque ennemie, dont-il faucha complètement les premières vagues en se mettant lui-même à une des pièces de sa section de mitrailleuses. Grièvement blessé, au cours du combat. Déjà cité à l’ordre. » Signé : général Hirschauer.
Citation collective à l’ordre du corps d’armée, du 15 août 1917 :
La 1ère section de la 1ère compagnie de mitrailleuses :
« Le 17 avril 1917, s’est portée spontanément en avant sous le commandement du sous-lieutenant Winter, malgré la fusillade et le barrage de l’artillerie allemande d’une intensité extrême, jusqu’au point le plus périlleux de la ligne. Prenant position et attendant avec un calme et un sang-froid remarquables, la contre-attaque ennemie jusqu’à une distance très rapprochée, elle a littéralement fauché les deux premières vagues par un tir très précis, grâce au courage et au sang-froid des servants parmi lesquels se distinguèrent particulièrement les tireurs Danguin et Darteyre et les chargeurs Etchart et Cessateur. »
Duport, Bachet, Laharie, Dutreuil, soldats de la 1ère compagnie du 144e R.I. :
« Mitrailleurs intrépides, résolus. Le 18 avril 1917, après trois jours de rudes combats, au cours desquels, servant vaillamment et sans répit leur pièce, dont le tir précis et implacable avait infligé à l’ennemi des pertes sévères, ont transporté avec un dévouement rare, au poste de secours, sous un bombardement violent, leur lieutenant grièvement blessé. » Signé : général Hirschauer.

Bien cordialement.
Denis

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