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« Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale »
Publié : dim. déc. 28, 2025 9:18 am
par pierret
Bonjour
https://theatrum-belli.com/livre-corps- ... havaroche/
« Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale » (auteur : Dimitri Chavaroche).
Publié en novembre 2025 aux éditions Passés Composés, « Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale » de Dimitri Chavaroche s’impose comme une contribution originale à l’historiographie du premier conflit mondial. En 256 pages, l’historien relève un défi historiographique considérable : restituer la réalité des affrontements à l’arme blanche et au contact direct, ces moments d’une violence extrême que l’imaginaire collectif associe volontiers aux corps francs immortalisés par le film « Capitaine Conan » de Bertrand Tavernier.

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Cordialement
Jean-Louis
Re: « Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale »
Publié : lun. déc. 29, 2025 11:24 am
par alain51
Bonjour,
texte effacé par son auteur
Au revoir,
Alain
Re: « Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale »
Publié : lun. déc. 29, 2025 11:40 am
par garance.
Bonjour
débat sans fin et passionnant
se rapprocher du propos de Norton Cru
la baïonnette a fait tuer beaucoup de monde mais en a tué fort peu
cela dit on ne peut pas nier complètement la véracité de ces faits d'armes
et le propos de Conan est criant de vérité quand il répond à Norbert !!!
la guerre c'est nous qui l'avons gagnée !
et nous alors ?
Vous ? vous l'avez faite
tout est dit
Re: « Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale »
Publié : lun. déc. 29, 2025 11:58 am
par alain51
Bonjour,
texte effacé par son auteur
Au revoir,
Alain
Re: « Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale »
Publié : lun. déc. 29, 2025 12:15 pm
par pierret
Bonjour
Source déjà citée dans mon premier message et qui présente ce livre :
https://theatrum-belli.com/livre-corps- ... havaroche/
Publié en novembre 2025 aux éditions Passés Composés, « Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale » de Dimitri Chavaroche s’impose comme une contribution originale à l’historiographie du premier conflit mondial. En 256 pages, l’historien relève un défi historiographique considérable : restituer la réalité des affrontements à l’arme blanche et au contact direct, ces moments d’une violence extrême que l’imaginaire collectif associe volontiers aux corps francs immortalisés par le film « Capitaine Conan » de Bertrand Tavernier.
Pendant longtemps, les historiens se sont accordés sur un point : la rareté des combats à l’arme blanche durant la Grande Guerre. Cette guerre industrielle, marquée par l’artillerie lourde, les mitrailleuses et les gaz de combat, semblait avoir relégué la baïonnette et le couteau au rang de symboles anachroniques. Pourtant, Dimitri Chavaroche démontre que cette vision mérite d’être profondément nuancée. Loin d’être anecdotiques, ces affrontements rapprochés constituaient une réalité quotidienne du front, particulièrement lors des coups de main, du nettoyage des tranchées et des combats dans les boyaux souterrains.
L’auteur s’inscrit au cœur des débats historiographiques contemporains qui, depuis les années 2000, utilisent précisément ces combats comme grille de lecture pour analyser les violences de guerre. Ces affrontements servent d’arguments pour valider ou réfuter des concepts fondamentaux de l’histoire de la Grande Guerre : la brutalisation des sociétés européennes, la culture de guerre, ou encore la question du mutisme des sources face à l’indicible du combat. Chavaroche apporte une contribution décisive à ces discussions en proposant une analyse minutieuse fondée sur un corpus documentaire exceptionnel.
La grande originalité de l’ouvrage réside dans son approche méthodologique. Dimitri Chavaroche, docteur en histoire formé à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, refuse la hiérarchisation traditionnelle des sources. Contrairement à une tendance historiographique qui privilégiait les documents officiels au détriment des témoignages personnels, l’historien redonne toute leur légitimité aux récits des combattants.
Les témoignages de soldats français et allemands engagés dans ces luttes mortelles sont placés au centre de l’analyse, sans pour autant négliger les sources militaires officielles. Cette double approche permet de croiser les perspectives et de restituer la complexité de ces moments où les hommes s’affrontaient au couteau, à la grenade, à la pelle, voire à mains nues. L’auteur réussit ainsi à dépasser le prétendu « mutisme des sources » : les combattants n’étaient pas muets face à l’horreur, mais leurs paroles ont longtemps été considérées avec méfiance par une partie de la communauté historienne.
L’ouvrage ne se contente pas d’une approche théorique. Chavaroche nous fait pénétrer dans les espaces concrets où se déroulaient ces affrontements : les parapets des tranchées, les boyaux étroits, les cratères d’obus transformés en positions défensives, les abris souterrains où l’obscurité amplifiait la terreur. Cette géographie minutieuse du combat rapproché permet de comprendre comment les contraintes spatiales déterminaient les modalités de l’affrontement et influençaient les armes utilisées.
L’historien établit avec précision les conditions, les lieux, les acteurs et le déroulement de ces combats. Il distingue les différents types d’engagement : les coups de main planifiés par le commandement pour maintenir l’esprit offensif des troupes, le nettoyage des positions conquises, les rencontres fortuites dans le no man’s land, ou encore les combats défensifs lors des assauts ennemis. Chaque situation imposait ses propres contraintes tactiques et psychologiques.
Au-delà de l’analyse tactique, « Corps à corps » explore une dimension anthropologique fondamentale : l’expérience vécue par les combattants. Comment se prépare-t-on mentalement à tuer un homme au couteau ? Quelles techniques gestuelle développe-t-on dans l’urgence du combat ? Quelle place occupe la peur dans ces moments où la mort se donne et se reçoit à bout portant ? Comment les soldats intègrent-ils après coup ces épisodes traumatisants dans leur récit de guerre ?
Chavaroche analyse les imaginaires qui entouraient ces combats, tant chez les combattants que dans l’arrière. La figure du guerrier primitif, du barbare sanguinaire, côtoie celle du héros sacrificiel. L’auteur montre comment la propagande s’emparait de ces épisodes pour construire des récits nationaux opposés, chaque camp accusant l’autre de sauvagerie tout en valorisant la bravoure de ses propres soldats.
Une attention particulière est portée aux corps francs, ces unités spécialisées créées en 1916 pour mener les opérations de coups de main. Basées sur le volontariat, disposant d’un statut particulier au sein de l’armée, ces troupes d’élite bénéficiaient d’avantages matériels et échappaient au service ordinaire de tranchée pour se consacrer exclusivement à l’entraînement et aux raids en terrain ennemi. Leur existence même témoigne de l’importance stratégique accordée par le commandement au combat rapproché, contredisant ainsi la thèse de sa marginalité.
En définitive, l’ouvrage de Dimitri Chavaroche renouvelle notre compréhension de la violence combattante durant la Grande Guerre. Il démontre que la guerre de position n’était pas seulement une guerre d’usure menée à distance par l’artillerie, mais aussi une succession d’affrontements brutaux où les hommes se trouvaient confrontés à la réalité physique de l’adversaire. Cette dimension du conflit, longtemps minimisée, révèle toute la complexité de l’expérience combattante et enrichit notre vision d’une guerre qui demeure, plus d’un siècle après son déclenchement, un objet d’étude inépuisable.
Cordialement
Jean-Louis
Re: « Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale »
Publié : lun. déc. 29, 2025 5:16 pm
par alain51
Bonjour,
texte effacé par son auteur
Au revoir,
Alain
Re: « Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale »
Publié : mer. déc. 31, 2025 5:40 pm
par alain51
Bonjour,
texte effacé par son auteur
Au revoir,
Alain
Re: « Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale »
Publié : sam. janv. 24, 2026 12:05 pm
par TCschmitt
Bonjour,
Que les affrontement au corps à corps n'ait pas été très fréquents, je veux bien le croire ; il n'empêche qu'ils ont existé et sont décrits soit dans des documents officiels comme les JMO ou les KTB allemands, soit plus fréquemment dans les témoignages des combattants.
Je viens de rentrer d'Allemagne où j'ai travaillé quelques jours au Kriegsarchiv de Munich ; j'y ai vu des documents (cartes, comptes-rendus... ) sur certains coups de main opérés par les unités allemandes au Linge (mais je n'en ai pas pris copie car ce n'était pas mon centre d'intérêt). Les historiques des unités allemandes contiennent aussi des descriptions de combats au corps à corps (avec la part d'exagération qu'on peut en attendre).
Re: « Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale »
Publié : dim. janv. 25, 2026 11:36 am
par kglbayrRIR2
Bonne journée.
TCschmitt a écrit : ↑sam. janv. 24, 2026 12:05 pm
.....avec la part d'exagération qu'on peut en attendre.
En tant que « Bavarois de sang », je dois bien entendu contredire « dûment » l'affirmation selon laquelle il y aurait eu des « exagérations » dans les sources bavaroises à propos des combats de la Grande Guerre.

***
Maintenant sérieusement. Non, le combat rapproché était l’une des rares exceptions parmi les formes de combat à l’ère de la mitrailleuse. Je me souviens encore très clairement de la façon dont mon grand-père secoua la tête avec incrédulité lorsque mon oncle Hansel, son fils, raconta ses expériences lors de la bataille du saillant de Koursk. Il ne s’agissait pas seulement d’une bataille de chars, mais elle s’est également déroulée à la baïonnette dans les circonstances les plus cruelles. Les cris des Russes tués ont hanté mon oncle jusqu'à sa mort.
Cordialement
Joseph
****
Après la Première Guerre mondiale, le comédien et chanteur folk « Weiß Ferdl » (Ferdinand Weißheitinger) a rempli les salles de Munich de « chansons » ironiques sur les « héros silencieux » de l'armée bavaroise et les frimeurs du « Leibregiment » [Garde Bavaroise], qui à lui seul détruisaient ou mettaient en déroute des bataillons, des brigades, voire des régiments français entiers.

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Re: « Corps à corps – Le combat rapproché pendant la Première Guerre mondiale »
Publié : ven. févr. 13, 2026 3:02 pm
par Ungernkhan
Bonjour,
"Le verbe « nettoyer » n’a pas obligatoirement la connotation de sang et de carnage que certains y voient aujourd’hui [...]"
Le terme m'évoque autant "sécuriser une zone" que "ratisser une zone" ; en d'autres termes, s'assurer qu'aucun ennemi de demeure dans la zone conquise en les éliminant, en les capturant ou en s'assurant que toutes les positions prises, que tous les abris soient vides d'ennemis.
Cordialement.
Zachary