Re: NANTES Trois-mâts barque
Publié : lun. mai 19, 2008 12:55 am
Bonsoir à tous,
Trois-mâts barque NANTES
Lancé le 16 Mai 1899 aux chantiers de Grand Quevilly à Rouen, pour la compagnie Nantaise de Navigation à Vapeur dont c’est le seul voilier.
Voilier du type D dit à baignoire.
Un des plus beaux voiliers nantais. Longue dunette, appartements spacieux et bien aménagés, grande voilerie où l’on pouvait élonger une voile entière, atelier bien outillé.
Superbes qualités nautiques ; navires atteignant 13 nds qui fera de nombreuses traversées records (Australie, Japon, Nouvelle Calédonie)
Pris au neuvage par le capitaine Ricordel.
Aura quatre abordages accidentels, dont un par le paquebot anglais ARAMAC, alors qu’il était au mouillage de Port Philips (Australie).
Le capitaine Ricordel quitta le NANTES après un séjour de cent mois à bord, pour prendre le commandement du vapeur L’ERDRE.
Après 13 voyages, racheté par la compagnie Générale d’Armement de Nantes.
Extrait du rôle
Trois-mâts NANTES 2679 tx JB 2263 tx JN
Armement à Nantes en date du 23 Février 1916. Equipage embarqué le 23/02 à Bristol.
Capitaine Auguste CARMENE CLC né le 17 Juin 1881 à St Pierre et Miquelon Inscrit à Toulon
Second François PURNI CLC né le 8 Octobre 1884 à Plouezec Inscrit à Paimpol
Quitte Bristol pour Iquique via Port Talbot, pour un voyage d’un an.
Quitte Iquique en Octobre 1916 avec un chargement de 3550 t de nitrate pour une poudrerie de Londres.
Le trois-mâts NANTES a été capturé et coulé en mer le 26 Décembre 1916 à 14h00 par 12°37 N et 34° W. L’équipage a été embarqué sur le corsaire allemand du 26 Décembre 1916 au 12 Janvier 1917.
Il a été transféré sur le vapeur japonais HUDSON MARU le 12 Janvier et débarqué à Pernambouc le 19 Janvier.
Il est parti pour Bahia-Blanca où il a embarqué sur le SEQUANA le 22 Janvier.
Arrivé à Bordeaux le 13 Février 1917.
Récit des marins du NANTES
Le 26 Décembre, vent frais et tempête de sable à l’horizon. A 13h00 apparait un vapeur battant pavillon anglais. C’est en fait un corsaire allemand. Un équipage d’arraisonnement monte à bord, prend du matériel et dispose des bombes.
Après l’explosion, le navire s’enfonce lentement, voiles hautes, puis l’avant apique brusquement et le voilier chavire. Il disparait en quelques secondes et aucune épave ne surnage à la surface.
Récit du commandant comte Nicolas zu Dohna-Schlodien, du corsaire MÖWE
« La destruction du NANTES s’opéra rapidement. Elle ne dura que vingt minutes entre le moment de l’explosion et celui de la disparition. Si l’on fait abstraction de la douleur qui saisit le cœur de tout marin à la vue d’un tel spectacle, le tableau fut pour nous quelque chose de merveilleux. Le joli navire s’enfonça lentement, toutes voiles dehors, par l’avant. Lorsque la moitié avant de sa coque se trouva sous l’eau, il se coucha sur le flanc et, dans le fracas des vergues et des mâts qui se brisaient, descendit dans l’abîme. Dans un silence haletant, angoissé, tous les spectateurs suivirent la magnifique grandeur de cette tragédie ».
(Récit aux accents particulièrement lyriques)
Le corsaire MÖWE (La Mouette)
Etait un ancien bananier de la compagnie Laiesz de Hambourg, vétéran des lignes du Cameroun.
Il quitta Kiel le 22 Novembre 1915 et entre Décembre 1915 et Mars 1916 mouilla plus de 500 mines. La moitié de ces « œufs de mouette » fut larguée sur la côte d’Ecosse où elle provoqua la perte du cuirassé King Edouard VII, et l’autre moitié aux embouchures de la Loire et de la Gironde.
Tableau du MÖWE par Willy Stower -1925

Cordialement
Olivier
Trois-mâts barque NANTES
Lancé le 16 Mai 1899 aux chantiers de Grand Quevilly à Rouen, pour la compagnie Nantaise de Navigation à Vapeur dont c’est le seul voilier.
Voilier du type D dit à baignoire.
Un des plus beaux voiliers nantais. Longue dunette, appartements spacieux et bien aménagés, grande voilerie où l’on pouvait élonger une voile entière, atelier bien outillé.
Superbes qualités nautiques ; navires atteignant 13 nds qui fera de nombreuses traversées records (Australie, Japon, Nouvelle Calédonie)
Pris au neuvage par le capitaine Ricordel.
Aura quatre abordages accidentels, dont un par le paquebot anglais ARAMAC, alors qu’il était au mouillage de Port Philips (Australie).
Le capitaine Ricordel quitta le NANTES après un séjour de cent mois à bord, pour prendre le commandement du vapeur L’ERDRE.
Après 13 voyages, racheté par la compagnie Générale d’Armement de Nantes.
Extrait du rôle
Trois-mâts NANTES 2679 tx JB 2263 tx JN
Armement à Nantes en date du 23 Février 1916. Equipage embarqué le 23/02 à Bristol.
Capitaine Auguste CARMENE CLC né le 17 Juin 1881 à St Pierre et Miquelon Inscrit à Toulon
Second François PURNI CLC né le 8 Octobre 1884 à Plouezec Inscrit à Paimpol
Quitte Bristol pour Iquique via Port Talbot, pour un voyage d’un an.
Quitte Iquique en Octobre 1916 avec un chargement de 3550 t de nitrate pour une poudrerie de Londres.
Le trois-mâts NANTES a été capturé et coulé en mer le 26 Décembre 1916 à 14h00 par 12°37 N et 34° W. L’équipage a été embarqué sur le corsaire allemand du 26 Décembre 1916 au 12 Janvier 1917.
Il a été transféré sur le vapeur japonais HUDSON MARU le 12 Janvier et débarqué à Pernambouc le 19 Janvier.
Il est parti pour Bahia-Blanca où il a embarqué sur le SEQUANA le 22 Janvier.
Arrivé à Bordeaux le 13 Février 1917.
Récit des marins du NANTES
Le 26 Décembre, vent frais et tempête de sable à l’horizon. A 13h00 apparait un vapeur battant pavillon anglais. C’est en fait un corsaire allemand. Un équipage d’arraisonnement monte à bord, prend du matériel et dispose des bombes.
Après l’explosion, le navire s’enfonce lentement, voiles hautes, puis l’avant apique brusquement et le voilier chavire. Il disparait en quelques secondes et aucune épave ne surnage à la surface.
Récit du commandant comte Nicolas zu Dohna-Schlodien, du corsaire MÖWE
« La destruction du NANTES s’opéra rapidement. Elle ne dura que vingt minutes entre le moment de l’explosion et celui de la disparition. Si l’on fait abstraction de la douleur qui saisit le cœur de tout marin à la vue d’un tel spectacle, le tableau fut pour nous quelque chose de merveilleux. Le joli navire s’enfonça lentement, toutes voiles dehors, par l’avant. Lorsque la moitié avant de sa coque se trouva sous l’eau, il se coucha sur le flanc et, dans le fracas des vergues et des mâts qui se brisaient, descendit dans l’abîme. Dans un silence haletant, angoissé, tous les spectateurs suivirent la magnifique grandeur de cette tragédie ».
(Récit aux accents particulièrement lyriques)
Le corsaire MÖWE (La Mouette)
Etait un ancien bananier de la compagnie Laiesz de Hambourg, vétéran des lignes du Cameroun.
Il quitta Kiel le 22 Novembre 1915 et entre Décembre 1915 et Mars 1916 mouilla plus de 500 mines. La moitié de ces « œufs de mouette » fut larguée sur la côte d’Ecosse où elle provoqua la perte du cuirassé King Edouard VII, et l’autre moitié aux embouchures de la Loire et de la Gironde.
Tableau du MÖWE par Willy Stower -1925

Cordialement
Olivier