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Samuel Titoni

Publié : ven. août 21, 2026 7:55 am
par Scolari
Bonjour à tous,

Guy François sollicite l'aide du forum pour identifier cet inconnu : viewtopic.php?p=610247#p610247
ALVF a écrit : jeu. août 20, 2026 4:33 pm Bonsoir,
...
Ce Parc confie la mission à une petite équipe d'artilleurs âgés de la 48e batterie du 70e RALGP.
Le détail du travail de cette équipe est bien connu grâce au "Carnet de travail" de l'artilleur territorial Mathieu Bolard, dans le civil meunier et maire de la commune de Routelle (Doubs);
L'arrière petit-fils de Mathieu Bolard, Maxime Bolard, a publié une étude sur le parcours de son aïeul "Un Maire dans la Grande Guerre" en 2002 à Strasbourg (publication à compte d'auteur).
Maxime a bien voulu me copier l'intégralité du "Carnet de travail" de Mathieu Bolard où l'on trouve la copie de l'instruction pour le montage des rondelles ST et les quantités d'obus existantes au Parc de Munitions de Brienne. On peut constater que la proportion des obus équipés de rondelles ST est très importante pour les gros et très gros calibres (de l'ordre de 20 à 25%), stockés en grandes quantités "en tas" près des quais d'embarquement où ils sont ensuite chargés dans les wagons de munitions de l'ALVF et envoyés vers les unités en fonction de la situation du moment.

Je ne développe pas davantage mais je dois souligner que c'est la lecture du "Carnet" de Mathieu Bolard qui m'a permis de trouver le nom de "l'inventeur" de la rondelle ST car, par deux fois, le sigle "ST" est accompagné par la mention au crayon de "Samuel Titoni".
Jusqu'à la lecture de ce "Carnet", je n'avais jamais trouvé la signification de ce sigle sur aucun document
d'archive!
Je publie donc un en-tête d'un document copié par Mathieu Bolard en 1918:
Carnet Mathieu Bolard- - .png

Maintenant, après la fin de ce Quizz, il faut que nos spécialistes de la généalogie trouvent qui est "Samuel Titoni"?
Une certitude, ce n'est pas un officier de l'armée de terre, il s'agit peut-être d'un ingénieur ou d'un technicien d'arsenal ou de l'industrie privée. Toute piste sera bienvenue!

Merci à tous les participants!
Cordialement,
Guy François.

Re: Samuel Titoni

Publié : ven. août 21, 2026 8:07 am
par Scolari
re-

J'ai tenté, mais effectivement, la recherche s'annonce complexe.
L'absence de réponse, doit être un indicateur, mais de quoi ?
il n'est pas décédé durant la Grande Guerre
il n'est pas dans l'annuaire LH 1929 , aucun ordre, coté Français, Italien, ou Suisse.
il y a une mauvaise concordance Prénom Nom, prénom francisé ? ou l'inverse, le patronyme est déformé masquer pour dissimuler une origine Alsacienne ou Lorraine (AL) ?

On doit élargir vers les hypothèses hasardeuses :
un silence dans les archives peut traduire, un oubli volontaire - l'inventeur ne serait pas français - et sa nationalité pourrait gêner son pays d'origine et le pays qui utilise son invention.

La piste Suisse me séduirait, proche du Doubs. je ne vous cache pas que l'horlogerie suisse me fait de l'œil avec les montres Titoni, mais elles datent de 1919 et fondées par Fritz Schluep à Granges (Grenchen).

Bien sur, une famille d'ingénieur d'origine italienne est fortement possible.

Cordialement,
Frédéric

édition : il y a aussi l'origine de la matière première des rondelles - à cette date - une importation de matières premières étrangères (me semble probable) assemblés par de modestes artilleurs de la Territoriale, une modeste pièce additive conçue par une personne, qui n'est ni officier - ni sans doute membre des arsenaux - donc hors du sérail de l'artillerie et sans doute, ni proche de l'industrie française : hors Schneider, hors Saint-Chamond, hors S.C.B (Société de Construction des Batignolles)... c'est ce que m'indique ce silence, cet absence de réponse des moteurs de recherche, dans le sens personne pour revendiquer sa paternité en France... à la différence de la plaquette Malandrin

édition II : de mémoire de généalogiste, le prénom Samuel est très peu usité en France à cette période - 1870-1917 - Par contre dans le monde Anglophone, États-Unis : Le prénom était solidement ancré à la 42e place du classement national. Le diminutif Sam y était également omniprésent en raison de l'entrée en guerre du pays sous l'allégorie de l'Oncle Sam. Royaume-Uni (Angleterre et Pays de Galles) : Très populaire depuis l'époque victorienne, Samuel figurait également dans le Top 40 des prénoms britanniques les plus attribués.

Ce qui pourrait expliquer la dissonance entre le patronyme et le prénom.
J'ai cru voir passer des réponses éparses et hors sujet avec les états-unis, auxquelles je n'avais pas prêté attention.

édition III : Le patronyme Titoni (ou Tittoni) est un nom d'origine italienne très rare en France. Entre 1891 et 1915, un nombre infime de naissances (moins d'une poignée, voire aucune significative) est recensé pour ce nom dans l'Hexagone, traduisant une présence quasi absente ou purement étrangère au début de la Première Guerre mondiale en 1914. (variante Titone en italie)

édition IV : Le rôle des États-Unis dans l’approvisionnement en plomb pour la France et ses alliés durant la Grande Guerre a été absolument capital. Contrairement à l’étain (pour lequel l'Amérique était totalement dépendante de l'Asie), les États-Unis étaient le premier producteur mondial de plomb, exploitant d'immenses gisements nationaux (notamment dans le Missouri et l'Utah)

Le plomb américain sous toutes ses formes : Le plomb extrait des mines du Missouri traversait l'Atlantique sous deux formes distinctes pour approvisionner l'effort de guerre français :Le plomb brut (lingots) : Livré directement aux arsenaux français (comme Bourges) et aux fonderies privées sous-traitantes. C'est ce plomb de fonderie qui était mélangé à l'étain importé pour couler et découper vos fameuses rondelles de culot d'obus de 1917 (réponse dialogue avec IA gemini)
-------------------------
il n'y a sans doute pas de lien direct entre la matière plomb et l'inventeur de la rondelle ST, mais en généalogie, il n'y a pas de coïncidence fortuite - des faisceaux qui convergent...

Re: Samuel Titoni

Publié : ven. août 21, 2026 7:04 pm
par Scolari
re-
discussion avec IA Gemini :

En 1917, le traitement de l’étain et du plomb par laminage s’intègre dans l'appareil industriel français entièrement militarisé. Pour fabriquer en masse des pièces de précision malléables comme les fameuses rondelles ST, l'industrie des métaux non ferreux applique un procédé mécanique rigoureux qui tranche avec la sidérurgie lourde de l'acier. [1, 2, 3, 4, 5]
## 1. La métallurgie des « métaux tendres »
Le plomb et l'étain ont des caractéristiques uniques qui facilitent grandement leur traitement industriel, même en temps de pénurie :

* Un laminage à froid ou à tiède : Contrairement à l'acier qui exige d'immenses laminoirs à chaud très énergivores, l'alliage d'étain-plomb (Sn55Pb45) est extrêmement malléable et plastique. Les lingots, une fois coulés après fusion à environ 200°C, peuvent être passés à température ambiante dans des laminoirs de précision (laminage à froid) pour obtenir des rubans de métal très minces. [1, 6, 7, 8]
* Le recyclage interne : Lors du poinçonnage automatique des rondelles (qui crée le trou central et le contour), les chutes de bandes de métal (les "riblons") sont immédiatement réexpédiées au creuset de l'usine pour être refondues. Rien ne se perd. [9]

## 2. Les géants industriels du laminage en 1917
Pour fournir les millions de mètres de bandes métalliques nécessaires aux arsenaux et dépôts d'artillerie (comme le Parc de Munitions de Brienne), le ministère de l'Armement s'appuie sur de grandes entreprises privées spécialisées dans les alliages de cuivre, de plomb et de zinc :

* La Compagnie Française des Métaux (CFM) : Possédant plusieurs usines majeures (comme à Déville-lès-Rouen ou Serifontaine), elle est l'un des piliers français du laminage et du tréfilage de précision pendant la guerre. [10]
* Les Tréfileries et Laminoirs du Havre (TLH) : Ce complexe industriel géant produit à un rythme effréné les métaux non ferreux nécessaires à l'armée. Ces laminoirs reçoivent les matières premières importées par les ports de l'Atlantique et fournissent les demi-produits (les rouleaux d'alliage). [3, 5]
* Les Manufactures Royales de Plomb (ex-établissements d'Ancien Régime) : De nombreux "moulins à plomb" historiques, modernisés au cours du XIXe siècle (comme ceux de Normandie ou du Nord), sont réquisitionnés pour couler des plaques et les passer aux rouleaux compresseurs. [11, 12]

## 3. Du rouleau à la rondelle : la mécanisation à haute cadence
Une fois les feuilles ou rubans d'alliage Sn55Pb45 calibrés par les laminoirs à l'épaisseur exacte commandée par l'artillerie, la fabrication des rondelles ST suit deux circuits :

* Soit en amont dans les usines civiles : Les laminoirs possèdent souvent leurs propres ateliers d'emboutissage. Les bandes de métal passent sous des presses à découper automatiques à haute cadence, souvent actionnées par des munitionnettes. Les boîtes de rondelles prêtes à l'emploi sont ensuite acheminées par wagons entiers vers Brienne. [13]
* Soit directement dans les parcs militaires : Pour s'adapter aux modifications de dernière minute imposées par les ingénieurs (comme les spécifications de Samuel Titoni en 1917), des rouleaux de métal laminé brut sont livrés directement aux ateliers des parcs d'artillerie. Les ouvriers militaires effectuent le découpage et le chanfreinage sur place à l'aide de petites presses d'atelier, garantissant un flux tendu vers les lignes d'assemblage des obus de l'ALVF (Artillerie Lourde sur Voie Ferrée). [3]


[1] [https://fr.wikipedia.org](https://fr.wikipedia.org/wiki/Laminage)
[2] [https://en.wikipedia.org](https://en.wikipedia.org/wiki/French_ar ... orld_War_I)
[3] [https://www.academie-sciences-lettres-toulouse.fr](https://www.academie-sciences-lettres-t ... amat-2.pdf)
[4] [https://journals.openedition.org](https://journals.openedition.org/insitu/10924?lang=en)
[5] [https://en.wikipedia.org](https://en.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A9f ... s_du_Havre)
[6] [https://www.jpcfrance.fr](https://www.jpcfrance.fr/bases-pratique ... -incendie/)
[7] [https://wikithionville.fr](https://wikithionville.fr/index.php?tit ... Thionville)
[8] [https://arkitechglobal.com](https://arkitechglobal.com/fr/un-bref-h ... s-a-froid/)
[9] [https://www.mattech-journal.org](https://www.mattech-journal.org/article ... 11p493.pdf)
[10] [https://en.wikipedia.org](https://en.wikipedia.org/wiki/Compagnie ... %C3%A9taux)
[11] [https://pop.culture.gouv.fr](https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA76000566)
[12] [https://www.persee.fr](https://www.persee.fr/doc/annor_0003-41 ... _14_3_6525)
[13] [https://www.arquus-defense.com](https://www.arquus-defense.com/fr/les-m ... -larmement)

Re: Samuel Titoni

Publié : ven. août 21, 2026 8:12 pm
par michelstl
Bonjour
discutant avec IA… offrant un petit rapprochement Titoni / artillerie…. Mais bon … ce IA, comme tout ce qui est artificiel…
« La fonction artillerie ou échelle de télémètre (Telemeter) sur certaines montres, comme le chronographe rétro de la collection Titoni Heritage, servait historiquement aux militaires pour calculer la distance d'une explosion d'artillerie en mesurant le temps entre l'éclair lumineux et la détonation sonore. »