Les conséquences de la bataille de Tsoushima
Publié : jeu. mai 14, 2026 4:17 pm
Si la Bataille de Tsoushima qui mit aux prises la flotte russe et la flotte japonaise, les 27 et 28 mai 1905, n'est pas du ressort de ce forum, la victoire japonaise et ses conséquences, ont fortement influencé la stratégie et la technique navale, avant et pendant la guerre.
On leur doit la généralisation des turbines
Les cuirassés de cette époque (tant japonais que russes) étaient propulsés par des machines à vapeur à pistons (machines dites à triple expansion), qui vibraient énormément et nécessitaient de fréquentes révisions, contrairement aux révolutionnaires turbines inventées par Agernon Parsons, qui allaient bientôt équiper les Dreadnoughts britanniques. Après un demi tour du monde sans possibilités de réparations sérieuses, les machines des cuirassés russes étaient passablement essoufflées, de même que leurs chaudières ;
l'artillerie à tir rapide
Enfin, les cuirassés japonais étaient équipés d'une artillerie secondaire à tir rapide, alors que les cuirassés russes de la classe Kniaz Souvorov (les plus récents) ne disposaient que de canons à tir lent. La cadence de tir des Japonais était donc deux fois supérieure à celle des Russes, ce qui explique que les cuirassés russes furent mis hors de combat dès 14 h 45.
En cas d’isolement du navire de pointe, le navire suivant devait prendre la tête du groupement, ce qui conduisit plusieurs fois au fait que tout le groupement, avec les amiraux toujours vivants et leurs cadres, suivaient un unique navire. De ce fait, le navire de pointe était toujours sous un feu ennemi très soutenu. Les commandants russes auraient au moins pu se résoudre à agir de leur propre chef, sous leur propre responsabilité. Dans son ensemble, la flotte russe s’est confinée dans une trop grande passivité tandis que le déroulement de la bataille était dicté par l’amiral Tōgō.
De surcroît, L’évaluation de la précision du feu par les officiers de tir russes s’en trouvait tellement plus ardue qu’aucune correction de tir raisonnable ne pouvait être apportée.
Enfin, la compétence des équipages russes, constitués majoritairement de réservistes et de jeunes recrues, était clairement en deçà de celle des matelots japonais, comme le montre la comparaison des taux de réussite des officiers de tir.
L'invention des cuirassés du type Dreadnought
Avant la guerre russo-japonaise, les pays construisaient leurs navires de guerre avec des batteries mixtes, principalement des canons de 150 mm , 203 mm , 254 mm et 305 mm , avec l'objectif que ces navires combattent en ligne. La bataille démontra que les gros canons à long rayon étaient plus efficaces dans l'affrontement que les batteries de différentes tailles. Dès 1904, la marine impériale japonaise développa le Satsuma (mis à l'eau quelques jours avant la bataille, le 15 mai), bateau armé des désormais traditionnelles tourelles doubles de 305 mm, axiales (une dite de chasse et une de retraite) mais aussi de trois tourelles doubles de 254 mm de chaque côté du navire, c'est-à-dire d'une artillerie principale inconnue jusque-là par sa puissance de feu. La Grande-Bretagne, dont un observateur ramena ses notes prises lors de la bataille, décidera de la mise en chantier immédiate et dans le plus grand secret de la quille du HMS Dreadnought en octobre 1905, bateau destiné à recevoir un armement principal monocalibre de 305 mm distribué en cinq tourelles doubles. Le navire va être lancé au début de 1906 ; il déclassera d'un coup tous les navires préexistants. Son nom deviendra un nom commun et servira à différencier les navires de combat construits avant lui, les pré-dreadnoughts, de ceux construits après lui et communément appelé dreadnought.
On leur doit la généralisation des turbines
Les cuirassés de cette époque (tant japonais que russes) étaient propulsés par des machines à vapeur à pistons (machines dites à triple expansion), qui vibraient énormément et nécessitaient de fréquentes révisions, contrairement aux révolutionnaires turbines inventées par Agernon Parsons, qui allaient bientôt équiper les Dreadnoughts britanniques. Après un demi tour du monde sans possibilités de réparations sérieuses, les machines des cuirassés russes étaient passablement essoufflées, de même que leurs chaudières ;
l'artillerie à tir rapide
Enfin, les cuirassés japonais étaient équipés d'une artillerie secondaire à tir rapide, alors que les cuirassés russes de la classe Kniaz Souvorov (les plus récents) ne disposaient que de canons à tir lent. La cadence de tir des Japonais était donc deux fois supérieure à celle des Russes, ce qui explique que les cuirassés russes furent mis hors de combat dès 14 h 45.
En cas d’isolement du navire de pointe, le navire suivant devait prendre la tête du groupement, ce qui conduisit plusieurs fois au fait que tout le groupement, avec les amiraux toujours vivants et leurs cadres, suivaient un unique navire. De ce fait, le navire de pointe était toujours sous un feu ennemi très soutenu. Les commandants russes auraient au moins pu se résoudre à agir de leur propre chef, sous leur propre responsabilité. Dans son ensemble, la flotte russe s’est confinée dans une trop grande passivité tandis que le déroulement de la bataille était dicté par l’amiral Tōgō.
De surcroît, L’évaluation de la précision du feu par les officiers de tir russes s’en trouvait tellement plus ardue qu’aucune correction de tir raisonnable ne pouvait être apportée.
Enfin, la compétence des équipages russes, constitués majoritairement de réservistes et de jeunes recrues, était clairement en deçà de celle des matelots japonais, comme le montre la comparaison des taux de réussite des officiers de tir.
L'invention des cuirassés du type Dreadnought
Avant la guerre russo-japonaise, les pays construisaient leurs navires de guerre avec des batteries mixtes, principalement des canons de 150 mm , 203 mm , 254 mm et 305 mm , avec l'objectif que ces navires combattent en ligne. La bataille démontra que les gros canons à long rayon étaient plus efficaces dans l'affrontement que les batteries de différentes tailles. Dès 1904, la marine impériale japonaise développa le Satsuma (mis à l'eau quelques jours avant la bataille, le 15 mai), bateau armé des désormais traditionnelles tourelles doubles de 305 mm, axiales (une dite de chasse et une de retraite) mais aussi de trois tourelles doubles de 254 mm de chaque côté du navire, c'est-à-dire d'une artillerie principale inconnue jusque-là par sa puissance de feu. La Grande-Bretagne, dont un observateur ramena ses notes prises lors de la bataille, décidera de la mise en chantier immédiate et dans le plus grand secret de la quille du HMS Dreadnought en octobre 1905, bateau destiné à recevoir un armement principal monocalibre de 305 mm distribué en cinq tourelles doubles. Le navire va être lancé au début de 1906 ; il déclassera d'un coup tous les navires préexistants. Son nom deviendra un nom commun et servira à différencier les navires de combat construits avant lui, les pré-dreadnoughts, de ceux construits après lui et communément appelé dreadnought.