Re: MARIE Goélette de Paimpol
Publié : dim. mai 10, 2015 11:41 am
Bonjour à tous,
MARIE
Goélette de Paimpol
Goélette de 200 tpl 118 tx JB immatriculée à Paimpol
Armateur : Agence Française de Transports Maritimes. Siège à Paris.
Affréteur : Société Ville Montagne
Capitaine Hubert BRILLET + 5 hommes d’équipage
Effectue une traversée Carloforte – Port Saint Louis du Rhône avec un chargement de minerai. (Nota : Carloforte est le petit port situé sur la côte Est de l’île San Pietro, au Sud de la Sardaigne, juste à l’Ouest de Cagliari. Cette petite île est connue pour ses mines de manganèse situées sur sa côte Ouest)
Télégramme du consul de France à Cagliari, Mr. LECA, à Marine Paris. 2 Juillet 1917 23h45
« Notre agent consulaire à Alghero télégraphie que voilier français MARIE, du port de Paimpol, 200t, parti de Carloforte pour Port Saint Louis du Rhône avec un chargement de minerai a été torpillé par un sous-marin à 20 milles du cap Caccia. Equipage de 6 hommes sauvé et arrivé à Alghero ».
La perte de Marie
(Le rapport est rédigé en italien par un officier italien)
La goélette a quitté Carloforte le 27 Juin 1917. Le 1er Juillet à midi, elle se trouve à exactement 20 milles dans l’Ouest du cap Caccia (à hauteur d’Alghero) faisant route au Nord à 3 nœuds. Mer agitée. Bonne visibilité. Brise d’Ouest.
Un sous-marin est aperçu à 4 milles sur tribord, sans pavillon. Continué la route, mais au premier coup de canon, amené la voile et mis l’embarcation à la mer. Evacué le voilier au 2e coup de canon.
Le sous-marin s’approche et l’équipage doit monter à son bord. Un officier et 4 hommes se rendent avec le canot à bord du voilier. Ils prennent compas, boussole, toutes les cartes et les provisions qui sont rapportées au commandant du sous-marin. Une bombe est placée à bord du voilier. Ce commandant et l’équipage du sous-marin ont montré de la courtoisie envers les hommes qui étaient montés à leur bord en leur offrant cigarettes et tabac.
Attitude calme et digne des Français.
Le voilier coulé, ceux-ci ont fait route sur le cap Caccia et ont été recueillis par une barque de pêche italienne qui les a conduits à Alghero. Ils lui en sont très reconnaissants car ils étaient fatigués et il faisait très froid.
Description du sous-marin
Le commandant du sous-marin parlait couramment italien et français. Il a interrogé l’équipage sur la nature du chargement, le port de départ et le port de destination. Il leur a aussi demandé en français ce qu’ils pensaient de cette guerre. Il portait une veste kaki sans aucun galon.
Il n’y avait ni numéro, ni lettre sur le sous-marin. Environ 60 m de long et d’un modèle ancien.
Un kiosque au centre du bâtiment
Un canon sur l’avant du kiosque, peut-être 120 mm
Pas vu de périscope, sans doute rentré
TSF avec antennes allant du kiosque à la poupe et à la proue
Pas d’embarcation
Vu les 4 marins qui sont allés sur le voilier et une dizaine d’autres qui sont montés sur le pont.
Conclusion de l’officier enquêteur
Au vu de leur rapport, le capitaine et l’équipage du voilier n’avaient aucun moyen d’éviter la rencontre avec le sous-marin, ni de pouvoir prendre la fuite.
Le sous-marin attaquant
C’était l’U 63 du Kptlt Otto Schultze.
Sur cette officier, décédé en 1966 à Hambourg et qui fut l’un des plus décorés de la marine allemande, voir ce lien : http://www.uboat.net/wwi/men/commanders/313.html
Cdlt
MARIE
Goélette de Paimpol
Goélette de 200 tpl 118 tx JB immatriculée à Paimpol
Armateur : Agence Française de Transports Maritimes. Siège à Paris.
Affréteur : Société Ville Montagne
Capitaine Hubert BRILLET + 5 hommes d’équipage
Effectue une traversée Carloforte – Port Saint Louis du Rhône avec un chargement de minerai. (Nota : Carloforte est le petit port situé sur la côte Est de l’île San Pietro, au Sud de la Sardaigne, juste à l’Ouest de Cagliari. Cette petite île est connue pour ses mines de manganèse situées sur sa côte Ouest)
Télégramme du consul de France à Cagliari, Mr. LECA, à Marine Paris. 2 Juillet 1917 23h45
« Notre agent consulaire à Alghero télégraphie que voilier français MARIE, du port de Paimpol, 200t, parti de Carloforte pour Port Saint Louis du Rhône avec un chargement de minerai a été torpillé par un sous-marin à 20 milles du cap Caccia. Equipage de 6 hommes sauvé et arrivé à Alghero ».
La perte de Marie
(Le rapport est rédigé en italien par un officier italien)
La goélette a quitté Carloforte le 27 Juin 1917. Le 1er Juillet à midi, elle se trouve à exactement 20 milles dans l’Ouest du cap Caccia (à hauteur d’Alghero) faisant route au Nord à 3 nœuds. Mer agitée. Bonne visibilité. Brise d’Ouest.
Un sous-marin est aperçu à 4 milles sur tribord, sans pavillon. Continué la route, mais au premier coup de canon, amené la voile et mis l’embarcation à la mer. Evacué le voilier au 2e coup de canon.
Le sous-marin s’approche et l’équipage doit monter à son bord. Un officier et 4 hommes se rendent avec le canot à bord du voilier. Ils prennent compas, boussole, toutes les cartes et les provisions qui sont rapportées au commandant du sous-marin. Une bombe est placée à bord du voilier. Ce commandant et l’équipage du sous-marin ont montré de la courtoisie envers les hommes qui étaient montés à leur bord en leur offrant cigarettes et tabac.
Attitude calme et digne des Français.
Le voilier coulé, ceux-ci ont fait route sur le cap Caccia et ont été recueillis par une barque de pêche italienne qui les a conduits à Alghero. Ils lui en sont très reconnaissants car ils étaient fatigués et il faisait très froid.
Description du sous-marin
Le commandant du sous-marin parlait couramment italien et français. Il a interrogé l’équipage sur la nature du chargement, le port de départ et le port de destination. Il leur a aussi demandé en français ce qu’ils pensaient de cette guerre. Il portait une veste kaki sans aucun galon.
Il n’y avait ni numéro, ni lettre sur le sous-marin. Environ 60 m de long et d’un modèle ancien.
Un kiosque au centre du bâtiment
Un canon sur l’avant du kiosque, peut-être 120 mm
Pas vu de périscope, sans doute rentré
TSF avec antennes allant du kiosque à la poupe et à la proue
Pas d’embarcation
Vu les 4 marins qui sont allés sur le voilier et une dizaine d’autres qui sont montés sur le pont.
Conclusion de l’officier enquêteur
Au vu de leur rapport, le capitaine et l’équipage du voilier n’avaient aucun moyen d’éviter la rencontre avec le sous-marin, ni de pouvoir prendre la fuite.
Le sous-marin attaquant
C’était l’U 63 du Kptlt Otto Schultze.
Sur cette officier, décédé en 1966 à Hambourg et qui fut l’un des plus décorés de la marine allemande, voir ce lien : http://www.uboat.net/wwi/men/commanders/313.html
Cdlt