MINERVE — Cargo — Société « Les Affréteurs réunis » (Jean Stern)

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olivier 12
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Re: MINERVE — Cargo — Société « Les Affréteurs réunis » (Jean Stern)

Message par olivier 12 » jeu. mai 28, 2015 2:03 pm

Bonjour à tous,

MINERVE

Rencontre avec un sous-marin le 9 Avril 1917. Observation de la Commission d’enquête


Vu les circonstances, le capitaine de MINERVE a bien manœuvré.

Naufrage du 28 Juin 1917. Rapport d’enquête

MINERVE, vapeur de 746 tx brut, ex – CONSTANTINOS, Affréteurs Réunis, 24 hommes d’équipage dont 2 officiers pont, 2 officiers mécaniciens et 3 marins AMBC armant une pièce de 75 modèle guerre, a quitté Marseille le 26 Juin pour Alger.

Le 28 Juin à 14h20, était à 20 milles dans le Nord du cap Sigli, route au NNW à 7 nœuds, beau temps avec houle d’Ouest, lorsque fut aperçu un sous-marin à 12000 m dans le Nord, sur l’arrière. Celui-ci a tiré des coups de canons et le 2e obus est tombé non loin du bord. Le capitaine a continué sa route et fat ouvrir le feu à 14h20. Distance 10000 m. Tir confié au QM fusilier Cosquer, chef de pièce, qui règle tout d’abord la hausse à 6500m, puis 8000m. Coups trop courts. La machine est poussée à 67 tours (8 nœuds). Le 2e capitaine Eugène Jolly, qui dirige l’approvisionnement de la pièce est blessé par un éclat d’obus et mis hors de combat.
Le combat dure 40 minutes et MINERVE est touché une dizaine de fois, par le travers de la chaufferie à la flottaison, par le travers du panneau 3, près de l’hélice et dans le couronnement arrière. Mais aucun coup ne met le bâtiment en danger.
Vers 14h50, tous les coups étant trop courts malgré la hausse, la capitaine fait hisser le drapeau blanc et le sous-marin cesse aussitôt son tir. Les documents confidentiels sont jetés à la mer dans un sec lesté. Les canots s’écartent et le sous-marin se dirige sur eux. Il fait embarquer à son bord le capitaine et 5 otages et envoie sur MINERVE 1 officiers et quelques hommes. L’officier regarde si le canon est encore utilisable, cherche les papiers, l’argent, et fait prendre par ses marins des conserves et quelques approvisionnements pour la machine. Deux marins posent des bombes à l’avant et à l’arrière, qui font couler MINERVE 30 minutes plus tard.

Le capitaine a été interrogé sur le sous-marin, mais personne n’a entendu la conversation. Bien que n’étant pas menacé, il a remis au commandant du sous-marin le routier que le chef mécanicien avait dissimulé et qui portait la route en usage entre Marseille et Alger, routes suivies par le vapeur lors de ses trois dernières traversées de la Méditerranée. Le capitaine remet aussi, avec l’autorisation du commandant allemand, une lettre pour sa femme au matelot Louis Cortin, l’informant qu’il est gardé prisonnier.

Les embarcations poussent du sous-marin, laissant le capitaine, et font route sur la terre. L’une, celle du 2e capitaine, arrive à Sigli, tandis que l’autre est rencontrée par un chalutier de l’Etat.

La commission d’enquête fait remarquer que :

- MINERVE était à 20 milles de la route ordonnée au moment de l’attaque, sans qu’aucune explication ne soit donnée.
- Le bâtiment semblait naviguer à l’a peu près, et aucun cap précis n’a pu être donné.
- L’équipage s’est très bien comporté, en particulier le 2e capitaine Jolly, blessé, le chef mécanicien et l’armement de la pièce.
- L’attitude du capitaine est très anormale. Après avoir encaissé une dizaine de projectiles à son bord, il n’a pas pris toutes les précautions utiles pour se débarrasser de papiers utiles à l’ennemi. Malgré la résistance, passive il est vrai, du chef mécanicien, il a remis un document de 1er ordre au commandant du sous-marin. Celui-ci l’a autorisé à écrire à sa femme et il prononce dans sa lettre cette phrase étonnante à propos des Allemands : « Ne te fais pas de mauvais sang, ne t’inquiète pas, ce sont de braves gens… »
- Dès qu’il a vu la carte, le commandant du sous-marin est reparti à toute vitesse en direction des routes recommandées.
- Hors le 2e capitaine et le chef mécanicien, aucun membre de l’équipage n’a voulu donner de renseignements sur la livraison de cette carte. Même ceux qui n’étaient pas interrogés ont dit à l’avance qu’ils n’avaient rien vu et rien entendu.
- La conduite du tir a été abandonnée au QM fusilier chef de pièce.
- Il n’y avait ni fumigène ni TSF à bord.

La commission propose :

- Récompenses pour le personnel cité ci-dessus et pour le matelot Noto, naufragé pour la 3e fois en peu de temps et qui a remplacé le 2e capitaine.
- Suspendre toute récompense en cours pour le capitaine jusqu’à ce que celui-ci, de retour de captivité ait pu fournir des explications satisfaisantes.

Note au Ministre de la Marine sur les récompenses

Je vous soumets les propositions suivantes :

1) DROUAILLET, Alger 2504, Officier de la Marine Marchande, capitaine de MINERVE. Aucune récompense. J’avais proposé ce capitaine pour une récompense à l’occasion de la destruction de DIANE. Je demande qu’elle soit différée. Dans le cas présent, M. Drouaillet s’est rendu après une demi-heure de combat et a évacué son bâtiment qui était encore en état de naviguer, bien qu’il ait été touché à plusieurs reprises. Mais le sous-marin n’avait tiré que 70 coups. La proportion de coups au but me paraît bien trop élevée par rapport à l’habitude et je pense qu’il n’a été touché que par des éclats d’obus touchant l’eau. D’ailleurs, il n’y a eu qu’un seul blessé…

Voir ce lien au sujet de DIANE
http://pages14-18.mesdiscussions.net/pa ... _1.htm#bas

2) JOLY Eugène, CLC, 2e capitaine. Citation à l’Ordre de la Division. A participé à bord de MINERVE à un combat contre un sous-marin et a été blessé à la jambe par un éclat d’obus alors qu’il était pourvoyeur de la pièce.
Cette blessure est une plaie à la jambe qui occasionne une incapacité absolue de travail pour 2 mois. Est à l’hôpital de Bougie.

3) QUILLET Georges, chef mécanicien, 599 Marseille, OM2
4) CARETTO Barthélémy, officier mécanicien, Marseille 561
5) CLOTAIRE Léon, 1er chauffeur, Marseille 7225
Citation à l’Ordre de la Brigade. Ont participé à bord de MINERVE à un combat contre un sous-marin et ont fait dans la machine et la chaufferie tout ce quil fallait pour assurer la bonne marche du bâtiment touché plusieurs fois pendant l’action par des projectiles.

6) COSQUER François, Audierne 4716 QM fusilier
BRENCHERE Emile, Noirmoutier 1309, matelot canonnier
TANTER Eugène, 106556/2, matelot canonnier
NOTO Antoine, Alger 3376, matelot équipage commercial
Citation à l’Ordre de la Brigade. Ont participé à bord de MINERVE à un combat contre un sous-marin au cours duquel un servant a été blessé et le vapeur atteint par des projectiles ennemis. Ont eu une excellente attitude en mettant leur pièce hors de service. Ont jeté les munitions à la mer avant de quitter le bord.

7) LE PELLEC Emile, Tréguier, Maître d’équipage
BACHE Etienne, Arcachon 5185 matelot
CARIOU Arsène, Audierne 4770, matelot
LOMBARDO Ciro, Alger 2577, matelot
ROSSO Jean, Alger 1306, matelot
ORPIN Amédée, Alger 2813, matelot
PALOMBA Raymond, Alger 1016, matelot
CUREANDEAU Roger, Bordeaux, garçon
GUYAMARCH Yves, 99598.2, chauffeur
MOHAMEDDI Abderhamane, Alger 353, chauffeur
MOUSSA Giag, sujet français, chauffeur
NAGI Ahmed, sujet anglais, chauffeur
AHMED Saleh, sujet anglais, soutier
KASIN Sali, sujet anglais, soutier
DORSI Jean, Alger 7 ADSG, Cuisinier
Témoignage Officiel de Satisfaction. Ont participé à bord de MINERVE à un combat contre un sous-marin au cours duquel un homme a été blessé et le vapeur atteint par des projectiles ennemis.

Nota : je fais remarquer à la commission que le questionnaire réglementaire est plutôt fait pour recueillir des renseignements sur les sous-marins et leur mode d’attaque, que dans le but de recueillir des renseignements sur la conduite du capitaine ou de l’équipage pendant le combat. Il y aurait quelques recommandations à faire dans cet ordre d’idée.

On note que toutes ces récompenses seront accordées le 4 Septembre 1917

Lettre du Directeur des Affréteurs Réunis, Mr. Stern, au Commissaire aux transports maritimes et à la Marine Marchande

Lors du torpillage de notre vapeur MINERVE, le capitaine Drouaillet, qui avait été déjà torpillé le même mois sur le vapeur DIANE, a été fait prisonnier par l’ennemi et emmené en Allemagne.
De faux bruits nous sont parvenus le concernant et nous lui avons demandé de nous établir un rapport complet lorsqu’il sera de retour en France.

Nous espérons que vous voudrez bien faire une nouvelle enquête et, s’il se révèle, contrairement à ce qui a été cru précédemment, que l’attitude de M. Drouaillet, que du reste nous connaissons depuis longtemps, a bien été celle que nous supposons, c’est à dire celle d’un vrai Français et d’un brave marin, nous pensons que vous voudrez bien le citer à l’Ordre du jour comme l’ont été ses subalternes du MINERVE.

Veuillez agréer….

Rapport du Capitaine Drouaillet à son armateur. Décembre 1918.

Vu les erreurs, contradictions et omissions qui se sont produites dans le rapport de mon second, Mr. Joly , et dans les déclarations de l’équipage, voici le rapport exact de la perte de votre navire MINERVE, que je commandais.

J’ai quitté Marseille le 26 Juin 1917 au jour. Sorti du chenal de sécurité, fait route sur Sicié, puis sur le point 40° N 06°42 E. Le 27, mis le cap sur Bougaroni. Une grosse houle d’Est, courte, a occasionné un violent roulis accentué encore par la nature du chargement (fonte dans les bas) et a désarrimé les bonbonnes d’acide. Fait doubler les saisines de la pontée. Mais je craignais que les bonbonnes, qui jouaient dans leurs enveloppes, ne finissent par se briser et n’asphyxient quelqu’un, comme nous avaient prévenus les arrimeurs de Marseille.

Après délibération avec mon second et le maître d’équipage, laissé porter et mis le cap sur Bengut, prenant ainsi la mer par l’arrière du travers.

Le 28 à midi, point observé effectué à 3 reprises avec mon second, et ne donnant qu’un petit triangle d’incertitude. De ce point, tracé une route directe sur Sigli dont j’étais à 30 milles et effacé à la gomme toutes les autres routes tracées.
On note que l’officier enquêteur souligne ces informations
Vers 14h00, aperçu un point noir à l’horizon et reconnu à la longue-vue un sous-marin. Mis aux postes de combat. Porté l’estime sur la carte ; nous étions à 22 milles de Sigli. Le sous-marin a ouvert le feu. Venu sur tribord pour démasquer mon canon qui était sur l’arrière. Hissé les couleurs et donné la hausse à 7500m aux canonniers. Mais le sous-marin se tenait hors de portée de mes coups.

Trois obus sont arrivés coup sur coup dans les œuvres mortes du navire sur bâbord, dont l’un dans la soute bâbord. Le chef mécanicien est venu m’avertir que l’on faisait de l’eau dans cette soute. Je lui ai demandé de redescendre à la machine et de monter le plus possible en pression. Comme le sous-marin tirait dans les hauts des obus à schrapnels, j’ai donné l’ordre d’amener les embarcations au niveau de la lisse. Le maître d’équipage, qui était à l’embarcation tribord, entendant un obus siffler au dessus de sa tête, a lâché le garant arrière et l’embarcation est restée suspendue par le palan de l’avant, arrière dans l’eau et menaçant de chavirer. J’ai alors donné l’ordre au chef mécanicien de stopper un instant pour remettre cette embarcation à poste. Ce fut fait en un clin d’œil.

Donné l’ordre de remettre en route, mais au lieu d’exécuter mon ordre, le mécanicien a soulagé la soupape de la chaudière et fait remonter son personnel sur le pont, me disant qu’il avait mal compris mon ordre et que, de toutes façons, il n’y avait plus rien à faire. Un obus est alors arrivé sur le couronnement arrière et a explosé sur la mèche du gouvernail qui a traversé le salon de l’arrière et a blessé mon second. Il est revenu vers moi en me disant qu’il allait mourir et que les supports de la pièce ne tenaient plus. J’ai fait tirer encore quelques coups tandis que l’équipage embarquait dans le canot bâbord. Voyant le gouvernail brisé et ne pouvant plus manœuvrer, j’ai fait hisser la pavillon « U ». Pendant que le reste de l’équipage embarquait dans le canot tribord, je suis allé à l’arrière voir les dégâts. L’enveloppe de bois de la mèche du gouvernail s’était volatilisée. Mais j’ai constaté qu’il n’y avait pas d’eau dans la machine. J’ai appelé le chef mécanicien et lui ai dit que le navire ne coulait pas et qu’il aille ouvrir une vanne de coque ou briser un tuyau d’aspiration pour empêcher les Boches de monter à bord. Il me répondit que c’était absolument impossible.

Je suis alors monté le dernier dans l’embarcation et nous nous sommes éloignés à 400m du bord. J'ai alors donné la carte au chef mécanicien en lui disant : »Avec cela, si je suis gardé prisonnier, vous pourrez facilement vous diriger et atterrir. Dirigez-vous au SqSW pour accoster à Sigli. Nous sommes à 22 milles du phare. »

Le sous-marin nous a accosté et le commandant m’a appelé à bord. Je lui ai demandé de soigner mon second blessé et presque évanoui. Il m’a répondu qu’il n’avait malheureusement pas de médicaments et à son tour m’a demandé où j’allais. Je lui ai dit « A Sigli ». Il m’a alors demandé qu’est-ce que c’était que Sigli, où cela se trouvait. J’ai alors demandé au chef mécanicien de me donner la carte et j’ai montré au commandant où était le cap Sigli. Comme je voulais la reprendre, il m’a répondu qu’il la gardait, et qu’il me gardait aussi. « Ainsi, vous n’aurez plus l’occasion de tirer sur un sous-marin » m’a-t-il dit.
Il m’a demandé si d’autres navires atterrissaient sur Sigli et j’ai répondu que je n’en savais rien. Je lui ai dit que je n’avais qu’un petit navire armé et que je faisais ce que je voulais. Il m’a demandé s’il y avait beaucoup d’avions ou de dirigeables en Algérie et si les côtes étaient minées. Je lui ai répondu qu’il y avait énormément d’avions et de dirigeables et que les côtes étaient minées. C’est pourquoi il est reparti très au large ensuite.

MINERVE s’est enfoncé par l’arrière après l’explosion de 2 bombes sur tribord. Le sous-marin est ensuite allé sur la côte d’Espagne vers Saint Antoine et Palos.
Il a coulé un vapeur anglais chargé de 4000 tonnes de minerai qui allait d’Alger à Middelsbrough. Il a gardé prisonnier le capitaine Mr. Gaffers, de Cork et le chef mécanicien, Mr. Flyer. Puis il est allé à Gibraltar, est revenu vers les Baléares, Sigli, et enfin Pola où j’ai débarqué le 21 Juillet. Ce sous-marin était l’U 34 qui avait coulé LA FRANCE.

Après une nuit à la forteresse de Pola, nous avons été conduits à la Kommandantur qui nous a envoyés au camp de Karsruhe. Plus tard, je suis allé au camp de Blankenburg-Mark, dont la capitaine Messer, d’Epernay, était le président du comité français. En dernier lieu, je fus envoyé au camp de Brukenkoph à Torgau/Elbe où le chef du comité était le commandant Dulac, de Paris. J’ai été rapatrié le 23 Décembre 1918.

Voilà toute mon odyssée, véritable et sincère, et je puis vous affirmer que les Boches n’ont jamais eu entre leurs mains une carte portant les routes patrouillées.

Conclusion

Il semblerait que le capitaine Drouaillet ait finalement reçu la récompense accordée au titre du DIANE. Aucun renseignement en ce qui concerne le cas de MINERVE.

Le navire anglais coulé au large de l’Espagne était WILBERFORCE, coulé le 7 Juillet.
Mais le capitaine Drouaillet n’a pas été au courant des autres navires coulés lors de cette patrouille, et en particulier les français MONT VISO, le 30 Juin dans l’Ouest d’Alger, MARTHE ROUX le 3 Juillet vers le cap IVI et ONDINE le 12 Juillet au SE de Valence.

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Re: MINERVE — Cargo — Société « Les Affréteurs réunis » (Jean Stern)

Message par Yves D » ven. mai 29, 2015 12:43 am

Bonsoir à tous, bonsoir Olivier
Je trouve un peu tard ce post et j'y apporte mes deux sous de contribution.
Très vraisemblablement il s'agit bien de l'U 35 qui a lancé contre Minerve le 9.4.17 ainsi qu'en témoigne le KTB de von Arnauld à cette date à 6h40 (heure du sous-marin). Ci-dessous :

Bugrohr los ! 3 m Tiefeneinstellung, Torpedo springt in der Dünung mindestens 4 mal aus dem Wasser, macht Knicke nach beiden Seiten und geht infolgedessen fehl. Dampfer signalisiert gerade mit 1000 m hinter dem Boot stehenden Fischdampfer, hat den Torpedo gesehen und dreht ab.

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Yves
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La guerre sous-marine 14-18, Arnauld de la Perière
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Re: MINERVE — Cargo — Société « Les Affréteurs réunis » (Jean Stern)

Message par Rutilius » sam. mai 30, 2015 7:45 am


Bonjour à tous,


■ Le dernier capitaine du cargo Minerve.


— DROUAILLET Louis Mansuy, né le 29 mars 1881 à Nancy (Meurthe-et-Moselle) et décédé le ... à ... (...). Capitaine au cabotage, inscrit à Alger, n° 2.504.

Fils de Léon DROUAILLET, né vers 1843, banquier, et de Marie Pauline PERROT, née vers 1850, son épouse (Registre des actes de naissance de la ville de Nancy, Année 1881, f °123, acte n° 485).

Époux de Gabrielle Jeanne THRAEN, née le 24 octobre 1884 à Oran (Département d’Oran, Algérie), avec laquelle il avait contracté mariage à Alger, le 1er octobre 1912 ; divorcée de Marcel BRÉMONT, suivant acte de divorce transcrit à Oran, le 15 novembre 1907 (Registre des actes de mariage de la ville d’Alger, Année 1912, f° 90, acte n° 972). Fille d’Edmond François Frédéric THRAEN – qui termina sa carrière major au 143e Régiment d’infanterie – et d’Eugénie Clorinde Semiramis Herminie LARROQUE, sans profession, son épouse (Ibid.).

Il commandait auparavant le cargo Diane, appartenant également à la flotte de la Société « Les Affréteurs réunis » (Jean Stern), qui fut coulé le 6 juin 1917 au large d’Oran par le sous-marin allemand U-39 (Kapitänleutnant Walter Forstmann).
Bien amicalement à vous,
Daniel.

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Re: MINERVE — Cargo — Société « Les Affréteurs réunis » (Jean Stern)

Message par olivier 12 » mer. sept. 09, 2015 11:48 am

Bonjour à tous,

Dans le dossier du vapeur DIANE on trouve cette note du 7 Août 1917 des Agents de la Société « Les Affréteurs Réunis » adressée à l’Amiral commandant la Marine en Algérie :

" Nous avons l’honneur et le plaisir de vous accuser réception du témoignage officiel de satisfaction décerné par le Ministre de la Marine au vapeur DIANE. Nous avons été très sensibles à cette distinction et vous adressons tous nos remerciements."
Nous nous faisons un plaisir de vous rendre compte que nous avons reçu depuis deux jours des nouvelles du capitaine Drouaillet qui, après avoir été torpillé sur le vapeur DIANE a commandé le vapeur MINERVE, également coulé.
Cet officier, fait prisonnier par le sous-marin qui a coulé MINERVE a été débarqué et envoyé dans un camp d’internement à Karlsruhe.

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