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Re: TYPHON - Torpilleur

Publié : mar. juil. 29, 2008 3:04 pm
par Ar Brav
Bonjour à tous,

TYPHON Torpilleur de haute mer type Cyclone blindé (1903-1922)

Chantier :

Forges & Chantiers de la Méditerranée, Graville, Le Havre.
Commencé : 15.12.1899
Mis à flot : 15.06.1901
Terminé : 1903
En service : 01.1903
Retiré : 09.06.1922
Caractéristiques : 185,80 tpc ; 114,92 t normal ; 4 200 cv à 360 tr/mn ; 46,50 (ht) 45 (pp) x 5,15 x 3,15 m ; TE 1,60 m ; 2 machines alternatives à triple expansion ; 2 chaudières Normand à retour de flamme timbrées à 16 kg/cm² ; 2 hélices ; 26 nds ; 25 t de charbon ; rayon d’action 2 500 milles à 10 nds, 1 020 à 14 nds ; plans Normand ; coque en acier au nickel à haute résistance, carène entièrement zinguée ; chaudières et machines abritées par un caisson blindé en acier durci au nickel descendant à 40 cm au-dessous de la flottaison, d’une épaisseur de 24 mm pour les flancs et de 9 mm sur le pont.
Effectif : 2 officiers et 28 hommes.
Armement : II de 47 mm + III TLT de 381 (dont I tube sur pivot sur la plage avant qui fut très vite débarqué) + 6 torpilles.

Observations :

10.08.1898 : date du marché
14.09.1898 : commandé
10.1902-01.1903 : en essais à Cherbourg, vitesse atteinte 28,24 nœuds
1903-1910 : affecté à la défense mobile de Brest, puis 1ère flottille des torpilleurs de l’Océan
1911-1918 : torpilleurs de Cherbourg, puis 1ère Escadrille de Patrouille de Normandie
02.08.1914-31.08.1919 : campagnes de guerre
En 1913-1914, douze ans après l’entrée en service de cette série, on les jugeaient excellents, tenant la mer de façon parfaite, s’élevant bien à la lame et ayant conservé de bonnes vitesses pratiques en service, en pleine charge et sans pousser (23/24 nœuds)
06.1922 : condamné et rayé
1922-1923 : à vendre à Brest
1926-1927 : utilisé comme but de tir à Brest
03.03.1928 : coque vendue à Rochefort pour démolition.

Cordialement,
Franck

Re: TYPHON - Torpilleur

Publié : mar. juil. 29, 2008 5:31 pm
par kgvm
TYPHON - patrouilleur ou torpilleur?

Re: TYPHON - Torpilleur

Publié : mar. juil. 29, 2008 5:42 pm
par Ar Brav
TYPHON - patrouilleur ou torpilleur?
Re, Klaus,

Torpilleur

Cdlt,
Franck

Re: TYPHON - Torpilleur

Publié : mar. juil. 29, 2008 5:48 pm
par kgvm
I thought so, too, but the topic reads otherwise :)

Re: TYPHON - Torpilleur

Publié : mar. juil. 29, 2008 6:10 pm
par Ar Brav
I thought so, too, but the topic reads otherwise :)
Re, Klaus,

Thank you, I make a mistake. You can be sure, I've drunk absolutely nothing today

Regards,
Franck

Re: TYPHON - Torpilleur

Publié : sam. juin 10, 2017 2:08 pm
par Rutilius
.
Bonjour à tous,


Typhon — Torpilleur de haute mer, type Cyclone blindé (1903~1922).


Le torpilleur de haute mer Typhon fut administrativement considéré comme bâtiment armé en guerre :

– du 2 août 1914 au 24 décembre 1915 ;
– du 20 avril 1918 au 1er octobre 1918 ;
– du 4 janvier au 31 août 1919.

[Circulaire du 25 avril 1922 établissant la Liste des bâtiments et formations ayant acquis, du 3 août 1914 au 24 octobre 1919, le bénéfice du double en sus de la durée du service effectif (Loi du 16 avril 1920, art. 10, 12, 13.), §. A. Bâtiments de guerre et de commerce. : Bull. off. Marine 1922, n° 14, p. 720 et 772.].

En 1917, affecté à la Division des patrouilles de Normandie.

Par décision du Ministre de la Marine en date du 9 juin 1922 (B.O. Marine 1922, n° 18, p. 984), radié de la Liste des bâtiments de la flotte avec le remorqueur Laborieux, le Torpilleur 366 et un dock flottant du port d’Oran.

Re: TYPHON - Torpilleur

Publié : sam. juin 10, 2017 2:55 pm
par NIALA
Image
Le torpilleur de haute mer Typhon sortant du port de Fécamp

Re: TYPHON - Torpilleur

Publié : sam. juin 10, 2017 9:30 pm
par Memgam
Bonjour,

Le 12 mars 1918, le torpilleur Typhon a été le premier navire appellé sur la zone où le dirigeable AT-O a bombardé et coulé le sous-marin D3 anglais avec 6 bombes F à 20 milles au nord-ouest de Fécamp.

"Le 12 mars 1918, l'AT-O commandé par le LV de Saint-Rémy appareille du Havre à 11 h 30, suivi par les deux vedettes VZ-2 et VA-4. Les équipages savaient qu'un U-Boot avait été aperçu la veille dans le SO du Touquet.
A 14 h 20, à 20 milles au nord-ouest de Fécamp, à une altitude de 500 m, l'adjudant Gobert, qui est pilote de direction, signale un bâtiment. On reconnait un sous-marin gris-clair dont le pont paraît plus foncé. Il est en surface, faisant route à l'ouest, à bonne vitesse. Son pont est dégagé et aucune marque distinctive n'est visible. Le sous-marin, qui a aperçu le dirigeable, le classe comme britannique et lui lance les signaux réglementaires d'identification qui sont quatre fusées. Or, les ballons français ne connaissent pas ces signaux et utilisent en principe les signaux à éclat optique. L'AT-O voyant ces fusées enflammées croit que le sous-marin veut les attaquer et la situation dérape complètement lorsqu'AT-O riposte à la mitrailleuse puis prononce une attaque et largue ses six bombes en grappe sur le sous-marin qui commence à s'immerger.
Le ballon allégé de plus de 300 kg grimpe à 1 200 m. Au bout de trois minutes, apparaît à la surface une traînée blanchâtre ; c'est une chasse d'air du sous-marin qui tente de remonter ; bientôt son kiosque émerge puis il disparait à nouveau, laissant des hommes qui nagent. L'AT-O descend rapidement à 200 m et stoppe ses moteurs. Quatre marins se débattent dans l'eau et crient en anglais. On leur lance des bouées de sauvetage. Le LV de Saint-Rémy redémarre les moteurs, pense à amerrir la nacelle pour les repêcher, mais le ballon, devenu flasque, est dangereux à manoeuvrer et il renonce.
Il décide alors de demander de l'aide à un chalutier qui refuse de se dérouter, puis, plus loin, sur le Typhon qui comprend. Mais quand ce dernier arrive sur zone, les naufragés sont introuvables. La brume descend ; l'AT-O rentre au Havre qu'il atteint à 17 h 30 après huit heures de vol. Les bâtiments continuent en vain les recherches tout la nuit.
L'amirauté anglaise alertée reconnaît que le sous-marin D-3 était à la mer et on doit attendre son retour qui n'est prévu que le 14 mars. Le 15 mars, après 24 heures de retard, il a fallu se rendre à l'évidence : le D-3 avait disparu avec ses 30 hommes. Son commandant était un canadien, le Lt William Maitkand Dougall.
La commission d'enquête ne releva pas de faute de la part du LV de Saint-Rémy ; il n'était pas dans les habitudes de la Royal Navy de signaler aux Français les mouvements de leurs sous-marins et les signaux n'étaient pas commun entre les deux marines. De plus, les sous-mariniers anglais ignoraient que les Français avaient des ballons de construction britannique. L'Amirauté anglaise déclara avec un certain flegme qu'il était douloureux de penser que cette attaque avait été couronnée de succès. Cette méprise fut gardée secrète jusqu'à la fin de la guerre.
Mois de six semaines plus tard, ce fut au tour du sous-marin français Prairial d'être coulé par méprise par un transport anglais.
Le D-3 faisait partie d'une classe de huit sous-marins de 500 t et 50 m de long, lancé en 1910."

Source : Jean Labayle-Couhat, French warships of world war I, Ian Allan, 1974.
Robert Feuilloy, Les dirigeables de la Marine française, (1915-1937), ARDHAN, 2008.

Cordialement.

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Re: TYPHON - Torpilleur

Publié : mar. juin 13, 2017 7:50 pm
par Rutilius
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Bonsoir à tous,


Commandants successifs du torpilleur de haute mer Typhon


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— JOUBERT Léon Marie Jacques Charles Henri, lieutenant de vaisseau, du port de Cherbourg. Nommé à ce commandement par une décision du Président de la République en date du 21 avril 1910 (J.O. 23 avr. 1910, p. 3.726). 1re Flottille de l’océan.


— MORACHE Alphonse Paul, capitaine de frégate, du port de Toulon. Nommé à ce commandement, ainsi qu’à celui de la Station des torpilleurs de Cherbourg, par une décision du Président de la République en date du 9 janvier 1911 (J.O. 11 janv. 1911, p. 278). Station des torpilleurs de Cherbourg.


— MAUPETIT Émile Henri Désiré, lieutenant de vaisseau, du port de Rochefort. Nommé à ce commandement par une décision du Président de la République en date du 8 avril 1911 (J.O. 11 avr. 1911, p. 2.959). Station des torpilleurs de Cherbourg.


— GEYNET Gabriel, capitaine de frégate, du port de Cherbourg. Nommé à ce commandement, ainsi qu’à celui du Service central des torpilleurs de Cherbourg, par une décision du Président de la République en date du 30 mai 1912 (J.O. 1er juin 1912, p. 4.911). Service central des torpilleurs de Cherbourg.


— FAUCON Louis Jules Émile, capitaine de frégate, du port de Cherbourg. Nommé à ce commandement, ainsi qu’à celui du Service central des torpilleurs de Cherbourg, par une décision du Président de la République en date du 1er novembre 1912 (J.O. 2 nov. 1912, p. 9.354). Service central des torpilleurs de Cherbourg. Commandements pris le 1er janvier 1913 (J.O. 6 nov. 1912, p. 9.413).


— GRISON Louis Augustin, capitaine de frégate, du port de Toulon. Nommé à ce commandement, ainsi qu’à celui du Service central des torpilleurs de Cherbourg, par une décret du 9 juin 1914 (J.O. 12 juin 1914, p. 5.186). Service central des torpilleurs de Cherbourg. Commandements pris le 11 juillet 1914 (J.O. 13 juin 1914, p. 5.215).


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— DURIEZ Denis Henri, capitaine de frégate, du port de Cherbourg. En 1917. Division des patrouilles de Normandie.


— MÉNIGOZ François Victor, lieutenant de vaisseau, du port de Toulon. En Janvier 1919.


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