Re: NEUILLY Trois-mâts barque
Publié : jeu. juin 19, 2008 1:30 pm
Bonjour à tous,
NEUILLY Trois-mâts barque
Lancé le 27 Octobre 1900 aux chantiers Nantais de Chantenay pour la Société des Longs-Courriers Nantais.
A noter que ce chantier n’eût qu’une courte existence de 23 mois, au cours de laquelle il lança quand même trente trois-mâts barques, tous du type AMIRAL COURBET.
Voici l’un des navires de ce type (le BRETAGNE chargeant du charbon à Cardiff). Bâtiment traditionnel à coffre.

Caractéristiques
3000 tpl 2186 tx JB 1923 tx JN
Longueur 84,70 m Largeur 12,26 m Creux 6,89 m TE 6,20 m
Au premier voyage, le retour de Nouvelle Calédonie, Thio – Le Havre, s’effectua en 145 jours suite à des vents contraires persistants et au mauvais temps. Un homme fut enlevé par une lame et la moitié de l’équipage, décimé par le scorbut et le béri-béri était hors service. Il fallut envoyer sur rade un remorqueur et une équipe de secours pour rentrer le navire au bassin et l’amarrer.
Vendu à La Société Générale d’Armement de Nantes, au bout de quelques voyages.
La perte du NEUILLY
Extrait du rôle
Trois-mâts NEUILLY immatriculé à Nantes n° 540
Armé au long cours à Nantes en date du 15 Novembre 1916 . Equipage embarqué à Nantes en Novembre et Décembre 1916. Navire expédié sur Buenos Aires le 9 Janvier 1917.
Capitaine BRIGNAUDY Emilien né le 26/07/1886 à Cison (?) inscrit à Cannes domicilié à Cison
Second NEDELEC Eugène né le 23/03/1884 à Louannec inscrit à Lannion
A noter un capitaine de grand voilier originaire des Basses Alpes, ce qui est assez rare. Cison (ou Cidon) ne figure pas sur la carte du département. (nota: il doit s'agir de Mison. Voir ci-dessous)
Le novice REINON Théophile né le 06/07/1898 à Trigavou inscrit à Dinan et domicilié à Plestin a débarqué malade à Buenos Aires le 10 Mars 1917.
« Le trois-mâts NEUILLY a été torpillé le 30 Septembre 1917 »
Seule indication portée sur le rôle. Pas de rapport du commandant et aucun renseignement sur le déroulement de l’action et le sauvetage de l’équipage (tous rescapés)
Toutefois, dans le rôle annexe, l’armement signale l’embarquement de trois marins étrangers avec autorisation consulaire (probablement donnée à Buenos Aires).
Ce sont apparemment des Norvégiens : Duni HOLMAN, Arne OLSEN et Helmers THORLEIF.
Il précise également que les papiers du bord, rôle, cahier de punitions, heures supplémentaires, certificats consulaires ont été saisis par le commandant du sous-marin allemand. Donc contact entre sous-marin et voilier.
De son côté, Louis Lacroix dit que le NEUILLY a été coulé à l’explosif (bombes) et non pas torpillé.
Etant à Buenos-Aires en Mars, on peut penser que le NEUILLY avait fait d’autres escales – ou subit une longue attente – car le retour sur l’Europe est sinon d’une trop grande durée (mi-Mars à fin Septembre)
Le sous-marin attaquant
C’était l’U 90 du Kapitanleutnant Walter REMY
Position donnée 450’ au SW Penmarch soit 46°14 N et 13°07 W pour le KTB
46°27 N et 15°07 W selon une autre source, mais cette différence pourrait venir d’une incertitude sur l’estime à bord du voilier et, en ce qui concerne la longitude, d'une différence de méridien origine.
Cdlt
Olivier
NEUILLY Trois-mâts barque
Lancé le 27 Octobre 1900 aux chantiers Nantais de Chantenay pour la Société des Longs-Courriers Nantais.
A noter que ce chantier n’eût qu’une courte existence de 23 mois, au cours de laquelle il lança quand même trente trois-mâts barques, tous du type AMIRAL COURBET.
Voici l’un des navires de ce type (le BRETAGNE chargeant du charbon à Cardiff). Bâtiment traditionnel à coffre.

Caractéristiques
3000 tpl 2186 tx JB 1923 tx JN
Longueur 84,70 m Largeur 12,26 m Creux 6,89 m TE 6,20 m
Au premier voyage, le retour de Nouvelle Calédonie, Thio – Le Havre, s’effectua en 145 jours suite à des vents contraires persistants et au mauvais temps. Un homme fut enlevé par une lame et la moitié de l’équipage, décimé par le scorbut et le béri-béri était hors service. Il fallut envoyer sur rade un remorqueur et une équipe de secours pour rentrer le navire au bassin et l’amarrer.
Vendu à La Société Générale d’Armement de Nantes, au bout de quelques voyages.
La perte du NEUILLY
Extrait du rôle
Trois-mâts NEUILLY immatriculé à Nantes n° 540
Armé au long cours à Nantes en date du 15 Novembre 1916 . Equipage embarqué à Nantes en Novembre et Décembre 1916. Navire expédié sur Buenos Aires le 9 Janvier 1917.
Capitaine BRIGNAUDY Emilien né le 26/07/1886 à Cison (?) inscrit à Cannes domicilié à Cison
Second NEDELEC Eugène né le 23/03/1884 à Louannec inscrit à Lannion
A noter un capitaine de grand voilier originaire des Basses Alpes, ce qui est assez rare. Cison (ou Cidon) ne figure pas sur la carte du département. (nota: il doit s'agir de Mison. Voir ci-dessous)
Le novice REINON Théophile né le 06/07/1898 à Trigavou inscrit à Dinan et domicilié à Plestin a débarqué malade à Buenos Aires le 10 Mars 1917.
« Le trois-mâts NEUILLY a été torpillé le 30 Septembre 1917 »
Seule indication portée sur le rôle. Pas de rapport du commandant et aucun renseignement sur le déroulement de l’action et le sauvetage de l’équipage (tous rescapés)
Toutefois, dans le rôle annexe, l’armement signale l’embarquement de trois marins étrangers avec autorisation consulaire (probablement donnée à Buenos Aires).
Ce sont apparemment des Norvégiens : Duni HOLMAN, Arne OLSEN et Helmers THORLEIF.
Il précise également que les papiers du bord, rôle, cahier de punitions, heures supplémentaires, certificats consulaires ont été saisis par le commandant du sous-marin allemand. Donc contact entre sous-marin et voilier.
De son côté, Louis Lacroix dit que le NEUILLY a été coulé à l’explosif (bombes) et non pas torpillé.
Etant à Buenos-Aires en Mars, on peut penser que le NEUILLY avait fait d’autres escales – ou subit une longue attente – car le retour sur l’Europe est sinon d’une trop grande durée (mi-Mars à fin Septembre)
Le sous-marin attaquant
C’était l’U 90 du Kapitanleutnant Walter REMY
Position donnée 450’ au SW Penmarch soit 46°14 N et 13°07 W pour le KTB
46°27 N et 15°07 W selon une autre source, mais cette différence pourrait venir d’une incertitude sur l’estime à bord du voilier et, en ce qui concerne la longitude, d'une différence de méridien origine.
Cdlt
Olivier