Les pertes françaises du 11 novembre 1918

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Eric Mansuy
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Re: Les pertes françaises du 11 novembre 1918

Message par Eric Mansuy » sam. déc. 01, 2018 3:35 pm

Bonjour à tous,

Pour en revenir aux quelques noms cités par R.G. Nobécourt, il y a là encore plus de questionnements que de réponses. Deux cas connus, en revanche, et ce dès 1968, à savoir les tués du 20e BCP et du 411e RI.

Au 20e BCP :
« L’un des derniers morts sera, en ce coin-là, le chasseur Timothée Brussière, domestique de culture, tué d’une balle à la tête sur la butte d’Etion. »
Thimothée Alexandre Bruvier, du 20e bataillon de chasseurs à pied, a déjà été cité ici, sa fiche indiquant qu’il a été « tué à Bélair (Ardennes) », mais le 10 novembre, et non le 11. Une fiche du CICR porte la mention « Disparu le 10.11.1918 » ; son RM de la Somme est vierge.

Au 411e RI :
« Le 411e RI franchit tôt la frontière et arrive à Bailièvre dont les habitants ont préparé des seaux de lait sur le bord du chemin. Les soldats y puisent avec leurs quarts sans s’arrêter. Le second village belge, Robechies, est à trois kilomètres. On voudrait bien l’avoir libéré avant 11 heures, dans cinquante-cinq minutes. La 5e compagnie l’atteint à 10 h 50 et en expulse quelques traînards. Alors s’abat, à 200 mètres derrière elle, une rafale de 75. Le lieutenant Porst lance une fusée à six étoiles afin de faire du moins allonger le tir. Une seconde rafale arrive : elle tue Auguste Renault aux dernières minutes de la guerre dont il avait connu les premières, au même régiment. Le commandant, inconscient, de la batterie coupable, prétendra qu’il s’agissait d’une salve d’honneur. »
Les circonstances de la mort de Renault sont maintenant bien connues, son RM portant les mots « Tué à l’ennemi le 11 novembre 1918 à 10 h 58 à Robechie [sic] (Belgique). »

Au 5e RIC :
« Le 1er bataillon du 5e régiment d’infanterie coloniale quitte ses sapes du bois d’Ecurey à 6 heures du matin pour attaquer à 8, à partir de la voie ferrée Verdun-Montmédy au-delà de laquelle l’ennemi s’est retranché et qu’il arrose d’obus. Le capitaine Muller a un bras arraché et va mourir au poste de secours.

Image

Le caporal Sauzé est tué. […] »

Point de « Sauzé » dans les fiches de décès, mais Clément Amable Sauzedde, caporal du 5e RIC, tué à Bréhéville le 8 novembre 1918, ce que confirme son RM du Puy-de-Dôme. Soit la date de décès ne « colle » pas, soit, cette fois aussi, elle a été sciemment modifiée, du 11 au 8.

Au 150e RI :
« Sortant des caves de Wadelincourt, les poilus se serraient les mains. Les canons ennemis tiraient encore. A 10 h 45, ils tuaient trois fantassins, dont l’un faisait la guerre depuis 1914. »
Là, les choses se compliquent.
L’indexation collaborative de Mémoire des Hommes, par essence incomplète et évolutive, ne donne le nom que d’un seul et unique mort au 150e RI le 11 novembre 1918 : Maurice Manière, mort de ses blessures à Charleville. Son RM indique qu’il a été porté disparu le 16 avril 1917, et est déclaré décédé le 11 novembre 1918.
En date du 10 novembre, deux fiches de décès : deux morts de maladie.
Le 9 novembre : un mort à Wadelincourt, de « blessures de guerre » (ce que confirme son RM de l’Ain) ; un mort par suicide en captivité ; un mort de maladie.
Pour tenter d’en savoir plus, prenons le JMO du 150e RI : les pertes du 1er au 11 novembre 1918 ont été de 12 tués et 2 disparus, 50 blessés. Or, la « Liste des Morts du 150e RI » (bibliothèque du SHD, A2g2607 bis), pour la « bataille des Ardennes », du 1er au 11 novembre 1918, porte 19 noms (1 officier, 2 sous-officiers, 16 caporaux et soldats) ; MémorialGenWeb en cite 13 ; les fiches MdH sont au nombre de 36 (mais incluent des morts en captivité), et la majeure partie d’entre eux a trouvé la mort le 3 ou le 4 novembre.

De toute évidence, à en juger par ce qui est écrit dans sa bibliographie, Nobécourt a obtenu ces noms d’anciens combattants, par « des témoignages directs », ajoutant : « Nous ne pouvons citer tous ces témoins qui ont bien voulu rafraîchir leurs souvenirs, nous communiquer des carnets et des papiers soigneusement gardés depuis cinquante ans. » Au final, outre les noms, qu’ils aient été mal orthographiés ou incorrectement mémorisés, et sans doute certaines dates mélangées dans les mémoires cinq décennies après les faits, son texte a le mérite de rappeler, une fois encore s’il en était besoin, ce qui a été vécu, au combat, en un nombre conséquent de points du front, et non en un seul, ce 11 novembre 1918.

Bien cordialement,
Eric Mansuy
"Un pauvre diable a toujours eu pitié de son semblable, et rien ne ressemble plus à un soldat allemand dans sa tranchée que le soldat français dans la sienne. Ce sont deux pauvres bougres, voilà tout." Capitaine Paul Rimbault.

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air339
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Re: Les pertes françaises du 11 novembre 1918

Message par air339 » dim. déc. 02, 2018 11:37 am

Bonjour,



A propos de cette invraisemblable salve d’honneur tuant le soldat A. Renault quelques minutes avant l’armistice, les JMO, malgré l’absence de celui du 411e , permettent de reconstituer son dernier jour de guerre :


Le 10 novembre, à 19h, le 15e CA donne l’ordre (n° 84) de continuer d’avancer le lendemain, à partir de 7h. Cet ordre est transmis à la 123e DI, et y devient son ordre n°111, transmis à ses régiments (6e, 12e, 411e).
A ce moment le 411e est en pointe, et doit être dépassé, le 11 novembre, par le 6e RI. Le JMO de ce dernier confirme l’attaque, préparée l e 11 novembre à 7h55, et dont l’exécution est prévue pour 10h45, avec accompagnement par 2 groupes d’artillerie.

Historique du 411e RI
Historique 411e RI.jpg
Historique 411e RI.jpg (33.21 Kio) Consulté 211 fois

Bien que l’armistice soit connu dès 7h, l’ordre est maintenu de poursuivre l’avance.

JMO du 6 RI
JMO 6e RI au 11 novembre 1918.jpg
JMO 6e RI au 11 novembre 1918.jpg (166.18 Kio) Consulté 211 fois

Il semble alors qu’il y ait eu une compétition pour être en tête au-delà de la frontière : la 123e DI note que le 411e RI n’a pas voulu se laisser dépasser.

L’artillerie d’accompagnement est le 1er groupe du 58e RAC, dont les JMO manquent. La 4e batterie (2e Groupe) relate sa propre mise en mouvement le 11 novembre à 5h du matin, pour se positionner dans les vergers de Wallers-Trelon.

JMO de la 4e batterie du 58e RAC
4e batt  58e RAC 11 novembre.jpg
4e batt 58e RAC 11 novembre.jpg (63.51 Kio) Consulté 211 fois

On retrouve dans cette affaire des éléments déjà mentionnés : la volonté de ne pas se laisser distancer par l’adversaire tant que rien n’est officiel. Pas d’ordres introuvables, pas de listes de pertes escamotées.
Par contre, une fois connue l’heure, on peut s’interroger sur les motivations à avancer encore quelques heures, et sur la nécessité de tirer des salves d’obus sans visiblement connaître la situation des troupes.



Bien cordialement,


Régis

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Eric Mansuy
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Re: Les pertes françaises du 11 novembre 1918

Message par Eric Mansuy » mar. déc. 04, 2018 12:46 pm

Bonjour à tous,
Bonjour Régis,

Pour suivre tout cela "sur le terrain", une magnifique carte de synthèse :

https://www.wdl.org/fr/item/16804/view/1/1/

A suivre...

Eric Mansuy
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Eric Mansuy
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Re: Les pertes françaises du 11 novembre 1918

Message par Eric Mansuy » mer. déc. 05, 2018 7:41 pm

Bonsoir à tous,

Le cinquième tome du remarquable travail de Lucien Barou, "Mémoires de la Grande Guerre. 187 Poilus du Forez et de sa périphérie témoignent...", contient des pages très instructives quant à l'œuvre du temps sur les souvenirs du 11 novembre 1918.

Séraphin Rejony, du 22e BCA, "entre en Belgique juste après l’armistice à Bouillon, en Wallonie (donc francophone), ville frontalière, proche de Sedan. Il va être témoin de la mort stupide de quelques-uns de ses camarades, mort qui lui paraît plus criminelle qu’accidentelle, sans qu’il puisse totalement l’affirmer :
« On y a couché à Bouillon : tout le monde voulait un soldat chez eux, un soldat français. Puis alors de là, on est allé à Neufchâteau, puis de Neufchâteau, on est allé à Saint-Hubert. On y a resté deux-trois jours. Et puis alors de Saint-Hubert à un autre pays… On a couché dans une grande ferme, et la ferme a pris feu ! Et y a trois-quatre soldats qui ont brûlé dans la paille ! Et moi, je suis sorti la tête la première par un œil-de-bœuf ! J’ai bien sauté au moins de quatre-cinq mètres par terre, la tête la première ! Je me suis rien cassé ! »"
Qui étaient les brûlés vifs du 22e BCA, après l'armistice ? La question reste entière.

Pierre Faure, du 233e RI, dit pour sa part : "J’ai un cousin qui était lieutenant, il est mort le dernier jour de la guerre ! Il était de la classe 1910, il avait fait toute la guerre ; il était officier, il était lieutenant. Eh bien, il est mort le dernier jour de la guerre, il s’appelait Sommet (il épelle le nom), son prénom c’était Jean…"
Confusion de date ? Erreur d'épellation du nom ? Il ne semble pas qu'un Sommet, Somet ou Saumet, qui plus est officier, ait été tué en fin de guerre.

Jean Farigoules, du 67e RI, décrit quant à lui des faits insolites : « Il est 7 heures du matin, le 11 Novembre, on nous dit que c’est la dernière attaque, avec les Américains ; tout le monde rouspète, mais c’est justement parce que c’est la dernière, nous tenons à notre peau. Nous rouspétons, on crie après les officiers, mais on y va quand même ; on nous fait obliquer sur la droite, nous devons attaquer un petit village soutenu par une grande voie ferrée qui va à Bruxelles, les boches s’y cramponnent, nous sommes sous le feu des canons boches et des mitrailleuses. A chaque instant on entend une détonation formidable : ce sont les boches qui font sauter la voie ferrée, et leurs dépôts de munitions. Lorsqu’ils nous voient débouler, ils tirent un peu, mais souvent ils refusent le combat. Nous eûmes malgré tout quelques blessés et un tué, un nommé Moully, un brave breton, ce fut le dernier de la compagnie ; le pauvre, il est mort bien bêtement : nous étions derrière une maison en briques, un obus tombe sur la cheminée, il reçoit les briques en plein sur la tête, il fut tué sur le coup. Il y avait 2 jours qu’il rentrait de permission, c’est lui qui nous avait annoncé qu’à l’arrière on parlait de fin de la guerre. Nous l’enterrons sur place. Nous sommes dans un champ de betteraves, derrière une grande ferme, les boches l’occupent, ils nous font signe qu’ils ne veulent plus se battre et viennent à nous ; nous faisons quelques prisonniers.... »."
Pour Lucien Barou, le fameux "Moully" devait être Jean Mouly, officiellement mort le 10, à en croire sa fiche de décès, son RM, et la transcription de son acte de décès (une mort à 5 heures, le 10 novembre 1918). Là aussi, d'où vient cette confusion ? Le fait est : les témoins interrogés par Lucien Barou étaient parfois très âgés au moment où ils ont témoigné.

Un témoignage, en revanche, vient corroborer les contenu d'un JMO : celui de Benoît Desseigné, du 5e RIC : "« Pour la 1ère fois depuis le départ du franchissement de la Meuse, on pouvait compter sur l’appui de l’artillerie. Tout va se déclencher lorsque à 6 h 30 la nouvelle de la conclusion de l’armistice et le contre-ordre pour l’attaque parviennent. L’Infanterie reste donc sur place en s’abritant le plus possible pendant que les deux artilleries se livrent un violent duel jusque vers 10 h 50. Des pertes sévères nous sont infligées jusqu’à la dernière minute. A l’annonce du cessez-le-feu, le matin, je suis parti pour la dernière fois sous les obus communiquer les ordres verbalement aux 6ème et 7ème Cies d’avoir à s’abriter le plus possible jusqu’à 11 heures pour éviter des pertes inutiles. »"

De maigres confirmations, et toujours plus de questions en suspens sur ces pertes du dernier jour.

Bien cordialement,
Eric Mansuy
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Re: Les pertes françaises du 11 novembre 1918

Message par air339 » jeu. déc. 06, 2018 10:05 am

Bonjour Eric,



Le décès d'un soldat au 67e RI est attesté dans son JMO. En fait, 1 tué le 10, 1 autre le 11. Une recherche sur MdH par indexation ne donnait aucune perte le 11,et l' on sait que des noms échappent à ce type de recherche. Ceci dit, en ajoutant cette victime, le nombre de tués sur le front belge reste restreint (4).

La station de Nerderzwalm, point atteint par le 67e RI :
Nederzwalm statie.jpg
Nederzwalm statie.jpg (99.49 Kio) Consulté 64 fois
source Internet


La localité est citée dans l'édition matinale du 11 novembre du Figaro.
Journal intéressant à lire, car à l'heure à laquelle il est publié, l'armistice n'est pas signé.
Figaro 11 11 1918.jpg
Figaro 11 11 1918.jpg (28.4 Kio) Consulté 64 fois
Le journal relate la situation confuse en Allemagne, la légitimité relative des plénipotentiaires, dont on rappelle au passage leur pedigree.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... Image.zoom



Bien cordialement,


Régis

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Re: Les pertes françaises du 11 novembre 1918

Message par Eric Mansuy » sam. déc. 08, 2018 10:59 am

Bonjour à tous,

La lecture des JMO de l'artillerie de campagne (ceux qui existent...) est passionnante en ce qui concerne les lieux où l'on s'est vraiment battu le 11 novembre au matin. Un florilège montre bien de quelle manière les combats se sont déroulés, que ce soit avec ou sans engagement de la seule infanterie.

La Ire Armée attaque en direction de Rance – Chimay – Baileux. Sa 51e DI accuse des pertes au sein des 33e et 73e RI. Voici le contenu du JMO du 1er groupe du 215e RAC : « 11 novembre. Tandis que la division avançait vers la frontière belge en repoussant le boche, le général commandant la division réunit à 8 heures du matin à la maison Herman située dans le bois, tous les chefs de corps et leur annonça qu’à 11 heures précises cesseraient les hostilités. A cet effet, il prononça qu’il désirait que l’infanterie s’efforce de pousser en avant le plus loin possible afin de ne s’arrêter qu’en Belgique. De plus, il donne l’ordre à l’artillerie d’avant-garde de tirer jusqu’à la dernière minute et recommande même un tir nourri de 10 h. 55 à 11 heures. A 11 heures précises, dit-il, les troupes s’arrêteront sur leurs positions. Les musiques joueront la Marseillaise et les clairons battront aux champs. Dans la matinée de cette journée, le 1er groupe fit mouvement et s’arrêta dans le bois de Trelon où il attendit l’heure de l’armistice. A 11 heures ½, il part pour Eppe Sauvage où il cantonne. Les pièces sont mises en batterie par ordre du général. »

La 133e DI, au sein de cette même Ire Armée, va également de l'avant, et son artillerie s'emploie : « 11 novembre. A 7 heures, mise en batterie de 2 pièces aux Haies de Macon. A 11 heures, cessation du feu en raison de la mise en vigueur de l’armistice. 1 pièce détachée met en batterie à l’Est de Chimay à 8 heures, appui d’avant-garde du 401e RI. A 13 heures, reconnaissance. A 15 heures, mise en batterie à Sainte-Geneviève. » (JMO de la 45e batterie du 265e RAC).

La Ve Armée attaque en direction d’Anchamps – Deville – Château Regnault-Bogny – Mézières. A la 9e DI, le JMO de la 6e batterie du 30e RAC nous apprend ceci : « 11 novembre. La progression de l’infanterie reprend. Nous devons nous porter en avant dès que le 5e bataillon aura dépassé le bois d’Arreux. La batterie s’ébranle à 8 heures et arrive à Houldizy vers 9 heures. Le capitaine est parti avec le commandant d’infanterie du 5e bataillon, qui s’avance dans le brouillard sans rencontrer de résistance dans la direction de Monthermé par l’Arbre à la Vierge. Au moment où il rejoint le 6e bataillon qui s’avançait par une autre route, un planton apporte l’ordre de s’arrêter et d’éviter tout contact avec les Boches. La batterie s’arrête à Houldizy où elle cantonne vers 18 heures. »

Enfin, en Meuse, au 2e CAC, l'offensive se poursuit en direction de Dieppe – Hautecourt – Grimaucourt – Bois de Manheulles – Ferme d’Aulnois. A la 15e DIC, le JMO du 22e RACol mentionne : « 11 novembre. Ordre d’attaque pour 8 heures environ après une préparation d’artillerie des 3 groupes sur la lisière Ouest des bois des Montrus et de Damvillers. Préparation de 7 h. 30 à 8 h. 7 h. : avis reçu par TSF et par message de l’AD que l’armistice étant signé, les hostilités cesseront à 11 heures. L’attaque d’infanterie n’aura pas lieu mais les tirs de préparation seront exécutés néanmoins comme si elle avait lieu. De 7 h. 30 à 8 h., exécution des tirs prévus. Violente réaction ennemie à 10 h. dans la région d’Ecurey et aux abords de Réville. 10 h. : un éclatement prématuré d’une batterie de 75 américaine blesse 3 hommes à la 27e batterie. 11 h. : suspension des hostilités. Pertes : Le Bellégo J. Bte, MDL, 27e batterie, blessé (mort de suite) ; Renou Gustave, CSt, 27e batterie, blessé ; Coronat Honoré, CSt, 27e batterie, blessé ; 6 chevaux tués et 9 blessés à la 21e batterie. »

Gageons qu'il reste encore beaucoup à découvrir sur le sujet.

Bien cordialement,
Eric Mansuy
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