Infanterie Alpine?

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Antonio
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Re: Infanterie Alpine?

Message par Antonio » mer. janv. 11, 2017 5:56 pm

Bonjour,

Photo envoyée de Tulette (Drôme), le 7 juin 1916. Comme indiqué sur l'ardoise tenue par l'enfant, il s'agit de la classe 17.

Est-ce que Tulette, est un lieu de recrutement pour ces hommes? Et pourquoi ces tenues d'hiver en plein mois de juin?

Notez les vieux bidons du second Empire.


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Antonio

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marcus
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Re: Infanterie Alpine?

Message par marcus » mer. janv. 11, 2017 6:45 pm

Bonsoir,

Les tenues blanches sont des bourgerons en toile écrue (tenue d'exercice et de corvée).
Il me semble lire 157e sur le panneau, il s'agit d'un régiment d'infanterie alpine, d'où les tartes ornées de la grenade qui coiffent les hommes.

Cordialement,
Marc
Sur les traces de mes ancêtres, recherche docs & photos sur 44e RIT, 13e RI et 16e BCP. Merci.

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Antonio
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Re: Infanterie Alpine?

Message par Antonio » jeu. janv. 12, 2017 10:13 am

Bonjour Marc,

Merci pour les infos.

Antonio

cathchap
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Re: Infanterie Alpine?

Message par cathchap » jeu. janv. 12, 2017 2:29 pm

Bonjour,
Pour information, la classe 16 du 157e s'est formée/entrainée dans la Drôme (St-Paul-Trois-Châteaux). J'imagine que la classe 17 aussi...
Catherine

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Antonio
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Re: Infanterie Alpine?

Message par Antonio » jeu. janv. 12, 2017 8:09 pm

Bonsoir Catherine,

Merci pour ce complément d'info.

Antonio

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lio05
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Re: Infanterie Alpine?

Message par lio05 » jeu. janv. 12, 2017 8:23 pm

Bonjour,
Pour information, la classe 16 du 157e s'est formée/entrainée dans la Drôme (St-Paul-Trois-Châteaux). J'imagine que la classe 17 aussi...
Catherine
Bonjour à tous,

Il s'agit bien du 157 Régiment d'infanterie Alpine, je confirme la classe 16-17 du 157e s'est formée/entrainée dans la Drôme (St-Paul-Trois-Châteaux), voir quelques correspondances sur un site bien connu provenant des hommes du 157 RIA de St-Paul-Trois-Châteaux.

A noté qu’après avoir fait leur classe la majorités des soldats partaient pour des régiments autres que le 157 RIA.

Je vous joint une partie du discours prononcé à GAP (Hautes Alpes), le 9 juin 1955 par M. REROLE à l’occasion de l’inauguration de la rue du 157e RIA qui retrace succinctement son histoire transcription faite par Hubert TASSEL.

"Créé en 1887, il a constitué jusqu'en 1913, avec le 158eRI, la Brigade Régionale Alpine, dont le secteur était l'Ubaye, où deux bataillons séjournaient à Jausiers et Tournoux. Les deux autres étaient casernes à Lyon ; mais, dès le mois de mai, le Colonel quittait Lyon avec l'un de ces bataillons et installait son PC dans l'Ubaye, où il commandait ainsi trois bataillons durant la belle saison.
Cette portion centrale du régiment, qui séjournait à Lyon, a été transférée à Gap en septembre 1913.

En aout 1914, transporté de la Haute Ubaye dans la trouée de Belfort, dès que la neutralité italienne fut certaine, le 157 reçût le baptême du feu à Walheim, faisant 300 prisonniers et prenant 3 pièces de 77.

Mais il ne lui fut pas permis d'exploiter ce succès. Dans les Vosges, nos troupes reculaient, à marches forcées. Le 157 fut envoyé dans le secteur du col de la Chipotte, où au prix de combats extrêmement meurtriers, du 26 août au 12 septembre, il stoppa l'avance ennemie. Les noms de Ménil et de Saint-Benoît évoquent toujours pour nous le souvenir douloureux de tant de camarades tombés au champ d'honneur.
Cependant, plus au Nord, de nouveau la pression allemande est violente : Saint-Mihiel est pris, Toul est menacé. Le 157 est engagé en Woevre : combats de Bouconville, de Gèrechamp, où il fait connaissance avec l'artillerie lourde ennemie, réglée des observatoires du Montsec, qui -domine le champ de bataille.
Et la course continue le long du front, qui bientôt s'étend jusqu'à la mer. Les ï™ et 4e bataillons sont envoyés en Belgique où la bataille fera rage du 14 novembre au 15 décembre 1914 : Ypres, St-Eloi, Fumes, Nieuport, la reprise de l'offensive, le franchissement de l'Yser, 300 prisonniers, la prise de la Grande Dune, citation à l'ordre du détachement d'armée du général DE MITRY, telle peut se résumer, à notre époque où la concision frappe davantage que l'amplification oratoire, une des belles pages de l'histoire du 157.
Le Régiment se trouvera regroupé à Flirey, de février à septembre 1915 : furieuses attaques des 5 et 7 avril qui, malgré d'admirables traits d'héroïsme, ne permettront qu'une avance de quelques mètres, payée par une hécatombe de nos camarades. Ce sera ensuite l'épuisante guerre de tran­chées, avec son contingent quotidien 'de morts et de blessés, le harcèlement incessant de l'artillerie et des engins de tranchée ; sous nos pas, la menace de la guerre de mines, le risque permanent' d'être en un instant, sans avertissement préalable, ensevelis vivants.
Fin février 1916, de nos tranchées nous entendons un rou­lement sourd et continu : le canon de Verdun ! Aussitôt de nous acheminer, par ce qu'on appellera plus tard la Voie Sacrée, vers la citadelle dont la résistance, à laquelle tous les régiments de l'armée française auront participé, rendra le nom de Verdun immortel comme ceux de Poitiers, de Bouvînes et de Valmy.
C'est le secteur de l'extrême gauche de ce front de bataille qui nous est assigné. Remplissant au prix de lourdes pertes la mission reçue, le .157 reconquiert le réduit d'Avocourt (29-31 mars 1916), faisant une centaine de prisonniers, prenant une douzaine de mitrailleuses. « Le 157 a fait plus que son devoir », déclare le Général Pétain.

Retiré du front de Verdun, le 157 retourne dans les Vosges : dure guerre de tranchées et de mines à la Chapelotte ; brillant fait d'armes au Pain de Sucre.
Au début de 1917, la division toute entière est affectée ù l'Armée d'Orient. Le 157 débarque dans les premiers jours de janvier à Salonique. Par une marche de 400 km, bousculant les comitadjis de la région de Koritza, il établit à Erseck la liaison avec l'armée italienne venant de l'Adriatique.
Puis il est engagé par le Général Sarrail, en mars 1917, dans une attaque audacieuse de l'arête montagneuse qui sépare les lacs Okrida et Presça. Le 157 y déploie son habituelle valeur contre un ennemi retranché sur une position exceptionnellement forte : il faut gravir, sous le feu, des pentes dénudées, le froid est intense, le ravitaillement est précaire, l'appui de l'artillerie inefficace. Le 157 tiendra la position sur laquelle, au prix d'efforts inouïs, il a réussi à s'agripper, jusqu'à ce que l'ordre de repli lui parvienne.
Après six semaines passées le long du Canal de Corinthe, puis à Athènes, lors de l'abdication du -Roi Constantin de Grèce, le 157 est envoyé, en août 1917, dans le secteur de Monastir, qu'il tiendra jusqu'à la victoire finale. Pour nous, un chiffre transformé en nom propre résume cette dernière année de guerre : 1248, la cote du sommet dominant Monastir sur les flancs duquel nous étions accrochés, l'un des points de friction principaux du front de l'Armée d'Orient.
Avec le recul des ans, la fatigue, la misère, les périls de la guerre de tranchées «'estompent, même pour ceux qui l'ont vécue. Quant aux jeunes générations, inutile de leur demander de « réaliser » ce qu'était cette vie - là force d'âme qu'elle exigeait pour tenir.
Enfin, enfin ! Alors qu'on n'osait plus espérer en finir jamais, l'heure de la victoire a sonné ! Pour nous 157, cette heure s'est concrétisée, le 25 septembre 1918, par la prise de la fameuse cote 1248, aussitôt suivie de la percée vers Prilep, Vêles et Uskub, la déroute de l'armée bulgare, l'entrée sur le territoire bulgare à Kustendi, le Danube atteint le 23 octobre à Lom-Palanka, Vidin, l'occupation de la Hongrie à Soubottitza.

Et voilà terminée l'épopée du 157e R I.
En septembre 1919, le drapeau du 157 rentrait à Gap. Moins d'un an après l'armistice, le 19 août 1919, le régiment avait été dissous.

Cordialement,

Lionel

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Zoof
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Re: Infanterie Alpine?

Message par Zoof » lun. mai 14, 2018 1:21 pm

Bonjour
Le livre de Michelin parle du 157e voir sa bio http://commenailles.pagesperso-orange.f ... chelin.htm
Cordialement
A

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