Frontenay sur Dive 14-18

Évocation de parcours individuels
regis 79
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Re: Frontenay sur Dive 14-18

Message par regis 79 » dim. août 12, 2018 11:39 pm

Il y a cent ans et un jour, le 11 août 1918……

Ce 11 août 1918, Joseph Depoys, mon grand-père, né à Frontenay en 1890, écrit à sa fiancée:

"Bourbonne, le 11 août 1918
Ma chère Marie, pour marquer ma journée du dimanche, je viens te donner un peu
de mes nouvelles car quoique étant éloignés l'un de l'autre l'idée revient le plus
parce que c'est ce jour-là que l'on réserve principalement pour se voir
et avoir ensemble les principaux entretiens.
Rien de nouveau a* te signaler ce matin j'ai été à la messe et ce soir on
se prépare pour aller faire une petite promenade a* la campagne.
Hier j'ai été faire une partie de pêche à 17 km d'ici en voiture comme
de juste on m'à* donné une ligne comme les autres et enfin pour la 1ère fois j'ai
pris du poisson;
Au sujet de la guerre, vous êtes au courant aussi bien que moi on signale
succès en quantités ...... et vivement .......
Amitiés douces toujours Bon Baisers Joseph
"

Joseph Depoys, avec un bras meurtri et une hanche douloureuse depuis début 1916, prend un peu de bon temps, durant sa période de soins qui ne donne pas beaucoup de résultats.

Comme beaucoup de soldats, les succès qui s'enchaînent en ce début août 1918, lui redonnent de l'espoir.
Mais la bête n'est pas anéantie pour autant et les petits gars de Frontenay vont encore être mis à contribution, et même en pâtir.......

regis 79
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Re: Frontenay sur Dive 14-18

Message par regis 79 » mar. août 14, 2018 11:20 pm

Il y a cent ans, jour pour jour, le 14 août 1918……

Ce 14 août 1918, de très bonne heure, Joseph Amauger, né à Frontenay en 1895, est en poste dans l'Aisne, à Jouaignes, à la 24ème batterie du 224ème RA.
Depuis la veille, selon le JMO du 2ème Groupe du 224ème RA dont dépend cette dernière, l'ennemi procède à des tirs de harcèlement sur les artilleurs français. Pendant 1 heure, de 21 à 22 heures, les batteries du Groupe répondent par un tir de 480 obus chacune. Puis de 23 heures à 1 heure le 14 août, le groupe effectue des tirs d'engagement, afin de couvrir une patrouille d'infanterie.
C'est à ce moment-là qu'une pièce éclate à la 24ème batterie. Un maréchal des Logis et un servant sont blessés. Et ce Maréchal des Logis, c'est Joseph Amauger, atteint de plaies au bras droit, évacué à l'hôpital pour y être soigné du 15 août au 06 septembre 1918. Il reste ensuite en convalescence jusqu'au 1er octobre suivant, avant de retrouver le front le lendemain, toujours au 224ème RA.

C'est sa seconde blessure au front après celle de décembre 1914 où il se retrouve enseveli sous les décombres d'une maison qui vient de recevoir un obus.

regis 79
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Re: Frontenay sur Dive 14-18

Message par regis 79 » jeu. août 16, 2018 3:51 pm

Il y a cent ans, jour pour jour, le 16 août 1918……

Ce 16 août 1918, Georges Métais, né au Verger-sur-Dive en 1898, marié à Frontenay en 1921 avant d'en devenir le maire en 1938, quitte le 49 ème RA pour intégrer le 235ème RA.

Selon l'Historique de ce dernier régiment, celui-ci est en plein combat depuis 10 jours, du côté de Cuvilly et de Conchy-les-Pots dans l'Oise, contre un ennemi solidement retranché.
Les 11 et 12, 16 (jour de son arrivée) et 17 août 1918 sont particulièrement durs pour cette unité, qui se comporte magnifiquement. Après un peu de repos, le régiment est lancé à la poursuite de l'ennemi et participe brillamment à la prise de Catigny (60), puis de Chevilly (60).

Une nouvelle attaque française est déclenchée le 04 septembre 1918 avec des journées de poursuite ininterrompue, parsemée de combats violents devant Guiscard (60) accompagnée d'efforts extrêmes, et pendant laquelle, ni hommes, ni chevaux, ne connaissent le sommeil! Lorsque le régiment est relevé sur l'Oise le 15 septembre, il a perdu ou évacué depuis le 10 août environ 200 hommes.

C'est à la suite de ces journées fameuses que le 235e R. A. C. est cité pour la 2e fois à l'ordre de l'Armée, distinction qui lui donne le droit au port de la fourragère, ardemment désirée par tous.
A peine regroupé, le régiment est embarqué à destination de la Lorraine. Mais l'Armistice du 11 novembre 1918 arrête les travaux préparatoires de l'offensive prévue dans le secteur de Nomény (54).

Voilà comment Georges Métais va vivre son arrivée au 235ème RA.

Georges Métais rejoindra le 38ème RA le 24 mars 1919 avant d'embarquer le 05 avril suivant pour l'Armée d'Orient dont il en reviendra 75 jours plus tard.

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