Bonsoir à tous,
Léon BADUEL
Le Groupe de Brancardiers du Corps (16e Corps d’armée) suit le retrait et le transfert de cette unité du front (région d’Ypres) vers une zone de repos (Moreuil/Montdidier) au cours de la première quinzaine du mois de février 1915.
Le G.B.C. 16 cantonne à Rainneville (Somme) le 10 février au soir, se repose le lendemain au même endroit, puis repart le 12 pour Sains-en-Amiénois. Le 13, il prend le chemin d’Esclainvillers.
C’est là que Léon BADUEL, du Groupe de Brancardiers de Corps, secteur 138 (celui du 16e C.A.), après s’être remis quelques instants des fatigues d’une marche de 20 kilomètres » écrit à sa femme Alexandrine, habitante de Graissac près de Sainte-Geneviève, dans le nord du département de l’Aveyron, une lettre touchante où pudiquement il parle de leurs liens étroits malgré la trop longue séparation depuis son départ.
« Je m’empresse et suis heureux à la fois de venir te remercier de ta bonne lettre datée du 7. Bien que le service postal ne fonctionne pas très bien pour le moment ; je reçois toujours bien tes correspondances et sans retard. Je suis donc en tout temps bien favorisé et tu ne doutes pas comme j’en suis satisfait. En effet, plus le temps s’écoule et plus tes bonnes paroles me sont précieuses et réconfortantes. Aussi combien je remercie la providence de posséder un bon petit cœur comme le tien. Je regrette bien de ne pouvoir t’écrire plus longuement car je sais en effet que tu ne dois pas te lasser de lire mes missives. De tous ces jours-ci il ne me sera guère possible de faire autrement, mais dès que j’aurai un peu plus de temps de libre tu peux croire que c’est avec plaisir que je t’en adresserai 4 longues pages. C’est du reste mes meilleurs moments lorsque je peux m’entretenir avec toi… »
Le 11 septembre 1915, « BADUEL Léon Jean, Sergent, [
est] cité à l’ordre de la Direction du Service de Santé du 16e C.A. Le 27 août 1915, sous un bombardement par avion et après avoir été lui-même renversé par l’explosion d’une bombe a fait preuve de courage et de sang froid en secourant trois blessés tombés près de lui qu’il a aidé à transporter à une formation sanitaire voisine. »
Le même jour est cité :
« BARBES Michel Maximilien Léon, 2e classe. Le 27 août 1915, sous un bombardement par avion, a fait preuve de courage et de sang froid en portant secours à des camarades blessés près de lui. A participé à leur transport à une formation sanitaire. » (1)
Le JMO du Groupe de Brancardiers de Corps (16e) note pour la journée du 28 août 1915 :
« L’infirmier COURRET est tué à Valmy, par une bombe d’avion. » (2)
L’état des pertes de ce même groupe en fin du deuxième cahier du JMO (3) apporte quelques autres précisions :
« + 28 août 1915 – COURET Gabriel, brancardier, tué par une bombe lancée par un aéroplane allemand sur la gare de Valmy.)
Il a été impossible de retrouver sa fiche sur le site de « Mémoire des Hommes ». L’un de vous aurait-il des renseignements sur lui ?
(1) Groupe de Brancardiers du Corps (16e) – JMO du 1er janvier 1916 au 14 novembre 1918 – 26N162/12.
(2) Groupe de Brancardiers du Corps (16e) – JMO du 3 août 1914 au 31 décembre 1915 – 26N162/11, page 86.
(3) Groupe de Brancardiers du Corps (16e) – JMO du 1er janvier 1916 au 14 novembre 1918 – 26N162/12, liste des pertes p. 74.
Cordialement
Eric
