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Pothuau — Croiseur cuirassé (1897~1927).
Le croiseur cuirassé Pothuau fut administrativement considéré comme bâtiment armé en guerre :
― du 2 août 1914 au 24 juillet 1915 ;
― du 2 janvier au 30 septembre 1917 ;
― du 11 novembre 1917 au 6 janvier 1919.
[Circulaire du 25 avril 1922 établissant la Liste des bâtiments et formations ayant acquis, du 3 août 1914 au 24 octobre 1919, le bénéfice du double en sus de la durée du service effectif (Loi du 16 avril 1920, art. 10, 12, 13.), §. A. Bâtiments de guerre et de commerce. (Bull. off. Marine 1922, n° 14, p. 720 et 760 ~ Erratum Bull. off. Marine 1922, n° 21, p. 42)]
Du 13 novembre 1914 au 28 janvier 1915, il séjourna dans les eaux du Cameroun [Circulaire du 15 sep-tembre 1916 notifiant un décret portant concession de la Médaille coloniale avec agrafe « Afrique équa-toriale française » (Bull. off. Marine 1916, n° 27, p. 244)]
Début 1916, ce bâtiment appartenait à la 2e Division de la 3e Escadre de l’Armée navale, division alors commandée par le contre-amiral Anne Henri Ferdinand Marie Gaston de SPITZ, qui avait son pavillon sur le cuirassé d’escadre Jauréguiberry (Capitaine de frégate Denys Marie Charles BENOIST d’AZY, commandant). Il participa alors à la défense du Canal de Suez.
Par décision ministérielle du 1er janvier 1920, il fut désigné « Bâtiment-école d’application de tir à la mer » (E.A.T.M.), statut qui, au demeurant, était déjà le sien avant guerre. En conséquence, lui furent administrativement rattachées l’École des officiers canonniers [Arrêté ministériel du 14 septembre 1920 sur l’organisation et le fonctionnement de l’École des officiers canonniers (Bull. off. Marine 1920, n° 29, p. 255)], puis l’École de télémétrie [Arrêté ministériel du 5 octobre 1920 réglant l’organisation et le fonctionnement de l’École de télémétrie (Bull. off. Marine 1920, n° 29, p. 328)].
Le Pothuau fut radié de la Liste de la flotte début Octobre 1927 (La Dépêche de Brest, n° 15.989, Mercredi 5 oct. 1927, p. 5). Se trouvant au mouillage de Brégaillon, sis dans la rade de Toulon, il fut mis en vente aux fins de démolition le 25 septembre 1929 par le Bureau des Domaines de ce port selon la procédure d’adjudication publique sur soumissions cachetées (L’Usine, n° 37, 13 sept. 1929, Suppl. p. 6). Il fut alors adjugé pour le prix de 2.017.117 fr., et 10 % en sus, à la Société de matériel naval du Midi [Siège social : Marseille (Bouches-du-Rhône), 144, Grand-Chemin de Toulon. Chantiers de démo-lition : La Seyne-sur-Mer (Var)] (L’Usine, n° 42, 18 oct. 1929, Suppl. p. 6).
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• La Dépêche de Brest, n° 15.989, Mercredi 5 octobre 1927, p. 5.

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• L’Usine, n° 37, 13 sept. 1929, Suppl. p. 6.

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