3e Régiment de Hussards
1918
(suite)
AISNE - MARNE
Juin 1918
Le dispositif du front est le suivant en ce qui concerne les compagnies du 3e hussards : compagnie de gauche, lisières nord et nord-est du Buisson de Borny. Compagnie TEISSEDRE, lisière est. Le 1er juin à 23 heures le colonel reçoit un ordre annonçant une attaque générale pour le lendemain, à 4 heures 15.
En conséquence, le colonel MOINEVILLE prépare l'ordre d'attaque dont voici un extrait :
"Par ordre du général commandant, le 2e C. C. attaquera sur tout son front pour reconquérir la ligne: Morroy, Marizy-Ste-Geneviève, Passy-en-Valois, Route de la Ferté-Milon à Neuilly-St-Front.
Le sort de la France dépend aujourd'hui du cœur et de la volonté de vaincre des troupes et de leurs chefs.
Zône d'action du régiment entre la ligne : Mosloy-Norroy et la ligne Loge-aux-Bœufs, Marizy-Ste-Geneviève. L'attaque partira à 4 h. 15 et sera menée par deux compagnies de la 13e B. D. un peloton cycliste, deux compagnies de la 3e B. L.
Les officiers de cavalerie sauront montrer l'entrain et l'élégance qui les font tant apprécier de leurs hommes."
L'artillerie reçoit un programme comportant préparation sur les divers objectifs et barrage roulant à la vitesse de 100 mètres en trois minutes. Dans la nuit, à 2 heures du matin, un ordre de la brigade fait connaître que l'attaque n'aura pas lieu dans les conditions prévues, que l'heure et certaines dispositions en seront changées. L'ordre correspondant du Corps de cavalerie, parvenu à 9 h. 30, prévoit que l'ordre d'attaque sera donné ultérieurement sous la forme H = h. Jusqu'alors la consigne est de s'organiser et de tenir.
Les comptes rendus des officiers en ligne montrent que pendant la nuit l'ennemi a continué à filtrer. Il a organisé un front qui ne laisse pas de place désormais à une contre-infiltration et ne peut être brisé que par un effort violent, une attaque montée. La possession de la Loge-aux-Bœufs par l'ennemi menace d'être une grosse difficulté pour l'attaque. Le colonel MOINEVILLE ordonne au lieutenant-colonel GUERARD d'étudier immédiatement le moyen de la réduire avec sa compagnie de réserve, ses mitrailleuses et le concours de l'artillerie. A cause de la proximité des lignes, ce concours se réduira vraisemblablement d'ailleurs à un tir d'encagement qui empêchera l'ennemi d'être renforcé et menacera sa retraite. A 10 h. 30, lorsqu'il reçoit cet ordre, le lieutenant-colonel GUERARD signale que par suite des pertes il est obligé de mettre en ligne la moitié de sa compagnie de réserve. Le colonel la lui remplace par deux pelotons de chasseurs cyclistes.
A 12 h. 55 arrive l'ordre téléphonique: H = 14 h. 30. L'ordre d'attaque part du P.C. du colonel à 13 h. 20 porté par une estafette.
Les compagnies d'attaque sortent exactement à 14 heures 30. Celles qui étaient en réserve viennent d'arriver ; elles n'ont pu être placées sur leurs bases de départ. Les officiers n'ont pas eu le temps de voir leurs objectifs et de repérer leurs axes de marche.
La coopération de l'A. D. C. 2 sur la Loge-aux-Bœufs n'a pu être qu'ébauchée.
Quoiqu'il en soit, l'attaque part.
A gauche, les dragons progressent d'environ 1000 mètres et franchissent la crête est de Mosloy, ils tombent alors sous le feu des mitrailleuses placées à contre-pente, et sont arrêtés.
Au centre, des éléments du 3e escadron du 3e hussards mêlés à trois pelotons de chasseurs cyclistes se dirigent d'abord trop à l'Est, puis se redressent vers le Nord et se trouvent bloqués par des mitrailleuses installées vers la grand route.
A droite le 8e hussards arrêté par les mitrailleuses de la Loge-aux-Bœufs ne peut déboucher. Le lieutenant-colonel GUERARD est grièvement blessé ; le capitaine de COUET prend le commandement du bataillon de légère.
A 15 heures, le mouvement est arrêté et les tirs de barrage se ralentissent. A 17 heures, le bois est redevenu calme, des groupes d'attaque et des blessés rejoignent la ligne peu à peu.
Vers 20 heures, l'artillerie allemande fait un nouveau tir d'interdiction sur le Buisson de Borny. Sans doute les observateurs ont-ils vu arriver à Vaux-Parfonds les deux compagnies de la 10e B.D. qui viennent en renfort. Une attaque doit en effet avoir lieu le soir même, mais est contre-mandée.
Dans la nuit, les deux compagnies du 3e hussards reçoivent l'ordre qu'elles seront relevées avant le jour par le 208e de ligne.
Mais c'est seulement à 4 heures du matin, le 3 juin que les premiers éléments de ce régiment arrivent au P. C. de bataillon. — La relève commence aussitôt, se déclenche sur tout notre front un violent bombardement qui cause beaucoup de pertes.
A 4 h. 30, le capitaine de COUET est blessé grièvement. Le bombardement est toujours d'une extrême violence, et se prolonge derrière nous jusqu'à atteindre Vaux-Parfonds, où le colonel MOINEVILLE est blessé à son poste de commandement.
Le lieutenant-colonel DELATRE du 21e dragons prend le commandement du régiment à pied de la 3e D. C. Il est 9 heures ; aucune action d'infanterie allemande n'a suivi la préparation d'artillerie ; la relève a pu s'achever. Le bataillon des 3e et 8e hussards rassemblé dans les bois au sud de Vaux-Parfonds se réorganise ; il ne compte plus que 267 hommes, mitrailleurs compris, très fatigués.
Cette opération de relève fut particulièrement délicate en raison de l'état de fatigue extrême dans lequel se trouvaient les troupes. Depuis quatre jours les hommes n'avaient pris aucun repas ; ils avaient été engagés après un raid à cheval de près de 200 kilomètres et ils étaient restés deux jours sans pouvoir être ravitaillés.
C'est en ce point que le bataillon de la brigade légère reçoit à 14 heures l'ordre de rejoindre par Mareuil-sur-Ourcq, le bivouac des chevaux au ravin de Collinarse. Les pertes du régiment dans ces combats de l'Ourcq sont les suivantes :
6 tués. — Le maréchal des logis FEUILLET du 3e escadron, brigadier REGINENSI du 3e escadron, les hussards NOEL et FOUQUEAU du 1er escadron, les cavaliers SERGENT et COTTEN du 3e escadron.
60 blessés dont 5 officiers : Le colonel MOINEVILLE, le lieutenant-colonel GUERARD amputé du bras gauche (meurt le 5 juin à l'hôpital de Royaumont), le capitaine de COUET, le lieutenant de THANNBERG, amputé de la cuisse droite, le lieutenant ALBERT de BLOIS.
Parmi les blessés :
Au 1er escadron, le maréchal des logis QUIVY, les brigadiers COQUELIN, GUIBERT, PHILIPPE, BECHADE, MICHEL, BELLEGARDE (mort des suites de ses blessures).
Au 2e escadron, les maréchaux des logis CAMUS (blessé 2 fois), de PONTALBA, le brigadier PARIRE (meurt à Royaumont), cavaliers HUCHEZ, POSTEL.
Au 3e escadron, les maréchaux des logis GUILLOTO, SABOTIN, de HAUTECLOQUE et BALDACCI (mort de ses blessures). Les brigadiers MOURETTE, CLESSE et GERVAISE. Le brigadier COMPAGNINCE, de la 1ère section de mitrailleuses, meurt des suites de ses blessures.
Le 4 juin, après avoir passé la nuit au bivouac de Collinarse, le 3e hussards, se rend à cheval dans les bois à l'ouest d'Antheuil*. Il s'y installe au bivouac, et met en état de défense le village de Plessis-s.-Antheuil *, qu'il doit défendre au cas où l'ennemi avancerait encore.
...
Extrait de l'Historique du 3e régiment de hussards
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... texteImage
* Antheuil-Portes (Oise)
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Ces travaux sont terminés au bout de 48 heures, les renforts d'infanterie sont d'ailleurs arrivés nombreux, et notre présence étant devenue inutile, nous sommes envoyés à l'arrière. En quatre étapes, le régiment se rend dans la région de Persan-Beaumont, Crouy-en-Thelle, où il est définitivement cantonné au repos le 11 juin. — Pendant ces étapes, le général
de BOISSIEU commandant la 3e division a remis la Légion d'Honneur au lieutenant
GAUTHIER, la Médaille Militaire au maréchal des logis
BREUIL, aux hussards
JOLY du 2e escadron et
BOINE du 3e escadron pour leur belle conduite au cours des opérations récentes sur l'Ourcq.
Ces récompenses sont d'ailleurs suivies peu de jours après de nombreuses citations accordées au régiment à la suite de ces combats.
Le docteur
CHASTEL et l'infirmier
SOYER sont cités à l'ordre de l'armée.
Le capitaine
de FRAGUIER (amputé de la jambe gauche), le capitaine
de COUET, très grièvement blessé, le lieutenant
de THANNBERG, amputé de la cuisse droite reçoivent la Légion d'Honneur et la Croix de Guerre avec palme. — Le lieutenant- colonel
GUERARD est cité à l'ordre de la 6e armée.
Les autres citations du régiment sont:
Lieutenants
TEISSÈDRE,
PAULARD,
LEFEVRE,
MERMET ; docteur
GRAINDORGE ; sous-lieutenant
de BERTOULT ; sous-lieutenant
MARTIN ; adjudants
LEGROS et
PAYEN ; maréchaux-des-logis
ROGER, A.
de HAUTECLOQUE,
LECLERCQ,
FEUILLET,
FOULKES,
de PONTALBA,
CAMUS,
LABAT,
LOTH,
LEDANOIS,
QUIVY,
LANCIN,
BERTET,
PETIT,
BALDACCI,
GUILLOTO,
SABOTIN,
CAMIER,
KIMEL.
Les brigadiers:
RIBROISE,
NOËL,
REGUIENCI,
CHAUSSON,
COMPAGNICE,
GIE,
PIELLARD,
COQUELIN,
MICHEL,
BELLEGARDE,
GUIBERT,
PHILIPPE,
BECHADE,
SURLEMART,
LEMAIRE,
PERIER,
DERCOURT,
MALICHECQ,
GONSTILLE,
PASQUIER,
MAURELLE,
CLESSE,
GERVOISE.
Les hussards:
FOUQUEAU,
DAILLY,
CHEBANCE,
HUCHEZ,
SAIGNABON,
VISSEROT,
ROBLIN,
ROUGE,
COTEN,
PETEL,
HUET,
HADENCQ,
FRAILLON,
NADON,
JACOB,
THIBAULT,
LEJEUNE,
GOSNIER,
MABILEAU,
GUEGANO,
MICHEL,
NABARRE,
LONGLET,
COROLLER,
MAROIS,
BONILLOT,
BRUNOT,
DESJARDINS,
NIVIERES,
CRISTELLI,
TONET,
BOURBIER,
NAUSSAC,
CHOQUET,
MARAUD,
LEGRAND,
VINCENTI,
LACAUSSIDIERE,
CAMBAY,
MARGNON,
THIERRY,
PRADEAU,
ROCQUENCOURT,
BRUMENT,
PONS,
GIRARD,
LACOUR,
CASTEISE,
CHERON,
NORMANT,
CUNNIAT,
CHONTREAU,
SCHUFFUKER,
DUBARLE,
CAUDRON,
CORVILLE,
DERODE,
BESANCON,
SERGENT,
COTTEN,
RUFFIER,
FANDRY,
BOUILLEAU,
FROYARD,
LEGER,
ROSSAGE,
DELACROISE,
HUCHER,
LOY,
VAURIS,
ZELLER,
MOREAU,
PELTIER,
ROBIN,
FRAGIT,
GRONDARD,
ROUSTEL,
DARDONVILLE,
BARTHES,
LEMAIRE,
CARON.
Du 11 au 25 juin, dans ses cantonnements de Fresnoy et Crouy-en-Thelle, le régiment reçoit quelques renforts, se reconstitue et réinstruit ses cadres nouveaux.
Extrait de l'Historique du 3e régiment de hussards
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k ... texteImage
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Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
COTTEN (François-René), matricule 3578, cavalier : bon cavalier. Tué à son poste, le 2 juin 1918. A été cité.
COTTEN François René
Tué à l'ennemi le 3 juin 1918 à Ferté-Milon (La) (Buisson de Borny), (Aisne)
Né le 25 février 1898 à Elliant (Finistère)
cavalier de 2e classe au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 3578
Classe 1918 - Bureau de recrutement de Quimper (Finistère) - Matricule au recrutement : L.M. 49
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Quimper (Finistère) le 24 décembre 1918
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
DELECROIX (André), matricule 3580, cavalier : très bon cavalier. Blessé mortellement à son poste, le 2 juin 1918. A été cité.
DELECROIX André Charles
Tué à l'ennemi le 2 juin 1918 à 23 h. sur le champ de bataille de Vaux-Parfonds (Aisne) au Nord de Ferté-Milon (La) (Aisne)
Né le 1er octobre 1896 à Carvin (Pas-de-Calais)
cavalier de 2e classe au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 3580
Classe 1916 - Bureau de recrutement de Béthune (Pas-de-Calais) - Matricule au recrutement
3491
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Carvin (Pas-de-Calais) le 11 mars 1919
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12689
3e régiment de hussards
DESGARDIN (Georges-Marie), matricule 3385, cavalier : soldat d'une grande bravoure, d'un dévouement inlassable. Mortellement blessé à son poste de combat, le 2 juin 1918. Croix de guerre avec étoile de bronze.
DESGARDIN Georges Marie
Décédé le 2 juin 1918 à l'ambulance 5/11 de Betz (secteur postal 80) (Oise) des suites de blessures de guerre.
Né le 10 janvier 1897 à Guilvinec (Finistère)
cavalier au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 3385
Classe 1917 - Bureau de recrutement de Quimper (29) - Matricule au recrutement : 321
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Lanriec par Concarneau (Finistère) le 18 octobre 1918
FEUILLET Gustave
Tué à l'ennemi le 2 juin 1918 au Buisson de Borny (Aisne)
Né le 8 juillet 1891 à Paris 3e arrondissement (ex Seine)
maréchal des logis au 3e régiment de hussards (3e RH)
Classe 1911 - Bureau de recrutement de la Seine 4e bureau (75) - Matricule au Rt : 461
Mention : Mort pour la France
Jugement rendu le 4 avril 1919 par le tribunal de la Seine
Lieu de transcription du décès : Paris 3e arrondissement le 19 juin 1919
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
FEUILLET (Gustave), matricule 1751, maréchal des logis : excellent sous-officier, très belle attitude au feu. A dirigé, le 1er juin, une reconnaissance hardie au contact de l'ennemi, a retardé en combattant la progression de celui-ci ; a fourni de très utiles renseignements au commandement. Mortellement blessé, le 2 juin 1918, en surveillant la marche de la contre-attaque. A été cité.
FOUQUEAU Pierre
Tué à l'ennemi le 2 juin 1918 à Passy-en-Valois (Buisson de Borny) (Aisne)
Né le 27 mai 1888 à Senan (Yonne)
cavalier de 2e classe au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 02085
Classe 1908 - Bureau de recrutement d'Auxerre (Yonne) - Matricule au recrutement : 1255
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Champvallon (Yonne) le 13 novembre 1918
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12689
3e régiment de hussards
FOUQUEAU (Pierre), matricule 02085, cavalier : très bon soldat, ayant un grand mépris du danger. A été tué à son poste de combat, s'étant placé de façon à mIeux utiliser sa carabine, dédaignant d'être à l'abri des vues et des coups de l'ennemi. CroIx de guerre avec étoile de bronze.
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12689
3e régiment de hussards
NOËL (Victor), matricule 2078, brigadier : excellent gradé, modèle d'esprit de discipline, de courage et de sang-froid. Mort pour la France pendant qu'il dirigeait le tir de son équipe de F. M, au cours d'une violente attaque ennemie, le 2 juin 1918. Croix de guerre avec étoile de bronze.
NOËL Victor
Tué à l'ennemi le 2 juin 1918 Au Buisson de Borny (Aisne)
Né le 29 février 1892 à Nancy ( Meurthe-et-Moselle)
brigadier au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 2078
Classe 1912 - Bureau de recrutement de Nancy (54) - Matricule au recrutement : 1741
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Tomblaine (Meurthe-et-Moselle) le 7 août 1918
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
REGINENSI (Ange-Paul-Marie), matricule 3292, brigadier : brigadier très courageux. A été tué en transportant son sous-officier au secours duquel il s'était porté de son plein gré. A été cité.
REGINENSI Ange Paul Marie Bernard
Tué à l'ennemi le 2 juin 1918 à Passy-en-Valois (Buisson de Borny), (Aisne)
Né le 24 novembre 1897 à Mont-de-Marsan (Landes)
brigadier au 3e régiment de hussards (3e RH)
Classe 1917 (E.V. 1915) - Bureau de recrutement de Marseille (Bouches-du Rhône) - Matricule au recrutement : 849
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Tarrano (Haute-Corse) le 19 décembre 1918
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
SERGEANT (Auguste), matricule 2384, cavalier : bon soldat. Tué à son poste, le 2 juin 1918. A été cité.
SERGEANT Auguste Joseph
Tué à l'ennemi le 3 juin 1918 à Passy-en-Valois (Buisson de Borny) (Aisne)
Né le 20 août 1893 à Bailleul-Sir-Berthoult (Pas-de-Calais)
cavalier de 1ère classe au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 2384
Classe 1913 - Bureau de recrutement d'Arras (Pas-de-Calais) - Matricule au Rt : 1369
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Bailleul-Sir-Berthoult (Pas-de-Calais) le 18 novembre 1919
COMPAGNICE Albert
Décédé le 3 juin 1918 à l'Ambulance 5/11 de Betz (Oise) des suites de blessures de guerre.
Né le 5 juin 1891 à Avesnes-en-Bray (
Somme) LIRE :
Seine-Maritime
brigadier au 3e régiment de hussards (3e RH)
Classe 1911 - Bureau de recrutement de Beauvais (Oise) - Matricule au recrutement : 682
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Saint-Germer-de-Fly (Oise) le 2 août 1919
LOY Camille Ernest Paul
Décédé le 3 juin 1918 à l'hôpital mixte de Meaux (Seine-et-Marne) des suites de ses blessures de guerre.
Né le 18 juillet 1891 à Ponthoile (Somme)
cavalier de 1ère classe au 3e régiment de hussards (3e RH)
Classe 1911 - Bureau de recrutement d'Abbeville (Somme) - Matricule au recrutement : 685
Mention : Mort pour la France
Extrait du registre des décès de l'hôpital adressé au domicile à Ponthoile
Lieu de transcription du décès : Ponthoile (Somme)
BELLEGARDE Jean Léon
Décédé le 6 juin 1918 à l'Ambulance 14/13 des suites de blessures de guerre
Né le 25 mars 1892 à Moncin (Pyrénées-Atlantiques) (ex Basses-Pyrénées)
brigadier au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 1580
Classe 1912 - Bureau de recrutement de Pau - Matricule au recrutement : 1011
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : le 15 août 1918 à Moncin (Pyrénées-Atlantiques)
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
BELLEGARDE (Jean-Léon), matricule 1588, brigadier : excellent gradé. Blessé grièvement à son poste de combat par un violent bombardement ennemi. Mort pour la France. Croix de guerre avec étoile de bronze.
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
BALDACCI (Jean-Baptiste), matricule 1160, maréchal des logis : très bon sous-officier. Son officier blessé, a pris le commandement de sa section. A fait preuve en maintes circonstances de beaucoup de courage sous le feu. Blessé à son poste de combat, le 8 juin 1918. Mort pour la France. A été cité.
BALDACCI Jean Baptiste
Décédé le 12 juin 1918 à l'hôpital auxiliaire n° 30 de Royaumont *
Né le 6 février 1891 à Corte (Haute-Corse)
maréchal des logis au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 1160
Classe 1911 - Bureau de recrutement d'Ajaccio (Corse) - Matricule au recrutement : 200
Mention : Mort pour la France
Extrait du registre des décès de l'hôpital transmis à la mairie
Lieu de transcription du décès : Corte (Haute-Corse) le 15 juin 1918
* (L'abbaye de Royaumont est un ancien monastère cistercien situé dans le hameau de Baillon à Asnières-sur-Oise dans le Val-d'Oise)
Journal officiel du 12 mai 1920 pages 7168 et 7569
3e régiment de hussards
SEIGNABOU (Eloi), matricule 4029, cavalier : très bon armurier mitrailleur d'un sang-froid remarquable. Sous un feu violent de mitrailleuses ennemies a été blessé grièvement pendant qu'il réparait une pièce cassée. Mort pour la France, le 9 juin 1918. A été cité.
SEIGNABOU Eloi
Décédé le 9 juin 1918 à l'Hôpital C.A. n° 47 d'Ognon (Oise) des suites de ses blessures de guerre.
Né le 21 mars 1897 à Berbiguières (Dordogne)
cavalier de 2e classe au 3e régiment de hussards (3e RH)
Classe 1917 - Bureau de recrutement de Bergerac (Dordogne) - Matricule au Rt : 563
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Berbiguières (Dordogne) le 11 octobre 1918
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12689
3e régiment de hussards
PERRIER (Gaston), matricule 01588, brigadier : gradé d'un rare mérite, sur le front depuis le début de la guerre, d'un d'esprit très réfléchi. Avait la complètr estime de ses chefs et de ses camarades tant par sa manière de servir et de commander, que par sa belle attitude au combat. A fait preuve du plus grand courage après sa blessure. Mort pour la France, le 11 juin 1918. Croix de Guerre avec étoile d'argent.

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PERRIER Gaston Louis
Décédé le 11 juin 1918 à l'hôpital auxiliaire n° 301 de Royaucourt (Oise) - Asnières-sur-Oise -des suites de blessures de guerre.
Né le 14 février 1887 à Saint-Pierre-es-Champs (Oise)
brigadier au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 01588
Classe 1907 - Bureau de recrutement de Beauvais (Oise) - Matricule au recrutement : 125
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Pontoise (Val-d'Oise) (ex Seine-et-Oise) le 19 août 1919
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
CAPILLON (Edgard), matricule 2908, maréchal des logis : jeune sous-officier, animé du Plus élevé sentiment du devoir, donnant a tous le plus brillant et entraînant exemple. Mort pour la France au cours d'une attaque de nuit sur un village fortement tenu par des mitrailleuses ennemies. Une citation antérieure. Croix de guerre avec étoile de vermeil.
CAPILLON Edgard Georges Marie
Tué à l'ennemi le 17 juillet 1918 à Montvoisin (Marne)
Né le 6 août 1896 à Saint-Maixent (Deux-Sèvres) actuelle commune de Saint-Maixent-L'Ecole.
maréchal des logis au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 2908
Classe 1916 - Bureau de récrutement de Nantes - Matricule au recrutement : LM 220
Mention : Mort pour la France
Jugement déclaratif de décès rendu le 4 octobre 120 par le tribunal civil de Nantes
Lieu de transcription de décès : Nantes (Loire-Atlantiques) le 27 octobre 1920
Journal officiel du 12 mai 1920 pages 7168 et 7569
3e régiment de hussards
JACOB (Jules-Louis), matricule 3970, cavalier : bon cavalier, courageux et dévoué. Mort au champ d'honneur, le 17 juillet 1918, à Montvoisin, en faisant vaillamment son devoir. Croix de guerre avec étoile de bronze.
JACOB Jules Louis
Tué à l'ennemi le 17 juillet 1918 à Montvoisin (Marne)
Né le 17 mars 1898 à Keryado (Morbihan)
cavalier de 2e classe au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 3970
Classe 1918 - Bureau de recrutement de Lorient (Morbihan) - Matricule au Rt : 1385
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Lorient (Morbihan) le 31 décembre 1918
HOCQUIGNY Marius
Tué à l'ennemi le 17 juillet 1918 à Montvoisin - commune d'Œuilly (Marne)
Né le 1er juillet 1891 à Buenos Aires (Argentine)
maréchal des logis au 3e régiment de hussards (3e RH) - venu du 2e Chasseurs
N° matricule au corps : 4151
Classe 1911 - Bureau de recrutement de Troyes (Aube) - Matricule au recrutement : 915
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Malakoff (Hauts-de-Seine) (ex Seine et Seine-et-Oise) le 27 mars 1919
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
HOCQUIGNY(Marius), matricule 4181, maréchal des logis : a été tué à l'attaque d'un village, en entraînant avec un complet mépris du danger sa demi-section sous un violent barrage de mitrailleuses. A été cité.
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
RIVIÈRE (Henri-Maurice-Etienne), matricule 1649, maréchal des logis chef : sous-officier plein d'entrain et de courage. Malgré ses fonctions de comptable a insisté pour venir combattre au bataillon à pied. A trouvé une mort glorieuse, à son poste de combat, au cours de l'attaque de nuit d'un village, le 17 juillet 1918. A été cité.
RIVIERRE Henri Maurice Etienne
Tué à l'ennemi le 17 juillet 1918 à Montvoisin (Marne)
Né le 3 juin 1894 à Senlis (Oise)
maréchal des logis-chef au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 1649
Classe 1914 - Bureau de recrutement de Compiègne (Oise) - Matricule au recrutement : 1212
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Senlis (Oise) le 19 novembre 1918
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
LAILLE (Marius-Jean), matricule 3886, cavalier : a fait preuve du plus grand courage en se portant avec entrain à l'attaque du village de Montvoisin, le 17 juillet 1918. Tué le lendemain à son poste de combat. A été cité.
LAILLE Marius Jean
Tué à l'ennemi le 18 juillet 1918 à Montvoisin (Marne)
Né le 29 décembre 1898 à Augirein (Ariège)
cavalier de 2e classe au 3e régiment de hussards (3e RH)
N°matricule au corps : 3886
Classe 1918 - Bureau de recrutement de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) - Matricule au recrutement : 1136
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Augirein (Ariège) le 10 octobre 1918
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
OBRÉ (Adrien-Cléophas), matricule 3371, cavalier de 1ère classe : a fait preuve du plus grand courage en se portant avec entrain à l'attaque du village de Montvoisin, le 17 juillet 1918. Tué, le lendemain, à son poste de combat. A été cité.
OBRÉ Adrien Cléophas
Tué à l'ennemi le 18 juillet 1918 à MONTVOISIN (Marne)
Né le 9 août 1893 à Belleuse (Somme)
cavalier de 1ère classe au 3e régiment de hussards (3e RH) venu du 5e Dragons
N° matricule au corps : 3371
Classe 1913 - Bureau de recrutement d'Amiens (Somme) - Matricule au recrutement : 38
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Contre (Somme) le 9 janvier 1919
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
POTEL (Gaston-Edmond), matricule 2111, cavalier : a fait preuve du plus grand courage en se portant avec entrain à l'attaque du village de Montvoisin, le 17 juillet 1918. Tué, le lendemain, à son poste de combat. A été cité.
POTEL Edmond Gaston
Tué à l'ennemi le 18 juillet 1918 à Montvoisin (Marne)
Né le 23 septembre 1892 à Faverolles (Aisne)
cavalier de 2e classe au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 2111
Classe 1912 - Bureau de recrutement de Soissons (Aisne) - Matricule au recrutement : 526
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Faverolles (Aisne) le 20 janvier 1919
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards.
MORIN (Marcel-Honoré-Albert), matricule 1618, maréchal des logis : sous-officier merveilleux d'initiative et daudace. A remarquablement exécuté la reconnaissance d'un village, le 18 juillet 1918. Dans la nuit suivante, au cours d'une nouvelle reconnaissance offensive, a été tué à bout portant, sauvant ainsi la vie de son officier et de ses camarades. A été cité.
MORIN Marcel Honoré Albert
Tué à l'ennemi le 19 juillet 1918 à Montvoisin (Marne)
Né le 23 août 1892 à Viennay (Deux-Sèvres)
maréchal des logis au 3e régiment de hussards (3e RH) 11e Escadron
N° matricule au corps : 1618
Classe 1912/1911 - Bureau de recrutement d'Angoulême (Charente) - Matricule au recrutement : 1266 ou L.M. 61
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Couronne (La) (Charente) le 9 mars 1920
Journal officiel du 12 novembre 1919 page 12688
3e régiment de hussards
LAURENT (Georges-Victor), matricule 2388, brigadier : au front depuis le début de la campagne, a fait preuve, au cours des engagements du 25 au 30 avril, du 1er au 3 juin et du 16 au 19 juillet 1918, des plus belles qualités de courage et de sang-froid, notamment à l'attaque du village de Montvoisin, le 17 juillet 1918, où, sous de violentes rafales de mitrailleuses, il a entraîné en avant son escouade. Grièvement blessé de plusieurs balles, est mort des suites de ses blessures, le 18 juillet 1918. A été cité.

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LAURENT Georges
Décédé le 18 juillet 1918 à l'Hôpital complémentaire N° 58 de Sézanne (Marne) des suites de ses blessures de guerre.
Né le 11 avril 1893 à Boissy-l'Aillerie (Val-d'Oise) (ex Seine-et-Oise)
brigadier au 3e régiment de hussards (3e RH)
N° matricule au corps : 2388
Classe 1913 - Bureau de recrutement de Versailles (Yvelines) - Matricule au Rt 3735
Mention : Mort pour la France
Lieu de transcription du décès : Boissy-l'Aillerie (Val-d'Oise) (ex Seine-et-Oise) le 14 novembre 1918
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